FORMULAIRE DE LA LEUCORRHÉE
Extrait oUo-résineux de cubèbe.
Il s’obtient en mêlant l’essence de cubèbe avec l’extrait résineiux de ces fruils. On distille par l’intermède de l’eau pour obtenir V essence. On recueille ce qui reste dans la cucurbite, on l’épuise par l’alcool, on retire l’alcool par la distillation, et l’on obtient l'extrait résineux. Ce remède est peu usité. On le donne à la dose de 1 gramme par jour □.
Essence de cubèbe.
Se prescrit quelquefois en capsules, à la dose de 2 grammes El-
Essence concentrée de cubèbe.
F. s. a. des pastilles à la goutte de 50 centigr.
On les prescrit à la dose de six à douze dans les vingt-quatre heures, contre la chlorose et les accidents qui en dépendent [3-
Dragées de Gélis et Conté.
Lactate de fer . 100 grammes.
Mucilage et pondre de guimauve q. s.
F. s. a. 2000 pilules que vous recouvrirez d’une couche de sucre aromatisé, comme on le fait pour les anis de Flavigny {3-
Pilules de lactate de fer.
Lactate de fer . 1 .. .
Poudre de guimauve. . . . j ^ ®
Miel . . q. s.
Pour vingt pilules. A prendre deux à quatre par jour Q.
Tablettes de lactate de fer.
Lactate de fer .
Mucilage de gomme arabique . .
id.
Mêlez. Dose : 5 à 15 grammes dans une potion. Rarement employée Q-
Baume de copahu.
On le prescrit quelquefois à Fintérieur, contre les leucorrhées rebelles, à la dose de 5 à 10 grammes solidifiés, avec de la magnésie RH.
Suppositoire au copahu.
Baume ^ eopahtt soHdifié. 1 32 grammes.
Beurre de eaeao ....../ =
Extrait d’opium. ........ 2 centigrammes.
Pour un suppositoire contre les leucorrhées chroniques.
On en emploie un le matin et un le soir Q- (Colomhat.)
F. s. a. des pilules du poids de 65 centigrammes, qui contiendront chacune 5 centigrammes de sel [3-
(Gap.)
Sirop de styrax.
Styrax lifjuide. 60 grammes.
Faites digérer pendant douze heures au bain-marie
dans :
Eau simple . 1000 grammes.
Passez, filtrez et faites fondre :
Sucre . 2000 grammes.
Six cuillerées par jour P+l.
(L’Héritier.)
Pilules toniques.
Gentiane en poudre . 32 grammes.
Cannelle . \
Rhubarbe . > âà 12 id.
Oxyde de fer noir . )
Copahu solidifié officinal . 64 id.
Mêlez. Faites des pilules de quatre grains. — A prendre six le matin et six le soir, dans la leucorrhée chronique.
lodure de fer.
Bon médicament, qui participe des propriétés du fer et de l’iode. Il est très-utile pour combattre la leucorrhée. On l’emploie à la dose de 1 décigramme à 2 grammes FH.
Pilules de seigle ergoté.
Poudre tée. de seigle e^tê. . .
Extrait d’opium. . . .
Sirop de gomme . .
2 grammes.
2 centigrammes.
Mêlez et faites six pilules; deux par jour dans la leucorrhée FFl.
[ÆIJC
LEÜC
Élixir forlifiauL
Extrait «le cascarille . \ .. .c
Extrait de gentiane . j 4â 15 grammes.
Délayez dans :
Eau de menthe poivree . 1000 ÿ^rammes.
Ajoutez :
Teinture de mars astringente. . 60 grammes.
Filtrez.
On en donne quelques cuillerées par jour. Dans la leucorrhée O» (Selle.)
Pilules astringentes.
Extrait de jnsqniame . 4 grammes.
Azotate d’argent . 50 centigrammes.
Poudre de ( antharides ..... 60 id.
Sulfate de quinine . 2 grammes.
Pour quarante pilules.
Une matin et soir
Mastic à l'intérieur, 1 à 2 grammes en émulsion avec de la gomme.
Décoction d’ année, 15 à 30 grammes par litre d’eau, en trois fois par jour (de Leus).
Sang-dragon, à la dose de 2 à 8 grammes par jour. Extrait de monésia, 1 à 4 grammes par jour dans une potion. (Guillemin.)
Infusion de bourgeons de sapin, 5 à 8 grammes par litre d’eau bouillante; l’usage doit en être prolongé pendant un à deux mois (Méral et Lens).
Cachou, 2 à 4 grammes en potion, par cuillerées. Alun, 50 centigrammes à 4 grammes par jour, en potion.
Limonade nitrique, 2 à 4 grammes d’acide nitrique dans un litre d’eau (Péreyra, compte rendu de la Société de médecine de Bordeaux, 1824) P^.
Émulsion de semences de chardon Notre-Dame (Carduus marianus) [+]•
Baies de genièvre, dix à douze en décoction vineuse; — huile essentielle, cinq à vingt gouttes.
Ratanhia : extrait, 2 à 4 grammes en pilules, en solution ou en teinture ; — racine en poudre, en infusion ou en décoction, à la dose de 4 à 15 grammes par litre d’eau.
Cannelle en poudre, 60 à 75 centigrammes fTI: huile essentielle, quelques gouttes dans une potion, Salicaire [Lythrum salicaria), 75 à 150 centigr. en poudre FH.
Eau distillée de lavande, 15 à 30 grammes; huile essentielle, quelques gouttes dans une lotion
Injections de pyrothonide (Ranque).
On prend une poignée de linge, on la met dans une bassine peu concave, puis on allume successivement la toile à l’air libre, en ayant soin de la remuer pour que la bassine ne s’échauffe pas trop; on jette ensuite le résidu charbonneux, et l’on trouve autour du vase un produit d’une odeur pénétrante; on verse un verre d’eau froide pour le dissoudre : c’est la pyrothonide. Ou se sert de la solution aqueuse pure de cette substance, étendue plus ou moins, suivant la susceptibilité, pour en faire des injections [3 (Bouchardat).
Injection de Pringe.
Alun eairiné .
âi lO grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau pure . 500 grammes.
Contre la leucorrhée chronique [+]•
Lotion ou injection avec le tan.
Tan . 4 grammes.
Eau bouillante . 1000 iii.
Faites infuser pendant deux heures et passez.
Injection ou fomentation vineuse avec les roses rouges.
Roses de Provins . 60 grammes.
Vin rouge . 1000 id.
Mettez le vin dans un vase couvert, avec les roses, et chauffez jusqu’à une température voisine de l’ébullition; retirez du feu, laissez infuser pendant une heure et passez avec forte expression.
On ajoute souvent à cette préparation de 50 à 100 grammes d’alcool, suivant la prescription [3*
Eau hydriodaiée.
lodure de fer . 5 grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau pure . 1000 grammes.
En lavements, lotions, injections. Contre les flueurs blanches. (Pièrquin.)
Bain avec iodure de fer.
lodure de fer . 30 grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau . 500 grammes.
Versez dans le hain. On augmente successivement la dose d’iodure de fer. (Pièrquin.)
Injection de tannin.
- vin rouge du Midi . 150 grammes.
Tannia pur . . S! id.
Contre la leucorrhée. (Ricord.)
Injection de Girtanner.
Potasse caustique . 5 dé-cigrammes.
Opium pur . 2 id.
Faites dissoudre dans :
Eau distillée . • . . 600 grammes.
Dans le traitement des flueurs blanches Q- Solution iodo-tannique.
Iode . 5 grammes.
Tannin . 45 id.
Eau . ..1000 id.
F. S. a. évaporer jusqu’à réduction à 1000 gram. Pour injections vaginales f+l.
Solution de perchlorure de fer.
Perchlorure de fer à 30* .... 15 grammes.
Eau de morelle . i litre.
Mêlez.
Pour injections vaginales m.
Décoction depersicaire {Polygonum persicaria). Injections vaginales d’acétate de plomb f+l. Injection avec la décoction de noix de galle, 30 gr. par litre d’eau Q*
LELC
Injections de chlorate de potasse, 4 grammes pour 250 grammes d'eau 1^.
Injection de racine de historié fraîche [Polygonum bistorta), 50 grammes d’eau P+H.
Décoction d’écorce de chêne, 30 grammes par litre d eau, pour injections PPI.
Injections de sulfate de zinc dans l’eau, 15 à 30 grammes par litre d'eau RH.
Injection avec du vinaigre l'osat dans l’eau PR.
Infusion (Tophioglossum, fougère dite langue-deserpent
Placer tous les jours, dans le vagin, une éponge imbibée de suc d’Urtica urens [3 (Giuestet).
Cautérisation vaginale.
La cautérisation de la muqueuse du vagin et du col de l’utérus peut se pratiquer avec des substances solides ou liquides ; mais avant il est utile d’absterger ces surfaces de toutes les sécrétions qui s’y produisent. Pour que l’injection puisse se faire convenablement et pénétrer jusqu’au repli vulvo-utérin , la femme, ainsi que le recommande Ricord, doit se coucher sur le dos par terre, sur un tapis, les pieds relevés et appuyés sur une chaise placée devant elle. Dans celte position, le bassin décrit un sinus, et l’ouverture vulvaire est plus élevée que la partie supérieure du canal. La canule de la seringue, recourbée et terminée en olive, doit être introduite au delà de l’anneau vaginal. Le liquide injecté doit rester à demeure trois ou quatre minutes, afin qu’il ait le temps d’agir sur la muqueuse : deux ou trois injections en vingt-quatre heures doivent suffire. On peut encore en favoriser l’action par le tamponnement partiel du vagin avec des boulettes de charpie ou de coton. La solution caustique au nitrate d’argent varie depuis 1 gramme jusqu’à 4 grammes dissous dans 100 grammes d’eau distillée. On remplace les injections par un badigeonnage au moyen d’une éponge chargée du même caustique, fixée à une tige flexible (de baleine) avec laquelle on parcourt rapidement tout le conduit. En se servant d’un spéculum de verre, on peut porter également un caustique solide avec lequel on cautérise les muqueuses à mesure qu’on retire rinstrumciit. Il est utile de pratiquer plusieurs injections d’eau froide dans l’intervalle des cautérisations.
Une solution tanuique composée de parties égales d’eau et de tannin, dont le contact est parfaitement indolore, et la teinture d’iode au 12® de concentration, réussissent mieux dans la vaginite simple chronique.
Sachets médicamenteux.
Dans les leucorrhées opiniâtres, les phlegmasies subaiguës du col utérin, les érosions et les ulcérations superficielles, l’emploi des poudres médicamenteuses rend les plus grands services, amène le plus souvent la guérison.
Le quinquina gris, le ratanhia, le sous-nitrate de bismuth, le borax, le calomel, la belladone et l’opium brut ont été employés (Duclos, de Rouen).
On façonne de la mousseline grossière en forme de doigt de gant, dont l’entrée ferme au moyen d’une coulisse et d’un fil ; quand le sachet est rempli de poudres médicamenteuses, on le baigne dans un peu d'eau tiède, et il ne reste plus qu’à l’infroduirc dans le \agi:î. La femme elle-même, et c'est là un des
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grands avantages de la méthode, peut sans difficulté se donner tous les soins. Le sachet doit être renouvelé tous les jours, et une injection d’eau tiède sera le plus souvent nécessaire pour m iintenir la propreté.
Si l’on redoute l’activité spéciale de certaines substances, on leur donne un excipient, la farine de lin.
Cette farine étant onctueuse, retient parfaitement les poudres avec lesquelles on la mélange, et, de plus ses propriétés émollientes modifient heureusement les phlegmasies chroniques du vagin (Duclos).
Ammoniaque en injection (Mérat et Lens). 3 gr. par litre d’eau.
Injections de solution alcoolique de suc kino. 5 grammes par litre d’eau.
Injections ayec sublimé, 80 centigrammes par demilitre d’eau l-K -Hl.
Eaux minérales.
Eau minérale iVAbach (Basse-Bavière) hydro-sulfureuse, alcalino-ferrugineusc.
Eaux minérales Ci Aix-la-Chapelle , bains de l’Empereur et de Saint-Corneille, hydro-sulfureuses, alcalines chaudes. — En boisson et en bains , d’un quart d’heure à une demi-heure.
Eaux hydro-sulfureuses d’Aix en Provence et AAix en Savoie; en bains et en boissons, en commençant par les boissons.
Eaux de Saint-Amand (Nord), trois à six verres.
Eaux sulfureuses de Castéra-Perduson (Gers), boisson et surtout bains.
Eaux sulfureuses de Gréoux (Basses-Alpes) , boisson, bains et douches.
Eau ferrugineuse de Cransac (Aveyron), en boisson.
Eau feri’Ugineuse de Forges (Seine-Inférieure), en boisson, un à quelques verres.
Eau sulfuro-ferrugineuse A’Encausse (Haute-Garonne).
Eau sulfureuse de Louesche (Suisse). Injections et bains.
Eau alcaline de Luxeuil (Haute-Saône), bains, boisson et injections.
Eau alcaline du mont Dore (Puy-de-Dôme), boisson et bains.
Eau sulfureuse alcaline de 3/on^»H'rat'/ (Vaucluse), boisson et bains.
Eau alcaline de Saint-Nectaire, boisson, bains et douches.
Eaux ferrugineuses de Tongres, près Maestricht.
Eaux salines, ferrugineuses, alcalines de Tœplitz en Bohême.
Eaux de Tarascon (Ariége).
Eaux ferrugineuses de Passy (Seine).
Eaux ferrugineuses et acidulé de Saint-Pardoux (Allier).
Eau ferrugineuse de T l'ye-le-Chàteau (Eure).
Eaux sulfureuses chaudes de Pisciarelli dans le royaume de Naples, 1 20 grammes par jour avec du lait.
lÆViER. Le levier est uq iustrumeut jadis beaucoup employé par les accoucheurs depuis Roonhuyseu, et qui a été délaissé. Ou a préféré le forceps à juste titre (Baudelocque).
Le levier est un instrument composé d’une cuiller comme celle du forceps, et muui d'un manche de bois.
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On rapplique chaufFé et graissé comme le forceps^
en suivant cette loi :
Placer 1& levier sur l’occiput^ ne point l’engager trop loin, de peur de blesser le cou ou les épaules et relever le manche du levier en prenant point d’appui sur l’arcade du pubis, en faisant agir rinstrumeut sur la tête du fœtus comme un levier du premier genre.
Le levier obtient le résultat que produirait la main si elle pouvait être introduite autour de la tête du fœtus. Seulement il est beaucoup moins intelligent que la main.
Le levier peut être employé à défaut du forceps, lorsque celui-ci est difficile à appliquer; il a obtenu de bons résultats dans la présentation du sommet, dans la présentation de la face et dans la présentation du siège, quand le tronc est dégagé.
En principe, quand la tête est dans le petit bassin, le forceps est toujours préférable au levier.
Dans la présentation du sommet, le levier peut ramener la tête dans l’axe du bassin, suivant son diamètre transversal.
Dans la présentation de la face, il peut ramener la tête dans une direction droite, lorsque l’occiput est porté très en arrière.
Dans la présentation du siège, lorsque la tête est restée engagée après le dégagement du tronc, le levier est plus facile à introduire que le foreeps (Coppée). Pour les cas où il faut aller vite, le levier a donc quelque avantage.
Dans certains cas de rétrécissement du bassin, tels que les cas de diminution du diamètre antéro-postérieur, le levier peut être utile là où le forceps ne peut réussir (Boddaert, Tarnier, Fabri de Bologne), il dirige la tête vers les parties les moins rétrécies du bassin, dans le bassin oblique ovalaire en particulier (Herbiniaux).
LÈVRES (Inflammation et kystes des
GL AN DUTES SALIVAIRES). Les glaiidules salivaires isolés qui forment une couche sous la muqueuse des lèvres, peuvent s’enflammer et former une petite tumeur rouge, douloureuse, avec gonflement plus ou moins prononcé de la muqueuse (Blandin).
Des kystes se forment aux dépens de ces glandes ; ils atteignent rarement un volume plus grand que celui du pouce, la tumeur est mobile, dure, tendue, et a une coloration grisâtre, analogue à celle des grenouillettes. Ces tumeurs renferment quelquefois du sang; leur siège, leur marche lente et leur accroissement régulier ne laissent aucun doute sur la nature du mal.
Thérapeutique. — On incisera les glandules enflammées. Les malades se gargariseront avec de l’eau de guimauve.
Les kystes seront traités par l’incision et l’excision. Si la tumeur est petite, on pourra l’enlever en totalité à l’aide de deux incisions à croissant et par dissection.
Le séton est un bon moyen, mais il faut encore un assez long temps pour que la tumeur disparaisse, et il y a un inconvénient à maintenir les lèvres immobiles ; ce serait trop longtemps gêner la préhension des aliments et la paroles
LEVR
Lèvres (TUMEURS ÉRECTILES DES). Les tumeurs érectiles des lèvres sont en général situées vers les commissures, plus rarement sur la ligne médiane, elles offrent des battements, se gonflent pendant les efforts, et sont réductibles; elles s’ulcèrent facilement et donnent lieu à des hémorrhagies. On ne peut les confondre avec aucune autre lésion, si ce n’est avec l’anévrysme cirsoïde. Mais on se rappellera que les tumeurs érectiles sont congénitales.
Thérapeutique. — Les tumeurs érectiles limitées des lèvres réclament la ligature autour d’épingles traversant la tumeur. La cautérisation au fer rouge convient pour les tumeurs mal limitées, et l’on répète l’opération à plusieurs reprises', V. Érectiles (Tumeurs) .
Lèvres (CANCER DES). Le cancroïde des lèvres est un épithélioma qui prend naissance dans les papilles ou dans les glandes sudoripares des Lèvres. V. Cancers.
%* L’épithélioma papillaire des lèvres est constitué par des végétations croissant avec rapidité, reposant sur une base indurée et laissant suinter une odeur fétide.
On reconnaît l’épithélioma simple des lèvres à une petite saillie dure, indolente, qui ne tarde pas à se fendiller et à se recouvrir d’une petite croûte qui tombe et se reproduit incessamment. La lèvre inférieure eu est ordinairement le siège.
L’épithélioma glandulaire se montre en général dans l’épaisseur de la lèvre supérieure ou inférieure : il débute par une petite tumeur noueuse, dure, indolente, croissant avec lenteur. Le cancer encéphaloïde se montre aux lèvres comme dans les autres régions^ et avec les mêmes caractères du cancer. On le distingue du cancroïde par sa marche rapide et par des engorgements ganglionnaires prématurés.
Par ordre de fréquence et de promptitude les adénites se montrent : dans le cancer eucéphaloïde, l’épithélioma papillaire, l’épithélioma simple et l’épithélioma glandulaire. Dans cette dernière maladie elles sont rares avant l’ulcération, aussi cette tumeur a-t-elle pu être considérée comme une tumeur adénoïde plutôt que comme un cancer.
On ne peut confondre l’épithélioma simple qu’avec un chancre induré, mais on devra se souvenir que le chancre est induré et volumineux presque aussitôt que l’on a constaté une ulcération, et que le traitement mercuriel a une action sur l’induration.
Thérapeutique. — Avant de traiter un cancroïde des lèvres par les moyens chirurgicaux, on essayera du traitement antisyphilitique pendant un mois.
Le cancroïde simple, ulcéré, sera traité par la solution :
Eau . . 100 gramoies.
Chlorate de potasse. ...... i id.
Appliqué à Taide de la charpie sur Tulcératiouy
LETR
et l'on administrera à rintérieur la potion sui- Tante :
Ean distillée . . . 100 grammes.
Sirop simple . . . 20 ^ id.
Chlorate de potasse . 2 à 6 id.
(Bergeron.)
Si ce traitement, qui n’est pas d’un effet certain, échoue, on enlèvera la tumeur.
Les cancroïdes papillaires, les cancroïdes glandulaires doivent être enlevés de bonne heure. En général, tous les cancers à marche rapide doivent être traités de cette façon.
Pour enlever un cancroïde des lèvres, couper la partie malade avec des ciseaux courbes (Dupuytren) est un moyen qui ne convient que quand la tumeur est très-petite ; mieux- vaut comprendre le cancroïde entre deux incisions formant un V et empiétant sur les parties saines, car les cancroïdes envoient souvent des ramifications profondes dans l’épaisseur de la lèvre. On réimit la plaie par première intention avec des épingles et la suture entortillée, on panse à l’eau froide et les malades sont tenus au lit pendant trois jours.
Lorsque les os sont malades, on les ruginera, et si l’on ne trouve point les limites du mal sur l’os, on réséquera une portion des os.
Lèvres (CHANCRE DES). Le chancre des lèvres est dans presque tous les cas uii chancre induré (Ricord).
Une ulcération indolente sur une induration violacée des tissus, suintant de la sérosité et se recouvrant quelquefois d’une croûte, en considérant la durée du mal, née chez un individu quarante jours environ après un contact virulent, est un chancre induré.
On ne confondra pas le chancre avec un cancroïde. V. Cancroïde.
Thérapeutique. — Traiter la syphilis constitutionnelle (V. Syphilis coxstitutioxxelle). Lotionner. la lèvre avec de l’eau blanche j panser avec du -cérat saturné de frère Cômc.
cire jaune . 80 grammes.
Faire liquéfier à uue douce chaleur dans :
Huile rosat . 160 grammes.
Extrait de Saturne . 20 id.
Savon dur . 10 id.
Mêlez avec poudres de calomel et de sucre, parties égales.
Lèvres (HYPERTROPHIE DES). La lèvre hypertrophiée dans sa totalité est un attribut de la constitution scrofuleuse. L’absence d’induration, de tumeur et de douleur dans la partie augmentée de volume, indique la nature du mal. Cette lésion constitue une difformité à peine gênante.
Il arrive quelquefois que la couche muqueuse de la lèvre est seule hypertrophiée et forme un bourelet rouge, saillant, dépassant les lèvres. Cette portion hypertrophiée est susceptible de s’ulcérer et de donner lieu à des douleurs vives.
Thérapeutique, — Toute hv^ertrophie des lèvres
LEVR 859
qui ne donne pas lieu à une véritable difformité ne doit pas être enlevée.
Quand on se décide à faire ime opération, on procède de la manière suivante :
Un aide tend une des deux commissures et l’attire en avant] le chirurgien eu fait autant pour l’autre commissure] puis il incise la lèvre, à partir du bord libre dans l’étendue d’une couunissure à l’autre, il dissèque jusqu’au niveau du frein de la lèvre ] il a formé ainsi un lambeau cutané aux dépens de la lèvre qui est dédoublée] 1 ou 2 centimètres de ce lambeau est enlevé avec les ciseaux ou le bistouri. On lave la plaie, s’il y a quelques artères qui donnent, on les tord, et on laisse la plaie se réunir seule.
Ou lavera la plaie tous les jours.
Pour faciliter la cicatrisation , on fait uue suture à points séparés avec des fils métalliques qui unit la peau à la muqueuse, on comprime légèrement la lèvre à l’aide d’une bande de diachylon ou une bande roulée.
Lorsque la muqueuse seule est hypertrophiée, on la saisit avec une pince à griffes et on l’excise simplement avec un bistouri ou des ciseaux courbes. S’il y a une hémorrhagie, on comprimera avec les doigts, ou l’on tordra les petites artères qui donneraient. 11 n’est pas nécessaire de faire de pansements. Les malades devTont éviter de sucer] cet acte, involontaire quelquefois, doit être suspendu par la volonté et l’attention du malade.
Lèvres (Restauration des) ou Lheîiopiasfie. Les plaies des lèvres, une perte de substance, les plaies produites dans le but de faire disparaître les cicatrices vicieuses ou d’enlever des cancers réclament une réparation, à la fois pour remédier à üne difformité consécutive et pour empêcher l’issue continueîle de la salive.
Le plus souvent à la lèvre supérieure comme à la lèvre inférieure, une incision en V, ou la régularisation de la plaie, en lui donnant la forme d’unV, et la réunion par première intention avec la" suture entortillée suffisent pour remédier aux difformités des lèvres.
Lorsque la partie moyenne de la lèvre inférieure a été détruite , on fait deux incisions verticales qui taillent un lambeau sur le menton et la région susliyoïdienne, on fait glisser le lambeau de bas en haut et on le réunit avec les deux parties latérales de la lèvre conservée (Ghopart).
Lorsqu’on vient d’enlever un cancroïde par une incision semi-lunaire, on dissèque un lambeau en forme de tablier (Roux de Saint- Alaximin), ou deux lambeaux formés par une incision partant du milieu de l’incision convexe faite pour enlever les tumeurs 'Lisfranc), et l’on remonte les lambeaux qui sont maintenus en place par des bandelettes agglntinatives et la position fléchie de la tête.
Toutes les fpis que la perte de substance de la lèvre n’a pas détruit la muqueuse, et n’a pas obligé à enlever celle-ci, on fera avec avantage la suture de la muqueuse avec le bord libre des lambeaux relevés à l’aide de points de suture métallique (Serres), comme pour les opérations de l’atrésie des lèvres. V. Atkésie DES LÈTBES.
I Si Ton a affaire à une plaie en Y, inciser transj versalement les deux commissures vers la joue ] dis-