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TRANCHANTS ET CONTONDANTS

Les morsures de cheval sont encore des plaies contuses, seulement comme l’animal a une grande puissance, les morsures qu’il fait peuvent, en même temps qu’elles produisent des plaies contuses sur la peau, déterminer des fractures comminutives.

A défaut de renseignements donnés sur les malades, on reconnaît les plaies par morsure à des plaies rangés symétriquement et reproduisant la forme de la mâchoire de l’animal qui a pu mordre le blessé.

Thérapeutique. — Toutes les plaies par morsure sans complication de fractures doivent être traitées par les cataplasmes appliqués en permanence, jusqu’à ce que les plaies soient recouvertes de bourgeons charnus, après quoi on pansera avec du linge enduit d’onguent de la mère.

Les fractures seront traitées par les moyens appropriés.

Plaies par morsure d’auimaux enragés»

Le loup, le chien, le chat, le cheval, peuvent transmettre la rage par la morsure. Les plaies produites par les morsures de ces animaux ne présentent rien de spécial, quant 'a la forme et à l’aspect de la plaie. V. Hydrophobie, Rage.

Thérapeutique. — Toutes les fois que l’on peut soupçonner que l’animal qui a mordu était enragé, et en cas de doute, on fera saigner la plaie, puis on la cautéiâsera avec un fer rouge. Autant que possible, il faut cautériser entièrement la plaie -, on introduira le cautère profondément, on débridera la plaie au besoin.

Cautériser avec le chlorure de zinc ou la pâte de Vienne est une bonne pratique.

Dès le début du traitement institué après la morsure, on ordonnera beaucoup d’exercice et l’on administrera un bain de vapeur tous les jours aux malades. On devra donner aussi chaque matin une ou plusieurs cuillerées de sirop phénique ou la potion suivante en vingt-quatre heures :

Potion gommeuse . 100 grammes.

Acide pbénique . 25 milligrammes.

Si la plaie n’est vue que plusieurs jours après la morsure, il est peut-être encore possible de neutraliser le virus par l’appbcation d’un vésicatoire que Ton fait suppurer ; ou bien on enlèvera la cicatrice avec un bistouri, ou on y appbquera un cautère (Boyer).

Ici encore, on soumettra les malades à un exercice forcé, de façon à provoquer les sueurs, et l’on administrera un bain de vapeur tous les jours. Y. Hydrophobie.

PLÂI 4171

Plaies par piqûres anatomiques. Les

piqûres anatomiques sont des plaies empoisonnées par un principe septique renfermé dans les produits putrides qui se forment dans les cadavres ou dans le pus de malades morts d’infection purulente ou de péritonite ou d’autres lésions inflammatoires et gangréneuses.

Les piqûres anatomiques causent des accidents aigus et des accidents chroniques.

I. Accidents aigus. — Les accidents généraux et locaux aigus d’une piqûre anatomique sont l’angioleucite, le phlegmon diffus, la phlébite, la cutite et l’infection purulente d’emblée. V. ces mots.

%* L’infection purulente consécutive aux piqûres anatomi(jues a les caractères de l’infection putride aiguë souvent, de l’infection putride chronique quelquefois, et de l’infection purulente dans les cas où il y a phlébite, angioleucite et phlegmon diffus.

Rarement les accidents de la piqûre anatomique se montrent chez les individus bien disposés, n’ayant commis aucun excès peu de temps avant de s’être piqués ; ceux qui ne font pas des autopsies à jeun et clont le moral est solide échappent souvent aux dangers des piqûres anatomiques.

II. Accidents chroniques. — Les tubercules de la peau, qui constituent le tubercule anatomique, se montrent surtout chez des individus à tempérament lymphatique ou atteints antérieurement de la diathèse syphilitique.

Le tubercule anatomique est peut-être le résultat d’une inoculation non encore déterminée d’un virus atténué, conservé par quelques cadavres.

Le tubercule anatomique est un assemblage de tubercules cutanés, violacés, disposés en cercle, se recouvrant quelquefois de croûtes et laissant suinter une sérosité rousse en quelques points et parfois du pus.

Habituellement le tubercule anatomique tend à s’étendre; il guérit quelquefois seul, mais dans d’autres cas il persiste indéfiniment.

Thérapeutique des piqûres anatomiques. — Une plaie produite par un instrument ou par un os maculé de pus ou de matière septiques pris sur un cadavre, sera lavée, pressée, sucée au besoin, afin de faire couler le sang. On imbibera la plaie d’alcool pur ou d’alcool camphré, ou d’une solution d’eau chlorurée, ou de liqueur de Labarraque, suivant le liquide que l’on aura sous la main.

La cautérisation avec le crayon de nitrate d’argent (Lallemand) n’est bonne que quand la plaie est bien accessible à l’action du caustique. Les plaies existant sous les ongles ou à leur racine seront plus a^antageusement traitées par les lotions avec les liquides précédents.

On traitera les complications par les moyens appropriés. V. IxFECTioxs, Phlébite, asgioleucite. Érysipèle, CiTiTF. et Phlegmox.

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