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TRAITEMENT PAR LA CANULE A DEMEURE

On fait suppm’er un kyste de l’ovaire par la canule à demeure ou le séton (Delpech, Ricord) . La canule à demeure a réussi plusieurs fois (Douglas, A. Després, Philippart). Après ce traitement, il est resté une fistule (Bonnet, Huguier, Ricord).

Pour appliquer ce traitement, il faut faire une ponction par le procédé ordinaire, laisser en place la canule du trocart, pendant huit à dix jours et on laissera le kyste se vider sans presser ; le robinet de la canule du trocart sera fermé, et dans les vingtquatre heures on l’ouvrira quatre fois (A. Després).

Vider un kyste suppuré, même d’un seul coup, c’est s’exposer à transformer le kyste en une cavité anfractueuse qu’on a la plus grande peine à faire vider plus tard.

Si le liquide est clair, on fera immédiatement une injection iodée. Si le liquide est purulent, on fera des lavages à l’eau tiède ou avec de l’eau additionnée d’un dixième de teinture d’iode.

Les accidents à redouter sont la fièvre, la constipation, la rétention du liquide.

La fièvre passe seule si l’on nourrit les malades et si on leur administre des boissons abondantes. La

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constipatiou sera combattue par des lavements et des cataplasmes sur le ventre. La rétention du pus est due à ce que des grumeaux obstruent la canule. On introduira un stylet et l’on débouchera l’instrument.

Si la canule du trocart tombe, on ne cherchera pas à la réintroduire par l’ouverture. On laissera le kyste se remplir et l’on fera une nouvelle ponction par la plaie (A. Després).

Au dixième jour, on substituera à la canule du trocart ime sonde de femme en argent, n” 18, ouverte du bout. On la tiendra bouchée avec un fosset et l’on ouvrira quatre fois par jour, pendant un mois. Au bout de ce temps, la canule restera toujours ouverte et on la nettoiera tous les jours.

On fixe la canule ou la sonde avec une rondelle de liège, percée d’un trou, à travers lequel passe la canule ou la sonde ; une ceinture en ruban de fil et un sous-cuisse avec un lien formé par un ruban semblable maintiennent la canule.

Dès qu’il sort du pus bien lié, on cesse les injections iodées. Lorsque le pus a une mauvaise odeur, on fait des injections iodées au dixième pour désinfecter. Lorsque le pus est séreux, on fait des injections iodées au tiers ou par moitié ou pures, pour développer une inflammation dans le kyste. Lorsque celle-ci se développe, on administre des lavements, on place des cataplasmes sur le ventre, et s’il y a ’ quelque malaise général, on donne 30 grammes d’huile de ricin ou une bouteille d’eau de Sedlitz.

Si le pus séjourne dans un clapier, on tiendra la canule fermée, afin de laisser le pus s’accumuler et former une cavité régulière où il sera possible de faire pénétrer la sonde.

A mesure que le kyste se rétracte, comme la cicatrisation semble se faire de la paroi abdominale vers les parties profondes, il n’est pas nécessaire de diminuer la longueur de la canule. Du reste, lorsqu’une induration existe en arrière de la paroi abdominale, et que la sonde et la fistule en occupent la partie centrale, si l’exploration avec un stylet recourbé indique une profondeur égale à celle où pénètre la sonde, on peut conclure qu’il y a une cavité et il n’y a rien à craindre.

Lorsque pendant huit jours il ne coule rien par la sonde, lorsque les malades ne souffrent point, lorsqu’il n’est pas possible de trouver de tumeur appréciable dans l’abdomenj sauf l’induration qui existe autour de la sonde, le kyste a fini de suppurer. On fera deux ou trois injections iodées au tiers, puis on retirera la canule pour toujours.

Si le kyste a été vidé d’un coup au moment de la ponction, les choses ne se passent pas ainsi ; il reste une cavité anfractueuse. On fera alors de nouvelles ponctions lorsque le liquide restera plus de quatre jours sans couler. Si dans ce cas une péritonite et la fièvre hectique surviennent, on les traitera par les moyens appropriés. Les sangsues et les vésicatoires ne seront mis en usage que si l’état des forces le permettent. On a dit que le ramollissement putride des parois du kyste était à craindre {Académie de médecine, 1856) ; ceci n’est possible que pour les kystes qui ont été vidés d’un seul coup.

Quand un kyste uniloculaire a récidivé une ou deux fois, il est plus sage de recourir à la canule à demeure que de faire de nouvelles ponctions et injections iodées. Les kystes suppurés ne peuvent être traités que par la canule à- demeure .

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L’incision du kyste (Ledran), une mèehe ou des ponctions multiples des kystes multiloculaires à travers une incision (Galenzowski), une ouverture avec la potasse caustique et une canule à demeure ou un séton, sont des moyens qui comptent un succès chacun. Les maladies n’ont pas été suivies.

EXCISIOX.

L’excision qui a été posée comme indication (Deneux, Saechi), qui a été appliquée (Dzondi), est une opération irrationnelle.

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