V. ce mot
On ignore entièrement les conditions favorables au développement de la phthiriase.
I La phthiriase est rapidement mortelle si
l’on ne débarrasse pas les malades des parasites qui les couvrent.
Thérapeutique. — Les bains de sublimé, — les fumigations sulfureuses, — les frictions de pommade à T acide phénique au centième, — de goudron (10 grammes sur 30 grammes d’axonge), — de coaltar (5 grammes sur 30 grammes d’axonge) et les applications d’/iMz7e de pétrole, — àe poudre depyrèthre, — Veau antipédiculaire, — la pommade de Ccvadille, — la lotion mondificative, — la pommade mercurielle, doivent être employés contre la phthiriase .
PHTHISIE OU TEBERCEEOSE PEEMO- IX'AIRE, OU SCROFEEE DES POEHOIXS.
La scrofule qui se porte sur les poumons se manifeste par des bronchites aiguës ou chroniques, et par des granulations fibro-plastiques et tuberculeuses, ou tubercules qui deviennent cause à leur tour d’ulcérations pulmonaires profondes, et qui engendrent la phthisie pulmonaire. Y. Tubercu-les, Scrofule.
La phthisie tuberculeuse pulmonaire se développe chez l’enfant comme chez l’adulte, et parfois chez le vieillard : — chez la femme plus que chez l’homme, — dans les pays froids plutôt que dans les contrées chaudes, — dans les grandes villes plus que dans les campagnes, — ■
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chez les sujets dartieux, lympliaiiijuës et scrofuleux, — chfez ceux dont les pareiits ôllt été atteints dé scl’ofule ou de phthisië, — qüëlquefois chez des sujets syphilitiques, — à lâ süitë d’iinë broiichitë inal soighée, d’unë congestion pulmonaire persistante ou d’üiië jaiiëhihbriié chronique, — à la suite delà rpugeole ou d’une suppression des règles, enGn chez les personnes qui respirent beaucoup de poussière;
L’hérédité est une des causes qui favorisent le plus l’apparitibn de la phthisie pulmonaire.
*,5.* Si la phthisie est plus fréquente dans les grandes villes que dans les campagnes, c’est que dans les villes il y a, eh outre des habitudes énervantes, une atmosphère constamment chargée de poussière, dont l’introduction dans les bronches est le point de départ d’üne irritation vésiculo-pulmonaire, qui se termine par la formation des tubercules.
Toutes les poussières minérales, végétales ou animales qui péhêtrént dans les bronches facilitent le développement de la phthisie jpülmonaire acquise.
Si la rougeole est si fréquemment suivie de phthisie pulmonaire, c’est que la bronchite morbilleuse entraîne une desquamation de l’épithélium bronchique; dont le dépôt dans lès vésicules du poumon fait office de poussière animale et occasionne une phleginasie vésicOpulmonaire latente, suivie de la production dés tubercules. .
On croyait jadis à la conlagion de la phthisie puhnonaire entre époux ët le fait, qui n’était que probable, vient d’acquérir une sorte de certitude par les expériences de M; Villemin, qui ayant déposé déjà matière tuberculeuse sous la peau de plusieurs lapins d’une même poftée, les a vus devenir tübërcuiêüx, tandis que ceux qu’on n’àvait pas ihéfeüléS fêstèreüt sainS. .
Quand lés tubercules sê dëyel'èppènt daiiS les poumons ils S’y présentent : 1® à l’étât d’iniiltràlioh ou de granulations miliaires griSes; demitransparentes, se métamorphosant en tubercules jatiiieS crus, Ou 2°â l’ètàt d’infiltration Jaune à rêlât de crudité, ët cës "produits se rainoliissent, ulcèrent les bronches dans leSquéllés ils sè vident et ïormént dès cavernes suppürontes qui épuisent les malâdeS Ou qui guérissent par cicâtrisatibn ou par une transformation èrétâcéé.
La ^ànülatrèn pulmonaire grise, déniitrànsparënté, fet souvent le '^int de départ de la phthisie pulmphâire„èt fOrsquè par sa mültiplication elle entraîne lâ mort, ëUé constitue la phthisie granulëiise. ,
Lâ granulation ^'risë, dèmi-transpàrehté, est le premier de^ de la granulation jaune,, et ce sont dent produits dè nature a des
époques diflêreiitœ de FeUr déVéloppemènr.
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Des cellules d’épitliéiium avec uii grand nombre de noyaux fibro- plastiques, quelques fibres fusiformes et des granulations moléculaires, constituent la graimlation grise demitransparente (Robin et Bouchut, fig. 439).
Fig; 439. — Granulatibh ^isé; Cellules libro-plastiques fusiformes; noyat« fîbrorplastiques. ■î- Granulations moréeulaires, corps granuleiix d’inflammation. — Celliile d’épithéliuiii vibratil'e (Bonèbnt).
Avec les tubercniés du pOumon existent toüjonrs dé là brohehité, souvënt des laryngitës üicéréuSés, des fistules à l’àrtüs, dés pleurésîés ét dés tübéfcüléS sur difTéfents pOihts de rofgànisnië.
Dans lés pO'uraons les tubërcuïes se déposent présqné toujours à leur soHimét avant d’envahir lé resté dé l’orgàné, et c’est sous la clavicuié et dans là fosse suS-êpin'énsé qü’on trouve . ordinairement les signes de leur présence (Làeiinéc, Louis).
Les tubercules des poumons étant je résüllàt de ia métam'orphôsé des éiéniëhts fibroplàsti'qüês, qüi luccèdéht à là côngêstipii ét à là phlëgmâsië dés v.ésiculës pnimbnairès, ils pëüÿënt être considérés ebmmé un produit dë rinflauimàtibn (BrbüsSais).
LëS tubercules du pbümbn ont pour prémier effet de dîmînüël- le vOlüniê d’àir expiré, fait démontré par jà spii'ométrïë (Hutcbinsoii).
il y a üuë phthisié pulmonaire constitutionnelle, et üiie phthisie pülrtionàirë acquise par les excès, l’épuisement, la syphilis, l’absorption des poussières végétales, minérales ou animales, et peut-être par la cohabitation avec un phthisique.
Dans son développement la phthisie pulmonaire passe par trois périodes : la première de anxdifé, la seconde de ramollissemént, et la troisième dû ulcération pulmonaire ou de consbmptipu.
.%* il y à ûnê phthisie aiguë qui tue les malades en quelques semaines avec les symptômes d’une fièvre typhoïde et une phthisie chronique qui est la phthisie ordinaire et dans laquelle
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on observe les trois périodes de crudité, de ramqUisseinent et d’ulcération du tubercule.
Quand les tubercules ne sont pas nomr breuK ou sont aggiomérés sur un seul point, il arrive souvent qu’ils deviennent le point de dé-^ part d’une pétrificationùViealeifimtion qui les transfonne eu pierre formant corps étranger {tubercules crétacés) au seiii du poumpu^ et les malades peuvent guérir.
*** An début, c’est-à-dire dans la période de crudité des tubercules pulmonaires, lorsque ces produits sont encore durs, les malades toussent sans cracher, ont un peu de fièvre erratique, sont faibles, et il y a dans la poitrine de la matité plus ou moins complète, de la fai- 4ilesse dans l’inspiration (Laennec), de l’expiration prolongée (Fournet) et quelquefois une respiration bronchique plus ou moins çaractérisée avec bronchophonie (Faennec).
%* Quand les tubercules pulmonaires conu mencent à se ramollir, outre la matité thoracique, la faiblesse du bruit respiratoire, l’expiralion prolongée, la respiration bronchique et la bronchophonie qui existent dans le point correspondant, on entend à la fin de chaque elfort d’inspiration, un petit craquement humide, semblable à une bulle de râle sous-crépitant (Louis), Les malades toussent, crachent épais, ont de la fièvre et des sueurs nocturnes, maigrissent, expectorent quelquefois du sang, perdent l’appétit et ont de temps à autre un peu de diarrhée.
Les tubercules pulmonaires ramollis s’éliminent par les bronches, qu’un travail d’ulcération a perforées, et il en résulte des cavités plus ou moins grandes, cavernules ou cavernes, dans lesquelles le muco-pus agité par l’air fait entendre du râle caverneux, gros ou fin, suivant le diamètre des cavités creusées dans l’épaisseur du poumon (Laennec).
Quand les tubercules pulmonaires ramollis ont vidé leur contenu dans les bronches et creusé de larges cavernes dans le tissu du poumon, on le reconnaît par la constatation du râle caverneux et de la pectoriloquie, retentissement spécial de la voix qui semble arriver dans l’oreille en sortant de la poitrine du malade (Laennec).
Si les cavernes pulmonaires sont vides et superficiellement placées, la respiration devient soufflante, amphorique, la pectoriloquie est très-marquée et la percussion donne lieu à un bruit de pot fêlé caractéristique (Laennec).
En même temps que se produisent les signes physiques révélateurs de la crudité, du ramollissement des tubercules pulmonaire et de cavernes du poumon, signes constants, toujours en rapport avec l’état local, il se produit de symptôme très-variables en rapport avec l’état dynamique des sujets, car l’altération du
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visage, ja dyspnée, les douleurs thoraciques, les hémoptysies, la fièvre, les sueurs pocturnes, la diarrhée, l’amai^sement, la faiblesse, l’état gé? néral en un mot, très-grave et entraînant une mort rapide chez Ips uns, est au contraire satisfaisant chez les autres qui résistent fort ippg.r temps aux progrès du mal,
On voit de temps à autre de§ individus chez lesquels des tubereuîes crétacés sont formés autour de cavernes tuberculeuses, et qui rejettent un plus ou moins grand upuibre de petites pierres avec l’expectoration, C’est îa phthisie calculeuse (Bayle) .
Une hémoptysie "assez abondante, de un demi-verre à un vèrt’e environ chez un Jeune sujet, doit faire redouter le commeupement d’une phthisie tuberculeuse pulmonaire.
Toute personne qui a èu des hémoptysies (V. ce mot), qui tousse et crache des mstières verdâtres, épaisses, qui a des douleurs thoraciques et dorsales, qui a de la fièvre avec redoublements et sueiirs nocturnes, qui maigrit beaucoup, qui perd ses forces et a de la diarrhée, estatteinte de phthisie pulmonaire, ce quc démontrent la matité d’un point du thorax, raffaiblissement de murmure vésiculaire, l’ex-^ piralion prolongée, le souffle bronchique ou caverneux, le gargouillement et la bronchophonie.
Si l’aménorrhée est souvent la cause de la phthisie pulmonaire, elle en est beaucoup plus souvent la conséquence, car chez la femme, au bout de quelques mois de phthisie pulmonaire, les règles se suppriment à peu près contplétement.
La rupture d’une caverne tuberculeuse dans la plèvre donne lieu à une douleur de côté, due à une pleurésie compliquée d’épanchement d’air dans la poitrine, çe qui constitue Vhydropneumothorax. V. ce mot.
La congestion pulmonaire chronique (Y, ce mot) débutant d’emblée ou succédant à une bronchite, donne lieu à une toux sèche ou grasse, accompagnée de matité thoracique, d’affaiblissement, du murmure vésiculaire, de craquements humides et de retentissement de la voix qui simulent le premier degré de crudité de la tuberculose pulmonaire.
Chez les femmes phthisiques une grossesse arrête souvent les symptômes de consomption, de .fièvre, d’amaigrissement, la toux et l’expectoration diminuent, l’embonpoint revient, mais après l’accouchement le mal reprend une nouvelle activité et l’on observe quelquefois une véritable phthisie galopante (Hippocrate).
L’état nerveux chroni^e avec toux sèche, fréquente, sans expectoration et accompagné d’amaigrissement, simule très-souvent le pre mier degré de la phthisie pulmonaire, mais l’ab
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sence de toute modification des bruits respiratoires permettra toujours de l’en distinguer, et il guérit très-rapidement sous l’influence de la médication tonique et ferrugineuse.
Dans la tuberculisation pulmonaire aiguë, lorsque l’affection, à ses débuts, est accompagnée de fièvre, de prostration, de stupeur et de délire, elle peut être prise pour une fièvre typhoïde, et ce n’est qu’au bout de dix et quinze jours que le diagnostic peut être établi par les signes du ramollissement des tubercules au sommet des poumons, et par l’absences de taches lenticulaires rosées sur le ventre.
On guérit de la phthisie pulmonaire lorsque la diathèse n’est pas très-forte, lorsque ses produits, c’est-'a-dire les tubercules, n’occupent pas tout le poumon, et que s’opère la pétrification des tubercules ou la cicatrisation des petites cavernes qu’ils ont produites.
Thérapeutique. — C’est la disposition , générale, ou si l’on veut, l’aptitude au développement de la phthisie pulmonaire qu’il faut d’abord combattre par des remèdes appropriés, et l’usage de ces moyens constitue la prophylaxie.
Le croisement des races étant le meilleur moyen qu’il y ait pour modifier et pour épurer le tempérament des individus, c’est donc par des mariages convenablement préparés qu’on peut arrêter le développement de la phthisie pulmonaire dans un pays.
Tout sujet qui a dans sa famille des phthisiques, et qui, bien portant d’ailleurs, peut se croire disposé à le devenir, doit rechercher en mariage un sujet plus vigoureux que lui, s’il ne veut avoir un jour des enfants destinés à mourir de la phthisie.
Tout sujet phthisique ou réputé tel doit rester célibataire pour ne pas engendrer de famille dépourvue (le chances de vie, et doit être écarté des familles lorsqu’il s’y présente pour le mariage.
Heureux sont les parents qui comprennent l’importance de leur mission envers les enfants à l’époque du mariage, et qui, résistant aux entraînements du luxe et de la passion, préfèrent réunir dans le mariage les forces et les richesses physiques et morales, qui seules constituent la beauté d’une race et l’honneur d’un pays.
Ceux qui sont nés de parents tuberculeux et qui, étant lymphatiques, ont en eux l’aptitude à devenir phthisiques ou qui déjà même renfennent le germe de la maladie, doivent être soignés eu conséquence.
Si l’aptitude vient du côté de la mère, il faut donner l’enfant à une autre nourrice, et dans tous les cas faire élever l’enfant à la campagne. 11 faut l’exposer à l’air aussi souvent que le permettra la température extérieure, et dès que l’enfant pourra manger, à un an, lid donner des aliments gras en parties égales, avec le laitage.
Plus tard, il faut soumettre les enfants à un régime de plus en plus tonique et fortifiant, les faii-e marcher beaucoup, les rompre à la fatigue dans la campagne, de manière à activer les fonctions respiratoires, et à suppléer à leur faiblesse native pai‘ les résultats d’une bonne hématose.
11 ne faut pas faire travailler ces enfants de trop Lôuue heure ; l’étude ne doit commencer pour eux
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que très-tard ; il fatit les habituer à tous les exercices du corps, à la course, à la nage, à la gymnastique faite tous les jours, et en même temps faire prendre des bains tièdes ou des affusions tous les matins. Rien de mieux que d’habituer les enfants à une aspersion générale d’eau presque froide à 20“ centigrades tous les matins sur le corps. 11 en résulte des efforts respiratoires salutaires à l’hématose et une réaction cutanée avantageuse pour l’état général.
Comme médicaments prophylactiques , il faut aussi employer les amers et les dépuratifs, surtout au renouvellement de chaque saison, à l’approche du printemps, le houblon, la gentiane, la petite centaurée, les jus d’herbes, le sirop antiscorbutique, l’huile de foie de morue, doivent être prescrits deux ou trois mois de suite à quelques mois d’intervalle.
Le traitement curatif doit être différent à la première et à la deuxième période de la maladie, c’està-dire dans la période de crudité des tubercules, lorsque la consomption n’est pas commencée, et dans la période de ramollissement, lorsque la fièvre hectique paraît vouloir s’établir et que la phthisie marche rapidement à son terme.
A la première période on guérit encore les malades, lorsqu’ils ont assez de fortune pour suivre aveuglément et sans raisonner tous les conseils de leur médecin. A cette époque, les tubercules sont à l’état de crudité, ordinairement peu nombreux et n’ayant encore donné lieu qu’à des phénomènes morbides graves sans doute, matité, expiration prolongée, hémoptysie, mais n^ayant pas encore complètement détérioré la santé.
Alors quelques remèdes peuvent être utiles, le vin de quinquina, — l’extrait de quinquina, — le vin et le sirop antis(M)rbutiques, — les ferrugineux à petite dose, — l’iodure de potassium à 10 ou 45 centigrammes par jour, — Thuile de foie de morue à 30 ou 60 grammes par jour, etc.
Mais le moyen curatif le plus utile, c’est le changement de séjour, l’habitation dans un pays plus chaud que celui où la maladie s’est développée, le séjour à Nice, à Cannes, à Hyères, à Pau, en Italie, à Menton, à Florence, à Naples, à Païenne, etc., en Afrique, au Caire ou à l’ile Madère, durant Ta saison froide, quitte à revenir en France dans l’été, lorsque les changements de température ne sont plus aussi considérables et aussi pernicieux (’y. Stations hibernales). Quoi qu’en aient dit certains médecins, les malades qui sont à la première période et qui sont dans une position de fortmie à se permettre ce genre de voyage, n’ont qu’à s’en applaudir. Au contraire, s’ils sont à la troisième période, on comprend que ces voyages soient inutiles. J’ai connu plusieurs personnes qui en ont éprouvé le plus grand bien, et je vois encore aujourd’hui une dame , âgée de soixante-huit ans, qui, depuis l’époque de sa première hémoptysie, à trente-deux ans, va tous les hivers en Italie, et qui a réussi de cette manière à prolonger ses jours assez longtemps pour nous permettre de voir que ceux qui lui ont donné le conseil ne s’étaient pas trompés, car elle a encore aujourd’hui toutes les lésions tle la phthisie pulmonaire. Cette dame est tuberculeuse, mais elle a su éviter les accidents de phthisie qui devaient la faire périr.
L’habitation sur les bords de la mer, très-vantée par Laenuec, n’a pas eu beaucoup de succès près des autres médecins, qui regardent au contraire
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ce moyen comme dangereux. Je suis de l'avis de Laennec et je crois c[ue le séjour sur les bords de la mer est avantageux aux phthisiques à la première période^ surtout s’ils ont le courage de s'embarquer tous les jours en canot ou dans une barque de pèche pour gagner le large et ua^igucr à quelque distance îles côtes.
La navigation au long cours est une ressource des plus précieuses dans le traitement de la phthisie au premier degré. En effet, U y a des marins qui, avec le germe des tubercules, ne se portent bien qu’en pleine mer, qui crachent le sang dès qu’ils sont à terre et qui ne vivent bien qu'au large. Des jeunes gens riches, ayant déjà tous les signes physiques de tuberculisation pulmonaire, et, de plus, des hémoptysies et un commencement de fièvre hectique, partis au Brésil, à la Guadeloupe, à Taïti, sont revenus avec un temps d’arrêt dans l’évolution de la maladie, et, après plusieurs années de voyage, on constatait chaque fois une amélioration de l’état général, annonçant que l’organisme avait triomphé de la lésion locale.
Ces moyens ne guérissent la phthisie qu’en arrêtant son développement, et en laissant à Vétat latent une lésion qui devait rapidement faire périr les sujets.
Gomment s’opère ce phénomène? Comment l’air si froid de la mer, l'humidité qui la couvre, agissent-elles ? On n'en sait rien. 11 semblerait que ces moyens antihygiéniques dussent causer plus de mal que de bien; il n’en est cependant pas ainsi. Cette ventilation qui fait respirer profondément, cette humidité qui stimule la peau, cette absorption des matières salines par les bronches, augmentent l’appétit, donnent des forces, et l’individu s’en trouve à merveille.
Traitement de la première période. — A la première période quelques médecins, guidés sans doute par une idée particulière sur la nature de la maladie, ont conseillé l’emploi des émissions sanguines.
Dower pratiquait chaque jour, pendant quinze jours, au début des accidents, une saignée de 150 à 200 grammes, puis, dans les jours suivants, encore une saignée tous les cinq ou six jours. — Morton, Stoll, Thomas, Stokes, Broussais, ont également employé les émissions sanguines, avec avantage, dit-on, mais aussi avec plus de modération. — Saignées générales, saignées locales ont été pratiquées successivement ; mais le plus grand nombre des médecins n’a point encore ratifié cette proposition en thérapeutique.
Comme le dit Laennec, la saignée ne prévient et n’arrête pas le développement des tubercules pulmonaires. Elle ne convient que dans les cas oi'i une congestion inflammatoire ou un effort hémorrhagique se font autour des tubercules. Hors de là, elles ne peuvent qu’affaiblir inutilement les malades.
11 faut donc réfléchir avant de pratiquer la saignée au début de la phthisie, mais il ne faut pas hésiter, si après l’examen le plus attentif on trouve de l’engorgement pulmonaire, de la bronchite, un peu de pneumonie et de la tendance aux hémorrhagies.
Chez les femmes sm-tout qui, au début de cette maladie, ont une suppression menstruelle, compensée par un effort congestif vers les poumons, il est utile de mettre des sangsues aux cuisses et de s’efforcer de faire revenir l’écoulement menstruel. A une période avancée l’indication n’existe plus, et il est inutile de chercher à rappeler les règles qui ont disparu.
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Cette disparition n’est alors qu’un effet de la maladie et n’a plus d’influence sur la rapidité de son évolution.
A cette période, on a aussi conseillé l’usage de médicaments internes, dont les bons effets, quelquefois contestés, sont en effet souvent contestables, .le vais les passer en revue.
L’iode seul, en vapeurs, ou associé à d’autres substances, a joui d’une grande vogue.
Gola conseille Yiodure d’amidon, à la dose de 5 centigrammes par jour.
Dupasquier a conseillé le proto-iodure de fer et dit s’en être bien trouvé.
SoiatioQ normale de proto-iodure
de fer . 4 grammes.
Sirop de gomme incolore très-
consistant . 203 id.
Sirop de fleur d’oranger . 50 id.
A prendre de quatre à trente cuillerées par jour.
Ou bien la solution normale d’iodure de fer ainsi composée :
Iode . 8 grammes.
Limaille de fer . 16 id.
Eau distillée. . . . 25 id.
Chauffez à 60° pendant huit ou dix minutes et ajoutez :
Miel de Narbonne . 30 grammes.
Évaporez jusqu’à consistance de sirop et ajoutez :
Gomme adragant . 12 grammes.
' On fait alors deux cents pilules, dont on fait prendre quatre à trente par jour.
J’ai employé cette substance, et loin de m’en être bien trouvé, j’ai vu, au contraire, qu’elle activait la fièvre des malades, qu’elle troublait leur estomac et qu’elle précipitait la marche de leur maladie.
On a aussi beaucoup vanté Yiodure de potassium . Lugol, Piorry, l’ont donné à un grand nombre de phthisiques et croient avoir obtenu des résultats satisfaisants :
lodure de potassium. . ^ , 50 centigr. ù i gr.
Julep gommeux . 100 grammes.
Par cuillerées à bouche.
L’arsenic sous forme d’acide arsénieux ou d’arséniate de soude, ou de cigarettes arsenicales, peut être employé avec beaucoup d’avantage.
Sirop simple . 300 grammes.
Arséniate de soude . 10 centigrammes.
F. s. a. Une ou deux cuillerées à bouche tous les matins.
Le fe?' a été donné dans le cours de la phthisie pulmonahe. On eu a même fait abus. An commencement, il est quelquefois utile ; mais à une période plus avancée, il est rare qu’il ne soit pas nuisible et qu’il n’active pas la maladie en augmeutaut de beaucoup la violence de l’état fébrile et en amenant des hémoptysies.
L’huile de foie de monte, conseillée par Pereyra, adoptée ici par* un si grand nombre de médecins, est un très-bon médicament contre le rachitisme ; mais je ne crois pas qu’il ait autant d’importance dans le traitement de la phthisie. — J’ai cependant vu l’état de quelques tuberculeux .amélioré sous son influence II doit être domié pendant plusieurs mois
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Aihi) PHTH
ayant qii'on. puisse vérifier sûrement ses effets. On le donne à la dose de deux à quatre cuillerées par joui’, pure ou mêlée à du sirop de sucre.
Huile (le foie de morne . 100 grammes.
Sirop OQ id.
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évacuations alvines trop efioudantcSj pn remplftPe la potion par les pilules suivantes :
Poudre de digitale . .
Poudre d’ipécacuftnha.
• J àâ 50 centigramiaeg, r A prendre upe toutes
Mêlez. — Deux à liuit cuillerées par jpur,
On peut donner ce médicament dans des papsules gélatineuses ou licfiénoïdesj cp qui est infiniment plus agréable pour les malades.
Les inspirations de chlore^ un instant mises en lionueur par MM, Cpttereau, Ricbardj Gannal, n’ont pas longtemps joui de leur succès prématuré,
Étant donné un flacon à deuxTarges tubulures^ garnies comme l’appareil de Wolf de deux tubes ayant 2 centimètres de diamètre, Vuu droit, l’autre recourbé, pour mettre à la bouche du malade, on verse dans le vase un mélange d'eau distillée chaude et de six gouttes de chlore liquide. Le malade respire cette vapeur, cinq fois de suite, de deux, à quatre, huit et douze fois par jour, et l’on a augmenté aussi la dose de chlore jusqu’à vingRcinq et trente gouttes, eu prenant toutes les précautions convenables pour les malades et suivre les effets de la médication.
Ces effets n’ont pas paru très-avantageux aux médecins qui ont cru devoir l’essayer. Souvent ces vapeurs de chlore ont occasionné de l'irritation, ont rendu la toux douloureuse et plus fréquente, ont causé des hémoptysies, activé la fièvre, etc. Il n’en fallait pas davantage pour faire rejeter leur emploi.
Les inspirations d'eau pMniquée au deux millième, et les aspirations d’éther (Huette) on de vapeurs d'iode (Berton, Piorry), peuvent être employées avec avantage.
Les vapeurs de goudron, répandues dans la chambre des malades ou dans les salles spéciales d’un hôpital, ont été employées avec de légers avantages.
U en est de même de l’eau de goudron qu’on fait respirer, après l’avoir réduite en poussière, au moyen d’un appareil pulvérisateur, ou qu’on fait boire aux malades. Cette eau s’obtient en mettant 50 grammes de goudron dans une carafe d’eau. — On commence à boire au bout de quelques heures et l’on remplit la carafe à mesure qu’elle se vide.
La créosote a été aussi donnée, à deux gouttes dans une potion, mais elle ne produit rien de mieux que l’eau de goudron.
h’huile animale de Dippel a été employée sous forme de frictions par le docteur Palmedo, qui prétend avoir ainsi guéri quatre malades. C’est un moyen qui n’a pas été autrement expérimenté.
Les vomitifs ont servi de base à plus d’une prép.aration donnée comme spécifique de la phthisie pulmonaire. Morton a surtout vanté les bons effets du tartre stibié, et beaucoup de médecins ont essayé sur cette invitation. Tous n’ont pas été aussi satisfaits. — Un d’eux cependant, M. Giovanni de Vittis, dit avoir guéri un très-grand nombre de malades }»ar cette médication. C’est beaucoup trop, n’en déplaise à ce médecin. Yoici comment il traitait ses malades.
Mêlez. Pour dix pilules, les heures.
sels alcalins , le carbonate dé potasse, l’hydrocbloratc d’ammoniaque, do baryte, de chaux, le chlorure de sodium» ont été tour à tour employés et abandonnés, On a aussi vaiflé les bons effets du nitrate d’argent, de la poudre de charbon, de la ciguë ; mais tous ces moyens n’ont pu réussir qu’à faire uu instant parler de leurs inventeurs.
L^s balsamiques ont été conseillés par un grand nombre de médecins, avec des succès très-divers \ mais U n’y a guère à en attendre qu’un peu de soulagement pour les malades.
Les uus, et Frédéric Hoffmann entre autres, donnaient le baume de copahu, Il faut le dopner, uai au soufre et à la magnésie, de la manière suivante :
Baume de copahu . 1 , . «
Flfiu.rs4(! sppfre, | ^
Mpgaé^e cplçiuég, ....... q. s.
Une cuillerée à bouche tons les jours, puis ime Si c-onde an bout d’un quart d'heure si les malades üê vomissent pas. S'ils vomissent nu s'ils ont des
Pour quatre-vingts pilules, A prendre de six à dix par jour. Qettê dose est un peu faible, et l’on peut donner jusqu'à 10 et 15 grammes de copahu par jour.
Van Svvieten faisait faire des fumigations de styrax à ses malades. Ce moyen n’a pas été expérimenté de nouveau,
La myrrhe, qu’on peut donner à la dose de 10 à 15 grammes par jour, forme la base de la potion an^ tihectique, jadis si renommée de Griffith,
Ifyrrlie . 4 grammes.
Carbonate de potasse . . S " id.
Triturez et ajoutez :
. Eau de menthe poivrée . 350 grammes.
Sulfate de fer, , 60 centigrammes.
Sirop de guimauve ....... 30 grammes,
Mêlez, — A prendre une cnillerée à bouche quatre fois par jour,
Robert Thomas donnait la myrrhe en pilules.
Myrrhe pulvérisée'. ....... 2 grammes.
Sulfate de fer. . . . 120 centigrammes.
Carbonate de potasse 4 grammes.
Extrait de gentiane . 6 id. '
Sirop simple . . . (j. s.
Pour soixante-dix pilules.
Prendre trois ou quatre de ces pilules, trois fois par jour.
Les sulfureux jouissent, dans la phthisie comme dans le catarrhe, d’une réputation exagérée. — Les fleurs de soufre, de 50 ceutigramraes à 1 gramme, les tablettes de soufre, peuvent être données aux malades ; mais ce qu’oii prescrit le plus habituellement, sont les eaux minérales sulfureuses, les eaux de Saint- Sauveur, les eaux de Cauterets, etc,, les Eaux-Bonnes en boisson et en inhalation à prendre sur place. — Si l’on ne pouvait se rendre sur les lieux, il faut les faire prendre aux malades, chez eux, à la dose d’uii quart de verre, puis d’un demi-verre dans du lait le matin à jeun.
En réalité, le soufre et les eaux minérales sulfureuses né font presque rien contre la véritable phthisie, et l’on doit se méfier de leur usage, c.ar il
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en résulte souvent des hémoptysies. Ces préparations excitantes ne sont bonnes qne dans les engouements pulmonaires, suite de bronchite ou de pneuiponie qui simulent la phthisie par certains phénonaènes d'auscultation.
Sulfure de chaux, 15 à 30 centigrammes, trois fois par jour (Busch, Bung), Se méfier des hémoptysies.
Les exutoires peuvent être employés avec quelque avantage, surtout à la première période de la phthisie, et, dans plus d’une circonstance, ils ont aidé, pour leur part, à établir un moment d’arrêt dans révolution des tubercules pulmonaires. — Des cautérisations poiqtillées de l’épiderme au fer rouge ou avec l’acide sulfurique, des applications quotidiennes de teinture d’iode sur la peau, faites Jusqu’au fendillement de l’épiderme et reprises au bout de deux jours, des frictions d’huile de crotoii tiglium, des emplâtres de thapsia, des cautères sur la poitrine, sous les clavicules, au niveau des points malades du poumon, des vésicatoires, des frictions avec la pommade stibiée sur le sternum, sont les moyens généralement mis en usage. H est bon aussi de placer à demeure au bras un vésicatoire ou un cautère qui établit sur ce point une dérivation éloignée.
Quelques observations de cavernes ouvertes andehors, au niveau des clavicules, ont inspiré à plusieurs médecins le désir d’ouvrir artificiellement les excavations tuberculeuses du poumon, lorsqu’elles seraient assez superficielles pour être facilement abordées. Plusieurs opérations de ce genre ont été faites sans succès, il faut bien le dire, et je ne crois pas que ce soient là, quant à présent, des exemples à imiter ou à suivre,
Le traitement palliatif de la phthisie pulmonaire ne réclame pas moins d’attention que le ti-aiteraent prophylactique ou curatif. Tâchons de soulager au moins les souffrances de ceux que nous ne pouvons guérir ; c’est encore une consolation pour nous dans notre impuissance.
La toux qui fatigue tant les phthisiques peut être modérée ou calmée même par l’usage des , narcotiques, — le siroip de pavots blancs, 30 grammes dans un julep; — V opium en pilules, 2 à 5 et 10 centigrammes; — la thridaçe en pilules, — la cynoglosse également, de 5 à 10 centigrammes ; — les potions gommeuses, les juleps, les loochs, les pâtes pectorales et narcotiques, variées à l’infini, concourent efficacement à ce résultat.
Les douleurs de poitrine doivent être combattues par des cataplasmes arrosés de laudanum ou par de petits vésicatoires volants, qu’on saupoudre chaque jour avec un paquet de 3 centigrammes de sulfate de morphine, par des appUéations quotidiennes de tein^ture (Hiode simple ou morphinée et par des injections hypodermiques de morphine.
Les sueurs et la diarrhée sont avantageusement modifiées et même arrêtées par des pilules d'agaric blanc, à 20, 30 et 50 centigrammes par jour, et par des pilules d'acétate de plomb, de 2 à 5 centigrammes par jour, avec une égale quantité d’opium par pilule.
La manière de vivre et le régime doivent être l’objet d’une grande sollicitude de la part du médecin.
Tant que les malades ne sont pas assez faibles pour rester an lit, il faut les faire marcher au dehors et leur faire prendre le plus d’exercice qn’i! sera pos- i
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i sible. Si ces malades ont des affaires à accomplir, qu’ils les fassent; plus tôt ils prendront le lit et plus leur maladie fera de rapides progrès. Les effets de l’énergie sur la marche de la phthisie sont immenses. Les sujets qui savent résister prolongent leur existence de quelques années ; ceux qui s’écoutent trop meurent vite. En conséquence, il faut tâcher de soiitenir le moral des malades ; il faut les tromper sur leur état et les laisser autant qu’il sera possible dans le courant de la vie active.
Les malades devront faire usage de flanelle, éviter d’être mouillés ou de rester les pieds humides; quelques-uns se trouvent bien dq laitage^ il faut approuver ce régime, Le lait chaud de vache, le lait d’ànesse, tous les matins de bonne heure, améliorent trèssouvent et pour longtemps l’état de la poitrine.
La nourriture doit être bien choisie, assez forte, assez substantielle pour être tonique; des viandes rôties, du poisspp, de bons légumes et du vin de Bordeaux forrneot raliinentatiou de ces malades, qui ne peuvent être impunément soumis à une diète trop prolongée.
FORMULAIRE DE LA PHTHISIE PÜLMOSAiai.
Cataplasme de çiguë.
Pondre de eignë, . ....... 200 graiyimes,
Eau chaude. , , . . . , q, s.
En application sur la poitrine dans la phthisie pulmonaire,
PheUmdre aquatique.
Elle a été vantée contre la phthisie et les bronchites par plusieurs bons observateurs. On prescrit la poudre dephellandre à la dose de 1 à 5 grammes,
Teinture de phellandre.
Semences de phellaudré .... 16 grammes.
Alcool. id.
Faites digérer pendant vingt-quatre heures et ajoutez :
Vin muscat . 192 grammes,
Continuez la digestion pendant deux jours, Filtrez,
Dix à soixante gouttes dans une potion appropriée, Dans la phthisie pulmonaire. (Martins.)
Électuaire de phellandrium.
Semences de phellaudriiim en
poudre . Ià2 grammes.
Sirop de sucre. . q. s.
A prendre soir et matin, à la dose de 1 à 2 grammes.
Gelée de lichen dislande.
Lichen d’Islaude . 125 grammes.
Sucre . 125 id.
Colle de poisson incisée . 4 id.
F. s. a., 15 à 30 grammes par jour.
Poudre de lichen sucrée.
Lichen d’Islande mondé .... 500 grammes.
Faites macérer dans quantité suffisante d’eau froide, en renouvelant celle-ci toutes les six hem-es, afin d’enlever l’amertume de la plante. Exprimez et faites bouillir enfin le liquide dans une quantité suffisante de nouvelle eau, jusqu’à ce que la majeure
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partie soit dissoute ; passez avec expression et ajoutez 1 à la décoction :
Sucre blauc pulvérisé . 500 grammes.
Evaporez à une douce chaleur, en agitant continuellement jusqu’à ce que la matière soit desséchée et pulvérulente; passez au tamis et conservez.
(Robinet.)
Tuhleltes de lichen d'Islande.
Gelée desséchée de lichen . . . 500 grammes.
Sucre blanc pulvérisé . lÜO id.
Poudre de gomme arabique. . . 48 id.
Eau de fontaine . . q. s.
Éther balsamique de Tolu.
Baume de Tolu en poudre ... 10 grammes.
Ether sulfurique . . 50 id.
Après quelques jours de macération, décantez.
En fumigation dans les bronchites et les laryngites. (Moreau.)
Crème pectorale.
Sucre. . • • "l
Sirop de Tolu . . ^ ââ 50 grammes.
Sirop de capillaire . )
Mêlez. A prendre par cuillerées à café, dans les bi’onchites. (Pierquin.)
Emploi du sel marin dans la phthisie.
A. Latour insiste avec raison sur les avantages d’un régime corroborant d’une alimentation fortement réparatrice, sur l’utilité de l’exercice, de l’insolation, du grand air. Il cite des cas de guérison obtenus par ces moyens et l’emploi du sel marin à dose graduée.
Voici la formule qu’il emploie :
Pilules antiphthisiques.
Sel marin. . .
Tannin. . . .
Conserve de n
F. s. a. cent pilules. A prendre une pilule tous les heures pendant un mois. On fait en même temps usage de l’infusion de quinquina, du cresson et d’une alimentation forte. (A. Latour.)
Potion stibiée.
Par cuillerées, toutes les hem-es.
Poudre antiphthisique.
Acétate de fdomf» . S décierammes.
Sucre . ii id.
Opium . 3 id.
Triturez et faites douze paquets égaux.
Un matin et soir. Contre les sueurs colliqualives, (Hufeland.)
Potion stibiée.
Tartre stibié . . 15 centigrammes.
Infusion de üeiirs de sureau . . 150 grammes.
Sirop simple . 30 id.
Matin et soir, nue cui lerée de la potion su’, vante ;
(Valleix.)
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Poudre stibio-opiacée.
Sucre de lait . 32 grammes.
Sucre . 04 id.
Divisez en douze paquets. On en prendra un le matin et un le soir, dissous dans un verre d’eau. Dans les bronchites chroniques, et dans la phthisie au premier degré.
Pilules stomachiques.
Myrrbe . 8 grammes.
Extrait de petite centaurée. . . 4 id.
Baume du Pérou . 13 déeigrammes.
Faites des pilules de 15, centigrammes.
Huit à douze par jour. (Tronchin.)
Looch pectoral.
Réglisse. '. . 4 grammes.
Faites infuser dans ;
Eau . I9O grammes.
Puis faites une émulsion avec seize amandes douces. Mêlez avec :
Gomme adragant . . . 13 déeigrammes.
Huile d'amandes douces .... 32 grammes.
Sirop diacode. . . 10 id.
Eau de fleur d’oranger . 8 id.
Ce looch est désigné dans l’ancien formulaire de l’Hôtel-Dieu, sous le nom de Notre looch blanc.
(Ancien formulaire de l’Holel-Dieu )
Eau de goudron.
Mettez le tout dans un vase de douze litres, agitez le mélange de temps en temps avec une spatule de bois. Après dix jours de macération, décantez et filtrez.
30 grammes contiennent à peu près 5 centigrammes des principes du goudron en solution.
Par tasse, pure ou coupée avec du lait. Édulceroz avec du sirop de gomme ou de Tolu.
Teinture de goudron, 2 grammes dans une potion.
Fumigations de goudron.
Vapeurs de goudron, 500 grammes dans un vase chautfé.
Pilules balsamiques de Morton.
Poudre de cloportes.. ..... 72 grammes.
Poudre de gomme ammoniaque. 30 id.
Fleurs de benjoin 24 id.
Poudre de safran . l a. il
Baume de Tolu sec . £ aa i .
Baume de soufre anisé . 20 id.
F. s. a. des pilules de 2 déeigrammes.
A prendre deux à six par jour dans les affections chroniques de poitrine.
y Fumigations chlorurées.
(Procédé de M. Cannai.)
Eau distillée . . .
Chlore liquide .
Inspiration an moyen d’n limes.
flacon à deux luhu-
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Solution iodée ferrugineuse de Dupasquier.
Iode . 10 grammes.
Limaille de fer . . . . ’iQ id.
Ean distillée . W) id.
A prendre quinze gouttes par jour^ en augmentant jusqu’à cent Tingt gouttes.
On a recommandé :
Pilules iodo-ferrées.
Iode . 8 grammes.
Limaille de fer . 16 id.
Eau distillée . . . 120 id.
Miel de Narbonne . 30 id.
Gomme adragant . ■ 12 id.
Deux cents pilules. De quatre à trente par jour, en augmentant la dose. (Yalleix.)
Potion de drozerxi.
Julep gommeux . 120 grammes.
Par cuillerées, dans les vingt-quatre heures. Électuaire de caoutchouc térébenthiné.
Solution de caoutchouc térében-
tbiné . 1 gramme.
Rob de sureau . 30 id.
Huile essent. d’aunandes amères 3 gouttes.
Quatre à café par jour, deux le matin et deux le soir. On peut élever la dose de caoutchouc à 5 et 10 grammes.
Potion de digitale.
Teintime de digitale . ... t
Eau distillée de latu-ier-ce- > ââ 4 grammes.
Mêlez. A prendre dix, quinze ou vingt gouttes dans un demi-verre d’eau sucrée.
Infusion de sanguinaire du Canada, h grammes par litre d’eau (Smith), et poudre fraîche, 10 à 75 centigrammes par jour.
Acétate de plomb (Michaelis, 1658, Hildebrand, EttmuUer, Prîngle, Fouquier), 5 à 50 centigrammes, et même jusqu’à produire la colique de plomb. Il agit surtout lorsqu’il y a des sueurs colliquatives.
Infusion de vingt-cinq feuilles de putier [merisier à grappe, Padus avium) pour trois verres d’eau en vingt-quatre heures; modère la toux à cause de l’acide hydrocyanique qui s’y trouve.
Petit-lait, 1 à 2 litres par jour, à la campagne et surtout à Interlaken, en Suisse.
Lait de femme, d’ànesse ou de jument, plusiem-s tasses par jour.
Tannin, 15 à 20 centigrammes; trois fois par jour, en pilules. (Voiliez.)
Injections bronchiques de nitrate d'argent, 2 gr. pour trente, ou moyen d’une sonde, le malade ayant été préalablement habitué au manuel opératoire, ou bien faire des fumigations de nitrate d argent.
Le moyen conseillé par Hemâ Freimd, d’Oppeln, et employé par lui avec succès, consiste à faire respirer des vapeurs chargées de particules de nitrate d’argent en solution. On s’était assuré préalablement que ce sel dissous dans l’eau distillée n’éprouve aucune altération par la cuisson, et que les molécules de vapeur en contiennent des parcelles entrainées mécaniquement par la vaporisation. Il fait dissoudre 2 grammes c-t demi de nitrate d'ai-gent dans 100 gr.
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d’eau distillée et soumet deux fois par jour à l’évaporation une cuillerée à thé de ce liquide dans un petit vase de porcelaine placé sur une lampe à alcool.
Le malade tient la bouche ouverte au-dessus du vase à une distance convenable, et aspire les vapeurs qui se dégagent.
L’auteur se loue extrêmement de cette méthode, qui fait sentir ses bons effets ordinairement au bout de deux mois, quelquefois beaucoup plus tôt. Il n’est pas question de guérison, mais, les malades se rétablissent pour un temps assez long.
Cette méthode, comme on devait s’y attendre, a soulevé des objections. Lè docteur Klein a publié un article dans lequel il s’attache à faire comprendre l’impossibilité du passage du nitrate d’argent dans la vapeur d’eau qu’on respire, et à montrer que, quand même il y aurait quelques particules du sel d’argent qui arriveraient dans les bronches, l’action de ce sel serait nulle sur des membranes couvertes d’une couche de pus. .
Freund maintient ses premières assertions, et cite une de ses malades qui eut, après une inhalation, des taches noires au menton et au pourtour des lèvres, taches qu’on fit disparaître avec une solution d’iodure de potassium. 11 est hors de doute, dit-il, que le nitrate d’argent s’élève en très-petite quantité, sans doute, avec la vapeur d’eau ; tout ce qu’on pourrait contester, c’est son arrivée jusque dans les bronches.
Nous avons cru devoir relater cette nouvelle manière de traiter les ulcérations des bronches, quoique nous doutions de la réalité des explications données par Fauteur allemand. Les succès réels qu’il afflrnie avoir obtenus sont de nature à engager les praticiens à tenter du moins cette méthode, car rien n’est à négliger dans une maladie qui résiste à tous nos moyens de traitement.
Décoction et suc de tussilage, 15 à 30 grammes par Jour [3* (Hippocrate.)
Gelée de Fucus crispus ou carragaheen, 30 grammes par jour {+]•
Décoction de Polygala amara, 100 grammes pour 1 litre d’eau réduit à moitié, avec addition de 60 gr. de sirop diacode. Pour deux jours RH.
Décoction dhélianthème commun, 8 à 10 grammes par litre d’eau, dans la phthisie É-
Phosphate de plomb, 5 à 15 centigrammes par jour en pilules □. (Hoffmann.)
Teinture de bourgeons de peuplier noir, 2 à 10 grammes en potion.
Styrax, 10 à 30 centigrammes en pilules, tous les joui-s [+1.
Infusion de véronique, 1 5 grammes par litre d’eau, à prendre tous les jours □.
Feuilles dOldenlandia umbellata pulvérisées mêlées à de la farine et cuite en gâteau comme expectorant □. (Ainslie.)
Créosote, deux gouttes en potion dans 60 grammes d’eau bouillante.
Poudre de semences de ciguë, 30 centigrammes et progressivement un gramme et demi dans les vingtquatre heures m.
Eau de laurier-cerise, 4 à 30 grammes par jour,
Idans une potion PR.
Poudre d’écorce dalcornoque (écorce tonique, astringente de la Martinique), 2 à 8 grammes par
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jour, ou irxfusiou dans du vin, 30 à 60 gramines par litre ; un petit verre p^r jour, ^Pputeux, 1 825 .)
Huile de napjhte en potiop, <à la dose de cinq à dix gouttes [±]. ‘ ' (Bennett.j
Déçoctfoii de nimmulaire , ‘4 4 ^ par
litre d’eau (Boérhaave.)
Inhalations d’qc^c^e phénigue. — Injections â’eiiu phéniquée dans les bronches Q*
Fumigations avec F air des étables que respirent les malades habitant une vacherie.
Eryngium campestre en infusion théiforme. {I\ecueil périodique de là littérature médicale étrangère, I, 184|. '
Sommités jeunes de millepertuis, 15 grammes i — huile essentielle, huit à dix gouttes,
Thridaee, 10 à 15 centigrammes, plusieurs fois par jour, en pilules.
Décoction de pulmonaire de chêne {lichen pulmenarius), 5 à 20 grammes.
Poudre d'aeonit. -rr. Le doeteur Buseh, de Strasbourg, conseille de donner la poudre (Paeonif à la dose de 10 centigrammes, de deux heures en deux heures, en augmentant cette dose tous les deux jours, jusqu’à ce que le mal diminue, ee qui tarde rarement, d'après l’auteur; on a été parfois jusqu’à 3 grammes par jour. Gomme remède aux accidents (engourdissements, vertiges), il indique le vinaigre (Busch, Sur la nature et le traitement de la phthisie, Strasbourg, 1800).
Mlectume. d’agark,
Dufresnoy de Palessiures prétend avoir guéri plus de trente malades atteints de phthisie tuberculeuse avec l’éleetuaire suivant : poudre d'Agarieus acris ou deliciosus, 10 grammes; mêlée à un opîat composé de : 15 grammes de conserve de roses; 7 grammes de blanc de baleine; autant d’yeux d’écrevisses et de soufre lavé, incorporés avec le sirop de millefeuille ; on en prend gros comme une muscade par jour, pendant quelques mois {Matières mé= dicales indigènes, par Coste et Villemet, p, 91).
Sel ammoniac, 7 à 10 grammes, avec 50 eenti' grammes de camphre I M Journal d'liufeland,iMty)-
Poudre de feuilles de raisin a' ours {Uva ursi), 40j 60, 75, jusqu’à 90 centigramme?- Trois fois par jour dans du lait Q (D'' h- Bourne, Case» Qf pulmanary consumption. Oxford, 1805).
Infusion d’Âthanara maritima, 4 à 8 grammes par litre Q, boisson beaucoup usitée en Portugal (D'' Gomès).
Fumigations de feuilles de belladone tous les jours (Hufeland),
Hydrochlorate de potasse, 4 à 16 grammes par jour dans 1 litre d’eau sucrée
Huile essentielle à’ asphalte, huit gouttes; deux fois par jour □ (Hufeland).
Boletus suaveohts en poudre, 7 grammes soir et matin.
Bouillon de chou rouge, un litre par jour PI.
Sulfate de cuivre, à la petite dose de 10 à 25 milligrammes par jour.
Acide prussique médicinal (six fois son volume d’eau), quatre à douze gouttes et plus, dans une potion pour vingt-quatre heures.
Eaux minérales.
Eaux sulfureuses du Temet (Pyrénées- Orientales),