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des muscles pour empêcher leur atrophie et pour favoriser le retour de la propriété des nerfs s’ils peuvent se cicatriser.
V. Corps étrangers des nerfs (Denmark, Descot, Dupuytren, Jeffreys, Vernois). — Les fragments de corps étrangers lancés par la poudre à canon, une mèche de fouet (Dupuytren), une ligature, des fragments de bois ou de porcelaine, ont été trouvés logés dans des nerfs un peu volumineux ou dans des tissus voisins des nerfs.
Lorsque dans une plaie récente des douleurs vives se font sentir et sont intolérables, il y a lieu de penser qu’un corps étranger est resté dans la plaie et est implanté dans un nerf ou le blesse.
*,j.* Le tétanos suit souvent les plaies des nerfs compliquées de corps étrangers.
Thérapeutique - On cherchera les corps étran¬
gers, dans les plaies récentes, et on les extraira ; s’il s’agit d’un corps étranger logé dans un nérf depuis, longtemps, ce que l’on ne soupçonne que par l’existence dans les antécédents des malades d’une plaie qui est toujours restée douloureuse (Denmark et Jeffreys), on fer a là. névrotomie. — On traitera la névrite et le tétanos, s’ils existent, par les moyens appropriés.
yi. Ligature des nerfs. — Sauf uii cas de Descot (V. Corps étrangers des nerfs) où une ligature était restée dans le nerf sciatique et avait produit une névralgie rebelle, les ligatures des nerfs ne causent pas d’accidents paralytiques très-redoutables. La ligatùre en effet sectionne le nerf, qui se réunit ensuite bout à bout.
Les ligatures des nerfs causent toujours des douleurs vives, des paralysies momentanées, et il est indiqué de ne point lier ces organes avec une artère dans les ligatures ‘faites sur le trajet d’un vaisseau. Les ligatures des nerfs au niveau dè la section dans les amputations doivent aussi être évitée.
On a vu un nerf emprisonné dans Un cal et comprimé comme par une ligature (Ollier). V. Cal difforme.
Thérapeutique. — Détruire l’agent qui comprime circulairement un nerf.
NîÉRis (Allier). Eaux minérales bicarbonatées sodiques, de 50 à 53°, employées en boissons, en douches et en bains dans le rhumatisme chronique, dans les paralysies, dans l’hystérie, les névralgies et les affections nerveuses Q.
IVÉROLI. Nom donné à l’huile essentielle tirée de la fleur d’oranger.
KERPRtW. Arbrisseau indigène de la famille des rhamnées, dont les baies sont employées comme purgatifs. Elles se donnent en nature au nombre de quinze à trente ou mieux sous forme de sirop à la dose de 20 à 40 grammes dans l’hydropisie Œl. Le sirop de nerprun.
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à la dose de 5 à 10 grammes par jour, se donne aussi pour prévenir les accès de goutte.
Fig. 39i. — Nerprun.
AERi’AL. Nom donné à un baume employé contre les douleurs névralgiques.
^'ERvosIS]ME ( Névropathie protéiforme, Etat nerveux, Fièvre nerveuse,
DIATHÈSE NERVEUSE, NÉVROSPASMIE). A CÔté de l’hystérie et de l’hypochondrie, caractérisées par des symptômes significatifs, il y a un état morbide indéterminé nerveux dans lequel les malades souffrent de troubles fonctionnels variables de l’intelligence, du mouvement et de la sensibilité organique, de façon à former un état nerveux général, qu’on peut appeler le nervosisme.
Le nervosisme, plus commun chez la femme que chez l’homme, est une névrose qui résulte ordinairement de l’action de toutes les causes débilitantes et toxiques, telles que l’état lymphatique et chlorotique; la menstruation trop abondante; l’allaitement prolongé ; l’édu cation énervante romanesque ; les veilles prolongées et les excès de travail ; les excès vénériens, les pertes séminales; la convalescence des maladies aiguës ; les grandes hémorrhagies ; l’abus du tabac, l’influence de la syphilis constitutionnelle et les maladies chroniques.
Il y a quelquefois un état nerveux aigu fébrile qui simule la fièvre continue ; mais ordinairement c’est à l’état chronique qu’on observe le nervosisme.
\* Le nervosisme chronique offre des degrés infinis depuis l’agacement nerveux qui en est l’origine, jusqu’aux désordres fonctionnels les plus graves et les plus raultipUés.
Dans le nervosisme chronique existent les
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troubles fonctionnels les plus variés, qui sont : l’inquiétude et l’impatience morales ; le mécontentement de toute chose ; l’insomnie ; les hallucinations; les douleurs vagues de la tête et des membres; les étouffements; la toux nerveuse; les palpitations; l’amyosthénie et quelquefois la paralysie; l’anesthésie et l’hyperesthésie ; les éructations et les douleurs gastriques; les vomissements, la constipation ou la diarrhée ; quelquefois enfin une dyspepsie acide très-prononcée, amenant une sorte de fièvre nerveusé hectique et la mort.
Il y a différentes formes de nervosisme chronique caractérisées par la prédominance d’un trouble fonctionnel spécial ; ainsi j’admets un nervosisme cardiaque, cérébro-spinal, gastrique , utérin , paralytique , douloureux , spasmodique, etc. Lorsque l’état nerveux des malades est compliqué de troubles fonctionnels plus graves du côté du cœur, du côté de l’encéphale ou de la moelle, ou du côté de l’estomac, de l’utérus, de la motilité ou de la sensibilité des membres.
Le nervosisme est souvent compliqué d’anémie, de chlorose et d’hypochondrie ; mais j il peut exister sans aucun autre état morbide,
I et chez les personnes qui succombent on ne trouve aucune altération organique qui soit de nature à expliquer la mort.
Thérapeutique. — Dans le nervosisme, il y a quatre indications à remplir, ce sont : la recherche des causes du nervosisme ; le soutien à donner aux forces affaiblies ; la. guérison des accidents locaux, et enfin la lutte contre les complications que peut engendrer cette névrose.
Il faut prescrire aux malades atteints de nervosisme chronique la distraction, — les voyages, — l’exercice, — la gymnastique, — les toniques, tels qu’un bon régime alimentaire et les préparations ferrugineuses, manganésiques ou arsenicales; — les acides et la pepsine, s’il y a de la dyspepsie; — les boissons d’eau tempérée; — les bains tièdes ou salés, les bains de valériane, les bains de mer et l’hydrothérapie; — l’opium, s’il y a de la douleur; — - le bromure de potassium, contre la surexcitation morale ; enfin les antispasmodiques habituellement employés contre les névroses.
Il faut rechercher avec grand soin les causes locales qui peuvent engendrer sympathiquement le nervosisme chronique, parce qu’il suffit souvent de les détruire pour améliorer ou pour faire disparaître le mal. C’est ainsi qu’en ne négligeant point la gastralgie, la constipation, les vomissements, les entozoaires et les gaz de l’intestin, les névralgies, la spermatorrhée, les affections utérines, etc., dont se plaignent les malades, on arrive à les guérir en les débarrassant de ces incommodités qui étaient la cause du mal.
Maeération de quiaquLua .... 50 grammes.
Bromure depotasaiam ..... 150 eentigrammes.
Deux ou trois fois dans les vingt-quatre heures. La dose peut être portée à 5 grammes (Vigoimoux).
NJEETIEEE-EI-CHARITÉ (Haiite-Saône).
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Eaa sulfureuse calcique froide, peu employée.
XÉYBJILGIES. Des douleurs intermittentes ou rémittentes sur le trajet des nerfs superficiels ou dans les organes profonds, sans fièvre et sans altération du tissu nerveux, ne sont pas autre chose que des névralgies.
Quand les douleurs névralgiques sont causées par une lésion des cordons nerveux ou par une lésion du voisinage intéressant les nerfs, elles dépendent d’une névrite.
\* Il y a des névralgies dans les nerfs de la vie de relation et dans les nerfs de la vie organique; mais celles-ci sont plutôt des viscéralgies et elles forment la gastralgie, la cardialgie, l’hystéralgie, etc.
Le froid et le rhumatisme, les nosohémies chlorotique, saturnine, marenimatique, mercurielle, syphilitique et scorbutique, les névromes et les lésions des nerfs ou des tissus voisins, sont les causes productrices des névralgies idiopatijiques, sympathiques et symptomatiques. V. Nosohémies.
On ne connaît pas de lésion matérielle constante des nerfs dans les névralgies.
Les douleurs névralgiques cessent par la pression lorsqu’on peut écraser le nerf douloureux sur un os subjacent, mais elles s’exaspèrent lorsque la pression est insuffisante pour amener l’aplatissement des nerfs.
%* La chaleur ou le froid peuvent indistinctement exaspérer les douleurs névralgiques.
Les névralgies produisent à divers degrés, dans les parties où se distribue le nerf malade, de la rougeur, du gonflement, de l’œdème, des sécrétions glandulaires (larmes, sueur, salive, suc gastrique, mucus utérin), des spasmes et des convulsions partielles, des phlegmasies cutanées (zona) et, à la longue, des nosorganies viscérales.
Une névralgie intermittente, périodique et régulière, doit être considérée comme une fièvre larvée, qu’il faut combattre au moyen du quinquina.
Les névralgies constitutionnelles et surtout les névralgies chlorotiques, se déplacent avec la plus grande facilité et se montrent successivement sur des nerfs plus ou moins éloignés les uns des autres.
Rien n’est commun comme les récidives de névralgies.
Thérapeutique. — Aux nén’algies intermittentes périodiques et régulières il faut opposer le sulfate de quinine à 25 ou 50 centigrammes, deux heures avant l’accès Œ3..
Dans les névralgies syphilitiques, il faut donner de 1 à 3 grammes d’iodure de potassium par jour |-h -h.
Une névralgie ou mie viscéralgie chlorotique se guérit avec les préparations de fer ou de manganèse avec l’arséniate de soude l’hydro¬
thérapie avec les bains froids de la mer ou des
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rivières B, enlhi avec du quinquina, du vin, et une nourriture très-substantielle Q*
Quand on a donné ce qui convient pour détruire la cause des névralgies, il faut combattre l’élément douleur, 1° par les révulsifs : les applications quotidiennes de teinture d’iode simple ou de teinture d’iode morphinée (teinture d’iode, 15 grammes, sulfate de morphine, 1 gramme) ; — de solution de cyanure de potassium, 3 grammes pour 500 grammes d’eau, ou de teinture de chloroforme; — par les frictions d’eau de mélisse, d’eau de Cologne, d'eau-dcvie camphrée pure, d’essence de térébenthine, de baume Opodeldoch, de baume Nerval, de baume tranquille ; — par les fumigations de camphre, de myrrhe, de baies de genièvre ; par les vésicatoires volants, — par l’électricité, par l’application de plaques d’aimant, par l’acupuncture avec des aiguilles de platine pendant vingt minutes sur le point douloureux, par la cautérisation transcurrente , par la cautérisation pointillée avec la douche aqueuse filiforme d’un appareil pulvérisateur (Mathieu) ; 2° par les antispasmodiques internes, tels que l’éther, le castoréum, le musc, la valériane et ses composés, l’asa fœtida, la belladone, la codéine, l’opium, etc.; — 3° par les injections hypodermiques d’opium ou d’atropine, selon la méthode de Wood ; — par les vésicatoires ammoniacaux saupoudrés de 1 à 2 centigr. de sulfate de morphine, et renouvelés tous les jours; — par les inoculations de morphine ou d’atropine sous l’épiderme ; par vingt ou trente piqûres, etc.
Dans certains cas de névralgie rebelle et insupportable par l’excès de la douleur, il faut pratiquer la section ou la résection du nerf malade.
Une névralgie symptomatique d’une affection cancéreuse ou tuberculeuse voisine d’une tumeur comprimant le nerf ou d’un névrome doit être traitée de la même façon palliative ; mais il faut enlever le névrome et la tumeur qui cause le mal pour arriver à une guérison définitive.
On peut employer la solution suivante à l’extérieur :
Bisulfure de carbone . 30 ceDtis;rammes.
Teinture de camphre . 1)0 id.
Une compresse imbibée de cette solution et appliquée sur le siège de la douleur, lors même qu’il s’agit de coliques hépatiques, biliaires, etc., les fait cesser après cinq minutes. Cette rapidité est la meilleure preuve de sou action et de son avantage sur tous les autres anesthésiques, et après a^'oir enlevé ce topique au moindre sentiment de brûlure, il convient de le réappliquer de temps à autre pour prévenir le retour de la douleur (Smith) . V, plus loin le Formulaire des névralgies.
Névralgie de i’anus. Lorsque sans fistule anale et sans aucune lésion du rectum, il y a dans l’orifice de l’anus des douleurs aiguës intermittentes, avec contractions douloureuses du sphincter et de la vessie, on peut croire à l’existence d’une névralgie (Gampaignac).
Thérapeutique. — Par son influence sur la vessie et par l’arrêt momentané qu’elle apporte au jet de l’urine, la névralgie vésico-aiiale peut faire croire à un calcul de la vessie, et les hommes les plus distingués se sont mépris à cet égard jusqu’au point de faire inutilement l’opération de la taille.
Une incision du sphincter de l’anus, semblable à
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celle qu’on pralique pour la fissure, peut guérir la névralgie de l’anus.
La névralgie de l’anus est horriblement douloureuse et jette les malades dans un état de prostration désespérant.
Des suppositoires opiacés ou belladonés, des lavements narcotiques, des injections hypodermiques de sulfate de morphine ou d’atropine, des inoculations de morphine, des applications froides, des bains et des demi-bains, l’opium à l’intérieur sont les moyens à opposer à la névralgie de l’anus.
Fomentation ou injection narcotique.
Espèces narcotiques ...... 30 grammes.
Eau . 1000 id.
Faites infuser pendant deux heures ; passez, pour deux lavements. (F. H. P.)
On prépare de même les fomentations et injections avec les feuilles de belladone, de jusquiame, de morelle, de stramonium.
Les espèces narcotiques sont composées de parties égales de feuilles de morelle et de pavots brisés.
Lotion calmante.
Extrait de jusquiame . 30 grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau pure . 500 grammes.
Pour lotions sur l’orifice anal f+l.
Liniment . bellaclonisé.
Extrait de belladone . 50 grammes.
litber sulfurique . 100 id.
En onctions frequentes. Dans les intervalles, recouvrir l’anus de cataplasmes émollients et narcotiques [+]• (Sordet.)
Lavement belladonisé.
Extrait alcoolique de belladone. 10 centigrammes.
Infusion de camomille . 125 grammes.
Réitérer toutes les deux heures. (Ricord.)
Pommade à la belladone.
Extrait de belladone . 5 grammes.
Axonge balsamique . 40 id.
Frotter l’orifice de l’anus.
Gérât belladonisé.
Extrait de suc de belladone. ... 5 grammes.
Ajoutez assez d’eau pure pour en faire un liquide de consistance sirupeuse.
Mêlez ayec cérat . 40 grammes.
Employé comme la pommade précédente.
Xévralgie cardiaque. Y. ANGIISE DE POI¬ TRINE.
!%'évralgie du cordon spermatique et du testicule. — Irritabilb testis. Des douleurs dans le testicule ou dans le cordon, avec ou sans rétraction des bourses, avec ou sans vomissements, ne dépendant pas d’une lésion organique, sout la conséquence d’une névralgie du cordon. (Pouieau, A. Cooper).
La névralgie du testicule débute lentement ou subitement. Des picotements, de la gêne sur le trajet du cordon, sont les signes précurseurs de la névralgie du testicule ; mais ils peuvent manquer .
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Les accès de névralgie testiculaire sont extrêmement pénibles ; les malades se roulent dans leur lit, se courbent en deux, perdent tout repos et le moindre attouchement sur le testicule cause une douleur extrêmement vive.
Toutes les lésions traumatiques et inflammatoires du testicule peuvent être une cause de névralgie testiculaire.
La névralgie du testicule coïncide quelquefois avec la varicocèle. — On ne confondra pas la névralgie testiculaire avec les coliques uéphréliques accompagnées de rétraction du testicule, parce que la présence de graviers dans l’urine, les douleurs de rein habituelles, existent dans les antécédents des malades atteints de cette dernière affection et manquent dans la première ; parce que dans l’accès de colique néphrétique il y a quelquefois suppression complète d’urine ou une urine rouge et rare, ce qui n’existe point dans la névralgie du testicule.
Quand la névralgie testiculaire est régulièrement intermittente, on la guérit par le sulfate de quinine à haute dose après la fin dè l’accès.
La névralgie guérit quelquefois toute seule; mais, quand elle est violente, elle rend la vie tellement pénible que les malades sollicitent et même se font pratiquer la castration.
La castration faite dans les cas de névralgie testiculaire a montré que la glande spermatique n’était pas malade.
Lg névralgie testiculaire se rattaché souvent à une ancienne diathèse syphilitique, et guérit rapidement par l’iodure de potassium à doses assez fortes et longtemps prolongées.
Thérapeutique. — Des bains ou des demi-bains simples ou narcotiques, — des applications calmantes, — de petits vésicatoires volants avec sulfate de morphine par la méthode endermique, — des applications quotidiennes de teinture d’iode, de chloroforme alcoolisé, selon la formule (Bouchut) ; — d’alcool camphré à l’aide d’un pinceau, sont les moyens à opposer à la névralgie testiculaire.
Les injections sous-cutanées avec une solution de sulfate d’atropine, les cautérisations avec l’acide sulfurique du formulaire, les cautérisations de la peau au fer rouge même, ont été employées contre les névralgies rebelles avec succès.
L’incision des nerfs du cordon, la castration, sont des moyens de traitement qu’il ne faut pas employer, le premier parce qu’il ne peut être sérieusement appliqué, le second parce qu’il est barbare. — Les sangsues sur le trajet du cordon sont quelquefois d’un très-bon usage : c’est un révulsif qui a été puissant chez les sujets dont la névralgie pouvait être attribuée à un excès de coït.
Dans ce traitement, le chirurgien ne doit jamais perdre patience, dùt-il employer tous les médicaments, car la névralgie pourra guérm à la longue; qu’il soulage seulement, et ce sera assez ; mais qu’il n’enlève jamais le testicule, quelles que soient les instancesdu malade.
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- V opium, 5 centigrammes, la jusquiame, la "belladone, le datura, le musc pris à l’intérieur, donnent quelquefois de très-bons résultats.
' . Pilules de valérianate de zinc.
Valérianate- de zinc. ....... 50 centigrammes.
Extrait de jusquiame . . . 25 iil.
.. . -Extrait d!opiujn . - . 10 id.
Conserve de roses . q. s,
(Hôp. de Paris.)
Pour dix pilules; deux à trois par jour, à quatre iieures d’intervalle.
Pilules antinévralgiques.
Extrait de digitale. ....... 20 centigrammes.
Musc. . . 10 id.
Extrait thébaïquo . 5 id.
Mêlez. Pour quatre pilules, deux pendant l’accès.
(Boisron.)
iVévraigie crurale. Des douleurs existent quefquefois le long du nerf crural, et elles dépendent d’une maladie de la vessie ou de l’utérus.
Thérapeutique. — Contre cette névralgie, il faut employer les moyens décrits à propos des névralgies en général. V. NÉVKAI.G1E,
iVévralgie dentaire. La névralgie faciale bornée à un seul rameau des nerfs maxillaires supérieur ou inférieur constitue l’odontalgie, il se produit souvent une fluxion du tissu cellulaire voisin d’une dent malade et un abcès de la gencive, mais la névralgie dentaire peut exister en dehors de toute lésion des dents. .
Thérapeutique. — L’extraction des dents inalades est le meilleur remède de la névralgie dentaire.
Si l’on ne veut que calmer la douleur de l’odontalgie, il faut appliquer une sangsue sur la gencive, mettre dans les excavations dentaires un peu de coton imprégné de laudanum, de créosote, d’essence de girofle, de chloroforme, d’alcoolat, de cochléaria, ou faire injection d’un petit courant de gaz acide carbonique. V. Dentifrices, Dents (Carie des).
La compression un peu forte du nerf maxillaire inférieur derrière le condyle de la mâchoire au devant de l’oreille, suffit souvent pour calmer l’odontalgie.
La névralgie dentaire se calme très-bien avec une boulette de coton mise dans l’oreille après avoir été imbibée d’une solution saturée de morphine.
iS'évralgie faciale. V. NÉVRALGIE TRIt’A- CIALE.
Névralgie du foie OU Hépatalgie. Bien que ce soit rare, on observe des névralgies hépatiques, et alors les malades, pris de douleurs lancinantes dans l’hypochondre droit, avec irradiation dans le dos, dans le ventre et dans l’épaule, souffrent plus ou moins, ont des nausées, vomissent quelquefois, mais n’ont jamais d’ictère, ce qui distingue celte névralgie de la colique hépatique.
L’ hépatalgie est une maladie intermit-
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tente dont les accès sont plus ou moins éloignés et qui existe sans lésion appréciable.
Thérapeutique. — Du sirop d’éther ou de chloroforme, 30 à 60 grammes par jour; — des pilules d’opium, de jusquiame et de belladone, à la dose de 5 centigrmmes ; — des bains prolongés, — de l’hy^ drothérapie et des douches sur le foie, — des applications réitérées de teinture d’iode, d’alcool camphré ou chloroformisé, — des vésicatoires volants saupoudrés de morphine, — des préparations ferrugineuses, sont les remèdes les plus utiles à employer contre l’hépatalgie.
iNévraigie iiio>scrotale. Des douleurs névralgiques existent souvent aans le cordon testiculaire et dans le testicule. V. Testicule DOULOUREUX.
iNévraigie intercostale. Lorsque sans fièvre et sans modification des bruits respiratoires, il existe une douleur thoracique ayant pour siège la gouttière vertébrale, la partie moyenne ou antérieure d’un espace intercostal, dites: voilà une névralgie intercostale.
La pression augmente toujours la douleur de la névralgie intercostale.
La douleur de la névralgie intercostale n’occupe que les parties antérieure, moyenne et postérieure du thorax, là où le nerf envoie un filet nerveux à là peâü.
Dans la névralgie intercostale, la douleur se présente à l’un ou à l’autre des trois points du thorax où le nerf envoie un filet à la peau.
La chlorose et l’anémie sont les causés les plus ordinaires de la névralgie intercostale ; c’est là cé qui "explique la fréquence de cette maladie chez les femmes. V. Chlorose.
Chose assez singulière, la névralgie intercostale se montre ordinairement à gauche et elle occupe le cinquième ou le sixième nerf intercostal.
La douleur de la névralgie intercostale continue ou rémittente n’est jamais très-vive, mais elle empêche quelquefois les femmes dé s’habiller, tant elle s’exagère par la pression des vêtements.
Comme la névralgie ophthalmique amène l’œdème des paupières, le larmoiement, la congestion et la perte de l’œil, la névralgie intercostale détermine souvent le zona sur la peau qui correspond au nerf malade et dans la plèvre un hydrothorax plus ou moins abondant qui devient le point de départ d’une pleurésie latente.
La névralgie intercostale alterne trèssouvent avec les autres névralgies.
La névralgie intercostale se distingue du rhumatisme des parois thoraciques en ce que sa douleur est localisée sur un ou sur les trois rameaux cutanés du nerf, tandis que dans le rhumatisme la douleur est générale et aug-