‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 540 sur 731 · FL.\C · texte numérisé non relu

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Le pityriasis de la peau guérit très-vite par le glycérolé d’amidon et les applications de glycérolé de goudron (10 grammes pour 30 grammes de glycérolé).

Pityinasis rubra et simplex.

Huile d’amandes douces . . 1 ■ • on ™

Glycérine4.ure: . } ^0 grammes.

Oxyde de ziuc . . 15 id.

F. S. a. Pour frictions tous les jours.

Onctions tous les jours avec Y huile dx sésame.'

Lotions avec une solution de borax, dans l’eau de rose, 15 grammes sur 30 grammes (Hufeland).

PIYOIXE. Plante de la famille des renonculacées, dont la racine, surtout celle de la

Fig, 446. — Pivoine.

pivoine mâle, se donne en poudre, 1 à 5 grammes, contre l’hydropisië □ et contre l’épilepsie □.

PLACEiv’TA (Maladies du).

Inflammation et altération du placenta.

— Si l’inflammation du placenta existe (Mattéi), c’est moins un phlegmon qu’une conséquence d’épauchements sanguins entre les lobules du placenta, ou que l’oblitération des vaisseaux d’un cotylédon.

Les adhérences presque fibreuses du placenta à l’utérus ou à l’amnios, et les plaques iardacées sont des lésions que l’on peut mettre sur le compte d’une irritation placentaire.

La mort du fœtus est la conséquence des lésions subinflanunatoires étendues du placenta.

Il n’y a aucun signe autre que quelques douleurs abdominales et cenx de l’avortement 01? de la mort du fœtus qui peuvent faire soupçonner la lésion dn placenta.

Thérapeutique. — Il n’y a rien à faire contre les altérations inflammatoires du placenta, et les moyens autiphlogistiqnes peuvent nuire au fœtus.

PLACEXTA ( INSERTION , Anormale pu).

Parmi lès insertions anormales du placenta qui se font en un autre point que le voisinage de l’orifice utérin de la trompe, l’insertion sur le col est celle qui nécessite seule l’intervention de l’art, .

L’utérus se développant d’abord par son fond, on ne reconnaît par aucun signe l’insertion anormale du placenta sur le col, mais quand le col augmente de volume, vers le sixième et le septième mois, et que des vaisseaux se déchirent, il y a des hémorrhagies peu abondantes d’abord, puis progressivement plus fortes; le col de l’utérus reste entr’ouvert, puis des contractions utérines apparaissent et l’hémorrhagie augmente après chaque contraction. Au touchei’ on trouve la poche des eaux dissimulée en arrière d’une masse fongueuse.

Lorsqu’à une première grossesse une femme a présenté une insertion anormale du placenta, il est probable qu’à la seconde grosr sesse il y aura insertion sur le col. Eu l’absence des hémorrhagies, on soupçonne que le placenta est inséré sur le col, à la mollesse du segment, de l’utérus engagé dans l’excavation du petit bassin.

Thérapeutique. — Dans les insertions anormales du placenta sur le col, tamponner est un moyen palliatif. Avant le septième mois, c’est le moyen à employer, mais il peut causer l’avortement. .

Déchirer le placenta et aller à la recherche du fœtus au travers est une pratique dangereuse.

Décoller le placenta sur un côté et pratiquer la version podalique (Louise Bourgeois) est bon, si l’on a décollé le placenta du côté où les insertions sont le moins étendues, mais il est difficile de s’assurer de cette disposition d’une manièi'é précise.

Favoriser l’accouchement par la ponction des membranes à travers le placenta (Gendrin) ou par des douches utérines, et, si l’enfant est mort, l’extraire rapidement, sont des moyens qui ont réussi.

Dès que le fœtus est sorti, s’il est encore vivant mais asphyxié, on aura recours au traitement approprié. V. Asphyxie DES xouyeaü-nés.

Oblitération du placenta. - — L’oblitération partielle du placenta est due à l’oblitération de villosités isolées. L’oblitération complète est due à l’obstruction du cordon par sa torsion sur IuÎt même.

L’apoplexie du placentaire et la mort du fœtus sont la conséquence de l’oblitération du placenta. V. Fœtus (Mort du).

Comme on ne peut saisir la cause de là mort du fœtus, ni les signes de l’oblitération du placenta, il n’y a aucun traitement connu contre cette lésion.

PEAIES. Une solution de continuité des tissus sous l’action, plus ou moins directe, d'un corps' résistant appliqué sur une portion du corps, est une plaie.

Dans toule {Me il y a des portions de tissns divisés et des vaisseaux ouvo-ts.

*** Les plaies sont produites : 1“ de dehors en dedans par des instruments piquants, tranchants on contondants; 2® de dedans en dehors par un corps étranger introduit dans l’économie et qui ressort, ou par des fragments d’os fracturé.

Les plaies sont compliquées d’accidents variables suivant le tissu atteint et l’organe blessé.

Les plaies sont tantôt régulière et tantôt irr^lières.

Les plaies régulières sont celles dans lesquelles la solution de continuité a porté sur des tissus qu’elle a intéressés tous au même degré et dans la même étendue ou à peu près, ainsi une plaie faite par un couteau bien tranchant.

Les plaies irrégulières sont celles dans lesquelles les tissus sont, les uns coupés nettement, les autres déchirés et d’autres écrasés. Les plaies produites par les scies, par les corps coupant mal, sont des exemples de plaies irrégulières. A cet ordre de plaies il faut rapporter les plaies produites de dedans en dehors par des fragments osseux. Les plaies irrégulières ont été bien désignées sous le nom de plaies conluses.

\* Les plaies régulières guérissent toujours bien, les plaies irrégulières sont au moins une fois sur cinq mortelles par suite d’accidents inflammatoires, et ce sont surtout les plaies de parties dissemblables atteintes à la fois, tels que les os, les muscles et la peau qui présentent des complications.

Ce qui donne aux plaies irrégulières une gravité plus grande que celle des plaies régulières, c’est la longueur et l’inégalité de leur réparation.

Toute plaie dont les liquides exsudés, la sanie et le pus ne peuvent sortir, est une plaie qui est sous l’immiiieuce d’une inflammation. Les mouvements exercés par la partie atteinte de plaie sont les causes qui favorisent le plus l’inflammation, parce qu’ils détruisent le travail de réparation déjà fait, et parce qu’il y a une contusion ajoutée à une plaie.

*** Les plaies guérissent par soudure des parties divisées, après interposition de lymphe plastique ou du blastème de nutrition, de l’élément divisé, on bien par interposition de tissu embrj’oplastique ou conjonctif, ou lamineux de nouvelle formation et où se reproduisent les éléments ou une partie des éléments de la région et du tissu fibreux. V. Cicatrices. Dans le premier cas, il y a réunion immédiate ; dans le second, il y a réunion par interposition de tissu cicatriciel.

Thérapeutique. — Favoriser les phéaomènes phyâoli^iques de la réunion des plaies, combattre les accidents, telles sont les indications générales du traitement des plaies.

Ma s il est deux lois qu'il faut savoir toujours appliquer pour les plaies immédiatement réunies ou non réunies.

Favoriser Vécoulemeni des liquides des plaies, et tenir la blessure dans une imnwbilité absolue.

Plaies par arrachement. Les plaies par amchement sont des plaies voisines des plaies contuses ; elles sont peu douloureuses, saignent eu, les parties séparées sont arrachées à des auteurs différentes. Ces plaies sont accompagnées de phénomènes généraux, tels que la stupeur.

Un membre (Perracchi, Benoimont, Velpeau, A. Guérin), un testicule, les intestins, le cuir chevelu (Jacquet), la peau d’un membre (Nélaton), peuvent être arrachés.

Les parties restantes des organes arrachés tendent souvent à la gangrène, la peau décollée se sphacèle. ^

Après des plaies par arrachement,*! y a parfois de vastes décollements, des phlegmons et abcès consécutifs entraînant une infection purulente. Y. Doigts (ArracheKient des).

Thérapeutique. — Les membres arrachés nécessitent l’amputation immédiate. L’ouverture d’une articulation, la destruction de l’artère principale d’un membre, sont les indications les plus pressantes pour opérer. Les doigts arracViés, la peau arrachée, seront traités comme les plaies irrégulières simples.

S’il reste des parties mortifiées presque entièrement détachées, des os mobiles, on les enlèvera et l’on pansera avec un linge troué enduit de cérat ou la charpie, imhihée d’eau et d’eau-de-vie camphrée , ou bien on établira l’irrigation continue. En principe les cataplasmes valent mieux et sont d’une application plus commode.

S’il y a des gangrènes de la peau, les cicatrices vicieuses sont inévitables, et pour les faire disparaître ou aura recours plus tjird aux opérations appropriées.

Plaies par instruments piquants. Les

plaies par instruments piquants ou piqûres sont caractérisées par une solution de continuité capillaire, saignent peu, s’accompagnent qnelquefois d’ecchymose et ne sont pas généralement donloureuses, à moins qu’il n’y ait une blessure d’un organe important au-dessous de la peau.

Les piqûres se réunissent par première intention, elles ne suppurent presque jamais; elles causent quelquefois le phlegmon diffus.

On ne sondera une piqûre que quand on sera sûr qu’il n’y a pas de plaies pénétrantes de l’articulation de i’abdomen ou de la poitrine. Y. ces mots.

Les piqûres peuvent être compliquées de piqûres de nerfs, de blessure d’artères, d’anévrysmes faux primitif et faux consécutif. Y. Nerfs, Plaies, Artères, Anévrysmes.

Thérapeutique. — Les plaies par instruments piquants doivent être traitées par les cataplasmes arro ses d’eau blanche. S’il y a des douleurs vives, le dé-

bridement de la plaie est une bonne pi*atique. Si l’instrument qui a produit la. blessure est sale, on débridera la plaie et l’on pansera avec de la charpie imbibée d’eau et d’eau-de-vie camphrée et uu cataplasme.

Les complications des plaies par instruments piquants seront traitées par les moyens appropriés.

Plaies par instrnmeats tranchants et par instruments tranchants et contondants. Ces plaies sont des solutions de continuité produites par un agent traumatique coupant, déchirant ou écrasant les tissus, soit que le malade ait été frappé accidentellement, soit qu’il ait subi les manœuvres chirurgicales. Les plaies varient suivant les parties qui ont été atteintes, suivant le corps qui a agi pour diviser les tissus.

Au point de vue clinique il y a deux sortes de plaies : 1° celles qui sont régulières et celles qui sont produites par des instruments tranchants, tels que couteaux, morceaux de verre, de porcelaine, et où il y a division simple ; 2“ celles où les bords de la plaie ont été contus et déchirés, et qui sont produites par des instruments durs, arrondis, anguleux ou dentelés.

Les plaies régulières sont caractérisées par une solution de continuité, dont les bords s’écartent, laissent couler du sang et sont douloureux ; c’est dire que dans les plaies les vaisseaux divisés donnent du sang, que les nerfs coupés causent de la douleur. Les plaies des organescomplexesdonnent lieu à d’autres phénomènes, ainsi l’écoulement du liquide d’une glande, ou des liquides qui circulent dans un conduit naturel. V. Abdomen, Cou, Poitrine, Urèthre, Vessie, Artères.

Quelquefois ces plaies se réunissent seules par première intention, elles se réunissent ordinairement par suppuration, c’est-à-dire la formation de bourgeons charnus ou granulations (Hunter).

Les plaies irrégulières sont caractérisées par des solutions de continuité, à bords irréguliers, d’épaisseur inégale, dont quelques-uns sont mortifiés ; elles laissent écouler peu de sang, sont peu douloureuses immédiatement, contrairement aux plaies par instruments tranchants.

Jamais les plaies irrégulières ou contuses ne se réunissent par première intention; il faut qu’elles suppurent.

Entre les plaies régulières et les plaies irrégulières il y a des plaies produites par des contusions, telles que les plaies au sourcil dans une chute ; les rebords osseux comprimant la peau entre eux et un corps mousse, il y a une plaie linéaire, ayant la régularité des plaies par instruments tranchants, et saignant peu, comme les plaies contuses (Velpeau), il en est de même

de certaines plaies par arrachement, produites par pincement de la peau.

Certains blessés ne sont point affectés, d’autres pusillanimes ou ayant été fortement émus par un coup ou une chute , présentent un état nerveux et de l’excitation, que le chirurgien ne doit pas négliger, soit pour porter le pronostic, soit pour instituer le traitement.

Abandonnées à elles-mêmes et en dehors de toute complication, les plaies régulières non réunies immédiatement présentent les phénomèmes suivants, le sang se coagule entre les lèvres de la plaie , si aucun pansement n’est appliqué, lesangse dessèche, unecroûte se forme, les bords de la plaie sont rouges, au-dessous de la croûte il se produit, aux dépens de la lymphe plastique ou du blastème (Robin), fourni par les capillaires, des capillaires nouveaux disposés eu anse et autour desquels une matière granuleuse, amorphe, constitue une granulation qui suinte un liquide tout à fait analogue à du pus. Les granulations ou bourgeons charnus qui sont voisins de la peau ne tardent pas à se condenser et à se recouvrir d’une lamelle épidermique ; peu à peu la cicatrisation a ainsi lieu de la circonférence au centre , la croûte tombe, une première lamelle épidermique caduque tombe, et vingt jours à un mois après la plaie est entièrement guérie.

Les plaies irrégulières passent aussi par une période d’exsudation, de production de bourgeons charnus, formés aux dépens de l’exsudât, et de cicatrisation ou organisation des bourgeons charnus, comme les plaies régulières.

Les plaies avec perte de substance, les plaies à lambeau se cicatrisent de la même façon.

Dans les plaies contuses ou irrégulières toutes les parties contuses et dans lesquelles la circulation est arrêtée se durcissent et se momifient, à moins qu’un pansement humide ne soit fait et dans ce cas les parties humides se ramollissent ; cet état est une gangrène limitée (V. Gangrène par contusion). Pendant neuf à douze jours, les parties mortifiées tombent et toute la plaie à ce moment est recouverte de bourgeons charnus. La cicatrisation marche ensuite comme dans les plaies régulières, mais la cicatrice n’a lieu que quand toutes les parties mortifiées ont été éliminées.

Les plaies chirui-gicales faites pour donner issue au pus d’un abcès, ou les plaies d’amputation, guérissent : les premières par réunion secondaire, par suppuration ; les secondes par première intention ou par seconde intention, suivant les cas.

Thérapeutique. — Indications générales. Uae plaie régulière doit être réunie, quelles que soient son étendue et sa direction. On rapproche les lèvres des plaies et ou les maintient en contact par les agglutinatifs et

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par les sutures; c'est ce qu’on appelle la réunion par première intention.

Plus le moment de la réunion par première intention est rapproché du moment où la plaie a été produite, plus la réussite est assurée.

Sur une plaie réunie par première intention ou applique des compresses mouillées ou un cataplasme, ou un pansement simple; ce dernier est le moins bon de tous les pansements.

Lorsqu’on se sert de bandelettes de diachjlon, on n’a pas besoin d’autre pansement.

Une plaie irrégulière on contme ne doit jamais être réunie par première intention, 11 n’y a d’exception que quand les plaies, même contuses, ont ouvert une cavité séreuse ou quand les plaies siègent sur des régions vasculaires. Dans ces cas, on fait un pansement par occlusion avec les bandelettes de diachvlon (V. Pansement), ou bien on régularise la plaie en enlevant toutes les parties hachées ou contuses, et l’on réunit ensuite à l’aide de la suture entortillée “bu de bandelettes de diachylon.

. Ou laissera suppurer sous un cataplasme ou sous des compresses froides, ou sous l’irrigation continue, les plaies irrégulières et contuses des parties molles avec ou sans fracture. La réunion par première intention doit être proscrite dans ces cas.

Règle générale, toutes les fois qu’une plaie a intéressé des tissus semblables qui mettent un temps à peu près égal à se réparer, on peut et l’on doit tenter la réunion par première intention, à moins que les tissus n’aient été fortement mâchés ou contus. Quand une plaie, même régulière, a intéressé des parties inégalement promptes à se réparer, on ne réunira jamais complètement, afin que la suppuration ou l’exsudation des parties lentes à se réparer puissent s’écouler au dehors. Et même, il serait mieux de ne point réunir.

Le siège des plaies, à l’œil, au cerveau, au cœur, au foie, etc., exige des modifications dans le traitement (V. CEil, Cerveau, Foie). Les complications des plaies réclament des modifications variables dans les pansements ; mais, en général, les principes thérapeutiques qui régissent les soins à donner aux plaies régulières et irrégulières doivent être observés.

Réunion par première iniention ou immédiate. — La réunion par première intention (Tagliacozzi, John Bell) est un rapprochement des parties divisées, tel qu’il y a anastomose inunédiate des capillaires, avec ou sans interposition de lymphe coagulable (Huuter, Paget, ]SIalgaigne, Robin), à travers laquelle les globules sanguins cheminent et rétablissent la communication entre les parties du réseau capillaire divisé.

En vingt-quatre heures, la réunion par première intention a lieu, les bords de la plaie rougissent un peu, il y a une sorte d’inflammation avortée : c’est l’inflammation adhésive de Hunter; en huit jours les parties sont revenues à leiu* état naturel.

a. On obtient la réunion par première intention par la position. Ainsi la réunion des plaies de la région inguinale par flexion de la cuisse ; celle des plaies du pU du coude par flexion de l avant-bras sur le bras, etc.

Pour réunir les plaies par la simple position, on se sert de bandages qui maintiennent les parties mises dans une position favorable. Les plaies transversales du cou sont celles où ce mode de réunion est le mieux applicable. V. Cor (Plaies nr).

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