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XIII. Polypég du conduit auditif. —Les

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polypes du conduit auditif sont de véritables bourgeons charnus, se développant sur le conduit auditif et sur la membrane du tympan.

Il y a des polypes du conduit auditif qui sont fibro-gélatineux ou vésiculeux, bien pédicules en général et constitués par des éléments fibroplastiques, delà matière amorphe et quelquefois des cytoblastions. Ces polypes sont ovoïdes ou globuleux, et on les aperçoit aisément dans l’oreille, où ils se présentent avec une coloration rosée.

Les polypes globuleux (Toynbee) sont des polypes qui naissent sur la membrane du tympan, et sont des bourgeons charnus nés sur une ulcération.

Il y a des polypes du conduit auditif qui sont des hypertrophies glandulaires des glandules de la peau (Verneuil).

Dans la grande majorité des cas , les polypes du conduit auditif sont le résultat d’une inflammation de l’oreille externe, et ils n’arrivent qu’après des écoulements longtemps prolongés.

Un alFaiblissement de l’ouïe, quelquefois la perte complète de ce sens, un écoulement muqueux, indolent, un sentiment de plénitude dans l’oreille, indiquent la formation d’un polype que l’on reconnaît toujours par l’examen avec les divers spéculums. L’exploration avec un stylet recourbé, permet de les distinguer d’avec une tumeur osseuse, et l’on se rend compte en même temps si les polypes sont bien pédiculés.

Les polypes situés dans l’oreille moyenne sont reconnus par la profondeur à laquelle il faut introduire le spéculum, à l’absence de la 'membrane du tympan et à l’abolition de l’ouïe.

Les tumeurs fibro-plastiques du conduit auditif externe naissent sur ses parois, elles se développent rapidement, distendent le conduit, saignent peu et envahissent promptement les parties voisines; c’est une variété de cancer, et ces tumeurs ne sont jamais pédiculées comme les polypes.

Les cancers développés dans l’oreille moyenne, et qui sont sortis par le conduit auditif externe, sont toujours précédés de la perte de l’ouïe et de douleurs vives, tandis que les polypes n’empêchent la perception du son que quand ils sont bien développés.

II peut y avoir plusieurs polypes dans le conduit auditif.

%* Il y a souvent des polypes méconnus qui entretiennent une otorrhée.

Thérapeutique. — Les végétations qui se développent sur des ulcérations du conduit auditif et les polypes framboisés seront traités par la cautérisation. — Le fer rouge (Scultet, Marchetti) est dangereux à employer; — la potasse à la chaux (Toynbee) est d’une meilleure application. On essayera d’abord des injections avec :

Eau. . . .

AlnD. . . .

100 grammes, i ù 2 id.

Ot\El

Pour cautériser les polypes, on se sert d'uu tube de Terre qu’on introduit jusque sur le polype; on passe dans le tube de Terre la potasse à la chaux, et l’on presse sur le tube de Terre comme pour le faire pénétrer plus axant ; on retire le tube de verre après l'avoir laissé avec la potasse caustique en place six à huit minutes, on retire l'appareil et l’on fait une injection d’eau chaude (Toynbee). - — Si l’on craignait qu’il ne restât du caustique , on ferait une injection d’eau Tinaigrée.

On panse ensuite avec une boulette de coton sèche.

Les granulations qui se sont développées sur des ulcérations doivent être traitées seulement par des insufflations de poudre d’alun. .

Les polypes vésiculeux, à leur début, lorsqu’on les aperçoit seulement avec le spéculum de l’oreille, seront arrachés avec les pinces de Wilde (V. la Ser- RETELLE, dans Cataracte) ; ceux qui sont plus volumineux et qui font saillie dans l’oreille seront arrachés avec une pince à polype; — le polype, saisi le plus près possible de son pédicule, sera tordu et arraché ; si l’écoulement de sang était un peu abondant, on ferait des injections d’eau et d’alun au centième; on cautériserait avec le nitrate d’argent, s’il était nécessaire, le pédicule du polype.

Si des douleurs consécutives existent et s’il y a une otite, on traitera par les moyens appropriés.

L’excision et la ligature ne valent pas l’arrachement, à moins que le polype ne soit né très-près du méat.

Les polypes globuleux nés sur la membrane du tympan seront traités par les astringents : la poudre d’alun portée sur un tampon d’ouate; et les injections au sulfate de zinc :

Eau . 30 grammes.

Sulfate de zinc . 15 centigrammes.

Ou:

Sous-acétate de plomb . 30 centigrammes.

Eau . 30 grammes.

XIV. Tumeurs osseuses du conduit auditif (Itard, Toynbee). — Les tumeurs osseuses du conduit auditif sont des exostoses ou des périostoses ossifiées, ou simplement une hypertrophie des portions osseuses et cartilagineuses du conduit.

Les tumeurs osseuses du conduit auditif causent la surdité, l’accumulation du cérumen dans l’oreille et consécutivement des otites.

*,j,* On reconnaît les tumeurs osseuses de l’oreille à leur dureté et par voie d’exclusion.

Thérapeutique. — Comme pour les exostoses des syphilitiques et des scrofuleux, on prescrira le traitement général par l’iodure de potassium, à la dose de 1 à 3 grammes par jour (V. Scroftees, Syphilis) ; on fera des injections d’eau tiède dans l’oreille pour en entretenir la propreté.

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