MALA
inflammation chronique d’une gaine tendineuse ou une ulcération du derme d’un caractère spécial et tendant à se reproduke (Nélaton, Richet), chez des individus prédisposés.
On reconnaît le mal perforant à une ulcération bordée de lames épidermiques formant un bourrelet corné dur, laissant suinter une sérosité sanguinolente fétide. Lorsque les individus continuent à marcher, les gaines tendineuses, les os et les articulations sont plus ou moins atteints par l’ulcération. En général, le mal perforant s’étend sans cesse, à moins que les malades n’observent le repos absolu.
Le mal perforant atteint toutes les parties comprimées par les chaussures et celles sur lesquelles appuient les malades.
.%* Le mal perforant se complique quelquefois d’infection purulente et d’abcès métastatiques dans le foie.
Thérapeutique. — Au début du mal perforant, le repos absolu, l’ablation du cor, et des -cataplasmes, produisent la guérison. Pour éviter la récidive, les malades doivent s’abstenir de marcher avant un mois après la guérison du mal.
Lorsgue les gaines des tendons et les os ont été intéressés, on attendra, en tenant les malades au repos absolu, puis on extirpera les phalanges nécrosées à mesure qu’elles se détruiront, ou bien on amputera.
Il n’y a pas de topique spécifique contre le mal* perforant.
M4ii4€If: ou MAli4Cl4. La dépravation du goût caractérisée par l’appétence des choses qui ne se mangent pas habituellement, comme de la terre, de la craie, du charbon, du plâtre, etc. , constituent la malacie. C’est le symptôme de la chlorose et de certaines dyspepsies.
MALADIE. La maladie est un trouble des forces et des organes susceptible de nuire à l’exercice des fonctions.
Dans quelques cas les maladies sont innées ou héréditaires, mais ailleurs elles sont acquises sous l’influence de causes extérieures variables.
Les maladies sont sporadiques, c’est-àdire disséminées sous l’influence d’actions morbides particulières à chaque individu ou épidémiques, c’est-à-dire frappant sur tout le monde à la fois sous l’influence de causes générales infectieuses.
%* Il y a des maladies primitives et des maladies secondaires, ternaires ou quaternaires, selon qu’elles se développent comme secondes ou troisièmes maladies à la suite 1^ unes des autres chez le même individu.
Les maladies sont essentielles, c’est4-dire sans lésion organique, et symptomatiques lors^ qu’ellœ existent avec une lésion humorale ou organique.
%* Il y a des maladies qui ne sont que sym-
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’pathiqv.ps ou réflexes, el produites par le retentissenieut d’une lésion sur une partie éloignée de l’organisme.
** Les maladies se présentent à l’état aigu avec Gèvre et succession rapide des sympiômes, ou diVétat chronique lorsque leurs désordres fonctionnels durent longtemps, produisent la langueur et le marasme avec ou sans fièvre.
D’après leur nature ou leurs principaux symptômes, les maladies doivent être classées comme il suit : pyrexies^ — inflammations, — gangrène, — hémorrhagies, — hydropisies, — flux, — nosohémies, — parasitisme, — woso? ganies (V. ce mot), comprenant les atrophies, les hypertrophies, les adipomes, les tubercules, les cancers, — névroses, spasmodiques douloureuses, convulsives, paralytiques et mentales.
maladies aiguës. Les maladies aiguës sont celles qui paraissent subitement avec des symptômes évidents de courte durée et avec de la fièvre.
Thérapeutique. — La plupart des maladies aiguës sont susceptibles de guérir sans traitement actif par l’emploi des moyens hygiéniques et l’influence de la nature.
La diète et l’eau sont les meilleurs remèdes des maladies aiguës. Si les maladies aiguës sont accompagnées de phénomènes franchement inflammatoires, une ou plusieurs saignées au début sont de la plus grande utilité.
La ihédecine a pour principe une vérité de fait bien consolante pour , les malades et qui est aussi fort 1 utile aux médecins, c’est qu’il est incontestable que sur dix maladies, il y en a les deux tiers qui guérissent d’elles-mêmes et rentrent par leurs progrès naturels dans la classe des simples incommodités, qui s’usent et se dissipent par les mouvements de la vie (Bordeu).
maladies chroniques. Les maladies qui durent longtemps sont ce qu’on appelle des maladies chroniques.
Les maladies chroniques débutent d’emblée sous cette forme ou succèdent à une maladie aiguë.
Une maladie qui se prolonge après le quarantième jour, peut être considérée comme passant à l’état chronique.
Les maladies chroniques durent de quelques mois à quelques années, et peuvent se prolonger pendant toute la vie de l’individu.
Tant qu’une maladie chronique n’occasionne pas de fièvre, elle est compatible avec l’exercice de la vie, mais €[uand elle produit l’état fébrile il en résulte de la dyspepsie, de l’amaigrissement, du marasme et une fièvre hectique qui se termine souvent par la mort.
*,j.* Presque toutes les maladies peuvent se présentera l’état chronique, mais ce sont surtout les inflammations, les flux, les hémorrhagies, les hydropisies, les productions organiques ou dégénérescences des organes, les nosohémies et les névrose qui se présentent sous cette forme.