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ployée pour être jugée d’une façon définitive. On peut dire cpie les résultats ont quelque chose de satisfaisant, mais ils sont incomplets. En principe, l’ostéoplastie réussit dans les régions trèsvasculaires et elle nécessite des soins extrêmement assidus. V. Pseudarthrose, Nez (Restauration du), Cals difformes, Résections, Nécrose.

OTITE. Inflammation de l’oreille. V. Oreilles INTERNE ET EXTERNE (MALADIE DES).

OTORRHAGIE. L’otorrhagio ou hémorrhagie de l’oreille est un symptôme indiquant : une lésion du conduit auditif externe ou du rocher, ou de la cavité glénoïde, avec ou sans une fracture du crâne; une rupture de la membrane du tympan, ou une rupture de l’artère carotide externe (Ghassaigilac, Triquet, Société anatomique, 1864), de la veine jugulaire (Toyubee), du sinùs pétreux (Syme).

L’otorrhagie existe dans les cas où des polypes granuleux consécutifs à une otite se sont développés en abondance ; dans quelques cas de coqueluche ; et il y a des otorrhagies qui semblent être supplémentaires.

Les piqûres d’insectes dans l’oreille (Fabrice de Hildeiî, Ravatou, Itard), ont causé des otorrhagies.

Thérapeutique. — L’écoulement du sang, peu abondant après un traumatisme, ne sera pas arrêté, à moins que l’écoulement ne prenne des proportions graves. Cette hémorragie est un antiphlogistique qui peut être utile après les fractures du crâne.

On laissera couler lés hémorrhagies consécutives à la rupture de la membrane du tympan, pendant quelque temps ; si le sang- ne s’arrête pas, on tamponnera l’oreille avec du coton trempé dans une solution d’eau additionnée d’alün, 1 à i grammes pour 100 grammes d’eau.

Les otorrhagies dues à des ruptures de la carotide interne sont mortelles et le pansement de l’oreille n’est qu’un palliatif. — Les hémorrhagies dues à la rupture des tissus peuvent être guéries.

Pour les otorrhagies supplémentaires qui ne sont pas graves, on aura soin de veiller à ce que la menstruation soit bien réglée. V. Amésorrhée.

OTORHRÉE. V. Oreilles externe et interne (Inflammation chronique des).

OII.4TE. Coton cardé réuni eu feuilles épaisses de 1 à 2 centimètres.

La ouate s’emploie très-souvent dans la thérapeutique médicale et chirurgicale. — Ainsi elle s’emploie dans le rhumatisme articulaire aigu, pour envelopper les articulations malades que l’on recouvre en outre d’un morceau de taffetas gommé. — Elle sert au pansement des brûlures (V. ce mot], à la compression des membres au-dessous d’une bande roulée.

C’est la ouate traitée par l’acide nitrique fumant, puis lavée et desséchée, qui forme le cotou-poudre ou fuimi- coton, dont la dissolu-

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tioii dans l’éther constitue le collodion (V. ce

mot).

ol'TRAivcouR'S’ (Vosges). Eau minérale sulfatée magnésienne, un peu laxative, employée dans la dyspepsie par les gens de la localité.

OVAIRE (Hernie de l’). V. Hernie de l’ovaire.

OVAIRE (Inflammation de l’). L’inflammation de l’ovaire est rare, si ce n’est à la suite des métrites blennorrhagiques ou de la fièvre puerpérale. Cette lésion se révèle par une douleur assez vive dans la fosse iliaque, douleur qui ne se propage pas aux parties voisines, et par une légère tuméfaction qui siège en arrière au niveau de l’artère crurale.

Il y a une ovante consécutive à la vaginite suivie de métrite.

Les tubercules des ovaires causent une suppuration de cet organe et c’est là une ovarite tuberculeuse. On ne peut d’ordinaire diagnostiquer d’une façon absolue ces lésions. V. Péritonite tuberculeuse. Utérus (Tubercules DE l’). Vaginite, Métrite.

OVAIRES (Kystes des). Par leur structure et à cause des vésicules de Graaf qui sont disséminées à leur surface, où elles se déchirent à chaque époque mensuelle pour jeter un œuf, qui est remplacé par une hémorrhagie se transformant en corps jaune enkysté, les ovaires sont souvent le siège de kystes énormes qui forment Vhydropisie enkystée ovarique.

Les kystes de l’ovaire ont généralement pour origine le développement anormal du petit kyste qui succède à la ponte d’un ovule sorti d’une vésicule de Graaf, mais dans quelques cas ces kystes se développent à la surface de l’ovaire du ligament large ou dans la trompe {kystes tubo-ovariem de G. Richard), et l’on pense que c’est un ovule tombé dans le péritoine ou resté dans le pavillon accessoire de la trompe qui s’est ainsi développé d’une façon anormale.

Les kystes ovariques sont uniloculaires ou multiloculaires ; ils sont souvent bosselés, plus ou moins volumineux, et prennent souvent un volume excessif, mesuré par les 60, 100 ou 200 livres de liquide qu’ils renferment.

Il peut y avoir des kystes dans chacun des ovaires, mais la maladie n’existe ordinairement que d’un seul coté et un peu plus souvent à droite qu’à gauche.

Les kystes de l’ovaire sont extra-ovariques ou intra-ovariques.

Les kystes extra-ovariques ont une paroi très-mince et sont souvent uniloculairfô, tandis que les kystes intra-ovariques sont ordinairement cloisonnés, ont une paroi plus épaisse formée de la séreuse, dune tunique fibreuse, et d'une tunique séro- muqueuse interne et

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offrent à la surface une hypertrophie énorme des vaisseaux et de la trompe qui s’y trouve accolée.

Le liquide des kystes ovariques est tantôt clair et citrin, tantôt louche et puriforme, quelquefois teint de sang, noirâtre ou couleur chocolat, mais dans les kystes multiloculaires la couleur varie dans chaque loge du kyste ; quand le liquide est clair il est composé d’eau, d’albumine, de matière grasse, de chlorure de sodium et de carbonate de soude.

Quand l’hydropisie ovarique est considérable, on ne trouve quelquefois plus de traces d’ovaire.

Les kystes ovariques multiloculaires sont souvent compliqués de la production dans les loges kystiques de cancer encéphaloïde ou colloïde.

On trouve souvent dans les kystes ovariques des poils en plus ou moins grande quantité, des fragments d’os détériorés ou des dents monstrueuses dont on comprend la présence en pensant qu’un ovule fécondé ét incomplètement développé, s’est détruit à son origine en laissant vivre des éléments anatomiques pouvant donner lieu à ces productions partielles. On donne à ces kystes le nom de kystes pileux. Ges kystes sont ordinairement uniloculaires.

Les kystes de l’ovaire, rares avant la puberté, ne se développent guère qu’à trente ou cinquante ans, sous l’influence de coups, de chute sur le ventre, et particulièrement sous l’influence du travail fluxionnaire normal de l’ovaire à chaque période menstruelle. Cependant on les rencontre assez souvent chez des jeunes femmes et chez les vierges où ils semblent se développer de prédilection.

*,5.* Jamais on ne peut saisir l’hydropisie enkystée des ovaires à son début, et elle reste latente pendant plusieurs mois sans donner aucun signe de son existence.

C’est l’accroissement progressif etjatéral du ventre dans une fosse iliaque, avec malaise hypogastrique, pesanteur abdominale, constipation et gêne de respirer qui annoncent le début d’une hydropisie enkystée des ovaires, constatable ensuite parle toucher vaginal et sus-pubien.

La tumeur du ventre formée par un kysle ovarique, est inégale, bosselée, plus ou moins, tendue quelquefois, fluctuante s’il y a une grande poche de liquide ou si le kyste est uniloculaire; mais il n’y a quelquefois aucune fluctuation si le kyste est multiloculaire.

Les kystes de l’ovaire, ü’ès-développés, sont toujours fluctuants et maintienneut l’intestin refoulé du côté opposé, de sorte qu’en faisant placer le malade sur le flanc droit ou sur le flanc gauche, la résonnance intestinale occupe toujours le même point, tandis que la matité du ky ste reste immobile à sa place.

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Le ventre est quelquefois si développé par un kyste de Tovaire, qu’on a pu mesurer une distance de 2 mètres entre le pubis et le sternum, et alors il y a sur les parois abdominales un réseau veineux considérable dû au développement des veines superficielles.

Les kystes ovariques n’empêchent ni la menstruation, ni la grossesse.

Si les kystes ovariques peuvent laisser vivre en paix les malades durant vingt ou trente ans, il n’en est pas ainsi en général et en quelques mois ou en quelques années la tumeur acquiert un tel volume qu’elle risque d’abréger l’existence.

Des soufiles vasculaires existent souvent dans les kystes ovariques et résultent, soit d’une circulation anormale du kyste, soit de la compression des vaisseaux iliaques par la tumeur.

Les kystes ovariques sont ordinairement suivis au bout d’un certain temps de phénomènes d’inappétence, de dyspepsie, d’étouffement et d’asphyxie lente, de diarrhée, d’amaigrissement et de mort.

Kystes uniloculaires. — Les kystes uniloculaires, à liquide visqueux ou séreux, se reconnaissent à une tumeur régulière, globuleuse, élastique, développée lentement dans un des flancs ; plus tard, lorsque la tumeur a rempli tout l’abdomen, le ventre a une tuméfaction arrondie, où le flot est perçu comme dans l’ascite ; mais dans celle-ci la sonorité est à l’épigastre, le liquide se déplace pendant les changements de position : dans le kyste de l’ovaire, au contraire, la sonorité est dans les flancs (Nélaton). L’œdème des membres inférieurs est exceptionnel dans les kystes de l’ovaire.

On ne peut confondre un kyste de l’ovaire avec un corps fibreux, parce que celui-ci s’accompagne de douleurs utérines, parce qu’il est très-dur et parce que, dans un bon nombre de cas, il s’accompagne de pertes. Le toucher vaginal permet rarement d’arriver sur un kyste uniloculaire de l’ovaire au début, tandis que quand il y a un corps fibreux on le sent, puis l’utérus et quelquefois le col sont déplacés.

D’abord les kystes de l’ovaire uniloculaire n’altèrent pas la santé, mais plus tard par leur grand développement ils gênent la respiration et les mouvements des intestins, d’où il résulte de la dyspnée et de la dyspepsie.

Les accidents des kystes de l’ovaire sont l’ouverture dans le péritoine et une péritonite mortelle ; cependant ou a vu les kystes ainsi rompus guérir spontanément. D’autres fois le kyste s’ouvre dans un intestin, dans l’utérus et le vagin, et peut guérir, mais rarement. Le plus souvent la suppuration s’empare du kyste et s’il ne survient pas une péritonite il y a une diarrhée rebelle et une fièvre hectique qui emportent malades.

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Quand les kystes s’enflamment, leurs parois se recouvrent de fausses membranes, du pus se mêle au liquide, de la fièvre et des douleurs abdominales spontanées apparaissent ; il y a quelquefois des vomissements incoercibles (Boinet, A. Després), de la constipation, mais sans trace de péritonite. Au moins pendant quinze à vingt jours le ventre n’est pas douloureux. Si l’on ne fait pas la ponction à ce moment la péritonite survient et les malades meurent.

Il y a des successions de kystes unilocu lairès de l’ovaire. On a vu, en effet, dans les autopsies, des grappes de petits kystes situés à côté du kyste principal.

Kystes multiloculaires. — Les kystes multiloculaires de l’ovaire, à contenu liquide, ont le même siège que les kystes uniloculaires, mais la tumeur est irrégulière, elle est inégalement fluctuante, quand elle est très-développée on ne perçoit pas franchement le flot, on a toujours, du reste, de la sonorité dans les flancs, pas d’œdème des membres inférieurs et la conservation de la santé est parfaite. Les kystes multiloculaires à contenu gélatineux sont durs, irréguliers, donnent la sensation de galets (Chassaignac) et sont constatés à la fois par le palper abdoiîiinal et par le toucher vaginal quelquefois. L’absence de fluctuation, un amaigrissement marqué des malades, des douleurs assez vives et une ascite symptomatique, caractérisent du reste les kystes à contenu gélatiniforme et cancéreux.

Tous les kystes de l’ovaire peuvent se compliquer d’ascite.

Lorsqu’il y a une ascite et un kyste de l’ovaire pour faire le diagnostic, on examinera s’il y a des signes de lésions du foie ou du cœur, ou un corps fibreux de l’utérus. Si ces maladies ne peuvent être reconnues il est probable qu’il s’agit d’un kyste ovarique. En faisant une ponction préliminaire de l’ascite, du reste, on trouve la tumeur dans l’abdomen et l’on en fait aisément le diagnostic. V. plus haut.

Un kyste de l’ovaire, et principalement un kyste multiloculaire ne seront pas confondus avec une grossesse extra -utérine, parce que dans celle-ci les mamelles ont à un moment donné sécrété du lait, parce que les règles auront été supprimées; et si la tumeur date déjà de longtemps, parce que au neuvième mois du début de la tumeur il y aura eu des douleurs utérines se reproduisant quelquefois à des intervalles de plusieurs mois. V. Grossesse

EXTfiA.-ÜTÊRI.\E.

Thérapeutique. — La pharmacie n'a que bien peu de chose à fournir au médecin pour la guérison sans opération des kystes ovariques et elle ne fournit que des palliatifs de la douleur.

Traitement palliatif.

Quand il y a im kyste de Tovaire, le ventre doit

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toujours être maintenu par une compression modérée avec un bandage de coutil lacé.

Quand le volume d’un kyste ovarique est si considérable qu’il gène l’hématose et la circulation des membres inférieurs, il faut le vider par la ponction avec un trocart et recommencer toutes les trois semaines, vingt, trente ou cent fois et plus si cela est nécessaire, de façon à prolonger la vie des malades.

On peut essayer d’obtenir la résolution des kystes à l’aide des vésicatoires, des cautères sur l’abdomen (Rayer) ou des frictions résolutives avec la pommade suivante :

de la filière Charrière sur la partie la plus saillante de la tumeur. Le doigt placé à 3 centimètres de la pointe, la pointe étant appliquée sur la peau, on ponctionne brusquement et le trocart entre jusqu’au point où le doigt est placé. On fait mouvoir la canule dans tous les sens, pour bien s’assurer que le trocart est dans le kyste ; on retire le poinçon et on laisse couler le liquide, en vertu de la rétraction des parois abdominales. Lorsque le liquide ne coule plus qu’en bavant, on presse ou l’on fait presser par un aide afin d’évacuer tout le liquide. Puis on injecte de 100 à 200 grammes de la solution :

Axonge . . 30 grammes.

lodure de potassium . 4 id.

unie à l’administration de i à 3 grammes par jour, d’iodure de potassium dans un julep (Pidoux).

La compression (Bricheteau) est un moyen d’un effet douteux. On la fait avec une ceinture serrée avec des lacets. Les ponctions simples ont guéri (Ledran) rarement toutefois.

Ces traitements ne peuvent être établis en principe, il est bon de savoir qu’ils ont été appliqués et qu’ils n’ont réussi qu’exceptionnellement.

Traitement earatif.

Si les ponctions successives d’un kyste de l’ovaire affaiblissent les malades et s’il y a danger pour la vie à les continuer, il faut tenter la cure radicale au moyen de la ponction suivie d’une injection iodée qui enflamme le kyste et l’oblitère pour toujours.

Les cautères et l’ouverture avec les caustiques, les ponctions capillaires, puis l’ouverture avec les caustiques, sont des moyens)infldèles. L’ouverture avec les caustiques, puis une sonde à demeure ont une fois réussi (Royet, thèse, Paris, 1860); la plaie est restée fistuleuse.

Les kystes de l’ovaire n’échappent pas à la loi générale qui règle la thérapeutique des kystes; les ponctions et les injections iodées, le séton (Delpech, Bartb) ou un moyen analogue, la canule à demeure, l’incision et l’extirpation sont applicables.

Les kystes uniloculaires de l’ovaire qui contiennent un liquide filant et qui récidivent après la ponction et l’injection iodée doivent être traités par la canule à demeure. Les kystes uniloculaires suppurés exigent ce traitement; il est rationnel de l’appliquer aux kystes à liquide séreux quand la ponction et l’injection iodée ne peuvent pas les guérir.

Les kystes à plusieui's loges, les kystes à contenu gélatineux doivent être traités par l’ovariotomie (Hunter, Theden, Mac-Dowel, Spencer Wells, Cazeaux, Nélaton, Boinet). Une ascite ne contre-indique pas l’opération.

Les adhérences établies entre les intestins et le kyste ne contre-indiquent une de ces opérations que quand'il y a des adhérences multipbées. On se borne alors à faire des ponctions palliatives. Les kystes multiloculaires sur lesquels on fait beaucoup de ponctions palliatives s’enflamment à la longue et la mort arrive promptement.

Quelles que soient les adhérences d’un kyste uniloculaire suppurant de l’ovaire, la canule à demeure est encore applicable.

poxenoxs ET ESJECTIOSS IODÉES.

La fonction et Yînjection iodée se font avec un trocart du volume d’une plume de corbeau du n® 1 6

Eau distillée .

Teinture d’iode . . .

lodure de potassium.

Ou:

250 grammes.

100 id.

1 id.

(Velpeau.)

Eau distillée .

Teinture d’iode. . . , lodure de potassium.

ââ 60 grammes.

1 id.

(Boinet.)

On laisse le liquide injecté environ dix minutes, puis on le fait écoüler en pressant sur le kyste çt en évitant de laisser pénétrer de l’air dans la cavité; la canule est brusquement retirée. Ou place une plaque de diacbyloii sur la plaie et l’on applique un bandage de corps sur l’abdomen et on le serre fortement.

La reproduction du liquide dans le kj’-ste, immédiatement après la ponction et l’injection, ne doivent pas toujours faire croire à une récidive, le liquide peut se résorber (Nélaton).

L’accident de la ponction, suivie d’injection, est quelquefois une péritonite, rarement l’iodisme. V. ce mot.

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