PUERPÉRALE, NÉPHRITE ALBUMINEUSE
Ansararose dans l’anasarque. L’œdème de l’œil ou son hydropisie subite, et un décollement rétinien ont servi d’explication aux cécités passagères chez des individus atteints d’anasarque après une série de fièvres intermitientes ou après la scarlatine.
Thérapeutique. — Le traitement par les toniques qui ont fait disparaître l’anasarque peut guérir ces amauroses.
Amanrose traumatique. La blessuro du nerf sus -orbitaire, bien qu’elle n’ait aucune relation avec les fonctions de l’œil, est souvent suivie de perte de la vision. Dans ce cas, iî est probable qu’il y a en même temps une congestion de l’œil ou une lésion antérieure de cet organe, ou une commotion du cerveau ou du nerf optique.
L’examen ophthalmoscopique révélera des lésions qui peuvent être anciennes, et quelquefois des hémorrhagies intra-ocuîaires, ou un décollement de la rétine. V. Rétine.
5'i AMEN
AHJILTROSE DIABÉTIQUE. V. CATA¬ RACTE, Diabète.
ASiBLTOPïE. L’ambiyopie n’est qu’un premier degré de l’amaurose et un symptôme des maladies de la rétine. V. Amaurose et Rétine.
ARBRE GRIS. Substance indéterminée, qu’on suppose sortir du cachalot, et dont l’odeur est fort agréable.
Elle est employée en ])oud7^e, 25 centigr. à 1 gram. ; en teinture, à 10 grain. , ou en pilules, comme stomachique et aphrodisiaque.
ARBRE JAUKE. V. SüCGIN.
ARBULAAiCE. V. BLESSÉS et HÔPITAUX.
AMÉLIE - LES - BAIA'S ( Pyrénées- Orientales). Eaux minérales sulfureuses sodiques sortant de 32 sources, ayant de 32° à 63°. Saison d’hiver principalement. On les emploie m-bains de baignoire et de piscine; en inhalation et en boisson, contre la bronchite chronique, l’asthme, l’angine granuleuse, la congestion pulmonaire chronique [T], les tubercules des poumons et du larynx [3.
AMÉNîORRRÉE. L’absence, la suppression ou l’irrégularité des règles constitue l’aménorrhée.
Dans notre climat, les règles apparaissent chez les filles entre onze et quatorze ans, en même temps que se montrent les seins et les cheveux du pubis, mais elles peuvent tarder, et cela dépend ; soit d’une disposition héréditaire, soit d’un état lymphatique fortement caractérisé, soit enfin d’une maladie organique et par ticulièrement de la tuberculose pulmonaire.
Il y a des aménorrhées constitutiomielles en rapport avec un mauvais état général de la santé, tel que la faiblesse native, la diathèse scrofuleuse, la chlorose, la chloro-anémie de la misère, de l’inanition, de la vie sédentaire, de la tristesse et de la convalescence; des amé^ior- 'rhées locales produites par une maladie de l’utérus ou du vagin, et des aménorrhées sympoihiques en rapport avec les maladies d’un organe autre que l’utérus.
Dans l’aménorrhée, on constate : soit l’absence totale des règles qui n’ont jamais paru, soit leur suppression accidentelle, soit enfin des irrégularités relatives à leur abondance et à leur retour.
La grossesse est une des causes les plus ordinaires de l’aménorrhée.
Au moment des règles, les femmes qui éprouvent une émotion morale vive et particulièrement de frayeur, ou un refroidissement subit du corps et des pieds, ont presque toujours une suppression immédiate du flux menstruel, et il en résulte une aménorrhée quelquefois très-grave.
L’aménorrhée existe souvent sans donner lieu à aucun autre trouble fonctionnel, et sans que les femmes soient malades.
AAIEN
L’aménorrhée, complication ordinaire de de la chlorose chez les jeunes filles, produit alors de la gastralgie et de la dyspepsie, des spasmes et des névralgies de la tête ou de la loitrine, avec des pesanteurs hypogastriques et ombaires.
%*Les accidents propres de raménorrhéesont des malaises indéterminés, des bouffées de chaleur et de rougeur au visage, de la plénitude dans la poitrine ou au ventre, de la céphalalgie, des vertiges, des tintements d’oreilles, de la lourdeur de tête, de la somnohnice, de la pesanteur ou des tiraillements dans les lombes, et quelquefois des épistaxis, des hématuries ou des hémoptysies très-redoutables.
On rencontre quelquefois des femmes atteintes d’aménorrhée, chez lesquelles il se fait une hémorrhagie en quelque sorte supplémen- . ifûfreduflux menstruel, par la muqueuse nasale, par la peau, par les bronches ou par les reins, mais cela est très-rare.
L’aménorrhée par rétention du sang dans l’utérus et dans les trompes, produit souvent l’hématocèle rétro-utérine (Bernutz).
*^* La stérilité est la conséquence ordinairede l’aménorrhée.
De 1 ’aménorrhée subite dépend qu elquefois le développement de la congestion pulmonaire chronique conduisant à la phthisie tuberculeuse.
** Chez une jeune femme, l’aménorrhée est si ordinairement liée à la conception qu’il ne faut pas se hâter d’agir pour rappeler le flux menstruel, et qu’on doit d’abord attendre eu recherchant les autres signes de la grossesse.
*,j,*Chez la jeune fille, l’aménorrhée est presque toujours le signe précurseur de la chlorose.
Thérapeutique. — Il y a différentes indications à remplir dans le traitement de l’aménorrhée. En effet, la suppression des règles dépend d’une grossesse avouée, ou qu’on prétend dissimuler, et alors il n’y a rien à faire ; ou bien elle se rattache à une lésion de la matrice et du vagin qu’il faut traiter; ou bien enfin elle dépend d’un état constitutionnel de chlorose, de chloro-anémie et de scrofule, qu’on doit combattre par les moyens appropriés.
1° Aménorrhée par maladies de l’utérus et du vagin. Quand l’utérus est distendu par le sang des règles, et forme une tumeur appréciable derrière le pubis, il faut rechercher s’il y a une atrésie du col utérin ou du conduit vaginal, et faire disparaître l’obstacle à la menstruation. V. Atrésie.
2° Aménorrhée constitutionnelle. Lorsque l’aménorrhée constitutionnelle s’accompagne de pléthore, de bouffées de chaleur, de céphalalgie, d’épistaxis et de spasmes, une petite saignée est quelquefois nécessaire, mais on fera bien de la remplacer par trois sangsues en dedans de chaque genou, sur le condylc interne du fémm’, ou à la partie supérieure des cuisses.
Des pédiluves irritants, des demi-bains très-chauds, des lavements purgatifs, des fumigations de \apcins
aromatiques sur la \ulve, et des purgatifs aloétiques^ fout souvent revenir les règles.
Des vésicatoires ou des cautères à la partie interne des cuisses peuvent être employés avec avantage (Graves).
Des applications fréquentes de sangsues sur les jnamelles peuvent faire revenir les règles □ (Desportes).
On a quelquefois employé l’électricité par inductioUjUn pôle sur le sacrum et l’autre sur le col utérin, pour faire venir les règles, mais la science n’est pas encore fixée sur l’utilité de ce moyen thérapeutique.
Contre l’aménorhée constitutionnelle il faut surtout mettre en usage le traitement de la chlorose et de l’anémie (V. ces mots;, et prescrire les ferrugineux, les excitants et les toniques, les hains de mer et dé rivière, les affusions froides et l’hydrothérapie.
FORMULAIRE DE l’AMÉîVORRHÉE.
Fumigation stimulante.
. f aa 20 gi-ammes.
Aimoise lucisee °
Eau bouillante. ...... 1000 id.
Mêlez. Dirigez la vapeur sur les parties sexuelles. Pour ramener les règles ou faciliter leur écoulement. Pédiluves.
ie. sous-carbonate dépotasse, 100 à 250 grammes, de sel gris, 250 grammes, avec Y acide chlorhydrique , 30 à 60 grammes.
Tisanes.
Polygala de Virginie, 8 grammes ; eau bouillante, 1 litre.
Faites infuser pendant deux heures, et passez.
Anû, h grammes par litre d’eau bouillante, en infusion.
Camomille puante, en infusion pour tisane : par verres, une pincée de fleurs par litre d’eau bouillante ; et eh lavement, une poignée de la plante entière.
Camomille romaine, en infusion, A grammes par litre d’eau bouillante.
Armoise, en infusion, 30 grammes par litre. En décoction pour lavement, feuilles ou racine [+].
Matricaire, 1 à 2 grammes en poudre, le double en infusion; en décoction, une demi-poignée des feuilles pour lavement f+l.
Marrubium album, 3 à 7 grammes en poudre, le double en infusion, en extrait; 15 à 25 centigrammes.
Mélisse, plante entière, 3 à 7 grammes, en infusion ; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.
Trèfle d’eau, 60 centigrammes à lg%20 de poudre des feuilles; 3 à 7 grammes en infusion, 30 à 60 centigrammes d'extrait.
Polytrichium commune (espèce de mousse), en infusion, 10 grammes par litre d’eau coupée avec du lait (Bonnafoux).
Dictame de Crète ou origanum dictamnus, en infusion, 4 grammes par litre d’eau (Hippocrate).
Marjolaine, en infusion, 16 grammes par litre.
Marum ou germandrée, en infusion.
Doliehos lablab. Décoction des semences avec du safran (P. Alpin).
Absinthe, en infusion, 5 grammes; eau bouillante 1 litre. Faire infuser pendant un quart d’heure.
Sabine, en infusion, 10 grammes par litre d’eau, bien pjoudre de sabine, 1 à 2 grammes par jour.
Hyssope, une pincée par litre d’eau bouillante, en mfusion. [Journal gén. de méd., t. XCVI, p. 3.)
Safran, 2 grammes; eau bouillante, 1 litre.
Faites infuser pendant une demi-heure et passez.
A prendre par petites tasses. Ou bien, extrait de
safran, 3 décigrainmes. A prendre en pilules, dans les vingt-quatre heures [+].
Tanuisie en poudre : 2 à 4 grammes par Jour f+l.
Castoréum, en bols, eu pilules ou en potion : de 50 centigrammes à le^^SO qu’on peut répéter dans la journée et l’on peut aller jusqu’à 2 et même 15 grammes. En lavement, la dose doit êti’e plus forte, on l’associe à l’opium, au camphre, à la valériane, etc. L’extrait alcoolique se donne à moitié dose. Teinture alcoolique ou éthérée, 30 à 60 gouttes par jour Q.
Seigle ergoté, 20 à 50 centigrammes, en poudre, par jour; on peut augmenter la dose [T]-
Hellébore noir, 50 centigrammes à 1S‘’,20, en poudre; 60 à 75 centigrammes, en extrait.
L'iodure de fer est un excellent médicament, qui participe des propriétés du fer et de l’iode. C’est un médicament fréquemment employé dans l’aménorrhée des filles scrofuleuses, 1 décigramme à 2 grammes [+1.
Huile essentielle de térébenthine, dix à quinze gouttes par jour en capsules ou en potion.
Teinture d’iode, vingt à soixante gouttes par jour, dans une potion, à prendre par cuillerées à bouche dans la journée et frictions sur les mamelles avec pommade iodée [3-
Cantharides, en poudre depuis 0S'’,025, en teinture depuis cinq à dix gouttes; en frictions, associée au camphre Q.
Aconit [extrait aqueux), 1§%50.
Faites 30 pilules : à prendre une pilule huit jours avant l’apparition présumée des règles; augmenter d’une par jour, de manière que la malade en prenne huit le jour où les règles devraient apparaître (West).
Phosphore amorphe, 60 centigrammes à 1 gramme et demi en suspension dans un véhicule aqueux (Mac Kensie)
Le phosphore amorphe n’a pas les effets toxiques du phosphore ordinaire.
Apiol en capsules à la dose de 15 à 30 centigrammes, aux époques habituelles de la menstruation, 1 à 4 par jour (Homolle et Joret) m.
Sirop d’armoise composé.
Sommités flem'ies et fraîches d’ai
moise . • .
Racines fraîches d’année.. ...
Racines de livèche .
Racines de fenouil .
Sommités fraîches de ponliot. .
Sommités de cataire.. . . . . .
Sommités de sabine .
Sommités de marjolaine.. ; . .
Sommités d’hyssope .
Sommités de matricaire .
Sommités de rue .
Sommités de basilic .
Cannelle.. . . . •. . '. . . ’. . . Miel blanc .
Propriétés stimulantes. Utile dans l’aménorrhée. Dose, 60 grammes.
Alyrrhe. Ce stirnulant se donne à l’intérieur : en poudre, 5 décigrammes à 1 gramme ; en teinture alcoolique, 1 à 4 grammes ; en extrait alcoolique, 10 centigrammes à 5 grammes I I.
Sulfure de carbone.
Stimulant général très-énergique qui agit d’une manière spéciale sur l’utérus, vanté conune emménagoguc [îJ. On l’emploie à Yiniérieur à la dose
AMMO
de deux gouttes dans une tasse d’eau de gruau sucrée.
Pilules de laurier.
comme emméiiagoguCj 1 ù 14 ; comme toui-purgatives, 5 à 10 I I.
Poudre contre V aménorrhée.
Poudre de latu'ier . 2 à 4 grammes.
Mucilage de gomme adragant . q. s.
Pour 30 pilules. Une toutes les heures Potion emménagogue.
Sucre . . 30 grammes.
Huile essentielle de rue. . • J n Huile essentielle de sabine. . j ° gouttes.
Triturez dans un mortier, et ajoutez :
Eau distillée d’armoise . 150 grammes.
Eau distillée de fleur d’oranger . 10 id.
Une cuillerée toutes les deux heures. (Desbois.) Confection de rue.
Poudre de feuilles de rue. • . ^
Poudre de semences de carvi. > aa 25 grammes. Poudre de baies de laurier. . )
Sagapenum . 10 id.
Poudre de poivre noir. ... 5 id.
Mêlez et incorporez dans :
Miel. . . . . 100 id.
1 gramme deux ou trois fois par jour [+]. Espèces emménagogues .
Racine de valériane .
Racine d’arinoise .
Racine d’elléborq noir . . .
Feuilles de cbenopodium ai
brosoïde .
Sommités d’armoise. . . ,
Mêlez. Employées en infusion. Dose, 5 grammes pour 1 litre d’eau.
Sirop de safran.
Safran . . 32
Vin de Malaga . . 500 id.
Sucre blanc . .... 750 id.
Incisez le safran, faites-le macérer dans le vin pendant deux jours, passez avec expression, et filtrez la liqueur. Ajoutez-y le sucre, que vous feréz dissoudre à la chaleur du bain-marie (Codex) UJ.
A la dose de 30 grammes dans une potion.
Potion emménagogue.
Sirop de safran . 50 id.
A prendre en deux fois, le matin et soir r+1. Pilules emménagogues.
Oxyde de fer noir . 5 décigrammes.
. I aal gramme.
Oxyd€ Cannelle. .
Faites 8 pilules. Deux à quatre par jour [+1. Pilules d' iodoforme.
lodoforme . 2 grammes.
Extrait d’absinthe . . q. s.
F. s. a. 36 pilules. Trois par jour [3- Pilules de cyanure d’or.
Cyanure d’or . 5 centigrammes.
^trait de daphne mezereum . . 15 id.
Mêlez, et avec poudre de guimauve, quantité suffisante, faites 15 pilules, dont on donne une par jour, puis deux, puis trois (Fourché) El- Pilules de Rufus.
Aloès . 20 grammes.
Myrrhe . 10 id.
Safitaa . 5 id.
Sirop d’absinthe . q. s.
Mêlez et faites des pilules de 2 décigrammes. Utiles
Carbonate de fer . 2 grammes.
Extrait sec de quinquina . 13 décigrammes.
Poudre de cannelle . 5 id.
(Fouquier.)
Mêlez. D’abord en trois fois, puis en deux, enfin en une, dans la journée, avant l’un des repas [3. Pilules d’Anderson, ou Pilules écossaises. ,
Poudre d’aloès . 24 grammes.
Poudre de gomme-gutte . 24 id.
Huile volatile d’anis . 3 id.
Sirop simple . q. s.
F. s. a. des pilules de 20 centigrammes. Deux à six comme purgatif
Eaux minérales.
Eau carbonatée sodique, de Toeplitz en Bohème [+].
Eau minérale hydro-sulfurée d’Aix, en Provence : en boissons et en bains A prendre dans la journée, par cuillerées cà bouche.
Eaux toniques et apéritives de Bourhonne-les-Bains (Haute-Marne) : boisson et surtout bains
Eaux de Cauterets (Hautes-Pyrénées) : boissons et bains
Eaux ferrugineuses d’Oresza, de Bussang, àeSpa, ùePassy, de Forges, etc., en boisson. Un à quelques verres É3-
Eau sulfureuse de Louèche (Suisse) : injections et bains I I.
Eau alcaline de Sainte-Marie (Hautes-Pyrénées): boisson et bains 1 I.
Eau sulfureuse alcaline de MontmiraiKYmdmè)'. boisson et bains
AMEKS. Les amers sont des médicaments d’une saveur spéciale plus ou moins- désagréable, qui sont employés comme stomachiques, comme fébrifuges, et comme pouvant donner de l’appétit.
On donne les amers dans la gastralgie, dans les fièvres intermittentes, dans les affections vermineuses, dans la chlorose, dans l’aménorrhée et dans la goutte E. Ils forment la base de la fameuse poudre du duc de Portland, dont l’usage prolongé deux ans est si renommé contre cette dernière maladie.
AMIAWTE. Substance minérale soyeuse , dont on a voulu faire de la charpie. — C’est un silicate de magnésie.
AMSDON. Fécule retirée du blé sous forme de substance blanche, inaltérable à l’air, insoluble dans l’eau froide, et très-soluble dans l’eau bouillante.
Thérapeutique. — L’amidon en poudre se met sur l’impétigo, sur l’eczéma et sur toutes les dartres ou excoriations sécrétantes de la peau, à titre d’absorbant et pour éviter les démangeaisons El- Ou eu fait des cataplasmes émollients et on le met dans uii bain (une livre) pour adoucir la peau El > enfin ou le douue eu lavement contre la diari-hée (15 à 5Ü grammes pour 250 grammes d’eau) 1+1.
AÜHMOA’IAQEE ou ALCAEI VOEATIL. Al- : cali gazeux retiré du sel ammoniac , et qu’on
AMPO
fait dissoudre dans l’eau afin de l’employer eu médecine.
Thérapeutique. — A l’état de concentration (26®)^ c’est un caustique. Il sert à rubéfier la peau quand on l’emploie très-légèrement ; à faire une vésication immédiate, lorsqu’on l’applique en quantité sur du drap ou sur de l’amidon [+]; ou enfin à cautériser les morsures d’animaux vénéneux B- On le fait respirer dans les cas de syncope, mais il faut l’employer avec précaution en ayant soin de ne pas approcher le flacon trop près des narines.
A l’intérieur (15 à 20 gouttes dans un verre d’eau), l’ammoniaquè se donne dans l’ivresse [+]? dans le delirium tremens B, dans l’emphysème pulmonaire et dans le tétanos [3- On s’en sert avec un pinceau imbibé et bien exprimé pour cautériser légèrement le pharynx dans i l’asthme essentiel ou symptomatique (Ducros) 0.
L’ammoniaque est la partie active du baume opodeldoch et de la pommade de Gondret.
Ammonla^sie [gomme résine). Substance fournie par une plante exotique de la famille (les onibellifères.
C’est une résine stimulante, antispasmodique et anticatarrhale, très-employée dans la bronchite chronique, à la dose de 1 à 2 grammes en émulsion avec le lierre terrestre S.
A5IMÉSIE. Les maladies organiques du cerveau, l’anémie et l’épuisement que déterminent de grandes hémorrhagies, des flux excessifs ou (les pertes séminales, amènent souvent la perte de la mémoire ou V amnésie.
Contre l’amnésie qui dépend d’une maladie gravede l’encéphale, il n’y a souvent rien à faire, mais dans les cas où elle dépend de l’anémie, il faut employer la médication de cette maladie (V. Anémie, Aphasie, chlorose). Dans certains cas d’amnésie, le poivre cubèbe (2 à 4 grammes par jour pendant quinze à vingt jours) a été très-utile et a produit la guérison (Debout).
ASiPHSeiM (Haute-Savoie). Eau minérale ferrugineuse, bicarbonatée, froide : en boisson, contre l’anémie et la dyspepsie. , AiMPSELE, pheyctèmÊ, CLOCHE. L’épiderme soulevé sous forme de bulle remplie de sérosité transparente ou purulente, forme ce qu’on appelle des ampoule ou des phlgct'enes plus ou moins volumineuses.
Les phlyctènes se produisent sous l’influence du frottement du pied, chez ceux qui ont trop marché, ou du frottement des mains , chez les personnes qui ont manié des objets trop durs. Elles sont aussi la conséquence de la brûlure, des vésicatoires, et de certaines maladies intérieures, telles que la varicelle, l’érysipèle et le pemphigus.
Thérapeutique. • — Les phlyctènes accidentellement formées doivent être piquées à la partie déclive et recouvertes de compresses imbibées d’eau blanche.
S les parties couvertes de phlyctènes se mettent à suppurer, il faut enlever l’épiderme, panser à plat j îTêcdu linge troué enduit de cérat ordinaire. |
AMPÜ 57
AIWPIITATIOIV. Enlever avec le bistouri une portion de tissu sain avec une tumeur, la mamelle par exemple, enlever avec le couteau un membre ouun segmentd’un membre, comme le bras, le pied, les doigts, os et parties molles à la fois ; c’est faire une amputation.
Les amputations des membres sont faites dans la continuité des os ou dans leur contiguïté. Ces dernières amputations sont dites des désarticulations.
Les principaux cas d’amputation ou de désarticulation sont:
a. Un cancer profond et superficiel d’un membre ayant résisté à toutes les ablations et cautérisations tentées pour le guérir ;
b. Une tumeur blanche ulcérée chez un individu, ne présentant pas d’ailleurs des symptômes évidents de tuberculisation pulmonaire et d’hecticité putride symptomatique ;
c. Une fracture comminutive avec dénudation des os, des muscles et des artères et veines principales du membre ;
d. Une fracture compliquée par arme à feu ;
e. Une large plaie avec contusions multiples, et section de l’artère et des veines principales d’un membre ; les plaies produites par un boulet qui a emporté un membre ;
f. Une plaie des articulations de la cuisse, de la jambe, du bras, de l’avant-bras, avec issue des extrémités articulaires brisées au dehors.
Les amputations pathologiques pour les cancers et les tumeurs des os, et les tumeurs blanches sont des amputations pour lesquelles on peut prendre tout son temps, et choisir un moment propice.
Les amputations traumatiques primitives pour une plaie ou une fracture ne sauraient jamais être faites trop tôt après l’accident.
Les amputations consécutives sont toujours beaucoup plus graves, surtout lorsqu’elles sont exécutées pendant la période inflammatoire de la plaie.
Les amputations consécutives ne sont proposables que dans les cas où les accidents inflammatoires ont disparu.
Cette question, différemment interprétée au moyen des statistiques, est jugée par de nombreuses observations et la pratique des chirurgiens de tous les temps.
Les amputations pathologiques sont moins graves que les amputations pour un traumatisme, qu’elles soiept primitives ou consécutives.
Les désarticulations ou amputations dans la contiguïté sont plus graves que les amputations dans la continuité, (pioiqu’elles exposent moins à l’infection purulente (Sanson).
Une amputation ou une désarticulation est d’autant plus grave, qu’elle porte sur un segment des membres plus rapproché du tronc. Malgré ce principe, il est difficile de préférer.
58 AMPU
par exemple, la désarticulation du genou, à l’amputation de la cuisse au tiers inférieur pour une tumeur de l’extrémité supérieure du tibia. Cependant l’expérience, jusqu’ici, enseigne qu’il vaut mieux amputer dans la continuité du fémur. Bien que la section de l’os expose à une ostéomyélite, les avantages de l’amputation sont évidents, en ce sens que les lambeaux des parties molles sont plus réguliers, plus fournis que ceux qui sont taillés pour une désarticulation.
Suivant les régions, le choix de l’amputation ou de la désarticulation devra être discuté ; pour le bras, par exemple, la désarticulation ne semble pas plus fâcheuse que l’amputation de l’humérus au tiers supérieur.
Soins^préliminaires. — Pour les amputations dites pathologiques, le malade doit être mis aux boissons délayantes et suivre un régime doux, facile à digérer, peu de viande, des légumes et des soupes pendant un jour ou deux avant l’opération. On substituera cette hygiène et un ou deux purgatifs au traitement suivi par le malade pour la lésion qui exige l’amputation.
Pour les amputations consécutives à des tramnatismes, il est inutile de perdre du temps, il vaut mieux opérer tout de suite ; mais il est un soin auquel il ne faut pas manquer, c’est d’encourager le malade afin de soutenir son moral, condition toujours favorable à la guérison. Larrey a bien saisi comment il y avait plus de succès dans les amputations qui sont pratiquées sur les soldats d’une armée victorieuse, que dans celles qui ont été faites sur les soldats d’une armée vaincue.
Le malade est chlorqformisé avec avantage dans les amputations pathologiques, tandis que dans les amputations traumatiques, le chloroforme est peutêtre plus dangereux qu’utile. Si, en même temps que la plaie qui nécessite l’amputation, il y avait une contusion du poumon ou une plaie de poitrine, il faudrait s’abstenir des agents anesthésiques, d’ailleurs le chlorofoi-me déprime les forces.
Amputation dans la continuité. — 1° Amputation circulaire (fig. 10). — Le malade étant chloroformisé ou non, le chirurgien se place à droite ou à gauche du malade afin d’avoir la main gauche sur la partie du membre la plus voisine du tronc (Malgaigne), s’il s’agit du membre inférieur, et vice versâ, s’il s’agit du membre supérieur.
Un aide instruit et habile comprime l’artère avec les doigts, avec un cachet muni d’un tampon ou avec un compresseur mécanique qu’il maintient en place (V. Compresseurs, Anévrysmes). L’application des doigts est préférable aux autres moyens. Sur les champs de bataille où l’on n’a pas d’aides en nombre suffisant, le tourniquet sera employé; un aide soutient le segment du membre qui doit être séparé.
Un autre aide applique les deux mains, D, E, sur le membre en aridère du point où le chirurgien va couper. Dès que l’aide s’est assuré de la position de l’artère, et qu’il comprime de façon à arrêter les battements des artères du membre, le chirurgien incise circulairement la peau en im seul temps (Lisfranc) ou en deux (Desault) . L’aide retire la peau vers la racine du membre, le chirurgien incise la couche musculaire superficielle au niveau de la peau rétractée, l’aide rétracte de nouveau ; le cliirurgien incise la
AMPU
couche profonde au niveau de la couche musculaire superficielle rétractée. Dans ces divers temps, le chirurgien doit, pendant que l’aide rétracte, inciser les brides aponévrotiques qui s’opposent au retrait des couches musculaires (Louis, B. Bell et Desault).
Fig. 1 0. — Airputatlon du bras par la méthode circulaire. —
A. Main gauche du chirurgien. — B. Main droite. — D, E. Mains de l’aide rétractant. — G. Incision des couches musculaires profondes. (Alph. Guérin.)
Au lieu de sectionner couche par couche, le chirurgien incise la peau d’un premier coup de couteaa, l’aide rétracte, le chirurgien coupe jusqu’à l’os et au niveau de la peau rétractée, fait de nouveau rétracter (J. L. Petit et Alanson) avant de sectionner quelques portions de muscles qui ont échappé au couteau. Il termine enfin par la section de l’os.
La rétraction doit avoir pour effet de couper l’os de 3 à 6 centimètres plus haut que la peau.
Quelque procédé que l’on ait mis en usage, lorsque l’os est découvert, tout le périoste qui a échappé à l’action du couteau, est coupé avec un bistouri, circulairement, l’aide qui a cessé de rétracter prend une com presse de toile fendue à deux ou trois chefs, suivant que le membre amputé a un ou deux os, ces deux chefs de la compresse sont croisés sui' les chairs , et l’aide les maintient en place avec les deux mains. Le chirurgien s’arme d’une scie à amputation qu’il place perpendiculairement à l’axe du membre le pouce appliqué sur l’os, pour maintenir l’instrument, puis il scie d’abord assez vite pour commencer la section et il ralentit ensuite à mesure qu’il arrive au terme. S’il reste un éclat ou une pointe osseuse, il la résèque avec une pince de Listou, ou une pince tricoise.
La compresse enlevée, le chirurgien va à la recherche de l’artère principale du membre dont ses connaissances anatomiques lui indiquent le siège ; dans le cas où il ne distinguerait pas le vaisseau, l’aide cesfierait de compiûmer sans enlever les doigts de dessus l’artère, et un jet de sang indiquera le lieu où est le vaisseau à lier, le chirurgien le saisira en évitant de prendre avec lui un nerf ou une veine; un aide apposera une ligature.
AMPÜ
Toutes les artères devront être liées, même celles du périoste, et si l’os lui-même saignait, on comprimerait encore avec les doigts pendant quelque temps.
Si Thémorrhagie ne s’arrêtait pas, c’est qu’il y aurait une menace d’ostéo-myélitc, et même une ostéomyélite chronique déjà établie (J. Roux). On placera un morceau de pâte au chlorure de zinc sur l’os sectionné et on le laissera un quart d’heure , ou bien on touchera les parties avec un tampon de charpie trempée dans du perchlorure de fer à 30 degrés et bien exprimé.
Il est bon de laisser la plaie ouverte quelque temps, pour voir si toutes les artères sont bien liées.
Il n’est pas nécessaire de fendre les angles; les bords rapprochés de la plaie formant une solution de continuité linéaire, les fils à ligature seront amenés dans un des angles de la plaie, et l’on réunira soit avec des bandelettes de diachylon, perpendiculaires à la plaie, soit avec des sutures entortillées (Desaulti, ou avec les serres-fines de Vidal (de Cassis). Une bande roulée enveloppera le moignon jusqu’au niveau de Vos coupé. Un pansement simple, un linge troué enduit de cérat, un gâteau de charpie trempée dans un mélange d’eau et d’eau-de-vie camphrée au quart, des compresses longues placées en croix, et un triangle, dans le premier cas, des compresses d’eau froide, ou le lint anglais, dans le second, recouvriront la plaie réunie.
2® Amputation à lambeau, elliptique et ovalaire (fîg. 11). — Avec quatre aides, l’amputation à lambeau peut être exécutée. Le premier aide comprime l’artère, le deuxième soutient le membre, le troisième se tient prêt à relever et à maintenir les lambeaux et à placer le rétracteur, le quatrième pose les ligatures.
Le chirurgien taille un seul lambeau (Garengeot- Verduin) ou deux lambeaux égaux (Vermale Ravaton, Langenbeck), ou enfin deux lambeaux inégaux, le plus petit du côté de l’ai-tère (Teale).
On taille le lambeau par transfixion avec un couteau à double tranchant, après avoir pris à pleins doigts la quantité de parties molles qui constituera le lambeau ; on incise de dehors en dedans, et par dissection; ou en combinant ces deux méthodes. On mesure la longueur que doivent avoir les lambeaux, en se rappelant qu’ils ne sont jamais trop longs.
La méthode elliptique et ovalaire se fait par une incision circulaire oblique par rapport à l’axe de l’os. Après l’amputation, la plaie ressemble à celle d’une amputation à un seul lambeau (Soupart).
Ges diverses méthodes d’amputation ont un avantage, celui d’utiliser, pour former un lambeau, les parties saines qui devraient être sacrifiées pour une amputation circulaire. En général, dans les amputations à lambeaux, on réunit par première intention, quoique la réunion se fasse seulement entre les parties semblables. On a recours à la suture métallique ou à la suture entortillée. Un pansement à l’eau froide doit être alors mis en usage.
Dans les amputations à lambeaux, il faut toujours éviter de comprendre l’artère et le nerf principal du membre dans un lambeau, surtout lorsque quelque appareil doit porter sm- le moignon, ou quand celui-ci a à supporter le poids du corps.
Il y a une sorte d’amputation dans laquelle le chirurgien dissèque d’abord une manchette qui intéresse seulement la peau et le tissu cellulaire (Brunnighausen), puis on sectionne après les muscles, et les
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os en coupant circulairemeut, ou en faisant des lambeaux musculaires.
Si la portion du membre que le chirurgien enlève
Fig. 11. — Amputation de la cuisse par la méthode à lambeau. — A. Main du chinirgien. — B. Main de l’aide qui relève le lambeau. — EF. Résultat de l’amputation à deux lambeaux. (Alpli. Guérin.)
renferme deux os, il faut qu’il coupe autour des deux os les insertions musculaires, et qu’il dissèque avec le couteau dans l’espace interosseux, car la section en 8 de chiffre est un procédé d’amphithéâtre. Pour couper les os, on aura un rétracteur à trois chefs dont le moyen sera passé entre les- deux os à l’aide d’une pince à pansement. Le chirurgien entamera, avec la scie, d’abord l’os le plus volmnineux, puis il attaquera l’os plus grêle qu’il sciera en entier avant de terminer la section du plus volumineux. On pourra aussi scier d’abord le petit au-dessus du niveau de la section du plus gros (Roux). Lorsque les lambeaux sont peu épais ou que l’on n’a qu’une manchette de peau pour recouvrir les os, on doit réséquer ou scier les angles osseux saillants, pour éviter la perforation de la peau ou des lambeaux.
Pour les amputations d’un segment de membre à un seul os, le bras et la cuisse , l’amputation circulaire est préférable ; l’amputation à deux lambeaux inégaux, quoique applicable, est un peu moins avantageuse.
Pour les amputations de l’avant-bras, la méthode circulaire est bomie à la partie inférieure ; la méthode à lambeau convient au tiers supérieur.
Pour la jambe, au tiers inférieur, la méthode à lambeau est la meilUeure (Nélatou); au tiers supérieur, au beu d’élection, la méthode circulaire, la dissection de la manchette (méthode de Bninnishaasea . procédé de Lisfranc), avec section du rebord an-
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térieur de la section du tibia, est meilleure que le procédé à lambeau antérieur
DÉsAETicuLATioîfs. — Règles générales. — Des connaissances anatomiques précises sur la direction de l’articulation et sur ses moyens d’union sont indispensables pour faire la désarticulation d’un membre.
Le chirurgien cherchera d’ahord les tubérosités osseuses, soit en plaçant le membre dans une position qui les fasse ressortir, soit en cherchant à partir d’un point bien connu, ou en suivant la diaphyse des os ou leurs parties les plus faciles à sentir à travers la peau.
Les plicatures de la peau, les saillies des tendons devront aussi être mises à profit.
Après s’être assuré de la mobilité de la jointure, l’œil pourra se figurer une ligne fictive correspondant au niveau de l’articulation et le doigt pourra y sentir une rainure plus ou moins appréciable.
Du côté où le lambeau doit être taillé, il importe peu que les limites de l’incision soient nettement au niveau de l’articulation, mais du côté opposé, là où la peau est sectionnée circulairepieiit ou à peu près, la peau doit toujours être coupée un demi-centimètre au moins eu avant de l’articulation.. Pour être plus sûr d’obtenir ce résultat, la peau sera rétractée par un aide avant de commencer l’iucision.
Lorsque les parties molles sont coupées, le chirurgien, s’il hésite encore sur le siège de l’articulation, fait exécuter quelques mouvements et s’assure, avec les doigts du lieu où est l’articulation, ü sectionne les ligaments en sciant et avec la pointe, et sans y mettre de force. Lorsque les ligaments s’insérant sur l’os à une certaine distance des surfaces articulaires, auront été divisés à leurs insertions, ils laisseront les os' s’écarter J le chirurgien voyant alors les surfaces recouvertes de cartilage, n’a plus qu’à aller couper des ligaments latéraux, ou des restes de capsule non divisée. Il évitera d’entamer les surfaces articulaires des os qui restent. S’il a soin de presser sur l’articulation sans luxer, ou s’il a fait tendre les ligaments par les mouvements qu’il a imprimés à l’articulation, cette section est des plus faciles. S’il y a des ligaments interosseux, il les attaquera à part comme pour la désarticulation de la cuisse, l’amputation de Ghopart ou celle de Lisfranc.
Les muscles et les tendons seront divisés du premier coup jusqu’à l’os, mais si un tendon dépassait le lambeau après l’opération, il faudrait le réséquer.
La peau du lambeau taillé ne doit pas être coupée en biseau.
On peut tailler des lambeaux dans des tissus lardacés ou engorgés, mais les parties qui sont le siège d’une dégénérescence cancéreuse doivent être soigneusement enlevées.
Le chirurgien fait comprimer l’artère par im aide; il taille mi lambeau; un autre aide le relève; la capsule articulaire ou les ligaments de l’articulation sont coupés im à un; le troisième aide soutient le membre, le quatrième noue les ligatui-es.
Une désarticulation doit être faite vite, et les parties molles doivent être nettement coupées. Si l’artère est sectionnée dans le lambeau taillé, on la liera avant de désarticuler.
Les plaies obtenues, toujours régulières, doivent être réunies par première intention : la peau et quelques muscles se réuniront, et ce sera déjà quelque
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chose ; la réunion par première intention complète n’existe que pour les articulations petites. Si l’on craignait de voir le pus s’accumuler au niveau de la surface articulaire qui a été mise à nu, on pourrait mettre une mèche ou un séton perforé entre les lèvres de la plaie , ou faire une contre-ouverture préalable sur un point déclive au moment de l’opération.
Soins consécutifs. — Quelle que soit la variété d’amputation qui est faite, une mèche ou mieux un tube perforé (Ghassaignac) placé dans la plaie peut prévenir l’accumulation du pus au-dessous de la peau réunie. Les fils à ligature remplissant ce rôle, les premiers moyens ne sont pas indispensables.
Vouloir obtenir une réunion par pi’emière intention véritable, après une amputation, est une chimère (Velpeau), car la peau se réunit, mais la suppuration ne se tarit pas avant que l’os et les muscles se soient réparés ; tâchez seulement qu’il se réunisse le plus possible des parties molles. On placera des tampons de charpie imprégnée de suppuratifs , tels que le cérat simple ou d’un mélange d’eau ou d’eau-de-vie camphrée (V. Plaies), dans le cas où l’on ne poursuivrait pas la réunion immédiate.
Les bandelettes placées pour obtenir la réunion par première intention resteront en place jusqu’au cinquième jour.
Le membre opéré sera soutenu, élevé, parmi coussin, et placé d,ans la demi-flexion de façon que les muscles soient dans le relâchement.
Le . malade sera tenu chaudement, on lui donnera un verre de vin généreux , du bouillon et surtout une tisane délayante, celle-ci aura pour effet de faire disparaître l’embarras gastrique, effet inévitable de la chloroformisation; quant aux aliments solides vous pourrez eu donner aux malades, mais soyez persuadés que vous avez le pouvoir de les lem’ faire prendre mais non de les leur faire digérer.
Si la réunion par suture est tentée, on enlèvera les épingles le deuxième jour, le degré de réunion de la peau obtenue indiquera quand il faudra enlever les dernières. Le pansement à l’eau froide sera renouvelé tous les jours, la plaie lavée sera expriiuée pour évacuer le pus qui se forme et coule autour des fils à ligature ; les compresses seront humectées toutes les demi-heüres.
Eu cas de réunion secondaire, on pansera tous les jours, pour nettoyer la plaie. Les pansements rares ne sont pas bons, ils sont peut-être une cause de production de la pourriture d’hôpital, à forme ulcéreuse; les maturatifs, tels que le styrax et l’onguent de mère, ne devront pas être appliqués au début sur la plaie.
Dans l’une et dans l’autre de ces deux méthodes de pansements, le soin du chirurgien est la meilleure condition de succès. V. Plaies.
Lorsque les plaies des amputations sont guéries on aura recours à la prothèse. V. ce mot.
AISI^UTATIOKS (MÉDECUNE OPÉRATOIRE).
A. Amputatioxs proprement dites.
Amputations des lAalanges. — Ges amputations, aussi avantageuses que les désarticulations, sont faites en général pour des écrasements des doigts; les portions restées saines servent de lambeau, et l’on doit en conserver le plus que l’on peut, l’os sera coupé avec une piuce de Liston.
Amputation d’un métacarpien. — Incision ovalaire en raquette, c’est-à-dii-e inciser sur le dos du
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métacarpien, en contournant la base du doigd pour revenir à l’incision première, dénuder l’os et faire la section avec la scie à main.
Amputation de plusieurs métacarpiens. — Incision elliptique ou lambeau palmaire, dénudation et section des os avec la scie. Dans cette opération, les Ugatures de toutes les artères devront être faites avec rigueur.
Amputation de l’avant-bras. — Elle doit être faite aussi bas que possible. Incision cii’culaire avec un couteau à deux tranchants. Dissection d’une manchette. Incision des muscles couche par couche, ou mieux, section par transfixion des muscles antérieurs, dans une étendue d’une longueur correspondante à la manchette. Section avec la scie, commencée par le radius, et terminée sur le cubitus qu’on doit toujours finir- de scier après le radius. Les méthodes à lambeau antérieur, à deux lambeaux, ne doivent être faites que quand on y est forcé, alors l’opération n’est régulière que pour la section des os. Dans l’amputation de l’avaut-bras, la section des chairs, en faisant exécuter au couteau un 8 de chiffre, est un procédé d’amphithéâtre; sur le vivant, on se borne à disséquer les os.
Amputation du bras. — Méthode circulaire pure. Les amputations à lambeau postérieur ou antérieur ou à deux lambeaux peuvent être appliquées dans des cas particuliers, sm-tout à la partie supérieure du bras, ou l’on est limité pour la section de l’os. Un lambeau antérieur tombant par son propre poids est préférable (Malgaigne).
Amputations des métatarsiens. — Lambeau plantaire taillé de dehors en dedans, dénudation des os par dissection, incision sur le dos du pied allant d’un côté à l’autre de la base du lambeau plantaire, section de tous les os avec la scie, et -mieux section os à os avec une pince de Liston ; pas de réunion immédiate.
Amputation du premier et du cinquième métatarsien, — Incision ovalaire, en raquette, commençant à la tubérosité postérieure du métatarsien, et contournant la base de l’orteil, dénudation de l’os en contournant la tête de l’os. Scier avec la scie à main, protéger les parties molles avec la sonde de Blandin, ou une planchette de bois, ou bien couper l’os avec une pince de Liston.
Amputation du tarse. — Dans le cas où l’on voudrait pratiquer l’amputation du tarse, le procédé à suivre serait celui de la désarticulation.
Amputationde la jambe faite : 1“ au lieu d’ élection, à 4 centimètres ou trois travers de doigt au-dessous de la tubérosité antériem-e du tibia. Incision circulaire, 4 centimètres au-dessous de cette ligne de démarcation, dissection d’un manchette, incision des muscles jusqu’aux os, isolement des os. Scier le tibia d’abord en biseau, puis quitter le premier trait de scie et scier perpeirdiculairement sur le tibia où est tracée ime voie ; le péroné est attaqué, puis scié en entier, et l’on achève la section par le tibia. 11 est bon, dans cette opération, de bien couper les chairs autonrdes os et de marquer le point’où ils seront coupés avant de diviser les muscles de l’espace iuterosseux (SédiUot).
On peut faire cette amputation avec un lambeau postérieur ou avec deux lambeaux, c’est-à-dire une incision circulaire avec deux incisions perpendicu- ,
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laircs à la première, et dissection des deux lambeaux formés (Dupujiren).
Les incisions obfiques (Sédillot), ovalaires (Baudens et Malgaigne), forment ime espèce de lambeau externe et antérieur. Le résultat immédiat et consécutif est bon, il n’y a pas de saillie du péroné.
La dénudation des os et leur section avec la scie se font comme dans la méthode circulaire avec dissection de manchette.
2° Au tiers inférieur delà jambe (Lenoir). Incision circulaire de la peau, incision verticale près de la crête du tibia, dissection des angles de la plaie formée ! par l’incision circulaire et l’incision verticale. Section des muscles au niveau de la peau relevée, ce qui donne une direction ovalaire à cette incision. La section des parties molles autour du péroné et la division dans l’espace interosseux, ainsi que la section des deux os, sont exécutés à l’ordinaire.
On peut teiller ime sorte de lambeau antérieur par la méthode elliptique de Soupart, ou deux petits lambeaux antérieur et postérieur (Nélaton); cette dernière opération est préférable.
3“ Au-dessous de la tubérosité du tibia (Larrey). Procédé dangereux, car dans cette opération on désarticule le péroné, et l’articulation péronéo-tibiale supérieure communique assez souvent avec 1 ’articulation du genou qui est ainsi exposée à être ouverte.
Amputation de la cuisse. — Méthode circulaire ou à lambeau antérieur (B. Bell) ou à deux lambeaux, telles qu’elles ont été décrites dans les généralités suites amputations. Suivant la hauteur à laquelle l’amputation est pratiquée, on devra faire plus ou moins rétracter les chairs du jarret, il est nécessaire de disséquer l’os dans une étendue de 5 à 6 centimètres (Velpeau); à la partie supérieure de la cuisse, l’os doit être scié en général de 9 à 11 centimètres plus haut que la section cutanée. La réimion de la plaie faite par l’amputation circulaire doit être oblique et les fils à ligature devront passer par l’angle le plus inférieur.
Amputation au niveau des condyles (Malgaigne). — On taille un lambeau antérieur descendant jusqu’au bord inférieur de la rotule, puis un lambeau postérieur qui comprend tout le mollet, et l’on sectionne seulement la surface articulaire malade du fémur.
Le lambeau postérieur ou une certaine quantité de chair doit être conservée, et placée au-dessous des os, pour permettre à l’amputé de prendre point d’appui sur son moignon, mais dans les parties molles se trouvent des nerfs qui s’opposent à ce que la jambe artificielle ou le pilon portent sur le moignon.
B. Désaeticclatioss.
Désarticulation des phalanges. (Les points de repère sont la saillie des condyles de la phalange ou de la phalangette, le pli articulaire inférieur dorsal.) — Méthode à lambeau palmaire, taillé avant ou après que l’articulation est ouverte, incision des ligaments latéraux.
Désarticulation d’un doigt. (Points de repère ; saillies de la tête du métacarpien et de l’extrémité supérieure de la phalange.) — Méthode à deux lambeaux, incision dorsale verticale depuis le tiers inférieur du métacarpien , jusqu’au tiers inférieur de la phalange , puis incision demi-circulaire autour de la phalange à ce niveau, enfin, incision verticale