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\* Il y a une pléthore globulaire quand le nombre des globules augmenté s’élève de 130 à 1 54 millièmes, et une pléthore séreuse, lorsque sans augmentation appréciable des globules rouges l’eau du sang se trouve augmentée.

La pléthore globulaire, également appelée pléthore, est l’attribut des tempéraments sanguins ou des constitutions fortes; elle est la conséquence d’une alimentation animale fortifiante, tandis que la pléthore séreuse ou fausse pléthore résulte de la nourriture insuffisante ou mauvaise, de la grossesse, du mauvais état de la constitution, des hémorrhagies abondantes, de la chlorose et des cachexies, quelle que soit leur nature.

*,(,* Dans la vraie pléthore, dite globulaire, il y a une surabondance de vie que caractérise la coloration du visage et des téguments, animation des traits, la résistance au froid, la plénitude et la force du pouls, et dans quelques cas les bouffées de chaleur au visage, la céphalalgie, la pesanteur de tête, les bourdonnements d’oreille, les bluettes, les vertiges et les étourdissements plus ou moins pénibles, avec hémorrhagies nasales ou hémorrhoïdaires.

Dans la fausse pléthore ou pléthore séreuse, la coloration du visage et des muqueuses est moins rouge, mais les accidents de congestion cérébrale, tels que céphalalgie, bluettes, étourdissements, vertiges, sont absolument les mêmes, et il n’y a pas jusqu’aux hémorrhagies nasales, utérines et pulmonaires qui ne s’y produisent avec autant de facilité.

La vraie pléthore est la cause d’un grand nombre d’hémorrhagies, surtout de l’épistaxis chez les enfants, et de l’apoplexie chez les adultes et les vieillards.

Il y a une pléthore innée et une pléthore acquise, mais la première est la meilleure.

Avec la pléthore vraie existe assez ordinairement une disposition très-prononcée à la fièvre éphémère.

Thérapeutique. — La vraie pléthore doit être combattue par un régime peu substantiel dans lequel la viande est associée en petites proportions aux légumes verts ou aux fruits de la saison, et par des émissions sanguines locales ou générales en rapport avec la force des malades et les accidents de congestion qu’ils éprouvent.

Le vin pur, l’eau-de-vie, le café, le thé et les liqueurs doivent disparaître du régime des pléthoriques.

Une saignée du bras de temps à autre, ou chaque mois douze sangsues à l’anus, préservent le pléthorique des congestions qui le menacenL

Le pléthorique doit prendre une purgation deux ou trois fois l’an, et agir de façon à entretenir constamment la liberté du ventre.

Éviter les bains trop chauds ou trop froids, les lieux très -échauffés et les grandes réunions, les salles de bal et de spectacle, l’action directe des rayons solaires sur la tête, les violents exercices et les efforts

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qui peuvent produire accidentellement la congestion du cerveau, telle est l’hygiène des personnes atteintes de pléthore.

La fausse pléthore et ses accidents augmentent toujours par les saignées, et guérissent au contraire par la nourriture animale surabondante, les ferrugineux et les toniques.

PLEURÉSIE. L’inflammation de la plèvre avec ses exsudations fibrineuses et son épanchement de sérosité constitue la pleurésie.

Il y a une pleurésie aiguë et une pleurésie chronique, une pleurésie primitive développée sur un sujet bien portant, et une pleurésie secondaire se manifestant chez un sujet atteintde pneumonie,de tubercules pulmonaires, {•pleurésie tuberculeuse) de rhumatisme, de scarlatine, etc.

La pleurésie est une affection rhumatismale qui se développe ordinairement sous l’influence du froid.

On voit assez souvent la pleurésie se développer en même temps que l’inflammation du poumon, ce qui constitue la pleuro-pneumonie.

Des malaises, de l’inappétence, un peu de fièvre, de la gêne dans les mouvements respiratoires, une douleur de côté et de la toux avec expectoration blanchâtre écumeuse annoncent une pleurésie aiguë.

Une vive douleur de côté, accompagnée de fièvre et d’expectoration spumeuse indique le début d’une pleurésie.

La dilatation d’un côté du thorax et l’immobilité des côtes ; l’absence de vibration des parois thoraciques, lorsque le malade parle la matité et l’absence du murmure respiratoire, caractérisent la pleurésie (Laennec).

Un bruit de frottement dans un côté du thorax annonce le début ou la fin d’une pleurésie.

Le souffle bronchique (Laennec), quelquefois amphorique (Landouzy) et l’égophonie (Laennec) annoncent une pleurésie de moyenne intensité.

La matité de tout un côté de la poitrine en avant et en arrière, avec absence de tout bruit respiratoire indique que toute la plèvre correspondante est remplie de liquide.

Dans la pleurésie avec épanchement de moyenne quantité, en même temps qu’il y a de la matité en arrière du thorax, il y a souvent une résonnance tympanique sous la clavicule correspondante, et cela est dû à la dilatation des vésicules pulmonaires.

Les épanchements pleurétiques considédérables qui siègent dans le côté gauche déplacent le cœur et le refoulent à droite eu comprimant les gros vaisseaux.

Il y a des sujets qui ont un point de côté [ auquel ils ne fout aucune attention, avec lecpiel I ils se promènent et mangent comme d’habitude

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jusqu’au jour où la fièvre et la gêne de la respiration les oblige à consulter un médecin qui reconnaît à l’instant l’existence d’une pleurésie latente.

Dans la pleurésie aiguë il se fait une exsudation fibrineuse plus ou moins épaisse de la plèvre pulmonaire et pariétale, des adhérences entre les deux feuillets de la séreuse, et un épanchement de sérosité ordinaire, variant de 50 à 500 et 1500 grammes dans la cavité pleurale,

%* Il n’y a quelquefois daus la pleurésie qu’une simple exsudation fibrineuse, sans épanchement de liquide, c’est ce qui constitue la pleurésie sèche, et on la reconnaît au frottement pleurétique qui accompagne une douleur de côté.

La pleurésie qui passe à l’état chronique voit souvent l’épanchement de sérosité ordinaire se convertir eu pus et occasionner tous les phénomènes de la fièvre hectique.

Quand les fausses membranes de la plèvre s’organisent par la formation de capillaires nouveaux, et que la sérosité extravasée se résorbe graduellement et disparaît , on dit que la pleurésie entre en résolution.

La pleurésie dans laquelle il y a réplétion complète de la cavité pleurale, avec matité de ce côté du thorax, amène souvent -la mort subite par syncope, sans que la gêne des mouvements respiratoires ait pu faire prévoir ce résultat.

La fièvre et l’amaigrissement des malades atteints de pleurésie déjà ancienne indiquent un épanchement de pus dans le thorax.

Il n’est pas rare d’observer la pleurésie sans fièvre, sans malaises, sans gêne de respiration et sans douleur, soit que le mal ait débuté sous cette forme chronique, soit qu’il l’ait acquis après quelques jours de durée. C’est la pleurésie latente.

. La pleurésie gauche qui refoule le cœur est beaucoup plus souvent mortelle que la pleurésie droite.

Il y a danger de mort chez les pleurétiques lorsque la respiration est petite et fréquente, le visage pâle et bouffi, le pouls accéléré et que la conversation occasionne un essoufflement visible avec respiration entrecoupée,

La pleurésie chez un sujet qui tousse habituellement, qui jadis a craché du sang, est symptomatique des tubercules du poumon.

Un phthisique qui est subitement pris d’une douleur permanente de côté, a probablement une déchirure de la plèvre, occasionnée par la rupture d’une caverne tuberculeuse, et il en résulte une pleurésie avec pneumothorax, caractérisée par le tintement métallique et par le bruit de flot quand on secoue les épaules du malade. V. Hydropxeüiviothorax.

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