ŒIL
diminution dn champ visuel, par l’existence d’une tumeur constatée à l’aide de l’opthalmo scope qui fait croire à undécoUement de la rétine, par des bosselures de la cornée et de la sclérotique, puis par la perte de la vision. V. Choroïde (CajS'Cer de la), Rétoe (Cancer de la).
Le larmoiement, la photophobie, une iritis séreuse, caractérisent en général le cancer de l’œil arrivé à la seconde période ; des douleurs continues, violentes, un développement rapide de l’œil, qui se bossèle, font reconnaître le cancer de l’œil en dehors de tout examen ophthalmoscopique.
Lorsque l’œil a été entièrement envahi par le cancer et que le produit cancéreux a acquis un grand développement, l’œil sort de l’orbite et un champignon cancéreux écarte les paupières.
Thérapeutique. — L’ablation de l’œil est le seul traitement possible du cancer de cet organe.
€Eîi (Contusion de l’). L’œil peut être contus par un choc direct ou par une cause indirecte, comme à la suite d’un coup sur la tête. La contusion de l’œil produit une lésion de la cornée ou une déchirure de l’iris et de la choroïde. V. Iris, Cornée, Choroïde.
Ou trouve quelquefois après une contusion de l’œil un épanchement de sang intraoculaire, et l’on donne le nom d’hypohéma à l’épanchement de sang qui siège dans la chambre antérieure de l’œil. V. Hypohéma.
%* L’hypohéma, suite de contusion, comme l’hypohéma suite d’opérations de pupille artificielle ou d’évacuation subite de l’humeur aqueuse par une ponction de la cornée est le résultat d’une hémophthalmie due à la rupture des vaisseaux de l’iris.
Ou reconnaît l’hypoliéma récent à un disque rouge bran ou rosé, occupant la partie inférieure de la chambre antérieure, et se déplaçant parfois selon les mouvements d’inclinaison prolongée de la tête.
On ne confondra pas l’bypohéma avec la déchirure de l’iris (V. Iris), parce que, dans le cas de déchirure de l’iris, les parties noires ne se déplacent pas, quelle que soit la position de la tête des malades.
Thérapeutique. — Ponction de la cornée pour faire l’évacuation du sang épanché avec l’humeur aqueuse, il sort peu de sang d’abord, mais, après des ponctions successives, le sang est peu à peu entraîné avec l’humeur aqueuse.
S’il y a un caillot qui reste, on fera une incision de la cornée avec un couteau lancéolaire et l’on ira le chercher avec une pince à griffes (Desmarres).
S’il y a peu de sang épanché, on peut en attendre la résorption pendant quelques joui-s. Si la résorption s’effectue, il n’y a rien à tenter.
On appliquera quelques sangsues aux tempes, on prescrira des pédiluves sinapisés et un purgatif au calomel; 50 centigrammes.