‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 49 sur 731 · V. ce mot · texte numérisé non relu

V. ce mot

ARIATOMÎS9IE. Doctrine médicale dans laquelle la disposition et la texture des organes sont les bases du diagnostic et de la thérapeutique. Elle a pour auxiliaires la connaissance de l’anatomie normale, delà physiologie, de l’anatomie pathologique, de la percussion, de l’auscultation de la micrologie, du spéculum, de l’ophthalmoscope et de la chimie. C’est une de nos plus importantes doctrines médicales, elles vérités qu’elle renferme ont été extrêmement utiles aux progrès de la science , particulièrement à ceux de la chirurgie. Elle ne devient dangereuse que si l’on généralise ses données pour en faire les bases de la science au détriment des autres vérités doctrinales. Il y a autre chose dans l’homme q.ue son organisation matérielle, et il faut savoir tenir compte, même en médecine, des principes qui créent et qui dirigent celte organisation.

AMCiiittiOPS. L’anchilops ou l’inflammation phlegmoneuse du tissu cellulaire et de la peau, devant le sac lacrymal, et un abcès du sac, peuvent simuler un dacryocystite; mais l’absence d’écoulement par les points lacrymaux, pendant la pression de la tumeur, empêchera celte méprise; puis l’anchilops se développe en général plus rapidement que la dacryocystite ou tumeur lacrymale

Lorsque cet abcès s’ouvre seul et laisse une fistule, on dit qu’il y a œgilops.

Il se forme quelquefois à la suite des auchilops de petits kystes qui restent stationnaires.

ANEM

Thérapeutique. — Au début, ou appliquera une ou deux sangsues, puis des cataplasmes; on incisera dès que le pus sera formé de peur que l’inflammation ne gagne le sac lacrjTual et ne cause une dacryocystite aiguë.

Les kystes consécutifs à l’ancliilops seront traités par l'incision et l’excision, puis on pansera avec de la charpie sèche, ou l’on cautérisera; si la tumeur est solide on l’enlèvera avec le bistouri.

AlV'DREA JAPOL (Tver, Russie). Eau ferrugineuse, 8°.

AXÊMïE. L’anémie, suivant le sens du mot, qui devrait être l’absence complète du sang, maladie impossible, est caractérisée, tantôt par la diminution de la masse totale du sang, tantôt par l’accroissement du sérum aux dépens des globules et de l’albumine, notablement réduits dans lem’ quantité.

Dans l’anémie, les globules tombent de à lÔO, à 90 et l’albumine de à 50, et la densité du sérum à 1020.

Il y a une variété d’anémie dans laquelle la proportion d’eau est tellement considérable qu’il en résulte une plénitude séreuse du système circulatoire qu’on désigne sous le nom à'hydrémie.

V anémie, V olighémie, V hydrémie oul’nlobulie, variétés d’un même état morbide, sont îs conséquences d’un état morbide antérieur, tel que les maladies organiques, les hémorrhagies abondantes et répétées, les évacuations séreuses ou diarrhéiques , l’état nerveux, l’hypochondrie ou l’alimentation insuffisante et mauvaise, la privation d’air et de lumière, les préoccupations intellectuelles, les affections morales, etc.

On reconnaît généralement l’anémie à la pâleur des téguments, à la petitesse et à la viduité des veines superficielles, à la décoloration des lèvres et des ongles, à l’essoufflement, aux névralgies de la tête et de la poitrine, à la dyspepsie, aux palpitations, à la syncope et au bruit de souffle des vaisseaux du cou.

La chlorose et l’anémie produisent l’éclat des bruits du cœur, et un bruit de souffle aortique au premier temps.

Dans cjuelques cas, malgré l’anémie, le visage reste bien coloré, ainsi que l’orifice des muqueuses, et il faut un examen très-judicieux pour reconnaître la véritable nature du mal.

Une forte anémie entraîne de lalangueur et de la faiblesse musculaire, l’inaptitude aux travaux de l’esprit, la perte du sommeil, des rêves et des cauchemars, du délire et quelquefois des hallucinations qui peuvent faire croire à l’existence de la folie.

L’anémie à un très-haut degré détermine toujours de l’œdème des membres, de la bouffissure du visage, et quelquefois une anasarque générale au milieu de laquelle surviennent des troubles cérébraux mortels.

AXEM 69

Sauf les cas d’hémorrhagie abondante et prolongée, l’anémie se produit lentement, et représente pai’ son degré d’intensité l’action plus ou moins énergique des causes organiques ou morales qui favorisent sa production.

L’anémie n’est qu’une lésion secondaii’e, et elle résulte de causes antérieures dont l’importance s’ajoute à la sienne, car celle qui est produite par les causes morales, la nourriture insuffisante, la convalescence, une hémorrhagie essentielle ou accidentelle, disparaît très-vite sous l’influence du régime, tandis que celle qui résulte des maladies organiques, ou des hémorrhagies symptomatiques de ces maladies, est à peu près incurable. Ses dangers viennent ajouter à ceux de la maladie antérieure, et c’est une seconde maladie non moins sérieuse que la première.

Nulle maladie ne ressemble plus à l’anémie que certains cas de pléthore, et quand on est en présence d’une anémie qui n’a pas entraîné la décoloration de la peau, la distinction est souvent difficile à établir. Il faut une étude complète des causes, des commémoratifs, et la constatation des souffles vasculaires pour arriver.

C’est à l’anémie et à la chlorose qu’il faut rapporter un grand nombre de troubles nerveux de la diathèse nerveuse, qu’on appelle l’état nerveux, ou nervosisme, et qui est caractérisé par les troubles fonctionnels du cerveau , du larynx, de la respiration et de la circulation , de la motilité et de l’intelligence , de la sensibilité générale et spéciale , de la digestion , des sécrétions, c’est-à-dire d’un plus ou moins grand nombre d’organes.

Il faut se garder de considérer es troubles fonctionnels de l’anémie comme des symptômes de maladies organiques des parties affectées, et c’est sur cette erreur que reposent les prétendues guérisons des nosorganies du cœur, des poumons, du cerveau , de la moelle, et de l’estomac, qui n’ont jamais existé que dans la pensée des médecins, et qui n’étaient que de fausses maladies organiques.

On rencontre des anémies constitutionnelles simples, dans lesquelles la modification de composition du sang paraît être la seule lésion matérielle appréciable.

L’anémie est ordinairement symptomatique d’une lésion viscérale ancieime plus ou moins caractérisée.

%* L’anémie peut être facilement confondue avec la chlorose, en raison de la similitude parfaite de leurs principaux svinptômes ; elle ne s’en distingue que pai* des considérations secondaires, nécessairement peu précises, tirées de l’àge, du sexe, des sujets et des conunémoratife de la maladie.

L’anémie se distingue chimiquement trèsbien de la chlorose puisque dans un cas, tous

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