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amers, rouges et noirs, sont quelquefois employés en décoction, 8 grammes par litre d’eau, comme tisane astringente dans la diarrhée El iHÉRicismE. Le mérycisme est un phénomène de rumination caractérisé par une contraction de l’estomac, produisant la régurgitation des aliments dans la bouche d’où ils reviennent dans l’estomac comme chez les ruminants.
Le mérycisme est une maladie rare, n’existant jamais seule et ne s’observant qu’à titre de complication de la dyspepsie ou du cancer de l’estomac. V. ces mots, mÉSEMBRYAA'THÈiHE. Plante de la famille des ficoïdées, dont le suc, donné toutes les deux heures à la dose de 30 à 50 grammes, guérit les spasmes du col de la vessie □.
MÊSElXTÈRE. Repli du péritoine auquel sont attachés les intestins et dans l’épaisseur duquel se trouvent beaucoup de ganglions lymphatiques.
l.’inflammation du mésentère et de ses ganglions accompagne la fièvre typhoïde et l’entérite simple. A l’état chronique et compliquée de tubercules, elle constitue le carreau. V. ce mot.
MÉSEA^TÉRIQEE (FIÈVRE). V. FIÈVRE Typhoïde.
MÉTALLOTHÉRAPIE. Méthode thérapeutique dans laquelle on se sert de l’application externe de certains métaux, tels que le cuivre, le fer, Tacier, l’aimant, le zinc, etc. , pour guérir certaines nécroses. Ainsi les applications de laiton guérissent la contracture essentielle de la convalescence du choléra [E!±] (Bui cq), la contracture de la convalescence des fièvres typhoïdes l-t- -n (Bouchut), la contracture essentielle de l’enfance E, et elles peuvent guérir la chorée E (Bouchut). Les applications de fer guérissent Tanesthés e hystérique E, certaines névralgies E» les crampes E (Bouchut), etc. C’est une méthode à essayer, car il est certain que l’application des métaux à l’extérieur agit sur le système nerveux, et que suivant l’idiosyncrasie des personnes et la forme du mal on obtient des résultats différents avec l’or, l’argent, le cuivre, le fer et l’acier.
MÉTASTASE. Le transport d’un produit morbide d’un point sur un autre de l’économie constitue la métastase, c’est ce qu’on voit dans l’asthme qui succède à une névralgie sciatique, dans Torchite remplaçant les oreillons, dans l’arthrite succédant à la blennorrhagie, dans l’hémoptysie remplaçant les règles ou le flux hémorrhoïdal ; dans l’angine granuleuse chronique, dans les catarrhes pulmonaire ou intestinal substitués à une maladie de peau, dans les abcès pulmonaires, suite de résorption purulente ou de diphthérite, etc. Dans tous ces cas il
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De s’a^t pas d’une complication des maladies, niais bien d’un changement de forme et de siège du mal sous l’influence du même principe morbide.
MÉTASTATlQrE . Phénomène morbide produit par la métastase. Ainsi, il y a des abcès meÏGS/a/fçi/y'S dans le foie, dans le cerveau, dans le tissu cellulaire, dans les reins, etc. , à la suite de la résorption purulente occasionnée par une opération chirurgicale ou dans la résorption diphthéritique de l’angine couenne use et du croup.
MÉTASTATlfttES (ABCÈS). V. ABCÈS.
MÉTATARSE. V. FRACTURES, LUXATIONS
et Plaies.
MÉTHODE SOES-CETAAÎÉE. La rupture des tendons sans plaie des téguments, les ouvertures des capsules articulaires et des synoviales, sans plaie extérieure, à la suite des luxations, guérissent rapidement et ne s’accompagnent d’aucun accident. Les ouvertures des gaines, des tendons et les plaies articulaires, communiquant avec l’air extérieur, ont au contraire une gravité énorme à cause d’accidents inflammatoires qui compromettent la vie. De celte comparaison il est ressorti que, en fait, l’air est une condition défavorable à la guérison des plaies, et il en est résulté une méthode opératoire qui a pour but de faire des opérations, en évitant, autant que possible, le contact de l’air sur les surfaces blessées.
Cette méthode, pratiquée plus ou moins grossièrement par Boyer, Stromeyer et Dielfenbach, n’a été bien régularisée que par J. Guérin, qui a institué la méthode et qui a trouvé des applications nouvelles pour l’ouverture des foyers purulents (les abcès par congestion), et pour pratiquer la thoracocentèse. Il est juste de dire, d’après Bosquillon, que Bell faisait un pli à la peau pour empêcher l’introduction de l’air.
La peau, cessant d’être parallèle à la plaie des parties profondes, le but était atteint.
La ténotomie et la myotomie (V. ce mot) sont des applications de la méthode sous-cutanée.
L’ouverture des articulations pour extraire des corps étrangers articulaires, par le procédé de Goyrand d’Aix, se rattache encore à la méthode souscutanée.
L’ouverture des kystes synoviaux, des kystes abdominaux de l’ovaire et du foie, sont dans le mênie cas.
Ponctions sous-cutanées. — Pour vider des foyers purulents, J. Guérin se sert d’un trocart un peu aplati, muni d’un robinet. On ponctionne, on retire le poinçon du trocart et l’on ferme aussitôt le robinet de la canule. On visse à l’extrémité de cette canule, au moyen d’une virole qui est attachée à son pavillon, une seringue. Cette seringue est munie d’un robinet à double effet. Ce robinet se manœuvre de la manière suivante :
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Quand la clef du robinet D est tournée comme elle est placée sur la figure 377, le liquide qui est dans le corps de pompe de la seringue entre ou sort par le conduit B. Quand on tourne la clef dans la direction de l’ouverture C, c’est par elle alors qu’entre et sort le liquide.
En se servant de cet appareil, soit pour les abcès froids et par congestion, soit pour les hydarthroses, soit pour la thoracocentèse, on peut vider le liquide contenu et faire aussitôt uue injection.
Voici comment on s’y prend. Après avoir ponctionné la cavité malade avec un trocart aplati, on ouvre l’orifice B du robinet à double effet, on aspire le liquide. Si celui-ci est abondant et ne peut être pris par une seule aspiration de la seringue, on tomme le robinet, l’orifice B est fermé (fig. 377),
Fig. 377. — Robinet à double effet. — A. Partie qui se visse sur le corps de pompe. — B. Tube où l’on vis.se à volonté une canule quelconque. — C. Tige où l’on visse, comme à l’autre tige, une canule à volonté. — D. Clef du robinet.
on vide le corps de pompe par l’orifice C qui est ouvert. On tourne le robinet et l’on aspire de nouveau par l’orifice B qui est de nouveau ouvert. Si l’on veut faire des injections dans les foyers, on aspire de l’iode ou tout autre liquide modificateur par l’orifice C, puis on tourne le robinet et l’on pousse l’injection par l’orifice B. De cette façon, toutes ces opérations ont été faites sans déranger l’appareil uné fois en place (Méthode de J. Guérin).,
Incisions sous-cutanées. — Les incisions sous-culahées se font de deux manières, ou bien à l’aide d’un ténotome (V. Ténotomie), ou bien à l’aide d'un pli fait à la peau. Voici comment on applique ce dernier procédé.
On tire la peau dans un sens ou dans un autre, de façon à détruire le parallélisme entre la partie profonde que l’on veut couper, et la peau qu’on a ainsi tirée est pliée, puis le pli est confié à un aide. Le chirurgien incise obliquement en tournant la pointe de son bistouri du côté opposé au pli formé. Lorsque l’opération est terminée, l’aide laisse la peau revenir sur elle-même, et alors l’ouverture de la peau et celle des parties profondes se trouvent séparées par un espace de 2 à 5 centimètres, suivant la laxité de la peau de la région où l’on a opéré. V. Corps étrangers ARTICÜLAIRES, KYSTES.
MÉTRITE. On donne le nom de métrite à l’inflammation de l’utérus.
*,5-* L’inflammation qui atteint l’utérus entier est le cas le plus rare ; on distingue parmi les inflammations de l’utérus la métrite du col, la métrite interne, la métrite du corps de L'utérus ou métrite parenchymateuse , la métro-péritonite puerpérale.
Métrite dn col. L’inflammation du col de l’utérus est liée aune métrite chronique de l’utérus, à une métrite interne ou inflammation chronique de la muqueuse utérine, ou à une
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vaginite, ou encore à des syphilides du col
utérin.
Une vaginite, une métrite générale, suite de couches, ou des manœuvres exercées sur l’utérus dans le but de le redresser, les excès de coït chez les jeunes femmes nouvellement mariées, le coït au moment des époques, causent souvent la métrite du col utérin.
Il y a deux états dans les métrites du œl, l’engorgement et les ulcérations; l’engorgement existe rarement seul, le plus souvent il est la conséquence d’ulcérations : c’ek dire qu’il y a inflammation du tissu utérin et inflammation de la muqueuse.
Toutes les lésions du col produisent des douleurs de voisinage dans les cuisses, dans les aines ou dans la région sacrée, douleurs que la marche, le coït, le ballonnement du ventre, exaspèrent toujours. Les engorgements de l’utérus, avec déviations utérines, causent des douleurs encore plus marquées.
I. Inflammation chronique du col de l'utérus. L’engorgement du col utérin peut être général ou partiel; il peut n’exister que sur une seule lèvre, qui se tuméfie, devient dure et douloureuse. On reconnaît cet état par le toucher, qui permet de sentir une induration et provoque des douleurs. Quelquefois une petite tumeur se fait sentir sur la lèvre postérieure du col, c’est un véritable petit phlegmon qui peut se résorber ou suppurer (Nélaton).
A l’examen avec le spéculum on trouve l’utérus dur et présentant une coloration rouge, un peu jaunâtre, violacée, lorsque la lésion est ancienne et sur le point de se guérir. Quelquefois le col saigne facilement, surtout lorsqu’il y a quelques ulcérations.
On reconnaît que l’engorgement du col est dû à une métrite interne quand le col laisse échapper un liquide albumineux, épais et blanchâtre, et quand il y a une rougeur d’une des lèvres du col sur laquelle coule le liquide, suivant que l’utérus est en antéversion ou en rétroversion (Nouât).
L’engorgement du col utérin symptomatique d’ulcération de cette partie se reconnaît à l’inspection avec le spéculum par des écoule ments blanchâtres leucorrhéiques à travers le col utérin.
L’engorgement du col de l’uténis compliquant une antéversion cause du ténesme vésical, l’engorgement compliquant une rétroversion cause du ténesme rectal.
Les engorgements chroniques du col utérin peuvent être le point de départ d’un allongement hypertrophique de cette partie (Huguier),
Thérapeittique. — L’engorgement simple du col se guérit par le repos, par la continence et par les
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injections, le soir avec de l’eau de feuilles de noyer, le matin avec :
Eau . . . 250 grammes.
Alun . 5 id.
Le ventre doit être soutenu par une ceinture, pour empêcher le poids des intestins de peser sur l’utérus, et les malades doivent rester au repos : huit jours avant les époques, pendant les époques et huit jours après pendant plusieurs mois, prendre des bains fréquents et placer des cataplasmes sur le ventre.
Lorsqu’il y a des symptômes inflammatoires francs, lorsque l’utérus est très-chaud et très-douloureux, on fera une saignée générale, ou on appliquera six sangsues aux cuisses, ou on placera une ou deux sangsues sur le col. — Les malades prendront deux bains de siège par jour et y resteront pendant une demi-heure ou trois quai*ts d’heure. — Elles prendront deux lavements émollients ou additionnés de six gouttes de laudanum. — Si une petite tumeur phlegmoneuse se forme sur le col, on la ponctionnera dès qu’elle se ramollira, et l’on fera des injections d’eau de guimauve.
IL Ulcérations du col de Vutérus. — Des érosions dues au passage des liquides iritants sortis de l’utérus, des granulations et des fongosités constituent les ulcérations simples du col de l’utérus. Des chancres et des plaques muqueuses existent aussi sur l’utérus. V. Chancre du col DE l’utérus.
Les ulcérations du col de l’utérus s’observent à l’âge moyen de la vie des femmes, quel que soit leur tempérament. Les jeunes filles chlorotiques y sont assez sujettes (Bennett), mais les ulcérations qu’on rencontre chez elles sont des ulcérations dues à des écoulements coiiséeutifs à une métrite interne ou à une leucorrhée lymphatique et scrofuleuse.
Les ulcérations du col de l’utérus se reconnaissent aux signes suivants : tiraillements dans les aines, pesanteur dans le bassin et tous les signes des métrites internes et des engorgements du col, parfois les signes de phlegmon péri-utérin (V. ce mot). La menstruation est troublée, il y a suppression ou prolongation des règles ou des écoulements sanguins au moindre contact pendant le coït. Il existe des pertes blanches plus ou moins abondantes, quelquefois mêlées de sang ; mais, dans aucun cas, elles n’ont nwuvaise odeur. Les malades deviennent plus ou moins dyspeptiques, elles ont des dépravations d’appétit, quelquefois des attaques d’hyslérie. D’autres fois elles deviennent anémiques et les urines déposent des sédiments d’urate et de phosphate d’ammoniaque.
En général, dans les ulcérations du col utérm, les accidents augmentent à chaque époque menstruelle et le coït est douloureux, surtout dans le cas de granulations (üuparcque).
Les ulcérations simples ou exulcérations symptomatiques donnent lieu à des écoulements blancs peu abondants; elles se reconnais-
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sent au toucher par leur consistance un peu molle sur un col plus ou moins dur; au spéculum, elles offrent une coloration rouge vineuse, finement granulée et qui blanchit lorsqu’on les touche avec une solution de nitrate d’argent, ce qui indique nettement une érosion. Ces ulcérations ne peuvent être confondues avec aucune autre lésion, et elles existent toujours sur la surface de la lèvre du col, sur laquelle coulent les produits écoulés de l’utérus.
Les ulcérations ou granulations du col sont constituées par de véritables bourgeons charnus, élevés au-dessus de la surface du col de l’utérus ; on les sent par le toucher, on les voit à l’examen avec le spéculum, et le moindre contact les fait saigner ; elles existent sur les deux lèvres du col et semblent le résultat d’ulcérations inflammatoires ou de lésions des follicules glandulaires du col. Ces granulations sont parfois recouvertes par une couche de pus blanchâtre et visqueux.
Les ulcérations fongueuses sont la conséquence d’ulcérations ou de granulations développées outre mesure, ce sont des altérations de même nature que les fongosités utérines et elles offrent l’aspect de villosités, d’un rouge sombre, qui occupent la cavité du col et les bords de son ouverture ; on les observe chez les femmes qui ont des ulcérations depuis un long temps. Ces lésions semblent être dues à l’ulcération des follicules glandulaires du col.
Toutes les ulcérations du col de l’utérus peuvent causer son rétrécissement et son oblitérations (V. Atrésië cok génitale du col). Elles sont souvent la cause de stérilité (Chomei, Emery).
On ne confondra pas les ulcérations du col avec les ulcères vénériens : ceux-ci, sont toujours taillés à pic, seulement il est probable qu’un chancre en voie de réparation peut être le point de départ d’ulcérations ou de granulations. La blennorrhagie avec ulcérations du col se reconnaît aux aniécédenis des malades, à un écoulement jaune, verdâtre, par l’orifice utérin, à une exsudation jaunâtre, sécrétée par les exulcérations du col.
%* Les grandes ulcérations du col utérin chez les femmes enceintes causent quelquefois l’avortement, surtout lorsqu’on veut les traiter par des moyens énergiques, tels que la cautérisation répétée. On a dit que, cpiand par hasard les cautérisations ne faisaient pas avorter, elles échouaient ordinairement (Coffin); cela est exagéré. — La cautérisation au fer rouge même peut ne pas faire avorter lorsqu’elle est faite avec mesure.
Thérapeutique. — Lorsque les douleurs sont trèsvives, lorsque le col est très-tuméfié, on fera une ou deux saignées de 100 grammes. On donnera des bains de mains et de pieds sinapisés. On placera des
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sangsues aux aines, et si les malades ne s’y opposent pas, des vésicatoires sur l’hypogastre. On prescrira des injections vaginales avec l’alun ou l’acétate de plomb, h grammes par injection; des injections d’eau de feuilles de noyer :
Ean . 9000 grammes.
Feuilles de noyer sèches .... 30 id.
de décoction d’écorce de chêne ou de noix de galle. Ces médications agissent par l’acide galÜque qui joue le rôle d’astringent. V. Injections.
Contre les douleurs utérines, on emploiera les douches d’acide carbonique (Aran), soit avec une seringue bien calibrée, soit avec un réservoir de caoutchouc chargé de gaz que l’on vide dans le vagin à l’aide d’une canule molle.
Lorsque tous ces moyens échouent, les douches vaginales et utérines froides pourront être conseillées.
De grands bains tièdes devront être pris tous les deux jours.
Contre les exulcérations symptomatiques, ou appliquera le traitement de la métrite interne. C’est en vain que l’on cautériserait l’exulcération.
Les granulations peu étendues peuvent être traitées d’abord par l’application de topiques. On place dans le vagin un tampon d’ouate contenant \ gr. de poudre d’alun et on le laisse vingt-quatre heures en place. S’il y a engorgement chronique et douloureux du col, on peut placer un suppositoire vaginal ;
Beurre de cacao. q. s.
Extrait de belladone . \
Ibdure de potassium .... S ââ 1 gramme.
Ratanhia .......... I
OU simplement de l’extrait de belladone mêlé avec de l’axonge à parties égales.
(Desgranges de Lyon.)
Pour guérir les ulcérations, on les touchera avec un pinceau de charpie trempée dans le perchlorure de fer ou la teinture d’iode, ou bien on touchera les ulcérations avec un crayon de tannin. Si les ulcérations s’étendent dans le col, on y laissera un crayon de tannin pendant une heure (Becquerel). V, Caustiques.
La cautérisation sera employée si les ulcérations résistent à ce traitement. On se sert du crayon au nitrate d’argent, du caustique Filhoz, du nitrate acide de mercure ou du fer rouge (Jobert).
Pour cautériser avec le nitrate d’argent, onintro duitle spéculum bivalve, on découvre le col [V, Utérus (Exploration de l’)], on nettoie les parties avec un tampon d’ouate porté sur le col à l’aide d’une pince à point d’arrêt et à rallonge de Charrière qui se trouve dans la trousse, ou on se sert d’une longue pince à pansement, puis mi porte le crayon sur l’ulcération. La surface ulcérée blanchit. On nettoie de nouveau avec du coton, on retire le spéculum et Ton donne un grand bain ou un bain de siège dans la journée.
Pour cautériser avec le caustique Filhoz, on se sert du spéculum plein, on lave le col avec de l’eaü salée après la cautérisation, puis on prescrit un bain.
Pour cautériser avec le nitrate acide de mercure, on se sert du spéculum plein et l’on touche les parties avec un pinceau de charpie imbibé de la solution, puis on lave à l’eau toute la partie cautérisée. On donne un bain.
Pour cautériser au fer rouge, on se sert d’un spé-
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cnlmn plein d’iroire ou de buis qui est mauvais
conducteur du calorique, et l’on cautérise avec le
fer rouge ou le galvano-cautère, puis on lave à l’eau
froide.
Le fer rouge a été remplacé quelquefois par le caustique de Bonnafond.
Gomnie adragant. . . . 5 grammes.
Pondre de charbon végétal. ... 15 id.
Kitrate de potasse . 2 id.
On cautérise avec cette pâte formée en crayons et allumée □.
Après les cautérisations de l’utcrus, on tient les malades au repos, on appbquc un cataplasme sur le ventre et l’on ordonne de faire des injections émollientes pendant l’intervalle des cautérisations. S’il existait quelques douleurs le soir, on donnerait un demi-lavement avec huit gouttes de laudanum.
Les cautérisations seront renouvelées tous les huit Jours, jusqu’à ce que les ulcérations et l’engorgement du col aient diminués. La coloration violet clair | du col est un bon signe pour s’arrêter. Pendant le traitement, les rapprochements sexuels seront interdits.
Les accidents des cautérisations du col utérin sont le phlegmon péri-utérin, la métrite simple et quelquefois la péritonite.
En même temps qu’on traite l’état local, on administrera de , temps en temps quelques purgatifs doux, tels que 20 grammes d’huile de ricin, les lavements avec 10 grammes de séné.
On enverra les malades à la campagne ou aux eaux de Néris, de Plombières, de Bourbon- Lancy, d’üssat, de Saint-Sauveur, d’Ems, de Shlangenbad, de Tœplitz, de Pfœffers. — S’il y a chlorose et anémie, on enverra les malades à Forges, en Normandie; à Spa, et on leur fera boire des eaux de Bussang ou d’Orezza, etc., et on les enverra aux bains de mer. V. Cqlorose et Akémie.
On donnera une nourriture fortifiante, de la viande saignante et du vin généreux.
Toutes les préparations externes données contre les flueurs blanches pourront être employées, mais il ne faut pas trop compter sur elles, V. Leucorrhée.
Le traitement des ulcérations du col est toujours très-long.
Métrite du corps de l’utérus.
I. Métrite aiguë du corps de l'utérus. — La métrite générale aiguë hors l’état puerpéral est extrêmement rare, et ce que l’on désigne en clinique sous le nom de métrite n’est le plus souvent qu’une inflammation du tissu cellulaire du pourtour de l’utérus.
La métrite localisée à une portion du corps de l’utérus (Paul d’Eginej est chose rare.
La métrite aiguë se montre après des fatigues excessives, après des excès de coït, après un refroidissement au moment des époques et dans le cours d’une blennorrhagie.
De la fièvre, des douleurs- occupant le bas-ventre, les reins, les aines, les lombes, avec souffrance par la rétention volontaire d’urine et en allant à la selle, et une sensibilité très-vive à la pression de l’hypogasire, indiquent une métrite aiguë.
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Dans la mélritc aiguë, lorsqu’on palpe l’utérus h travers l’abdomen, on provoque des douleurs aiguës, et au toucher vaginal le contact du doigt cause une douleur assez vive, que les malades caractérisent en disant que la douleur leur porte au cœur.
La métrite aiguë peut être la suite d’une congestion de l’utérus après une brusque suppression des règles.
La métrite ne cause d’accidents hystériformes que sur les femmes qui sont déjà hystériques.
Lorsqu’une métrite est survenue à la suite d’une brusque suppression des règles, le retour de l’écoulement menstruel est une bonne condition qui annonce la terminaison heureuse du mal (Benett).
On ne confondra pas la métrite générale avec la cystite, parce que dans la cystite il y a des dépôts muqueux dans l’urine, des envies fréquentes d’uriner ; puis en touchant les malades on peut constater, en cas de cystite, une douleur à la pression, lorsqu’on presse sur la vessie.
Le phlegmon des ligaments larges (V.
Ligaments larges) est révélé par des douleurs dans les fosses iliaques, l’utérus n’est pas douloureux ;T)n sent l’organe, peu mobile au milieu de tissus résistants, où l’on sent battre des artères avec force. On ne confondra donc pas le phlegmon avec la métrite qui est essentiellement caractérisée par une sensibilité vive de l’utérus seulement.
L’ovarite donne lieu h des douleurs fixes en arrière de l’arcade crurale, et l’On sent quelquefois sur les côtés de l’utérus un point résistant et douloureux. Les douleurs causées par l’ovarite sont plus vives que celles qui sont causées par la métrite, elles s’irradient dans les cuisses et empêchent la marche. .
Il est très-difficile de distinguer une métrite d’une péritonite circonscrite et bornée au péritoine qui recouvre l’utérus. Cependant l’insensibilité du col de l’utérus et l’existence d’une fièvre plus intense que ne l’est d’ordinaire celle qui accompagne les métrites, le ballonnement léger du ventre, sont des signes importants qui pourront éclairer le diagnostic.
%* Des signes de métrite chez une femme atteinte de tubercules et qui n’a point de vaginite doivent toujours faire soupçonner des tubercules de l’utérus; si à un moment donné on voit par l’examen, à l’aide du spéculum, des grumeaux blanchâtres, sortir par le col utérin (Lisfranc, Pégot), les tubercules de l’utérus sont très-probables.
Thérapeutique. — Le repos au lit, les bains de siège, les cataplasmes sur le ventre, les sinapismes aux extrémités, les lavements émollients, sont de [ bons moyens, propres à guérir, au début, les inflam-
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mations de l’utérus qui sont dues à une brusque suppression des règles.
Lorsqu’il y a de la fièvre et des douleurs vives^ il est bon de pratiquer une petite saignée générale ou mieux d'appliquer dix à vingt sangsues sur la région hypogastrique. — Les sangsues sur le col de l’utérus (Duparcque, Aran^ Benett^ Bernutz) sont assez utiles, tout à fait au début de la métrite. Les scarifications sur le col ont des dangers. (Bernutz et Goupil).
Les cataplasmes dans le vagin, conseillés par quelques personnes, sont des moyens qui peuvent être utiles, mais ils répugnent aux femmes, et, de préférence, on emploie les injection suivantes :
Injection belladonée.
Eau . 1000 grammes.
Feuilles de belladone . 13 id.
Roses de Provins . 30 id.
Faites bouillir.
Injection narcotique..
Feuilles de morelle.
Têtes de pavot . . .
là 15 grammes.
. 100 id.
Faites bouillir. (Hôp. de Paris [Tl.)
II. Métrite chronique du corps de V utérus. — La métrite chronique du corps de l'utérus est rare ; elle ne peut être mieux caractérisée que par l’état de l’utérus chez les femmes atteintes de corps fibreux ou de fongosités utérines.
La métrite] chronique présente les mêmes symptômes que la métrite aiguë, moins la fièvre et les douleurs vives au toucher, mais il y a les mêmes symptômes de congestion utérine (V. ce mot), avec écoulement peu abondant, et quelquefois de douleurs spontanées persistantes, variables, avec de fréquentes exacerbations.
Thérapeutique, — Le traitement de la métrite chronique repose sur les mêmes indications que celles de la métrite aiguë ; seulement les moyens antiphlogistiques, saignées et sangsues, sont inutiles. — On est souvent obligé d’avoir recours aux révul¬
sifs cutanés, tels que les frictions sur l’hypogastre avec la pommade stibiée (Duparcque), le vésicatoire sur le ventre (Hôp. de Paris), etc.
Le cautère sur le pubis (Gendrin) est peut-être très-utile, mais il est peu de femmes qui veuillent le supporter.
métrite interne chronique ; catarrhe utérin. La métrite interne siège dans le corps ou dans le col de l’utérus, c’est une inflammation de la muqueuse, elle cause la leucorrhée et engendre les fongosités utérines (V. ces mots).
La métrite interne chronique se révèle par des symptômes fugaces, de douteurs semblables à celles qui existent dans les engorgements du col, et il y a un écoulement visqueux, clair ou blanchâtre comme de l’empois cuit, qui cause habituellement l’exulcération du col.
Les couches pénibles, les fausses couches, les blennorrhagies, la masturbation, les excès de coït, sont les causes ordinaires de la métrite interne.
Les métrites internes peuvent durer jusqu’à l’époque de la ménopause, mais, chez les femmes qui ont des déplacements de l’uténis, elle peut persister encore au delà de ce terme.
. Thérapeutique. — Toutes les médications générales dirigées contre les ulcérations du col utérin seront appliquées contre la métrite interne.
On peut, lorsque le corps de l’utérus n’est pas très-douloureux, cautériser à l’aide du nitrate d’argent la cavité de l’utérus, et répéter la cautérisation toutes les trois semaines ou tous les mois (Nonat). Pour faire cette cautérisation, on se sert d’un portecaustique sur le modèle de celui de Lallemand (une cuvette, contenant du nitrate d’argent fondu, montée sur une tige et enfermée dans une sonde d’argent droite ouverte du bout), ou d’une fine tige de bois entourée de charpie serrée avec un fil et trempée dans la solution de nitrate d’argent au trentième.
Hétrite pnerpuéraie. Peu après l’accouchement, une plilegmasie envahit quelquefois l’utérus et est caractérisée par un véritable phlegmon de l’utérus et des parties voisines, avec phlébite, ou angioleucite dans le voisinage ; la métrite arrive dans certains cas après que la femme est relevée de couches, et alors la maladie est souvent due à un refroidissement.
La métrite puerpuérale, développée dans les premiers jours qui suivent l’accouchement, s’annonce par des frissons, de la fièvre, de la sensibilité du bas-ventre, des douleurs dans les reins, les lombes et les cuisses, et il y a du météorisme, du ballonnement du ventre et du ténesme anal et vésical. Au toucher on sent le col de l’utérus dur (Béhier). L’utérus est senti à l’hypogastre, il est dur et douloureux, il est peu mobile.
La métrite puerpérale des premiers jours se complique assez souvent de péritonite, de phlébite utérine, de phlegmons des ligaments larges et d’infection purulente; elle n’existe pas avec l’infection putride aiguë. V. Infection purulente et putride; Fièvre