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PUERPÉRALE

Dans l’état puerpéral, il y a des métrites simples caractérisées par une fièvre modérée, quelques frissons, des nausées, et une dureté de l’utérus, qui est lent à revenir sur lui-même, mais cet état est passager.

La métrite qui survient plus de deux semaine après les couches ne diffère pas des métrites simples du col.

Quand une femme a eu des ulcérations du col, ou doit surveiller son accouchement et les suites de couches, pour prévenir une mé- Irite imminente.

Thérapeutique. — La métrite puerpérale compliquée d’infection purulente est au-dessus des ressources de l’art. Lorsque l’infection purulente ou putride est établie, il n’y a rien à faire; mais on peut prévenir les inflammations en pratiquant dans une seule journée quatre à six injections émoUientes

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avec 1 eau de guiiiiauve tièdCj en ne laissant aucun détritus et aucun caillot dans le vagin et en maintenant immédiatement après l’accouchement des cataplasmes sur le ventre.

Lorsque la métrite existe seule et est à son début, vingt à trente sangsues seront appliquées sur l’hypogastre. On fera des frictions mercurielles sur le ventre et l’on y placera des cataplasmes en permanence.

Si un abcès de la fosse iliaque menace, on appliquera de nouvelles sangsues.

S’il y a infection, on donnera le sulfate de quinine. V. Infections pükülèntes et putrides.

La métrite qui se développe après que les malades se sont relevées sera traité par les mêmes moyens que les métrites aiguës simples. V. Métrite.

HÉTRORRHAGIE. Les hémorrhagies utérines, très-rares chez les petites filles, deviennent plus communes après la puberté, jusqu’à l’âge critique, et diminue de fréquence dans la vieillesse.

%* Une hémorrhagie utérine chez une vieille femme indique toujours une altération organique de la matrice.

Gomme l’excessive fécondité, la métrorrhagie se montre héréditaire.

On voit beaucoup plus souvent la métrorrhagie dans les pays chauds que dans les pays froids, et chez les femmes du Nord qui émigrent et vivent dans les régions intertropicales.

\* La pression du ventre par le corset et par des vêtements trop serrés, l’équitation ou la danse trop prolongées, la station debout pendant plusieurs heures, amènent souvent la métrorrhagie.

Les inflammations spontanées de l’utérus ou occasionnées par la disproportion des organes génitaux et par les cautérisations du col, les polypes et les corps fibreux de l’utérus, le cancer et l’épithélioma de cet organe, à une certaine période de leur évolution, sont toujours accompagnés de métrorrhagie. V. Utérus (Corps fibreux de l’), Fongosités utérines.

On voit souvent la métrorrhagie se produire chez des femmes pléthoriques par excès de richesse de sang.

La métrorrhagie est assez commune dans les fièvres graves, mais elle est surtout abondante dans le purpura, dans le scorbut et dans l’hémophilie.

11 y a, mais cela est rare, des fièvres pernicieuses hémorrhagiques, dans lesquelles la manifestation morbide de l’accès fébrile est une métrorrhagie.

Il faut admettre dœ métrorrhagies constitutionnelles accidentelles, pernicieuses, organiques, traumatiques et puerpuérales.

La métrorrhagie intermittente, régulière, est le signe d’une fièvre pernicieuse.

La métrorrhagie des fièvres et du scorbut fât une maladie constitutionnelle sous la dépendance d’une altération du sang.

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Quand on voit la métrorrhagie succéder à l’aménorrhée chez une jeune femme, il faut supposer l’avortement.

De fréquentes métrorrhagies, sans état puerpéral, avec leucorrhée fétide, indiquent un cancer de l’utérus.

*„.* On voit souvent à l’âge critique des métrorrhagies essentielles, fort graves, produire l’anémie sans amener de lésions organiques secondaires.

Si dans le cours de la grossesse les métrorrhagies peu abondantes n’ont pas d’inconvénient, celles qui sont considérables peuvent amener la mort du fœtus et son expulsion de la matrice.

Après l’accouchement les hémorrhagies utérines résultent de l’inertie de l’utérus. V. Délivrance, Hémorrhagies puerpérales.

Quand après l’accouchement et la délivrance on voit les femmes pâlir, se refroidir et avoir de la tendance à la syncope, il faut redouter une hémorrhagie interne de la matrice, qui est fortement distendue au-dessus du pubis.

Les métrorrhagies puerpérales abondantes sont fréquemment mortelles.

Quand la métrorrhagie complique la menstruation et forme la ménorrhagie, on peut être sûr qu’il n’y a pas de lésion organique de l’utérus, et que la femme est atteinte d’une chlorose facile à guérir.

Thérapeutique. — La métrorrhagie exige le repos au lit, la tête basse et des applications froides sur le ventre.

Dans la métrorrhagie chlorotique des jeunes filles, le repos et la bonne nourriture, le yin et le sirop de quinquina, les ferrugineux, l’arséniate de soude, l’ergot de seigle, le safran, les lavements froids, l’hydrothérapie, les bains de mer et dè rivière sont indispensables.

La métrorrhagie des pays chauds réclame l’expatriation.

La métrorrhagie de la ménopause, sans lésion de l’utérus, doit être traitée comme la métrorrhagie chlorotique.

Les métrorrhagies causées par les lésions organiques de l’utérus exigent le repos, l’ergotine, à 2 et 4 grammes ; la poudre d’ergot de seigle, à la même dose ; la rue et la Sabine, etc.

Poudre de rue . . 4 gramme.

Poudre de sabine. J. ....... 30 centigrammes.

Sirop . . . q. s.

Pour six pilules, une le matin et ime le soir.

Les métrorrhagies de la grossesse exigent le repos le plus absolu.

Après l’accouchement, les métrorrhagies réclament l’usage du seigle ergoté, à 2 et 5 grammes i les frictions sur le ventre , le tamponnement du vagin.

Quelquefois l’introduction de la main dans l’utcrus dont on veut réveiller l’inertie, enfin l’expression d’une certaine quantité de jus de citron dans rintérieur de la matrice. Y. Accouchement, pour les formules de l’ergot de seigle.

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On peut aussi employer l’extrait de cachou, de ratanhia ou de bistorte, la teinture de cachou, les espèces astringentes, l’alun, l’écorce de chêne, l’acétate de plomb, les semences de chardon bénit, la digitale, le suc d’ortie, le phosphore, etc.

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