MECH
une mauvaise odeur, on ajoute un peu d’eau-de-vie camphrée ou de vin aromatique.
Les malades devront toujours se laver la bouche avant de manger, afin de ne point se nourrir du pus qui coule par leur bouche.
Jusqu’ici cette opération a été généralement heureuse.
in. Cancer du maxillaire inférieur. — Une épulis cancéreuse, la propagation d’un cancroïde au périoste et un cancer primitif de l’os peuvent se montrer sur le maxillaire inférieur. On les reconnaît aux antécédents cancéreux dans le voisinage ou aux caractères des cancers des os, à des douleurs lancinantes correspondant à un amaigrissement du malade, à l’accroissement lent d’abord, puis très-rapide quand l’os est traversé, et enfin à la cachexie cancéreuse.
Thérapeutique. — Le seul remède, lorsque le cancer n’a pas dépassé les limites de l’os, est l’ablation ou la résection du maxillaire. V. Résection.
ütaxiUaire supérieur (TüMEURS DU). —
Les tumeurs du maxillaire supérieur sont djes abcès sous-périostiques dentaires [V. Dentaires, Abcès)]; — des abcès chroniques., suite de scrofule ou syphilis des os, ou de collections séreuses et purulentes dans le sinus maxillaire (V. Sinus maxillaire); — des polypes des sinus des fosses nasales, des polypes nasopharyngiens; — des tumeurs à myéloplaxes, des épulis (Y. ces mots) et des cancers de l’os.
Les cancers des os se reconnaissent à leur marche rapide, ils existent sur des sujets adultes, ils s’ulcèrent de bonne heure du côté de la bouche, perforent les os, donnent lieu à des suppurations fétides et à des hémorrhagies. On ne les confondra pas avec des polypes parce que le mal est presque toujours limité à l’arcade alvéolaire et que les polypes font saillie du côté du nez ou de l’œil, et produisent le nasonnement et l’exophthalmie ; les collections purulentes et séreuses des sinus sont reconnues par une ponc tion exploratrice.
Thérapeutique. — Les cancers limités à une portion de l’arcade alvéolaire seront enlevés avec une tenaille incisive. Les cancers étendus seront extirpés ; on extraira le maxillaire et l’on cautérisera les parties qu’on ne peut enlever avec le fer rouge. — On pansera avec de la charpie et un cataplasme sera appliqué sur la région opérée, parce que l’opération est longue et parce que les tissus ont été contus. Si le cancer récidive, on détruira les fongosités cancéreuses, à mesure qu’elles se reproduiront, avec un disque de pâte au chlorure de zinc.
mÈCHE. Une mèche est un écheveau de fils de lin ou de coton, de longueur et de grosseur variables, destiné à maintenir béant un orifice ou une plaie, et à y introduire dœ substances médicamenteuses, v’ Abcès, Fistule a l’anüs, Fissure a l’ants.
Pour appliquer convenablement une mèche, on noue avec un fil la partie moyenne de la mèche, afin
d'empêcher les fils de se séparer; on plie celle-ci en deux ; on place le porte-mèche, sorte de fourche, au fond de l’anse formé par la plicature de la mèche, on graisse le tout et on l’introduit. On presse l’orifice où est introduit la mèche sur celle-ci, et l’on retire le porte-mèche.
MÉreOACAX ou jalap blanc, ou BHl'BARBE B5 ANCHE. Plante de la famille des convolvulacées, dont la racine âcre, en poudre ou en décoction, est douée de propriétés purgatives.
HÉCONATE. Sels peu solubles formés d’acide méconique et d’une base, donnant lieu à une belle coloration rouge, avec les sels de fer peroxydes. Ils ne sont pas employés en thérapeutique.
HÉCONIQEE. Acide cristallisable tiré de l’opium par Sertuerner. Il est très soluble dans l’eau et l’alcool, et colore en rouge la solution des sels de fer peroxydes.
MÉCONIUM. Matière brunâtre ou verdâtre liquide, renfermée dans les intestins du nouveau-né, et qui est rejetée par l’anus dans les premières heures qui suivent la naissance XN. Nouveau-né). C’est du mucus tenant en suspension des granulations moléculaires et graisseuses, ainsi que des cellules d’épithélium cylindrique, quelques cristaux de cholestérine et des grumeaux de biliverdine.
L’expulsion du méconium se fait tout nalurellement dans la grande majorité des cas, mais chez quelques enfants, elle est accompagnée de coliques, elle est difficile et il faut eu aider la sortie.
Thérapeutique. — Pour faciliter l’expulsion du méconium, il faut administrer aux nouveau-nés de | l’huile d’olive, 10 à 15 grammes; — de l’huile | d’amandes douces, 15 à 20 grammes, ou du sirop de chicorée composé, 15 grammes.
Méconium (thérapeutique). On donne aussi le nom de méconium au suc de pavot concret ou à Vopium brut, dont on retire l’extrait d’opium.
MÉDAGCE (Puy-de-Dôme). Eau minérale bicarbonatée alcaline et gazeuse froide, employée en boisson contre la dyspesie Q.
MÉDIASTIN (Tumeurs du). Il se forme dans le médiastin des abcès, des engorgements ganglionnaires et des tumeurs diverses. V. Ané- YRVSMES, TUELRCUUSATION DES GANGLIONS REONCHIQUES, PHTfflSlE.
I. Phlegmons et abcès chauds du médiastin. — Ils se développent primitivement quelquefois à la suite des lièvres graves (Bastide), ou sans cause appréciable (Boyer;, ou sous l’influence dun traumatisme (J. L. Petit], ou après une lésion du sternum, après une plaie ou un abcès du cou, après la trachéotomie et après des fusées purulentes vers le thorax. On a vu, en effet, des
abcès de l’aisselle qui ont passé dans le thorax et dans le médiastin (Velpeau).
On reconnaît un phlegmon du médiastin consécutif à une inflammation des parties voisines à un redoublement de la fièvre, à de la dyspnée et à une douleur présternale vive.
Un abcès formé se révèle par de l’empâtement de la peau de la région sternale, par un déplacement du siège des battements du cœur, par une matité complète à la région sternale et par une dyspnée croissante. Dans les cas où l’abcès est plus étendu, surtout dans les cas où l’abcès a succédé à un phlegmon primitif, la mort peut arriver subitement.
Lorsque l’abcès est bien formé, le pus se faire jour à travers le sternum si cet os est perforé par la carie, ou vers les bords de l’os dans un espace intercostal ; mais il est exceptionnel que le pus puisse sortir à la pointe du sternum.
Les abcès périostiques du sternum dénu • dent l’os, ils peuvent même dénuder l’arière mammaire interne (Lamartinière), on les reconnaît aux signes des abcès du médiastin, mais ils causent une dyspnée généralement moindre.
Thérapeutique. — Contre un phlegmon développé spontanément, on appliquera vingt à trente sangsues sur la région sternale, on fera des frictions mercurielles et l’on appliquera des cataplasmes.
Dans le cas où l’abcès se sera formé au voisinage d’une lésion traumatique du sternum, au quatrième jour on incisera les points où la peau s’est tuméfiée. On ouvrira les abcès avec un bistouri étroit. Si le pus stagne, on fera des contre-ouvertures, et dans le cas où l’on ne pourrait le faire sortir, il est salutaire, quel qu’en soit le danger, de trépaner le sternum pour favoriser l’écoulement du pus. V. Trépa- XATIOX DU STERNUM.
Pour prévenir les fusées purulentes dans les médiastius, on ouvrira les abcès du cou et de l’aisselle de bonne heure.
Lorsqu’on pratique la trachéotomie, on évite les fusées pui’ulentes consécutives dans le médiastin en n’ouvrant la trachée qu’à sa partie supérieure;
IL Abcès friods des médiastins. — Une carie du sternum, la transformation purulente des ganglions bronchiques causent ces abcès.
Les abcès du médiastin sont précédés d’engorgement des tissus et ils viennent se montrer à l’extérieur, à la fourchette sternale ou en passant à travers le sternum perforé [V. Sternum (Maladies du)] ou sur un des côtés de l’os.
Dans les abcès du médiastin, il arrive quelquefois qu’une inflammation phlegmoneuse se développe autour des points primitivement malades, et alors on a affaire à un véritable abcès phlegmoueux.
La lenteur de la marche de l’iuflammation et de l’engorgement de la rég on sternale, les signes d’une carie du sternum et une dvspnée
tend £
plus ou moias passagère caractérisent les abcès ! froids des médiasiins.
On ne confondra pas les abcès froids des raédiastiiis avec les anévrysmes qui ont traversé le sternum, à cause des battements et de l’expansion qu’offre toujours cette dernière tumeur.
Thérapeutique. — Au début, on aura recours au traitement des maladies du sternum, tels que les vésicatoires, les cautères au fer rouge. Lorsqu’on abcès est formé, on l’ouvrira comme les abcès froids. V. Abcès chroviqces.
On traitera ensuite la carie du sternum, la tuberculisation des ganglions par un traitement général, comme celui de la scrofule. On aura recours aux injections iodées dans les abcès ouverts.
III. T umeurs cancéreuses du médiostin. — Outre les anévrysmes, les dégénérescences des ganglions bronchiques, on trouve dans le médiasiin des tumeurs cancéreuses encéphaloïdes, fibro-plastiques et cartilagineuses.
Les cancers du médiastin ont deux périodes. Dans la première il y a de la dyspnée, de la suffocation, de la dysphagie, quelquefois, momentanément, de l’œdème du cou et de la paroi thoracique. Si l’on percute on trouve de la matité et quelquefois un retentissement des bruits du cœur qui font croire à un anévrysme; — dans quelques cas une compression s’exerçant sur les grosses veines, il y a œdème et turgescence du cou et de la face (Littré), ou d’une moitié de la face et du cou. — Dans la seconde période, une tumeur apparaît à l’extérieur, après avoir perforé le sternum, elle croît avec rapidité, présente des battements et un mouvement de soulèvement, il y a une sorte de réductibilité ; puis la cachexie cancéreuse apparaît et les malades meurent de cancers viscéraux ou par compressicin du poumon ou des bronches ou par hydrothorax, ou par compression des nerfs et syncope. En général la mort arrive très-vite dans les cas de cancers du médiastin.
%* C’est avec les anévrysmes seulement que l’on peut confondre les cancers du médiastin. Au début on évitera l’erreur, en considérant la marche rapide des accidents, qui est au contraire très-lente dans les anévrysmes. Lorsque la tumeur est sortie, elle est molle dans toute son étendue et plus dure au centre, si c’est un anévrysme ; les cancers, au contraire, ont une consistance molle, uniforme et le tracé sphygmographique apprendra qu’il y existe des mouvements de soulèvement et non une véritable expansion comme cela a lieu dans l’anévrysme; les cancers durs, ne présentant pas de mouvement de soulèvement évident, une erreur de diagnostic est plus difficile encore dans ce cas.
Lorsque la cachexie cancéreuse est établie, il n’y a pas à se tromper.
Lorsqu’il y a eu primitivement un cancer
sur la poitrine, un cancer du médiastin consécutif est facile à diagnostiquer.
Thérapeutique. — II n’y a rien à faire contre le cancer du médiastin, si ce n’est d’administrer les palliatifs employés dans tous les cancers incurables. V. Caxcer.
Comme, par induction, on a admis des tumeurs syphilitiques des médiastins, et comme on a fondé leur existence sur l’efficacité d’un traitement par l’iodure de potassium contre des engorgements chroniques du tissu cellulaire et des glandes- des médiastins, à tout hasard, en face d’une tumeur du médiastin dont la nature est douteuse, on donnei-a l’iodure do potassium d’après les formules antisyphilitiques. V. Syphilis.
IV. Inclusions fœtales du médiastin. — On connaît un fait d’inclusion fœtale dans le médiastin (Gordon).
Cette lésion ne se révèle que par des signes de compression des poumons. Ou la reconnaît assez facilement en songeant à son origine congénitale et aux caractères négatifs de cancer, d’anévrysmes et de tuberculisation bronchique.