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V. Paralysie essentielle de l’enfance

Paralysie dn nerf auditif et surdité.

La paralysie congéniale du nerf auditif ou surdité de naissance est la cause de la surdimutité. V. Oreille (Maladies de l’).

La paralysie du nerf auditif est la conséquence de l’otite interne, delà carie du rocher, de l’otorrhée, des maladies et tumeurs du cerveau, de là perforation eu de l’épaississement de la membrane du tympan, enfin de l’affaiblissement produit par l’âge ou les maladies.

La surdité temporaire ou permanente se produit chez ceux qui ont fait un usage excessif ou trop prolongé du sulfate de quinine. ' On devient quelquefois sourd sous l’influence de la syphilis constitutionnelle.

L’obstruction du conduit auditif externe par du cérumen ou de l’épithélium, et celle de la trompe d’Eustache, par de grosses amygdales ou par un catarrhe chronique lié à une ancienne phlegmasie du pharynx produisent la surdité.

Des différents bruits confus, des tintements, des bourdonnements, la dureté de l’ouïe et enfin l’impossibilité de percevoir les sons caractérisent la surdité.

Thérapeutique. — S’il y a congestion cérébrale ou maladie du cerveau, la surdité doit être combattue' par les sangsues à l’anus, la saignée au pied, les ventouses scarifiées derrière les oreilles, — le séton, les cautères et le moxa à la nuque.

La surdité syphilitique se guérit très-bien par 2 à 5 grammes d’iodure de potassium par jour.

On guérit la surdité quinique récente en cessant l’usage de la quinine ; mais quand la maladie est ancienne, elle est incurable. V. Oreille et ScRniTÉ ^■EE^•EUSE.

Paralysie phosphuriqne. Le phosphore produit souvent la paralysie des menibres inférieurs.

Thérapeutique. — Cette paralysie doit être traitée par les moyens qu’on oppose à toutes les paralysies.

Paralysie satnrnîae. Chez les ouvriers qui fabriquent le minium ou le blanc de céruse, chez les peintres en bâtiments, et enfin chez tous ceux qui, par une cause ou par une autre,

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ont travaillé le plomb et les sels de plomb, il se

produit fréquemment une intoxication dite saturnins qui commence par des coliques saturnine (V. ce mot) et qui peut produire des accidents graves de paralysie motrice, d’analgésie, d’amaurose et de délire aigu.

Dans l’intoxication produite parle plomb, il y a presque toujours, sur un ou plusieurs point de la peau, une analgésie très-marquée.

La paraplégie la plus grave que puisse produire l’intoxication saturnine, c’estl’omftwrose et la paralysie des extenseurs des doigts, mais celle-ci est aussi fréquente que l’aulre est rare.

La paralysie musculaire produite par le plomb est toujours partielle et, chose extrêmement curieuse, limitée aux muscles extenseurs de l’avant-bras, ce qui entraîne la demi-flexion du poignet et des doigts, que le malade peut fléchir encore sans les étendre, attitude aussi singulière qu’inexplicable.

L’action hyposthénisantes pédale du plomb sur les muscles extenseurs de l’avant-bras a quelque chose de véritablement spécifique qui n’est comparable qu’à celle de la belladone sur les fibres contractiles de l’iris.

Dans les paralysies saturnines, on a dit que la contractilité électrique était immédiatement abolie, erreur qui tient à une expérience mal faite ; car si, au lieu de mettre les excitateurs sur la peau, on les place sur des aiguilles à acupunctures très-fixes placées dans le muscle, on voit que la contractilité électrique n’a pas cessé.

Thérapeutique. — Quand la paralysie saturnine existe chez un ouvrier employé à la manutention des sels de plomb, il faut forcément lui interdire de continuer son état, parce que si la maladie n’est pas encore très-grave elle pourrait le devenir.

Contre la paralysie, il faut employer les boissons sulfureuses, telle que l’eau d’Engbien, les Eaux- Bonnes ; l’électuaire aux fleurs de soufre, 5 grammes de miel, les pastilles do soufre, les bains salés ou sulfureux quotidiens et enfin l’électrisation des parties paralysies. T. Électricité, Plomb, Colique SATURNINE, Encéphalopathie saturnine.

Paralysie spinale. Nom donné à la paralysie essentielle de l’enfance. V. ce mot.

Paralysies syphilitiques. V. SYPHILIS.

Paralysies traumatiques. V. ENCÉPHALE

(Lésions de l’). Luxations, Fractures, nerfs, Lésions traumatiques. Hémiplégie traumatique, Muscles (Maladies des).

PABAPHinosiS. Chez les individus qui ont un phimosis ou un prépuce à orifice rétréci, loi’sque le gland a été découvert et n’a pu être recouvert, celui-ci se congestionne et se luméfie, la consü’iction de l’anneau préputial comprimant d’autant plus, et il y a paraphimosis, c’està-dire étranglement du gland.

Ou bien le paraphimosis est indolent (Lagneau) et l’œdème se borne au frein et à la muqueuse, qui sont épaissis, ou bien il détermine

l’inflammation avec rougeur de la muqueuse du gland, qui se recouvre de phlyctènes et d’ecchymoses; il y a ensuite de la gangrène, soit de la peau, soit du gland, mais le plus souvent de la première, ce qui produit un débridement naturel.

Dans le paraphimosis, il y a quelquefois rétention d’urine, par suite du gonflement de toute la verge.

La gangrène du gland tout entier peut être produite par le paraphimosis, mais cela est rare.

Thérapeutique. — Il faut réduire les parties; quoique l’on ait vu le paraphimosis se réduire seul après ulcération de la peau. L’intervention du chirurgien ] est toujours indiquée ; on évite des douleurs aux malades et l’on prévient les suites des ulcérations. Pour réduire le phimosis, après avoir chloroformisé ou non le malade, on commence par comprimer à pleine main toute l’extrémité tuméfiée de la verge (Coster), puis saisissant, avec la main gauche A, la verge au-dessous du bourrelet formé par la muqueuse du prépuce, ou presse sur le gland avec les doigts de la main droite B, embrassant et comprimant tout le gland (fig. 425).

En procédant avec patience on arrive toujours. Un craquement ou une sorte de mouvement de détente indique que la réduction s’est opérée.

Fig. 425. — RéJuctioû du parapliiiaosis. — X. ilaiu gauche de l’opérateur. — B. Main droite. (Philippe.)

Pendant qu’on tente la réduction, on peut tirer, de chaque côté du prépuce, sur la muqueuse et la peau, en faisant glisser la face interne sur sa face externe, de façon à n’exercer de traction que sur la portion interne de l’anneau qui étrangle. Ce moyen réussit quelquefois très-vite.

On enveloppe la vei^e avec des compresses d’eau blanche, on donne un bain prolongé après la réduction du phimosis.

Le débridement de Panneau qui étrangle est la dernière et la meilleure ressource ; on débride sur le dos de la verge et Pon ne lait aucune tentative de réduction; on enveloppe la verge de compresses d eau fraîche et le lendemain le paraphimosis a disparu.

La compression préparatoire avec une bande roulée (Boyer) est insuffisante.

Les mouchetures des parties œdématiées peuvent donner lieu à des ulcérations et ne doivent pas être pratiquées.

Après la guérison d’un paraphimosis, pour éviter les récidives, il est raisonnable de pratiquer l’opération du phimosis.

PJLR.4PLÉGIE. Si la paralysie des membres inférieurs peut dépendre des lésions de la moelle épinière, dans beaucoup de cas elle est essentielle et résulte des maladies de l’intestin, de la vessie ou des reins, — des empoisonnements par le phosphore, — l’arsenic et le sulfure de carbone, — de la syphilis, — enfin de l’hystérie.

Chez quelques malades, là paraplégie n’affecte que le mouvement et ses débuts se révèlent par une incertitude caractéristique de la marche dans laquelle l’individu jette ses pieds en avant plutôt qu’il ne les y porte.

La paraplégie qui est occasionnée par une lésion de l’épaisseur de la moelle est caractérisée par la paralysie du mouvement et du sentiment.

Quand la paraplégie est accompagnée de tremblement, elle constitue l’une des formes de la paralysie agitante. V. ce mot.

La paraplégie peut être compiiquéee d’ataxie locomotrice, et alors elle s’accompagne de .douleurs lancinantes dans les membres.

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