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On enlèvera la rotule (J. L. Petit) ou on la laissera (Telpeau), si cet os est altéré, il u’y a pas à hésiter.

Ce procédé donne une cicatrice située en arrière, ce qui permet au genou de prendre point d’appui sur un appareil prothétique.

Désarticulation de la hanche. — Méthode à un lambeau (Lalouette) : avec un couteau à deux tranchants, on pique au milieu de l’espace qui sépare répiue iliaque antérieure et supérieure du grand trochanter, et l’on fait sortir le couteau un peu au devant de l’ischion, et réciproquement. Le membre étant tenu dans la flexion, onpeut en rasant les os pendant cette transfixion, ouvrir l’articulation (Baudens).

11 est préférable de couper les tissus avant de désarticuler. Il faut alors réunir, par une incision faite à deux travers de doigt au-dessous de l’ischion, les extrémités de l’incision qui a taillé le lambeau.

On incise la capsule, puis en faisant tourner un peu le membre en dehors, on incise l’attache fémorale du ligament rond. Cela fait, on détache les parties molles de l’os en évitant de percer la peau au niveau du grand trochanter. Puis on achève la section de la j peau et des parties molles.

Pendant l’opération, l’artère doit être comprimée avec les doigts dans l’ainé, mais dès qne le lambeau est taillé, on la lie, on y place un presse-artère, ou on la fait comprimer dans le lambeau (Lenoir).

Accidents des amputations. V. aussi Plaies {accidents).

1° Accidents primitifs. — Une hémorrhagie et une syncope peuvent se produire pendant et après l’opération. L’hémorrhagie qui survient quelques moments après la fermeture de la plaie, est presque toujours due à ce qu’une artère n’a pas été liée. Dans ce cas, il faut désunir la plaie , aller à la recherche du vaisseau ouvert et y poser une ligature.

Une hémorrhagie peu abondante, un suintement, s’arrêtera seul par le fait de la compression exercée sur les petits vaisseaux, par l’épanchement sanguin même. S’il y avait lieu de soupçonner que la ligature a coupé le vaisseau principal, trouvé incrusté de matières calcaires au moment de l’amputation, il faudrait désunir quand même la plaie, pour s’assurer de l’état des choses. Il faudrait apposer une nouvelle ligature, et au besoin boucher l’orifice du vaisseau avec mi peu de cire (Dupuytren). S’il survient une syncope, on prescrira les traitements appropriés. V. Syncope.

2® Accidents consécutifs. — Quand l’inflammation survient à la plaie, elle se traduit par un défaut de réunion de ses bords, ou un phlegmon profond, ou un phlegmon et un érysipèle. Le malade éprouve une doulem’ plus ou moins vive, il y a des frissons, de la fièvre, et quelquefois des vomissements. Le moignon présente les caractères de ces différentes espèces d’inflammation. L’inflammation profonde et même superficielle entraîne parfois la rétraction musculaire et la conicité du moignon.

Dès qu’un phlegmon menace, dès qu’il y a de la rougeur, de la tension, de la chaleur et de la douleur, appliquez vingt sangsues sur le moignon, enlevez les bandelettes ou lés sutures, et appliquez de larçes cataplasmes qui environnent tout le moignon. Les compresses d’eau fraîche, la poudre d’amidon, sont des topiques qui réussissent quelquefois, mais ils sont moins efficaces que les larges cataplasmes. S’il existe im phlegmon érysipélateux, c’est-à-dire un phlegmon et un érysipèle, les frictions mercurielles

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et les incisions multiples seront indiquées. Les abcès et fusées purulentes seront ouverts le plus vite qu’il sera possible.

Contre les érysipèles et un phlegmon, vous pourrez employer la cautérisation (LaiTey). Mais ce moyen sera insuffisant, s’il existe déjà une complication d’infection purulente. Son efficacité n’est pas mieux démontrée pour l’érysipèle qui guérit par l’application simple des topiques émollients.

a. Conicité du moignon. — La conicité du moignon résulte d’une inflammation qui a exagéré la contractilité musculaire. Elle est quelquefois le fait du chirurgien qui n’a pas assez rétracté la peau (Louis), et elle se montre soit pendant la cicatrisation de la plaie, soit après, et alors elle gêne pour l’application d’une jambe aidificielle.

Quand la conicité du moignon se produit pendant la cicatrisation, l’os fait saillie sous la peau et même il se fait jour au dehors et se nécrose.

L’os saillant pourra être abandonné à lui-même, en laissant à la nature le soin de l’éliminer (Larrey), mais cela est très-long. La résection est préférable (Bertrand!) ; avec une pince forte ou un davier, on saisit l’extrémité de l’os, et l’on resèque au niveau de la plaie.

Pour faciliter la cicatrisation et empêcher la rétraction musculaire, on emploiera un bandage compressif (Pouteau) ; des bandelettes de diachylon formant une anse au devant de la plaie, et tirée par une corde tendue par un poids, serviront à ramener les chairs sur l’os (Fouilloy).

La cautérisation avec l’acide nitrique (Louis) ou avec les caustiques au chlorure de zinc, ne peut agir que pour mortifier une portion d’os. Elle est applicable pour les cas où la conicité du moignon tient à ce que le lambeau est taillé trop court. Mais aussitôt que la nécrose sera produite, il vaudra mieux réséquer que d’attendre l’expulsion spontanée de l’os. Les cautérisations ont un inconvénient, celui de mortifier irrégulièi’ement l’os découvert.

b. Infection purulente. — Une infection purulente ou putride aiguë exige le traitement général, réparateur de l’altération du sang. V. Infection purulente.

c. Phlébite. — Une phlébite s’annonce par une réaction inflammatoire modérée, parla présence d’un coi’don dur sur le trajet d’une veine, et quelquefois par une tuméfaction du moignon : vingt sangsues, une saignée, des frictions mercm'ielles, des cataplasmes devront être employés pour la combattre.

d. Ostéomyélite. — Une ostéomyélite se révèle par un œdème généralisé du moignon, par une douleur extrême et des symptômes généraux propres à l’infection purulente ou à un état typhoïde, ce qui est à peu près la même chose. V. Ostéomyélite.

e. Pourriture d’hôpital. — La pom-riture dliôpital à forme pulpeuse ou diphthéritique des plaies, et la pourriture à forme ulcéreuse ou gangi-éneuse moléculaire, réclament : la cautérisation au fer rouge ou les caustiques liquides, le jus de citron, la poudre de quinquina, et surtout des pansements renouvelés fréquemment.

f. Gangrène. — La gangrène dos lambeaux, qu’on rencontre si souvent après les amputations faites pour un traumatisme, est mie compücation toujours grave. Elle peut tenir à la compression d’une bande pour prévenir l’hémorrhagie qui a eu lieu au moment où la plaie a été faite ; elle résulte aussi d’un ein-

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physeme traumatiquC; ou de la contusion des parties conservées dans le lambeau.

Si la gangrène est limitée^ laissez les parties mortifiées s’éliminer seules, pansez avec des cataplasmes, vous couperez les eschares à mesure qu’elles commenceront à se détacher.

Si la gangrène est étendue et s’il y a des phénomènes généraux d’infection purulente, c’est cette complication que vous devrez traiter.

En aucun cas, il ne convient de faire une seconde amputation au-dessus de la gangrène.

g. Cystite. — Quelquefois une cystite vient compliquer le traitement d’une amputation, elle n’est pas grave, et guérit, à l’aide de cataplasmes et de boissons émolhentes et diurétiques. La cystite doit exister en germe avant l'opération ou être le résultat de l’infection.

h. Anévrysme faux consécutif. — Au-dessus de la ligature de l’artère, des anévrysmes traumatiques consécutifs peuvent se produire (Warner), mais le seul fait connu peut, à juste titre, être considéré comme une coïncidence et non comme un résultat de l’opération.

i. Adhérences de la cicatrice aux os. V. Cicatrices ADHÉRENTES et NÉVROMES'DES CICATRICES).

Accidents des désarticulations. — Les mêmes accidents primitifs se montrent après les désarticulations et les amputations.

Les accidents consécutifs aux désarticulations sont j les rétractions musculaires et tendineuses, qui mettent les surfaces articulaires à nu ou qui déplacent le segment du membre désarticulé. Il est indiqué, pour prévenir ces rétractions, de laisser une plus grande longueur de muscles du côté opposé aux antagonistes qui sont susceptibles de se rétracter, et de les faire insérer sur ces surfaces osseuses assez bas pour que leur action contre-balance la rétraction des autres muscles. Mais si la déviation du moignon est le fait de la marche, ou ne peut espérer de bons résultats que par la ténotomie (M. A. Petit), ou la prothèse (F. Martin). V. Désarticulation.

. Les surfaces articulaires demeurées à nu par suite d’une insuffisance de lambeau, ou d’une rétractilité des muscles, ou de la gangrène des lambeaux, n’einpêchent pas la cicatrisation.

Siune articulation voisine de celle qui a été ouverte communiquait par exception avec celle-ci, une arthrite traumatique est imminente. V. ce mot. ‘

Am'€!D.4LESi. Glandes ovoïdes, longues de l2 à 15 millimètres, situées de chaque côté des parois latérales du pharynx, entre les piliers du voile du palais, percées d’une douzaine d’ouvertures ou lacunes d’où s’échappe du mucus destiné à lubrifier l’arrière-gorge. Ces organes sont susceptibles d inflammation, ce qui constitue V amygdalite ou V angine tonsillaire aiguë (V. ce mot) ; de phlegmasie diphthéritique (V. An- GixE coüENNEüSE) et d’iiypertropliie (V. Angine TüNSlLLAiRE).

On trou\era plus loin tout ce qui est relatif au traitement pharmaceutique des maladies de l’amygdale, mais ici nous ne parierons que de leur traitement chirurgical par l’excision.

Dans l’inflammation aiguë des amygdales ou

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amygdalite (Chassaignac), dans l’angine coiienneuse au début, quand les fausses membranes sont encore limitées aux amygdales (Bouchut), enfin dans l’hypertrophie de ces glandes, l’excision est le meilleur moyen a employer pour guérir rapidement ces maladies.

Amygdales (EXCISION DES).

Pour exciser les amygdales hypertrophiées, la bouche étant largement ouverte, un amygdalotome de Fahhestock, ou un amygdalotome modifié, est introduit ; la lunette est passée autour de l’amygdale et portée sur, elle aussi loin que possible , vers son attache entre les deux piliers du voile du palais, la fourche G traverse l’amygdale, le pouce la fait basculer en pressant sur l’auneau terminal de la fourche, puis la lame est tirée brusquement, coupe la glande, et l’instrument est amené au dehors. On rince la bouche avec de l’eau froide. Lorsqu’on opère sur des adultes, il n!est pas nécessaire de se presser.

Fig. 15. — A. Amj'g'Jalotome de A. Richard, se maiiiaat d'une seule main. — C. Manche. — B. Gâchette pour tirer la lame. — DG. Fourche qu’on engage dans l’amygdale.

Lorsqu’on opère sur des enfants, et lorsque les deux amygdales doivent être coupées, on place un coin de bois entre les dents, de façon à pouvoir introduire les deux instruments à la fois, et opérer avec rapidité. Si les enfants sont dociles, on opérera, comme chez les adultes, en. une seule fois ou à un intervalle de plusieurs jours.

Quelquefois l’amygdale est avalée, mais ce n’est pas un accident, car cette glande peut être digérée.

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