‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 432 sur 731 · AI A ME · texte numérisé non relu

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rudimentaire, est hypertrophiée, l’homme est gynécomaste (Paul d’Egine).

Thérapeutique. — Dans le cas d’hypertrophie, compression d’abord ; si la tumeur devient gênante, ablation.

Tumeurs adénoïdes. — Les tumeurs adénoïdes du sein ont été quelquefois observées chez l’homme (Velpeau), mais elles sont très-rares.

Abcès delà mamelle. — Des abcès se développent quelquefois sur la mamelle de l’homme ; ce sont des abcès hématiques, suites de contusion. V. Abcès hématiques.

Kystes de la matndle-.. — On trouve quelciuefois sur le sein des kystes uniloculaires (Velpeau) d’une origine mal connue. Ces kystes se reconnaissent à la fluctuation évidente et à une durée longue. V. Mamelle (Kyste de la).

Cancers. — Les cancers du sein chez l’homme ne sont pas très rares, le squirrhe semble être la forme la plus fréquente. Ils réclament le même traitement que ceux des mamelles chez les femmes.

Galactorrhée, névralgie, eczéma. — On a observé chez l’homme une sécrétion anormale de lait (Gaillet, Soc. de biologie, 1850), Ce même fait a été observé chez des nouveau-nés (N. Guillot) (V. Abcès de la mamelle chez les nouveau-nés). Les névralgies rebelles de la mamelle, coïncidant avec une hypertrophie de la mamelle (Nélaton), l’eczéma du mamelon (E. Gintrac), sont des maladies que présente la mamelle de l’homme.

Thérapeutique. — Il n’y a rien à faire contre la galactorrhée chez l’homme et chez l’enfant, que des applications d’ouate ou des cataplasmes; au re^te, l’écoulement est toujours peu abondant et souvent cesse spontanément.

Les névralgies avec hypertrophies mammaires ont été guéries par l’amputation (Nélaton).

L’eczéma du mamelon sera traité par le traitement qui convient dans cette maladie de la peau. Les cataplasmes de fécule, au début, et les pommades au calomel et au goudron dans la seconde période. Y. Eczéma.

MAViELONi (Maladie du).

I. Ulcérations. — Le mamelon et l’aréole, chez les femmes qui ont cessé de nourrir, se recouvrent quelquefois de croûtes fendillées, qui laissent après leur chute le mamelon à découvert et rouge comme une framboise; cet état cause des douleurs très-vives aux malades. Il est des cas où un petit ulcère succède à la chute de ces croûtes et devient très-rebelle. Beaucoup d’ulcérations du mamelon surviennent pendant la lactation. V. Gerçures du mamelon.

Thérapeutique. — Ou fera tomber les croûtes avec un cataplasme de fécule. V. Eczéma.

On placera sur les surfaces excoriées la pommade :

Asonge . 30 grammes.

Préeivïtê blaue . A ÏJ.

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Au début, uue pommade avec le céral de Goulai’d pourrait arrêter la maladie.

Ou peut aussi badigeonner les parties malades avec :

Haiie de eade . 2 grammes.

Huile d’amandes douces . -i id.

Glycérine . 30 iJ.

Hôp. de Paris.)

Ou employer la pommade au tannin :

Graisse . 50 grammes.

Tannin. ... . 1 à 10 id.

Ou les glycérolés :

Glycérine . 30 grammes. ■

Tannin . . . 1 id.

Si ces moyens échouent, ou cautérisera les surfaces dénudées avec le nitrate d’argent. V. C.vcstiqtes.

En dernier ressort, on pourra exciser le mamelon si les ulcérations font des progrès (Velpeau).

II. Eczéma. — Lorsqu’un véritable eczéma existe à la surface du mamelon, on observe des vésicules, un sunitement séreux et roussâtre, accompagné de croûtes qui tombent et se renouvellent. Pour le traitement, V. Eczéma.

HL Chancre du mamelon. Le chancre du mamelon se révèle par une ulcération suintant peu, sans réaction inflammatoire au pourtour, à bords plus ou moins durs avec engorgement axillaire, et suivie dans un délai variable de roséole, en cas de chancre infectant. V. Chancre.

C’est l’accident par lequel débute la syphilis communiquée aune nourrice par un nouveauné atteint de syphilis secondaire.

IV. Végétation du mamelon. — Hîjpertrophie papillaire. — Des végétations se montrent quelquefois sur le mamelon après la cicatrisation de syphilides primitives ou secondaires , mais on en voit également en dehors de toute diathèse syphilitique. Ces végétations ont la forme de choux-fleurs, sont sessiles ou pédiculées, se recouvrent quelquefois de petites croûtes épidermiques et d’ulcérations linéaires.

Thérapeutique. — Contre les végétations du niainctoutcs les poudres dessiccatives sont inutiles. Il est mieux de lier avec un fil la base des tumeurs pédiculées ou de les enlever avec l’écraseur linéaire. Les tumeurs non pédiculées seront enlevées par excision avec le derme qui les supporte, et l’on cautérisera la plaie, surtout si elle est petite, afin de prévenir la récidive; il n’est pas nécessaire de cautériser les grandes plaies; on pansera à plat.

On peut aussi' détruire les végétations avec les caustiques : l'acide chromique est préférable aux autres agents (V. Caustiques); mais ce traitement est beaucoup plus long et moins promptement sûr que l'excision.

]n^xcE\'lLLlER. .Arhre de la famille des euphorbiacées, originaire de l’Amérique méridionale. — Ses feuilles et ses fruits sont remplis d’uu suc lactescent vénéneux, et l’odeur ^ule

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de l’arbre peut étourdir, lorsque l’on séjourne longtemps sous son ombrage.

Fig. 363. — Manceuillier.

ütiANiDBAGORE. Plante de la famille des so-

lanées, dont la racine, les feuilles et les fruits eu poudre, en décoction, ou en extrait et en

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teinture ont été employés dans l’aliénation mentale B et pour provoquer rinsensibilité nécessaire à la pratique des opérations chirurgicales B.

.ifAxeAiVATES. Sels formés d’acide mangauique et permanganique avec les bases. Parmi enx il en est un, le manganate de potasse ou caméléon minéral qui est vert, et que l’addition d’eau fait passer au violet et ensuite au rouge. Cette solution évaporée avec soin forme le permanganate de potasse en cristaux rouges nouvellement employé en médecine ; on l’utilise à la dose de 1 gramme pour 100 grammes d’eau, à titre de désinfectant dans l’ozèneEB, dans la fétidité de la bouche FT+l. et dans la leucorrhée infecte de femmes saines ou atteintes de cancer utérin BB. V. Permanganate.

Il décompose chimiquement les gaz fétides et forme l’un des meilleurs désinfectants à employer. Au moment de son contact avec les matières organiques en putréfaction, il se décolore ou devient verdâtre. On l’emploie pour la désinfection des plaies ( Demarquay) , en dissolution, 10 grammes pour 1 litre d’eau en lavage ou avec de la charpie imbibée ou en poudre mélangé à du carbonate de chaux et de l’amidon.^

Il aide à la cicatrisation des plaies dont il enlève l’odeur putride gangréneuse l+ +L II désinfecte les plaies cancéreuses et il guérit l’ozène en deux ou trois injections, quand on a eu soin d’abord de laver les narines avec du lait. — Il enlève l’odeur des mains infectées par une autopsie.

MAXGANîÈSE. Métal dont l’oxyde noir a été employé comme succédané du fer dans le traitement de la chlorose, à la dose de 50 centigr. à 1 et 2 grammes.

MAXioc. Plante exotique de la famille des euphorbiacées dont la racine est très- vénéneuse avant d’être râpée dans l’eau, mais par le broiement et lé lavage on en retire une fécule alimentaire connue sous le nom de tapioca ou de sagou blanc. Cette fécule est employée en médecine pour faire des cataplasmes résolutifs.

MAtXXE. Suc concret recueilli par incision d’une espèce de frêne, leFraxinns ornus, trèscommun en Sicile. La première recueillie, qui est très-pure, est la manne en larmes; la seconde, moins belle, est la manne en sortes, et il Y en a une troisième espèce chargée d’impuretés, qui est la manne grasse. Celte substance remplie de mannite est employée comme doux purgatif à la dose de 40 à 80 grammes dans du lait.

3lA]\NkiTE. Principe cristaüisable contenu dans la manne, dans le miel, dans la mélasse, dans le suc d’oignon, de betterave, et de ca-

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rotes. — C’est à lui qu’on attribue les propriétés purgatives de la manne.

MANiELE%’E. Moyen révulsif qui consiste à exciter la circulation des mains en les plongeant dans un liquide chaud et rendu irritant par du sel, de l’acide nitrique ou de la farine de moutarde. — On l’emploie comme succédané des pédüuves, ou lorsque l’on ne peut mettre ce moyen en usage. V. ce mot.

MLABAis. Terrain bourbeux, continuellement détrempé par l’eau, et d’où sortent des effluves composées de matières végétales en putréfaction, formées de gaz hydrogène carboné, d’acide carbonique et de détritus végétaux appréciables au microscope. C’est surtout au printemps et à l’automne que s’exhalent les effluves, lorsque la terre humide n’a pas été complètement desséchée par le soleil, ou quand, après avoir été desséchée, les pluies de l’automne commencent à la mouiller de nouveau.

Les effluves sont la cause de la fièvre intermittente simple et pernicieuse, des fièvres larvées, delà fièvre rémittente, et donnent à toutes les maladies de la contrée un caractère spécial de rémittence, qui exige l’emploi du sulfate de quinine. V. ce mot. Fièvre intermittente et Névralgie.

C’est le matin, au moment du lever du soleil, et le soir, après son coucher, que les effluves s’élèvent du sol sous l’influence de la radiation solaire et ceux qui les respirent à ce moment sont presque sûrs de gagner la fièvre.

Dans les pays couverts de marais, la végétation ordinaire souffre, les animaux languissent, et l’homme, profondément modifié dans son organisation, devient pâle, chlorotique, et voit sa vie moyenne se raccourcir et tomber à dixhuit ou vingt ans.

De tous les marais, ceux dont l’action est la plus nuisible sur l’éconoinie, sont les ?narais salants. Ils sont dus à l’immersion du sol par l’cau de mer au moment delà marée montante. — Ici, les effluves sont plus chargées de matières organiques que partout ailleurs, et par cela même plus nuisibles.

Pour détruire les marais, il faut submerger entièrement le sol en y amenant des cours d’eau, de façon qu’il soit entièrement couvert, afin d’éviter l’évaporation, ou le dessécher, en y établissant un drainage qui amène l’écoulement des liquides qu’il renferme.

MARASME. État de maigreur excessif causé par les maladies chroniques du poumon, des voies digestives et de leurs annexes par la scrofule et les différentes diathèses. V. Cacbexie.

MAREMMATIQEE. Qui résulte de l’action des marais ou des raaremmes. V. Marais, Fièvre intermittente.

M4REMME. Marais formé de terres bour-

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beuses, c^ustammeot mouillées d’eau. V. Marais.

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