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MAMELLE (ABLATION DES TCMEURS DELA

On enlève la mamelle en totalité pour les hypertrophies mammaires, pour les tumeurs adénoïdes et pour les cancere ; mais, dans certains cas de tumeur bien limitée, on n’enlève qu’une portion de la glande.

Le bistouri, les caustiques, sout habituellement employés pour l’ablation de la mamelle, et quoique l’écraseur linéaire ait été mis en usage (Chassaignac), il ne doit pas être préféré aux premières opérations.

■ A. Amputation du sein. Le procédé le. plus expéditif et le plus simple cousiste à saisir la mamelle entre ses doigts, à la séparer du thorax, puis à passer un couteau à deux tranchants, long de 20 centimètres ou plus, à travers la base du pli formé. On taille un lambeau externe comprenant toute la mamelle, puis on dissèque la face profonde de l’organe et l’on taille un petit lambeau en dedans ne comprenant que la peau (Velpeau). On lie la mammaire externe et les autres' artérioles.

Après l’opération, on pansera à plat ou on réunira avec des bandes de diaebylon. Les sutures ne doivent pas être faites.

On ampute les seins avec les caustiques (Girouard père), en faisant dix ou quinze ponctions avec un bistouri à la base de la mamelle, et dans ces plaies on introduit des flèches de pâte au chlorure de zinc, disposées. ainsi sous la tumeur comme des rayons (Maisonneuve). V. Cautérisation en elèche.

Pour amputer un sein avec l’écraseur, on passe au-dessous de la mamelle deux trocarts en croix, audessous desquels on place la chaîne et l’on serre. 11 n’ést pas nécessaire de mettre beaucoup de temps pour la section. On panse ensuite avec une plaque d’amadou et l’on place par dessus un pansement simple (Ghassaignac).

B. Ablation des tumeurs du sein. On emploie l’écraseur, les caustiques et le bistouri. Ce dernier moyen est de beaucoup préférable aux autres.

Pour enlever une tumeur quelconque du sein bien limitée, deux incisions elliptiques sont faites, en commençant par l’inférieure, elles entourent la partie de peau adhérente à la tumeur; dans une des incisions de la peau, on sectionne couche par couche jusquAu muscle grand pectoral, puis on dissèque la tumeur par sa face profonde ; on dissèque ensuite dans la mamelle de façon à retomber dans l’autre incision. Tout lé temps qu’on fait l’incision et la dissection, on doit tenir la tumeur entre les doigts et explorer dans la plaie les contours de la tumeur, ou bien on fait tenir la tumeur avec une érigneet l’on dissèque en explorant la plaie avec le doigt. Si après l’ablation de la tumeur on sent encore une induration, on l’incisera d’un coup de ciseaux, ou on fera l’extirpation par dissection.

Dans le cas où il y aurait des ganglions engorgés dans l’aisselle, on ferait une incision prolongée ou on agrandirait l’incision pour aller chercher les parties malades; il faudrait agir de meme si, au moment del’opération, ontrouvaitdes indurations qui auraient échappé au moment où le diagnostic a été porté.

On liera les artères et Ton pansera à plat ou bien on réunira en laissant l’angle inférieur de la plaie ouvert.

Pour enlever une petite tumeur adénoïde, on se bornera à une seule incision ; on accrochera la tusneur par une érigne et on la disséquera. On pansera à plat simplement ou avec un cataplasme.

On détruit les cancers récidivés avec le caustique sulfo-safranique, la pâte arsenicale et le caustique au chlorure de zinc (V. Caustique) ; ce dernier agent est aujourd’hui préféré, parce que c’est un caustique coagulant qui prévient les hémorrhagies produites par les fongosités ; mais après la chute des eschares, cependant, ime nouvelle hémorrhagie peut avoir lieu et peut nécessiter la compression.

MameUe (COMPRESSIOA’ DE LA). La com-

MAMË

pression de la mamelle est indiquée dans de nombreux cas, pour faire résoudre les engorgements inflammatoires et faciliter la résorption de tumeurs ou arrêter peut-être leurs progrès.

On applique alors sur le sein des rondelles d’agaric, une compresse carrée et le bandage spica (fig. 362).

, Le bandage compressif des deux seins se fait de la même façon. On enveloppe séparément chacune des mamelles, comme cela est marqué sur la figure 362.

Mamelle (LÉSIONS TRAUMATIQUES DE LA).

I. he?, plaies de la mamelle ne diffèrent pas des autres plaies, si ce n’est que lorsqu’elles atteignent la glande au moment de la lactation, elles peuvent donner lieu à la formation d’une fistule laiteuse.

Thérapeutique. — Il est loisible d’appliquer sur les plaies du sein la réunion immédiate ou le pansement simple.

II. Les confusions de la mamelle, en dehors de la lactation, sont semblables aux autres contusions.

Les contusions chez les femmes qui nourrissent donnent lieu à de plus graves désordres. Quand les canaux galactophores sont rompus, il y a une galactocèle, et à la suite de celte lésion, il s’écoule quelquefois du sang avec le lait. Parfois un épanchement de sang se fait

mamë

sous la mamelle el la soulève comme uu abcès 1 sous-mammaire, avec celte différence que les accidents et la douleur dans l’épauchement sous-mammaire n’existaient pas avant la contusion et qu’une eccliymose circulaire survient du deuxième au troisième jour, ce qui n’a pas lieu pour les abcès sous-mammaires.

Thérapeutique. ■ — Les contusions du sein peu profondes et sans épanchement seront traitées par les applications de compresses d’eau blanche et d’eaude-vie camphrée avec une légère compression sur le sein. — Chez les malades pléthoriques ou chez les nourricesjlorsque la douleur est vive, on appliquera huit à vingt sangsues.

On se comportera de même pour les grands épanchements, sauf que l’on ne comprimera pas énergiquement.

S’il survient de l'inflammation et un engorgement laiteux, on traitera par les moyens appropriés.

mamelle (MALADIES DE LA).

I. Congestion des mamelles. — La cougestion des mamelles existe souvent au moment de la suppression accidentelle des règles.

Thérapeutique. — Rappeler l’écoulement menstruel parles emménagogues (V. ce mol), par les pédiluves sinapisés et même par les sangsues aux cuisses, constitue tout le traitement. La compression de la mamelle n’est pas indispensable.

IL Engorgement hyposlatique. — Un engorgement hypostatiquè des mamelles peut se présenter chez les femmes qui ont les seins pendants et très-volumineux. On reconnaît qu’il n’y a qu’un engorgement par les signes négatifs de toute autre affection et par le volume des mamelles.

Thérapeutique. — On soutiendra les mamelles avec un corset ou avec un corsage lacé soutenu par deux bretelles.

III. Engorgement de la mamelle (Velpeau). — Des engorgements de la mamelle existent chez les femmes qui ont nourri pendant longtemps. Ce sont des adénites mammaires avortées et elles se présentent sous forme de tumeurs dures et indolentes.

Une consistance pâteuse de la mamelle et un accroissement au moment des éjioques menstruelles, faisant ensuite place à une diminution presque complète de la tumeur, puis une recrudescence, révèlent l’engorgement simple de la mamelle.

A part la cause de l’engorgement, les seins engorgés spontanément ou atteints de fistules présentent les mêmes phénomènes que les engorgements consécutifs à des phlegmons, et le traitement est le même.

Thérapeutique. — Frictions avec l’onguent mercui-iel et compression du sein. — Quelques sangsues seront appliquées si le sein devient douloureux au moment des règles.

MA MU yii

IV’. Ecchymose spontanée de la mamelle (A. Cooper). — On a vu des ecchymoses spontanées chez les femmes aux époques de leurs règles, chez les femmes à l’âge de retour ou chez les femmes chlorotiques.

Il est rare que l’on voie du sang s’écouler par les mamelles (A. Cooper) ; c’est chez les femmes affaiblies que ce symptôme peut être observé.

Thérapeutique. — Il n’y a pas de traitement local à faire pour les écoulements de sang par les mamelles ; -— les ecchymoses spontanées des mamelles seront traitées par la compression et par les compresses d’eau blanche sur le sein.

V. Érythèmes. — Les divers érythèmes de la peau existent quelquefois sur la mamelle, ainsi on y a vu l’érythème noueux et, dans d’autres circonstances, l’érythème simple à la suite de la gale. V. Erythème.

Thérapeutique. — Le même traitement que réclament ces affections sera appUqué.

YI. Érysipèle. — ■ L’érysipèle du sein se montre après les inflammations de la peau et après les plaies, dans les mêmes conditions que sur les autres parties du corps (V. Érysipèle). Dans cette région, il est souvent, dès son début, accompagné d’angioleucite et d’adénite axillaire.

Mamelle (NÉVRALGIE DE LA). Ulie douleur dans la mamelle s’irradiant au cou et dans les épaules, reparaissant par accès, calmée quelquefois par la pression, en l’absence de toute tumeur du sein, est une névralgie de la mamelle.

La compression par un corset, les irrégularités de la menstruation à l’âge de retour, sont une des causes ordinaires de la névralgie de la mamelle.

Thérapeutique. — Traiter par les mêmes moyens que les autres névralgies (V. ce mot). Supprimer les corsets qui pressent la mamelle, favoriser des congestions aux extrémités par des pédiluves sinapisés.

Mamelle (NÉVROMES) (A. Cooper, Rufz, Velpeau). Des nodosités douloureuses sous la peau ou dans la mamelle, siégeant principalement du coté de l’aisselle, occasionnant des douleurs vives, lancinantes, causant une excitation vive, sont des névromes de la mamelle ; c’est-à-dire de petites tumeurs dures, jaunâtres, élastiques, dont on n’a pas trouvé la connexion avec les nerfs et qui ont été considérées comme de petites tumeurs fibreuses.

Les névromes de la mamelle disparaissent quelquefois seuls, au moment de l’âge de retour.

Thérapeutique. — ‘Dans les névromes de la mamelle, il faut administrer contre les douleurs des potions avec l’extrait d’opium, 5 à 10 centigrammes, ou avec l’extrait de beUadone, 5 à 10 centigrammes, ou avec l’extrait alcoolique dejusquiame, 5 à 10 centigrammes, ou avec la teinture éthérée de jusquiame, de 1 à 6 gouttesi

Les sangsues sur la mamelle^ les vésicatoires volants, la comprcssiou avec des bandelettes de diachylon, sont les autres ressources avant les opérations.

1“ Sections sous-cutanées. — On incisera, avec un ténotome passé sous la peau, les tissus autour du uoyau dur, dans le point où on suppose le nerf. On revient à de nouvelles sections sous-cutanées, si la première opération n’a pas réussi (Rufz).

2° Extirpation. — L’extirpation ne convient que s’il y a une ou deux nodosités.

Poui- enlever ces tumeurs, on fait une petite incision de la peau couche par couche jusqu’au tissu cellulaire, on accroche ensuite la tumeur avec un ténaculum et l’on dissèque en tenant toujours la tumeur. Si l’on n’a pas cette précaution, il est difficile de trouver le névrome dans la plaie.

Appliquer un séton à travers la tumeur est une mauvaise pratique.

mamelle (PHLEGMONS ET ABCÈS DE LA). Il se forme dans la mamelle des abcès, de l’aréole, des abcès sous cutanés, des abcès intra mammaires et des abcès sous mammaires (Velpeau).

I. Phlegmon et abcès de l’aréole. — Une excoriation du mamelon, une contusion du sein, une inflammation d’un conduit galactophore, déterminent ordinairement sur l’aréole une inflammation que les efforts de succion exagèrent.

C’est chez les femmes qui veulent nourrir, malgré un état inflammatoire de la mamelle qu’il se forme, du troisième au sixième jour après le début de l’inflammation, des abcès de l’aréole ; alors de petites tumeurs, grosses comme des pois, apparaissent, s’ouvrent seules et donnent issue à du pus bleuâtre. Quelquefois le mamelon tout enlier est dur et renferme un abcès.

Les abcès du mamelon s’accompagnent toujours de douleurs vives et de fièvre.

Une gerçure du mamelon non soignée, chez les nourrices, est la cause la plus ordinaire de la formation des abcès du mamelon. Ces abcès sont caractérisés par des tumeurs arrondies, violacées, tendues, fluctuantes, qui occupent l’aréole et sont extrêmement douloureuses.

On ne confondra pas les abcès du mamelon avec une dilatation des conduits galactophores chez les femmes qui ont nourri et qui ont le sein un peu douloureux, si l’on a égard à la dureté qui circonscrit les abcès et qui manque dans les cas de dilatation des galactopliores, d’ailleurs l’inflammation franche qui a précédé l’abcès est un signe certain de la suppuration. Des abcès profonds arrivent à se faire jour autour du mamelon et peuvent simuler un abcès de l’aréole, mais on se souviendra tjue l’inflaminatiou, dans ce cas, dure depuis longtemps.

Thérapeutique. — On ne laissera pas les enfants teter s’il y a abcès du mamelon et de l’aréole. On ouvrira de bonne heure les abcès, après a\oir fait des frictions avec l’onguent mercuriel, et appliqué des cataplasmes en attendant la formation du pus.

Ou ^idera le sein avec une ventouse à pompe. On pansera comme les abcès chauds. V. Abcès.

II. Phlegmon sous-cutané circonscrit. Les phlegmons sous-cutanés de la mamelle sont consécutifs à une inflammation du mamelon et de l’aréole, ou à une contusion du sein, ou, dans la majorité des cas, à un engorgement laiteux.

Un engorgement uniforme en nappe, dur, douloureux, chaud, accompagné de douleurs et de fièvre, puis une extension de la tuméfaction, une disparition du mamelon au milieu de l’œdème inflammaloire de la peau, si le plilegmon est situé au sommet de la mamelle, caractérisent le plegmon sous-cutané. Lorsque le pus est formé, on sent une fluctuation évidente, et alors si l’abcès n’est pas ouvert, le pus, quoique peu disposé à fuser, détermine.quelquefois une inflammation de la glande mammaire.

Le phlegmon sous-cutané donne ordinairement lieu à la formation d’un abcès.

Thérapeutique. — Faire des frictions mercurielles sur le sein deux fois par Jour.

Appliquer des cataplasmes, ouvrir du quatrième au neuvième Jour, même si le pus est formé en peu d’abondance, et traiter comme un abcès chaud. V. ce mot.

Si le mamelon est sain, les femmes peuvent continuer à donner le sein à leur enfant, mais il vaudrait mieux aspirer le lait qui incommode la mère avec une tetterelle de verre ou avec une ventouse à pompe que de faire teter à l’enfant un sein atteint de phlegmon.

Si les malades refusent l’ouverture de l’abcès, il faut couvrir l’abcès d’un large vésicatoire, puis faire, deux Jours après, des frictions avec le mélange de pommade à riodurc de plomb et l’onguent mercuriel.

(Velpeau.)

AxoïJgc . 30 grammes;.

lodure de plomb . 3 id.

Onguent mercuidel. ....... t j id.

III. Phlegmon sous-cutané diffus (Gendroii). On peut craindre le phlegmon diffus de la mamelle, quand, dans un érysipèle ordinaire ou quelque affection inflammatoire de la peau du sein, on voit le sein se boursoufler tout à coup à la manière d’une éponge qui s’imbibe pendant que, d’un autre côté, le pouls devient fréquent, reste petit et dépressible (Velpeau).

Le phlegmon diffus dissèque la mamelle et se termine promptement par Je sphacèle de la peau. Les deux seins peuvent être pris à la fois.

Thérapeutique. — Appliquer au début quinze à trente sangsues sur la mamelle. Si le sujet est robuste, on fera la saignée du bras. Si le traitement échoue, on fera six à huit incisions larges et profondes intéressant toirte l’épaisseur de la mamelle. On détergera les plaies avec de l’eau tiède, de l’eau additionnée d'un quart d’eau-de-vie camphrée, de l’eau de feuilles de noyer, de l'infusion de roses de Provins.

Roses de Prorias . 64 grammes.

Via rouge . 1000 id.

Le régime sera le même que pour le phlegmou i diffus des autres régions. V. Phlegmon diffus. ]

IV. Phlegmon et abcès de la glande mammaire. Adénite mammaire (Velpeau).

L’inflammation phlegmoneuse de la glande mammaire est due à une inflammation des conduits galactophores, soit après un refroidissement, soit après une rétention du lait.

On observe dans l’adénite mammaire une tension incommode du sein qui devient douloureux; la glande est dure au toucher et immobile sur le thorax. La maladie peut rester dans cet état, ce qui constitue l'engorgement mammaire. Mais le mal, le plus souvent, ne se borne pas à ces accidents; le tissu cellulaire s’enflamme, les pelotons graisseux qui séparent la mamelle s’enflamment (Giraldès) et suppurent. C’est alors qu’on voit quelquefois le pus venir se faire jour au mamelon, en suivant un conduit galactophore ; il se forme alors un abcès, en bouton de chemise, ou bien le pus passe sous la glande et donne naissance à un abcès sousmammaire. En général, le pus fuse dans toutes les directions et souvent il y a des abcès mutiples.

Il n’est pas rare, dans l’adénite mammaire, de voir les conduits galactophores se rompre, et, qu’il y ait un seul ou plusieurs abcès, il y a mélange de pus et de lait.

Lorsqu’une adénite mammaire ou un phlegmon mammaire est franchement établi, la mamelle immobile sur le thorax est volumineuse, dure au toucher, lobulée, on sent des noyaux indurés en plusieurs points, puis la peau rougit et l’on voit apparaître des abcès successifs présentant le caractère d’abcès chroniques et quelquefois d’abcès chauds francs. Ces abcès sont en général moiijs douloureux que les abcès phlegmoneux ; les premiers qui se montrent sont plus douloureux que les suivants. Quand le pus est évacué, la poche purulente se rétracte, se cicatrise souvent, mais il reste quelquefois une fistule, surtout dans les cas où l’abcès a primitivement occupé un conduit galactophore.

L’existence d’un engorgement presque indolent du sein avant l’apparition d’un abcès indique une adénite franche ; le siège de l’abcès au milieu de la glande mammaire, la marche rapide, doivent faire supposer une inflammation du tissu cellulaire interlobulaire.

Les femmes qui nourrissent ne sont pas plus à l’abri de l’adénite mammaire que les femmes qui ne nourrissent pas (A'elpeau).

Les inflammations du mamelon, les angioleucites des lymphatiques qui traversent la mamelle (Sappey), sont une caase fréquente de l’adénite mammaire ou du phlegmon du tissu celtelaire interlobulaire de la glande mammaire (Nélaton).

Thétapeutiquc. — Aucune pouiuiaiie dite spécifique, contenant de la belladone, du camphre et de l’ammoniaque ne peut faire dissoudre un engorgement laiteux ; les cataplasmes, la succion du sein, sont des moyens plus puissants. — Les médications générales sont très-utiles, et si l’engorgement persiste et fait craindre un abcès, on donnera la purgation suivante :

Potion laxative.

ilanne en larmes . 30 grammes.

Faites dissoudre dans :

Eau . 100 gr.ammes.

Passez et mêlez avec :

müîrd“amaDd;s: ^O grammes.

Une cuillerée à bouche toutes les demi-heures à jeun, assez pour procurer une ou deux évacuations.

(Fernel.)

Petit-lait de Weiss.

J âà “2 grammes,

j ââ 1 id.

Faites infuser pendant une demi-heure dans :

Petit-lait clariiié bouillant . . . 500 grammes.

Passez. Par petites tasses dans la journée.

Limonade gazeuse au citrate de magnésie.

Acide citrique . 16 grammes.

Sous-carbonate de magnésie . . 9 id.

Essence de citron . 1 goutte.

Sirop de sucre . 32 grammes.

Eau distillée bouillante . 320 id.

Bicarbonate de soude . 2 id.

F. s. a. A prendre en une ou deux fois le matin à jeun. (Pharm. anglaise.)

Les mères donneront à teter à l’enfant de préférence du côté du sein engorgé, et dans l’intervalle de la lactation, elles placeront des cataplasmes sur le sein, ou feront la fomentation suivante :

Fomentation de Justamond.

Hydrochlorate d’ammoniaque . . 30 grammes. ^ Esprit de romarin . 1 litre.

(Justamond.)

Si la peau du sein rougit, si des abcès deviennent évidents, elles ne donneront plus le sein à l’enfant ; on aspirera le lait avec une ventouse plusieurs fois dans la journée.

Les abcès ne seront ouverts que quand ils seront bien formés. Ou fera une ponction avec un bistouri étroit et l’on videra le foyer par pression. On placei’a un mèche ou on cautérisera la plaie avec le crayon de nitrate d’argent. — Si l’abcès est étendu, faire une double ponction et passer un tube perforé (Chassai gnaej est ime bonne pi-atique.

Ouvrir trop tôt l’abcès formé dans ime adénite mammaire, c’est s’exposer à avoir une fistule intarissable.

Au point de vue du pronostic, le chirurgien se souviendra que lorsqu’il coule du pus et du sang après du pus homogène et de bonne nature, c’est qu’un auü-e abcès est sur le point de se développer (Nélaton).

•Séné mondé . . .

Sulfate de soude .

Fleurs de sureau.

Fleurs de tilleul. .

Hypéricum . . . .

MAMK

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