PLAN
Thérapeutique particulière des tubercules anatomiques. — Le tubercule anatomique est évité lorsque I on a le soin de bien laver les plaies anatomiques. Lorsqu'il est développé, on le traitera par la cessation de contact avec les cadavres.
On emploiera les cataplasmes de fécule^ les badigeonnages avec la teinture d’iode, la compression avec une bande de caoutchouc.
Les malades prendront à l’intérieur l’iodure de potassium, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme par jour.
Si le tubercule suinte, on le pansera avec la pommade :
Axonge . 30 grammes.
<^alomel . . ) . . . • ,
Précipité blanc . )
(Velpeau.)
Plaies virulentes. Les plaies produites par des instruments ou des os qui ont baigné dans le pus morveux, charbonneux ou syphilitique, sont la porte d’entrée d’une maladie spécifique avec ou sans production d’un accident local. V. Pustule maligne. Morve, Syphilis. V. d’ailleurs Plaies par morsure,
A côté de ces plaies virulentes par excellence il en est d’autres qui, produites par des instruments ayant baigné dans le sang d’animaux sains et par des os sains, produisent néanmoins des désordres locaux. Ce sont là des accidents assez fréquents chez les bouchers, et.qui ont été appelés des piqûres d’os. Ces plaies déterminent une inflammmation chronique, un œdème dur, sans accidents généraux ; rarement les parties tuméfiées suppurent, il y a une sorte de phlegmon chronique.
Thérapeutique, — Les plaies virulentes doivent être lavées avec soin sous un courant d’eau tiède, pendant qu’on les fait saigner autant que possible, en pressant les parties.
Il est meilleur de laver immédiatement les plaies avec de l’alcool pur, un mélange d’eau et de chlorure de chaux, et Ton panse ensuite avec un cataplasme.
Les plaies sur une surface qu’il est facile de découvrir seront cautérisées avec le crayon de nitrate d’argent, avec l’acide nitrique, avec le chlorure d’antimoine ou, au besoin, avec le fer rouge. V. Pustule
MALIGXE.
Les piqûres d’os doivent être immédiatement lavées, après qn’on a fait saigner les parties, puis on panse avec des cataplasmes, et l’on baigne la région ou les membres deux fois par jour.
Aux membres, si l’engorgement tarde à se résoudre, on fera la compi-ession avec une bande roulée.
PLAXTAIX COMWITX OU GRAXD PI.AX.
TAix. Herbe de la famille des plantaginées, dont les feuilles et les fleurs sont très-employées en thérapeutique. Elles fournirent, par la distillation, une eau astringente employée à froid comme collyre, dans les blépharites simples S et dans les conjonctivites légères EEI- Le soc de
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cette plante pi’is à jeun est conseillé à la dose de 100 à 150 grammes comme fébrifuge S.
Fig. 454. — Plantain a longs ôpis
PLAQUES MUQUEUSES. Les plaques muqueuses sont des sypliilides primitives et secondaires. Elles sont quelquefois, chez les femmes, le point de départ de la syphilis (A. Guérin). Elles sont constituées par une surface dépourvue d’épiderme ou d’épithélium, plus ou moins élevée, suintant abondamment et donnant souvent une odeur nauséabonde spéciale.
En général, les plaques muqueuses de la peau sont des ulcérations d’une papule rougeâtre, élevée sur la peau ; les plaques muqueuses des nauqueuses de la gorge sont des ulcérations à fond un peu grisâtre, et suintent peu.
Les plaques muqueuses de la peau sont constituées : 1“ par une plaque élevée, h. surface exulcérée, c’est la forme hypertrophique ; 2° par une plaque rougeâtre, sans élevures de la peau, dépourvue d’épithélium et suintant (A. Fournier) ; 3“ par une plaque rougeâtre, recouverte d’une fausse membrane grisâtre ; les plaques muqueuses des orifices naturels (Bassereau), présentent quelquefois cette particularité, ce sont les plaques muqueuses opalines. Les plaques muqueuses qui siègent aux orifices, comme là bouche et l’anus, sont compliquées de fissure et ne se distinguent de la fi.ssure à l’anus que parce qu’elles ne sont pas douloureuses. En tous les points la plaque muqueuse peut devenir ulcéreuse et se recouvrir de diphthérite (A. Martin).
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Les plaques muqueuses naissent d’une excoriation ; elles se montrent sur un chancre infectant guéri ; c’est la plaque muqueuse in situ.
On distingue une plaque d’un chancre, à ce que la première ne s’accompagne pas d’indurations polyganglionnaire. Lë chancre mou est toujours une ulcération, à bords taillés à pic, ce qui n’existe pas pour les plaques muqueuses.
Le chancre mou, que l’on appelle Vulcus elevatum, se rapproche de la plaque muqueuse ulcérée ; mais s’il s’agit d’une plaque muqueuse, il y a à côté d’autres plaques muqueuses franches, ce qui éclaire le diagnostic.
On ne confondra pas les plis radiés de l’anus hypertrophiés avec une plaque muqueuse, parce que les plis de l’anus sont recouverts d’épithélium.
*** Pour reconnaître une plaque muqueuse de la gorge au début, on cautérise avec le chlorure de zinc le point où l’on soupçonne une plaque muqueuse, on verra la surface blanchir, s’il y a réellement une plaque muqueuse.
La plaque muqueuse engendre la plaque muqueuse, c’est un accident secondaire contagieux (Gibert) ; elle donne le chancre induré ou la plaque muqueuse. C’est une syphilide de début (Bazin, A. Guérin).
Quelquefois des plaques muqueuses se développent sur des chancres mous.
Les plaques muqueuses récidivent.
11 y a des plaques muqueuses d’emblée, et sans infection, mais cela est exceptionnel.
Thérapeutique. — Les plaques muqueuses seront traitées parles préparations antisyphilitiques (V. Syphilis) ; mais, en même temps, on agira localement, on lavera les plaques muqueuses avec de l’eau blanche, des liquides caustiques ; on gargarisera avec l’alun les malades atteints de plaques muqueuses de la gorge.
On cautérise avec avantage les plaques muqueuses au moyen de la solution saturée de chlorure de zinc (A. Després). On emploie aussi la solution de ce sel au cinquième et au dixième. On place sur les parties malades un linge trempé dans cette solution, et on le laisse en place une heure.