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mentée par le moindre mouvement fait par les ' malades.
La névralgie intercostale causée par les lésions de la plèvre et des poumons (pleurésie latente, phthisie), se distingue des névralgies essentielles ou chlorotiques par la présence de signœ physiques fournis par la percussion et l’auscultation.
Théramutique. — Le traitement est le même que celui des névralgies en général. V. Névsalgie.
Névralgie lombo-abdominale. Les femmes sont très-sujettes à une douleur lombaire, iliaque supérieure où inguinale hypogastrique, due à une névralgie de la première paire des nerfs lombaires.
Une douleur apyrétique au-dessus de l’arcade crurale, augmentée par la pression, chez une femme qui n’a pas d’engorgement du ligament large, est la conséquence d’une névralgie abdominale.
Si la névralgie abdominale est dans quelques cas la conséquence d’un déplacement ou d’une phlegmasie de l’utérus, dans la plupart des cas elle résulte de la chlorose et guérit par la médication tonique et fortifiante.
La névralgie abdominale s’accompagne souvent d’une leucorrhée utérine qui produit l’ulcération du col, ce qui fait que des médecins, prenant l’effet pour la cause, traitent localement la maladie de l’utérus pour guérir la névralgie, tandis qu’au contraire, en guérissant la névralgie par des moyens généraux, on fait disparaître l’affection utérine locale.
Thérapeutique, — La névralgie abdominale doit être promenée par les malades et traitée par les moyens qu’on emploie dans la chlorose, en même temps que de la teinturé d’iode, des vésicatoires ‘volants saupoudrés de morphine seront appliqués sur l’endroit douloureux.
Les bains de mer et l’hydrothérapie sont choses excellentes dans la névralgie lombo-abdominale.
Si la névralgie abdominale est symptomatique d’une maladie de l’utérus et de ses annexes, il faut s’occuper de la lésion locale, enlever le polype ou le corps fibreux, cicatriser les ulcérations du col, redresser les inflexions de Lorgane, etc, V. Leccor-
RHÉE, ÜTÉRES.
Névralgie de la mamelle. Des douleurs lancinantes, continues ou rémittentes du sein, avec irradiation dans le cou et dans le bras correspondant, sans tumeur glandulaire, sont la conséquence d’une névralgie.
Quelques médecins confondent la névralgie de la mamelle avec le cancer du sein, parce qu’ils trouvent dans cette glande de petits noyaux durs, glandulaires, qu’ils prennent pour un tissu morbide de nouvelle formation et de mauvaise nature. V. Mamelle (GA^■CER et Tumeurs IMAGmAIRES DE LA).
Les femmes, nerveuses et irritables, sont souvent affectées de névralgie mammaire, et
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elles s’en tourmentent beaucoup parce qu’elles s’imaginent avoir un cancer au sein.
Thérapeutique. — Si de jeunes femmes sont affectées de névralgie mammaire, c’esc surtout à l’âge de retour que s’observe cette nécrose.
Des frictions opiacées ou belladonées, des emplâtres de Yigo ou d’opium, des applications quotidiennes d’acétate d’ammoniaque étendu d’eau, d’eau-de-vie camphrée, de teinture d’iode, de chloroforme alcoolisé, de sulfate de quinine ou la médication intérieure de la chlorose sont ce qu’il y a de mieux à faire pour guérir la névralgie de la mamelle.
Chez les femmes qui ont la gorge très-volumineuse et déplacée par le corset, il suffit de remettre le sein à sa place et à l’aise par un nouveau corset pour guérir la névralgie mammaire.
Névralgie occipitale. Des douleurs aiguës intex’mittentes , apyrétiques, sur un côté dé l’occiput, vers l’apophyse mastoïde et à la partie supérieure et postérieure de la tête, caractérisent la névralgie occipitale.
Thérapeutique. — Le traitement de la névralgie occipitale est le même que celui des névralgies en général. (V. ce mot). Ici, les applications de teinture d’iode, simple ou morpbinée, sont ce qu’il y a de plus utile à employer.
Névralgie de la peau OU Dermalgie. Une hyperestésie excessive de la peau, au moindre contact et sous l’influence du froid, ou une cuisson semblable à la brûlure d’un vésicatoire, avec élancements intermittents de la peau caractérisent la dermalgie.
Les névralgies de la peau existent souvent avec des névromes. V. ce mot.
Thérapeutique. — Les boissons chaudes sudorifiques, l’atmosphère chaude et la laine sur la peau; la transpiration provoquée par les bains de vapeur ; les onctions huileuses narcotiques et stupéfiantes ; de petits vésicatoires volants saupoudrés de morphine sur les points les plus douloureux; les applications de chloroforme alcoolisé, sont très-utiles contre la dermalgie.
Névralgie sciatique. Il y a une névralgie sciatique qui occupe l’un ou l’autre de ces nerfs, rarement les deux à la fois et que l’on observe dans toute la longueur ou sur une partie seulement du cordon nerveux.
Si quelquefois la névralgie sciatique dépend d’une maladie de l’utérus et de ses annexes, ou des «laladies du bassin, c’est ordinairement une maladie essentielle, sans altération appréciable du cordon nerveux.
La sciatique est aussi souvent rhumatismale que les névralgies intercostale, abdominale et frontale sont de nature chlorotique.
Il est rare de voir une sciatique occasionnée par la chlorose, tandis qu’il est très-commun d’observer la sciatique rhumatismale.
On reconnaît toujonm une sciatique à la douleur qu’elle occasionne à la partie postérieure de la fesse, de la cuisse et de la face
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externe de la jambe et du pied ; mais les points
lombaire, fessier, trochantérien, fémoral, péro-
néo-rotulien et sous-malléolaire externe, sont
ceux où la douleur se manifeste avec le plus de
Tivacité.
La douleur de la sciatique, continue ou rémittente, augmente quelquefois par la marche, par le décubitus sur le membre douloureux ; par la toux, par le rire et par les efforts ! de défécation; mais ordinairement les malades soulagés par le repos au lit boitent en se levant et marchent plus aisément quand ils ont fait quelques pas.
La sciatique récidive avec grande facilité et alterne souvent avec d’autres névralgies ayant pour siège la cinquième paire ou les nerfs intercostaux.
Une sciatique invétérée empêche le mouvement nécessaire à la marche et amène quelquefois l’atrophie du membre.
Comme il arrive souvent que la sciatique dépend d’une lésion du nerf à son origine dans le bassin, le toucher rectal est indispensable si l’on veut éviter une erreur de diagnostic, et considérer comme une névralgie une névrite symptomatique d’une lésion viscérale intérieure (Ghomel)..
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Les inoculations au moyen de la lancette, d’une solution saturée de morphine ou d’atropine, les injections hypodermiques de ces substances au moyen d’un trocart capillaire et de la seringue de Pravaz (Wood), sont souvent employées pour combattre la douleur, mais à choisir, l’inoculation narcotique est préférable h l’autre moyen.
Pour calmer les douleurs de la sciatique, il faut mettre de petits vésicatoires volants, larges de 1 centimètre , avec de l’ammoniaque ou de la pommade de Gondret, et les saupoudrer avec 1 ou 2 centigr. I de sulfate de morphine.