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perte d’une partie des fonctions de la main.
La main peut être déformée par des positions vicieuses, sous l’influence d’un défaut d’antagonisme entre les muscles; telle est la crampe des écrivains. Dans cette maladie, les muscles adducteurs du pouce, longtemps contracturés, tendent à passer à l’état de rétraction, en même temps que les abducteurs longtemps restés au repos tendent à se paralyser et l’équilibre se trouve rompu (Duchenne de Boulogne).
I. Cicatrices vicieuses. — Les cicatrices vicieuses se reconnaissent par la simple inspection.
Thérapeutique. — - Lorsque une ou plusieurs brides existent, on cherchera à les étendre en plaçant la main sur une palette. Si l’extension est insuffisante, dans le cas où la bride sera bien limitée, on l’enlèvera et l’on réunira par première intention dans le sens parallèle à l’axe du bras. Si les brides sont plus étendues, on les sectionnera par des incisions en V. V. Doigts (Rétraction des).
Contre les cicatrices avec perte de substance, il n’y a rien à faire. On traitera les ankylosés suivant les indications classiques. V. Ankylosé.
IL Contractures de la main. — ■ Les contractures et atrophies des muscles antagonistes se reconnaissent par l’examen pendant le sommeil anesthésique et par l’électricité localisée qui permet de distinguer les muscles paralysés et les muscles sains. V. Contracture, Conyul- •siONS et Muscles (Maladies des).
Thérapeutique. — Contre les contractures, on aura recours aux appareils à extension conçus par Delacroix, à lacs élastiques, de Rigal de Gaillac, tels que les appareils inventés par Duchenne de Boulogne. On aura aussi recours à l’électricité et enfin aux appareils prothétiques. V. Doigts (Rétraction des).
III. Crampes des écrivains. — Dans la crampe des écrivains, il existe au début une roideur dans les mouvements du pouce. Le
Fig. 360. — Appareil de Velpeau pour la crampe des écrivains.
I doigt a de la peine à se placer dans la recti- 1 tude. Plus tard, quels que soient les efforts des
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malades, il leur est impossible deteudre le pouce et de le porter dans l’abduction, puis la main tend à se refermer, les mouvements communiqués pour écarter le pouce sont pénibles.
A ce degré la crampe des écrivains est toujours extrêmement difficile à guérir.
Thérapeutique — Lorsque la crampe des écrivains débute, les malades doivent cesser d'écrire, ou s’ils sont obligés de le faire, ils se serviront d’un porteplnme d’un diamètre de 2 centimètres au moins (Duchenne de Boulogne). Plus tard, si la crampe ne cesse pas, ils se serviront des appareils de Velpeau et de Duchenne de Boulogne.
En même temps, on électrisera les adducteurs du pouce. On massera les muscles de l’éminence thenar et de la partie inférieure de Eavant-bras (Méding).
MAÏS (Blé de Turquie). Plante de la famille des graminées, dont la semence donne u.ie farine dépourvue de gluten et qui sert à faire le pain dans certaines contrées du midi de la France et du nord deM’Italie. — C’est à cette céréale, altérée par le verdet ou verderame, qu’on attribue le développement de la pellagre; mais on aurait tort de rattacher exclusivement celte maladie à l’usage du ma'is altéré, car elle se développe également sous l’influence du blé produit dans les saisons pluvieuses et altéré par le verdet, ayant tous les caractères de celui du maïs. V. Pellagre.
MAL. Mot employé comme synonyme de maladie et auquel on ajoute une épithète ou un nom d’auteur.
Mal des ardents. V. ÉRYSIPÈLE.
Mal d’aventure. V. PAVARIS.
Mal caduc. V. EPILEPSIE.
Mal de oœnr. V. NAUSÉE.
Mal d'enfant. V. ACCOUCHEMENT.
Mal de mer. V. MER (MAL DE).
Mal de !\'aples. V. SYPHILIS.
Mal de la rose. V. PELLAGRE.
Mal de Saint-Antoine. V. ÉRYSIPÈLE.
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Mal de Pott. Le mal de Pottest une expression symptomatique comprenant des lésions diverses de la colonne vertébrale : tubercule des os (Traugott-Gerber, Platner, Nélaton), et carie vertébrale (Boyer) ; tumeur blanche ou altération des disques intervertébraux (Nichet, de Lyon); ostéite-carie (Samson). (V. ces mots.) Les infiltrations cancéreuses des vertèbres seraient susceptibles de donner lieu à un mal de Pott, si la mort ne survenait pas avant que les vertèbres soient usées.
Lorsque des tubercules infiltrés, une suppuration des vertèbres ou un tubercule enkysté ou une arthrite intervertébrale, une ostéite des vertèbres, existent, le fait capital est la destruction d’une ou de plusieurs vertèbres et une gibbosité de la colonne vertébrale avec troubles des fonctions de la moelle et production d’abcès par congestion.
Par ordre de fréquence, on rencontre le mal de Pott à la région dorsale, à la région dorso - lombaire , à la région cervicale et à la région lombaire.
Une douleur, exagérée peut-être par la chaleur (Copland, Stebel) sur le trajet de la colonne vertébrale, une douleur suivant le trajet des nerfs, des douleurs eu ceinture, si le mal de Pott occupe la région dorsale, coïncidant avec un amaigrissement général, une sensation de coustriction épigastrique, de la dyspnée, caractérisent dans certains cas les maux de Pott. D’autres fois, il n’y a aucun symptôme des maladies des vertèbres avant la production de la gibbosité.
Les gibbosités se produisent de bonne heure ou tardivement. Dans le premier cas, la gibbosité est due à un tubercule enkysté qui s’est ramolli (Nélaton) et la maladie n’est pas impossible à guérir, tandis que lorsque la gibbosité est lente à se produire, il y a ostéo-périostite et nécrose d’un grand nombre de vertèbres, et les malades succombent à la fièvre hectique ou aux tubercules pulmonaires.
Loi-sque la gibbosité se produit insensiblement, on sent une apophyse épineuse qui fait peu à peu saillie, ou bien à la suite d’un eflbrt léger, la gibbosité s’effectue à la manière d’une fracture. Le corps de la vertèbre ou des vertèbres s’écrasent à la partie antérieure.
Lorsque la gibbosité s’effectue, le canal vertébral n’est po: A comprimé directement, à
Fig. 331. — Apj'areil pour la crampe des écrivains. (Duchenne de Boulogne.)
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moins que les arcs des vertèbres ne soient détruits.
Au moment où la gibbosité apparaît, dans uu bon nombre de cas, des abcès par congestion se forment, et il y a des affaiblissements des membres inférieurs et des paralysies.
%* Les abcès par congestion, conséquence du mal de Polt, compriment les parties voisines de la colonne vertébrale, se transportent avec leur membrane d’enveloppe à des distances éloignées, en suivant les os, les nerfs ou les muscles; ils migrent parfois dans la colonne vertébrale jusqu’à la région sacrée. Le pus qu’ils renferment contient plus d’un centcinquantième de matière terreuse (d’Arcet). V. Abcès par congestion.
Les paralysies qu’on observe consistent dans un affaiblissement progressif de la sensibilité ou de la motilité ou des deux fonctions à la fois, suivant que la compression s’exerce sur la portion antérieure ou postérieure ou la totalité de la moelle. Il n’est pas rare de voir des individus complètement paralysés faire des mouvements quand on les pique, mais ce sont des mouvements réflexes (Legallois et Prochaska) ; il y a des incontinences des matières fécales et d’urine, comme dans les paraplégies. V. ce mot.
Il existe parfois, dans le mal de Pott, des contractures et des paralysies passagères avec de la fièvre, avant qu’il n’y ait gibbosité ; elles sont l’indice d’une myélite ou d’un ramollissement de la moelle.
Le mal de Pott, au début, peut être confondu avec une néphrite et avec un rhumatisme chronique ; mais, dans la néphrite, il y a ou il y a eu altération de la sécrétion urinaire; dans le rhumatisme chronique, les douleurs ne sont pas fixes, et elles sont manifestement en relation avec les changements de température.
On ne saurait confondre une gibbosité du mal de Pott avec une ancienne fracture, à cause des antécédents et de la durée de la gibbosité.
Dans la gibbosité rachitique, la déformation n’est pas angulaire, comme la gibbosité du mal de Pott, et il y a des déviations rachitiques ailleurs. Les anévrysmes de la crosse de l’aorte qui usent les vertèbres sont accusés par de la dyspnée, des battements, des congestions du poumon, des troubles respiratoires qui peuvent mettre sur la voie. Une hydatide des vertèbres (Mazet) a été prise pour un mal de Pott; mais la conservation de la santé générale pendant longtemps, malgré une gibbosité, et une tumeur fluctuante devrait, eu cas semblable, faire croire à une lésion étrangère aux os. Lorsqu’un cancer a usé les vertèbres et cause une déformation, la cachexie cancéreuse, les cancers ailleurs, permettent d’établir le diagnostic.
Les abcès par congestion, au cou, à l’aisselle, dans Pabdomen, à la région inguinale,
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suivant le siège du mal de Pott, éclairent encore le diagnostic.
Le mal de Pott peut guérir par formation de stalactites osseuses qui solidifient la colonne vertébrale ; mais il est rare que lorsqu’un abcès par congestion existe, la guérison ait lieu. L’abcès peut se vider, mais il est ordinaire qu’il récidive.
Thérapeutique. Pour arrêter, s’il se peut, les lésions des os sous la dépendance de la diathèse tuberculeuse, on donnera la tisane de houblon, de gentiane. Les préparations de fer (V. Anémie), le sirop (Tiodure de fer, à la dose de 30 grammes par jour, ou, pour les enfants, le chocolat préparé comme il suit :
Sulfate de fer cristallisé . 11 grammes.
lodure de potassium. . 9 id.
Triturez avec du sucre. Incorporez dans 600 gr. de chocolat une tablette de 45 grammes par jour. Chaque tablette contiendra environ 50 centigrammes de protoiodure de fer.
Les pilules d’iodure de fer, quatre à dix par jour; 50 centigrammes à'iodure de potassium dans un julep. On alternera ces préparations suivant les dégoûts des malades.
h'huile de foie de morue ou huile iodée de Personne, à la dose de 20 à 60 grammes par jour.
On aura recours aux autres préparations iodurées (V. Altérants) ou au phosphate de chaux, à la dose de 1 à 4 grammes dans une potion (Piorry).
On donnera des bains sulfureux, des bains iodés :
Bain iodé.
Iode . . . . 8 grammes.
lodure de potassium . . . 15 id.
Eau . . 6 décilitres. .
Oq :
(Hôp. de Paris.)
Bain ioduré.
lodure de potassium 50 grammes.
Dans :
Eau . . 450 grammes.
Mêlez dans un grand bain. (Dorvault.)
Si l’on peut préciser, grâce à l’existence d’un point douloureux, le siège du mal de Pott, on placera quatre à huit cautères avec la pâte de Vienne, sur les côtés du rachis, ou des moxas (Larrey). Plus tard, lorsqu’une apophyse épineuse devient saillante, eUe indique le lieu où doivent être appliqués les cautères.
S’il y a paralysie, on entretiendra la suppuration des cautères jusqu’à ce que les mouvements soient revenus (Nélaton).
Dans tous les cas du reste on doit laisser suppurer les cautères.
Pendant le cours du traitement, si une myélite se manifeste par des douleurs en ceinture, par des contractures, on appliquera six â huit ventouses scarifiées ou dix à quinze sangsues autour de la gibbosité.
Dans le cas de mal de Pott dorsal et lombaire, on soutiendra la colonne vertébrale par des appai’eils mécaniques.
Pour les malades qui restent au lit, on se servira de gouttière de fil de fer rembourrée, modelée sur le tronc et la gibbosité (Bonnet, de Lyon).
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Pour les malades qui se lèverontj on se servira de deui béquilles métalliques soutenant les aisselles et prenant point d’appui en avant sur une ceinture serrant le bassin. V. CtoasET.
Le mal de Pott cervical sera maintenu par un collier de gutta-percha.V. Torticolis.
Les abcès par congestion seront traités par les moyens appropriés (V. Abcès par co5gestio5). On a conseillé d’appliquer sur l’abcès la compression (Clairot), les lotions avec la -teinture d’iode (Bouvier); mais ces moyens sont tout au plus applicables pour les abcès par congestion qui apparaissent aux régions dorsale et lombaire et le résicatoire volant est préférable.
Lorsque dans le cours d’une lésion des vertèbres sous l’influence d’un effort^ une paralysie brusque survient, et lorsqu’il est démontré que la moelle est comprimée, on tentera de redresser la colonne vertébrale. V. Arthrite cervicale chrosiqüe, Luxations,
Mal de Pott cervical. L’arthrite cervicale chronique et le mal de Pott cervical sont presque identiques, au point de vue des symptômes, l’origine seule diffère. A la longue, les deux maladies ont la même manifestation, le traitement est le même. Y. Arthrite.
Mal de Pott des régions dorsale et lombaire. Le mal de Pott des régions dorsales et lombaires est le plus fréquent. (V. , pour la définition et les symptômes. Mal de Pott), les abcès par congestion auxquels il donne lieu sortent de la poitrine par-dessous les ligaments cintrés à travers l’ouverture aortique même et se comportent ensuite comme les abcès par congestions lombaires.
Les abcès par congestions lombaires suivent le trajet du psoas ou occupent sa gaine, et alors les abcès sont diversement situés par rapporta l’artère iliaque. Celle-ci est quelquefois en avant de l’abcès, lorsque le pus est dans le psoas (Dupuytren).
Le pus provenant de la dernière vertèbre lombaire forme un abcès par congestion qui suit le nerf sciatique (Bourgeot Saint-Hilaire). Le mal de Pott dorsal est suivi de paralysie ; le mal de Pott lombaire l’est moins fréquemment Lorsque la queue de cheval de la moelle est comprimée, il y a des paralysies, mais elles ont ce caractère particuber qu’il n’existe pas de mouvements réflexes dans les membres inférieurs.
Thérapeutique. — Pour le traitement, V. Mal de Pott.
MAIi PGRFOR4ÎV1*. Ulcère de la plante du pied, succédant à un durillon ou à une verrue, et pouvant creuser assez profondément pour atteindre le périoste et les os.
Le mal perforant (Vesigné), ulcère verruqueux (Marjolin), est une inflammation chronique d’une bourse séreuse au-dessous d’un cor (Lenoir, Robert) ou d’une tumeur ven’uqueuse de l’épiderme. On a dit que c’était une