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DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR, NÉCROSE PAR LE PHOSPHORE

I. Tumeurs à myéloplaxes. < — Les tumeurs à myéloplaxes intra-osseuses se montrent sur la symphyse du menton plus souvent que sur le corps de l’os. — Les tumeurs à myéloplaxes sous-périostiques ou superficielles existent sur le bord alvéolaire du maxillaire et sont des épulis. V. ce mot

Les tumeurs à myéloplaxes interstitielles sont des tumeurs qui peuvent occuper tous lœ

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points de l’os ; on les reconnaît à une tumeur plus ou moins régulière, donnant au toucher une sensation dure quand la tumeur n’a pas aminci l’os, et une sensation d’élasticité lorsque le phénomène a été produit, et enfin à des battements plus ou moins manifestes, quand la tumeur a tout à fait usé la portion d’os qui la recouvrait.

Lorsque la tumeur apparaît au milieu de la symphyse, il n’y a pas d’incertitudes, on ne peut croire qu’à un cancer de l’os ; mais l’existence de la tumeur chez un sujet jeune et l’absence de cachexie jointes aux battements de la tumeur, éloignent l’idée d’une tumeur de mauvaise nature.

Lorsque la tumeur à myéloplaxes existe au niveau des dents molaires, on peut croire qu’il s’agit d’une tumeur fibreuse et le diagnostic précis est impossible, mais le traitement est le même dans les deux cas. La conservation de la sensibilité au niveau du point d’émergence du nerf mentonnier est une présomption en faveur de l’hypothèse que la tumeur est née dans l’os même et non dans le canal dentaire, et que la tumeur alors est une tumeur à myéloplaxes.

- Thérapeutique.— he%ivme\a;?, à myéloplaxes limitées seront traitées par l’excision de l’os, l’énucléation de la tumeur, la rugination et la cautérisation de la cavité osseuse [V. Myéloplaxes (Tumeur a)]. La tumeur située dans l’os au niveau des molaires peutêtre traitée de la même façon. A l’exemple de Dupuytren, on incisera la lamelle osseuse qui recouvre la tumeur, on enlèvera s’il se peut la tumeur et l’on cautérisera T os avec le fer rouge.

Mais la résection d’une moitié du maxillaire vaut mieux. V. Résection totr maxillaire.

II. Tumeur f-hreuse du maxillaire inférieur. — Spina ventosa. — Les tumeurs fibreuses, kyste osseux (Dupuytren) , du maxillaire infériesur, naissent dans l’os (A. Cooper) aux dépens du périoste de l’alvéole dentaire (A. Forget), peutêtre aux dépens du névrilème du nerf dentaire inférieur (Bauchet, Gosselin). Ce sont des variétés d’un enchondrome où le tissu fibreux prédomine. Elles sedéveloppent avec lenteur chez des sujets jeunes et robustes, et elles n’occasionnent pas de réaction sur la santé générale.

Une douleur sourde, quelquefois à peine marquée, un accroissement lent, accompagné de quelques douleurs névralgiques, caractérisent le début des tumeurs fibreuses du maxillaire ; plus tard la tumeur augmente, devient bosselée et est très-dure, l’os s’amincit et, lorsqu’on le touche, on sent un craquement comme celui du parchemin (Dupuytren); la peau reste saine, les dents s’écartent, se déchaussent, tombent quelquefois; les fonctions de la mastication et de la phonation sont empêchées. — Lorsque la tumeur a acquis un grand développement, elle est dure, élastique, fait toujours corps avec l’os maxillaire dont elle suit les mouvements.

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Lorsque la luineur existe depuis longtemps, elle est très-volumineuse et les malades ont conservé leur santé générale bonne.

Une tumeur inflammatoire des gencives, consécutive à une carie dentaire ou à une périostite chronique, ne tarde pas à suppurer ; en attendant quelque temps, en enlevant les dents cariées, on voit la tumeur suppurer ou disparaître et le diagnostic entre la tumeur fibreuse du maxillaire et la périostite est fait

Une exostose simple n’est pas bosselée, un euchondrome vrai est également très-dur et présente des lobules plus petits que la tumeur fibreuse, et est très-rare au maxillaire inférieur ; le diagnostic ne repose que sur le craquement prématuré de la lamelle osseuse qui recouvre la tumeur dans le cas où celle-ci est fibreuse.

%* Une nécrose du maxillaire est caractérisée par des antécédents inflammatoires ou par le commémoratif du séjour dans un atelier de fabrique d’allumettes chimiques; puis la tuméfaction de l’os a une forme régulière, la peau est adhérente aux os^ un peu œdémateuse, surtout s’il y a des abcès en voie de formation, rien de cela n’existe dans le cas de tumeur fibreuse.

*^* Les kystes dentaires coexistent souvent avec une dent absente au niveau du mal (A. Forget), la tumeur est toujours petite, ou met un temps très-long à acquérir le volume d’une noix, elle ne s’accompagne pas même de névralgies. Lorsqu’elle s’accroît on sent une lamelle osseuse, amincie, et, au-dessous, de la fluctuation. En cas de doute on fera une ponction exploratrice. Elle donnera un peu de liquide séreux et permettra de sentir un corps dur à nu avec le trocart explorateur, s’il s’agit d’un kyste dentaire.

L’augmentation rapide d’une tumeur, des douleurs lancinantes et une cachexie cancéreuse indiquent qu’on a affaire à un cancer primitf de la mâchoire. S’il y a eu avant la tumeur de l’os une épulis cancéreuse ou un cancroïde des lèvres, il ne peut y avoir d’hésitation.

Thérapeutique. — Quoique l’on ait tenté l’énucléation d’une tumeur fibreuse peu développée (Dupuytren, Denonvilliers), la règle générale est de faire une résection d’une moitié de la mâchoire ; — l’ablation ne convient que pour les petites tumeurs où l’on peut tout enlever, car si tout n’est pas extrait, on est exposé aux récidives (Dupuytren, Lisfranc).

Quelle que soit la tumeur, il est toujours possible de réséquer ime moitié de la mâchoire. Après avoir incisé la peau au niveau du bord inférieur de la mâchoire et divisé l’os sur la ligne médiane avec une scie à chaîne, on dissèque eu suivant la tumeur, et la désarticulation est possible en tordant et en arrachant, pour ainsi dire, l’os pendant les moùvemeuts de torsion (Nélatou). V. Résection de la machoike.

Après l’opération, on réunit la plaie. Les liquides coulant par la houche, il n’y a pas d’inconvénient à faire la suture. On gargarise plusieurs fois tous les jours la bouche avec l’eau de guimauve, et s’il y a

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