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Chez un sujet prédisposé par sa constitution scrofuleuse et lymphatique ou affaibli par des maladies antérieures, la pneumonie devient la cause de la phthisie pulmonaire.
Il y a des pneumonies de différente nature, les unes sont inflammatoires, les autres sont rhumatismales, pernicieuses, typhoïdes, morbilleuses, bilieuses, goutteusœ, etc. , et l’on ne les distingue que par la forme de la lésion et la marche des symptômes.
La pneumonie inflammatoire franche, primitive, produit dans les poumons l’engouement, leur infiltration par la fibrine, l’exsudation plastique des cellules aériennes (fig. û58 et Zi59) et la suppuration de ces cellules, d’où résultent trois périodes dites A' engouement , à! hépatisation rouge et A' hépatisation grise.
Le poumon congestionné, rouge, crépitant, laissant écouler quand on le coupe une notable quantité de sérosité spumeuse, roussâter , est à la période engouement de la pneumonie (Laennec).
Le poumon dur, compact, friable, sans crépitation, se précipitant au fond de l’eau, formé de tissu rouge, grenu à la déchirure, rempli de bouillie, rougeâtre, et dont les vésicules sont oblitérées de fibrine, est à l’état d’Aepatisation rouge (Laennec).
Le poumon non crépitant, dur, compact, friable, se précipitant au fond de l’eau, et formé d’un tissu grenu, sanieux, purulent, est à l’état hépatisation grise (Laennec).
La pneumonie est toujours compliquée d’un peu de pleurésie, et si l’inflammation de la plèvre est très-forte avec épanchements, il en résulte un état mixte pleuro-pneumonie.
Un violent frisson suivi de toux, de fièvre et de l’apparition d’un point de côté annonce une pneumonie franche.
Des crachats visqueux, jaunâtres, aérés, sont caractéristiques d’une pneumonie aiguë.
Vingt-quatre ou quarante-huit heures après l’apparition des premiers symptômes généraux, la pneumonie se révèle par du râle crépitant dans le poumon malade, par de la matité, enfin par du souffle, de la bronchophonie et de la vibration de la voix sur la paroi thoracique (Laennec).
Tant que dure la pneumonie aiguë s’observent la fièvre, l’expectoration visqueuse jaune, rouillée, le souffle et la bronchophonie, mais dès que le mal entre en résolution la fièvre diminue, l’expectoration redevient blanche, le souffle et la bronchophonie disparaissent et sont remplacés par du râle crépitant, puis par le murmure respiratofre normal.
Vherpes labialis qui accompagne souvent la pneumonie aiguë, annonce une terminaison favorable.
Le délire du début de la pneumonie aiguë
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n'est pas si dangereux que celui qui se manifeste dans le cours de la maladie, car ce dernier est ordinairement mortel
Quand la pneumonie lobaire occupe la base du poumon drOit, elle est souvent accompagnée d’ictère.
La prostration, l’adynamie et le délire qu’on observe à la fin de la première septaine d’une pneumonie aiguë en même temps que des crachats sanieux, teints d’une couleur jus de réglisse, indiquent une mort prochaine.
C’est toujours une chose grave que le hoquet dans le cours d’une pneumonie aiguë.
Dans la pneumonie aiguë la persistance de la matité, du souffle et de la bronchophonie, avec des râles muqueux, de la fièvre et un amaigrissement progressif du malade, annoncent le passage du mal à Y état chronique.
Jjorsque dans la pneumonie aiguë persistent la matité, le souffle, la bronchophonie, sans expectoration, et qu’au bout de plusieurs semaines le malade crache du pus, on peut être certain que la maladie s’est terminée par abcès du poumon.
On voit quelquefois survenir dans la pneumonie aiguë la fétidité de l’haleine et des crachats noirâtres, ensanglantés, infects, au milieu d’une expectoration visqueuse, jaunâtre, couleur de jus de réglisse : cela est la conséquence d’un point de gangrène.
3° Pneumonie des vieillards. La pneumonie des vieillards offre les mêmes caractères anatomiques que la pneumonie de l’adulte, et on l’observe à l’état de pneumonie franche et de pneumonie catarrhale.
La pneumonie des vieillards offre ordinairement les mêmes symptômes généraux ou locaux que chez l’adulte, mais dans ffuelques cas le mal existe à l'état latent, sans fièvre, sans toux, sans douleur de côté, sans expectoration, et l’on ne peut le reconnaître que par la percussion et au moyeu de l'auscultation.
La pneumonie des vieillards est souvent compliquée de phénomènes adynamiques qu’on n’observe pas chez les adultes.
Pneamonie chronique. Après la pneumonie lobaire ou après la pneumonie lobulaire qui ne se terminent pas par résolution, il se forme quelquefois une pneumonie chronique.
La pneumonie chronique peut se montrer d’emblée à suite d’une bronchite, et elle ressemble beaucoup à la congestion chronique des poumons. V. ce mot.
*** De la matité du thorax, de l’affaiblissement ou de la dureté du murmure vésiculaire, du retentissement de la voix, du râle sous-crépitant |)eu nombreux, dans un point du poumon existant depuis plusieurs mois avec de la toux sèche ou grasse et un peu de fièvre caractérisent la pneamonie chronique.
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La pneumonie chronique simule beaucoup la tuberculose pulmonaire, mais on l’en distingue par l’absence de gargouillement et de consomption.
Thérapeutique de la pneumonie aiguë. — Dans la pneumonie primitive de l’adulte, qui est la pneumonie franchement inflammatoire, ou la fluxion de poitrine, la réaction fébrile est toujours très-vive, il faut employer la saignée à haute dose.
Les antiphlogistiques ont été employés de tout temps contre cette maladie, et ils ont pour eux la grande autorité de Sydenham, Huxham, Cullen, les médecins italiens Rasori, Tommasini, et chez nous Broussais etBouillaud.
Une saignée de 300 grammes le matin, pareille saignée le soir du premier jour ; quelquefois une saignée le deuxième jour, et plus rarement une autre le troisième, peuvent être pratiquées, à moins que le malade ne soit trop affaibli par les premières saignées.
Dans le cas où un point de côté gêne la respiration, il faut remplacer une des saignées par des ventouses scarifiées ou par des sangsues sur le point douloureux, et l’on peut réitérer pour faire disparaître le point pleurétique.
Quelques médecins se contentent de ce moyen, combiné au repos, à la diète et aux boissons émollientes.
D’autres, et c’est le plus grand nombre, donnent en même temps, dans l'intervalle des saignées, les antimoniaux à l’intérieur, le tartre stibiè, le kermès ou V oxyde blanc d’antimoine.
L’émétique ou tartre stibié se donne de 20 à 60 centigi’ammes et 1 gramme par jour dans un julep (Rasori); — le kermès (Laennec) et l’oxyde blanc d’antimoine (Récamier), de 50 centigrammes à \ gramme et 1 gramme 50 centigr. dans un looch.
lo Julep gommeux . 100 grammes.
Tartre stibié. . . 20 à 60 centigr.
Par cuillerée à bouche d’heure en heure.
2o Looch blanc.
Kermès ...... 50 çenffgr. à 1 gr. et au-dessus.
Par cuillerée à bouche.
30 Looch blanc.
Oxyde blanc d’antimoine . 50 centigr. à 1 gr. et au-dessus.
Dans le cas où l’on voudrait éviter les vomissements que donne quelquefois le tartre stibié, il faut donner peu de liquide à boire aux malades et ajouter à leur julep 15 ou 30 grammes de sirop diacode. Cette addition favorise quelquefois la tolérance du médicament.
Il y a des médecins qui, à l’exemple de l’école italienne, emploient exclusivement le tartre stibié dans le traitement de la pneumonie. Ceux-là considèrent cette substance commespécifique, et capable de lutter avantageusement contre le stimulus de l’inflammatiou pulmonaire. Ils la regardent comme une substance contro-stimulante ; ils font du contro-stimulisme une doctrine thérapeutique née, comme on le sait, des conceptions nosologiques de Brown.
Rasori est le maître de cette école théi’apeutique, et bien qu’il ait employé les saignées à très-haute dose dans le traitement de la pneumonie, il employait aussi le. tartre stibié d’une manière exclusive.
Pendant les quatre ou cinq premiers jours de la
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maladie, il dounait à prendre, par lasses, la solution suivante :
Eau d’orge miellée . 1000 grsmiDes.
Tartre stibié . 60 centigr. â 1 sr.
Il renouvelait quelquefois cette dose deux fois en vingt-quatre heures.
Au cinquième jour, il cessait graduellement ou brusquement le tartre stibié, suivant le degré de l’amélioration.
Rasori a trouvé peu d’imitateurs aussi résolus que lui, et bien que ses succès dussent encourager les médecins, sa méthode n’a jamais été acceptée comme méthode exclusive.
On a, comme je l’ai dit plus haut, associé le tartre stibié aux émissions sanguines, en ayant bien soin de suivre l’état des forces du malade.
Le tartre stibié a ses inconvénients. Ainsi quelquefois il fait vomir et il purge au delà de ce qu’on voudrait. Ce n’est pas un mal pour les médecins qui attachent une grande importance à ces évacuations, et qui croient que le tartre stibié n’agit jamais mieux que par les évacuations qu’il détermine, mais c’est un mal, au contraire, pour ceux qui le regardent comme contre-stimulant et qui attachent un grand prix à la tolérance. Il vaut mieux, en effet, que cette tolérance s’établisse, et il faut tâcher de l’obtenir à l’aide du sirop diacode, comme je l’ai indiqué plus haut, ou à l’aide de 5 à 10 centigrammes d’opium.
Le tartre stibié détermine aussi une éruption pustuleuse vers la gorge qu’il faut combattre par un gargarisme astringent. Cependant, si elle devenait trop confluente, il faudrait interrompre le médicament.
Méthode évacuante. — La pneumonie primitive peut être traitée par les vomitifs et les purgatifs plusieurs fois répétés dans le cours de son évolution; mais c’est une méthode qui n’a de réels avantages que s’il existe un état bilieux en particulier.
Altérants. — En Angleterre, où le calomel jouit d’une vogue assez méritée comme altérant antiphlogistique, il eût été surprenant qu’on ne l’eût pas conseillé contre la pneumonie. — On l’associe à l’opium et on le donne à la suite d’une saignée préalable :
Calomel . 50 centigrammes.
Opium pulvérisé . 30 ici.
Pour six paquets. — A prendre un toutes les quatre heures.
La dose de calomel peut être élevée à 50 et 60 centigrammes par jour. On continue ce médicament jusqu’à notable amélioration ou jusqu'à ce que l’inflammation des gencives force d’interrompre son usage.
Les narcotiques n’ont guère de motifs d’emploi dans la pneumonie aiguë primitive, autre que celui dont nous avons parlé et qui est relatif à la tolérance de l’émétique. Cependant si la toux était trop pénible, on devrait y recourir pour donner un peu de repos aux malades.
Les révulsifs cutanés ^ les vésicatoires, sont très-souvent employés dans la pneumonie aiguë. Us rendent de grands services. Lorsque les saignées ont été pratiquées, que le malade a pris l’émétique, et qu’on arrive à la fin de cette deuxième période où le mal incertain ne dessine pas encore sa marche ultérieure, on peut précipiter la résolution de la pneumonie par la révulsion cutanée du vésicatoirec
Un vésicatoire sur le devant du thorax, un autre au bout de deux jours, plus eu dehors sur le côté malade, sont fort utiles. Ils sont d’autant plus néces-
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saires que les sujets sont plus délicats et qubn n'a pu les saigner trop vigoureusement ou les traiter d’une façon trop énergique.
Les diurétiques et le nitrate de potasse en particulier, le sous-carbonate de potasse, la digitale, ont été employés contre la pneumonie. — Il en est de même de l’acétate de plomb (Richter), — de l'acide prussique, “Etc.; mais ce sont des médications que l’usage n’a pas fait prévaloir et sur lesquelles il est inutile d’insister.
' Valcoolature de bryone, à 2 et 3 grammes dans un julep, est un bon moyen à employer ; et, dans bien des cas, il suffit d’une petite émission sanguine au début de la pneumonie et ensuite de la potion à la bryone.
Dans la pneumonie de la base du poumon droit qui est souvent accompagnée d’ictère, il n’y a rien de spécial et d’utile à mettre en usage.
Dans la pneumonie du sommet des poumons, qui s’accompagne souvent de délire, il faut, à l’exemple de M. Récamier, donner du musc en pilules ou dans un julep, à la dose de 1 à 2 grammes, ou comme je l’ai fait, V extrait éH opium, à dose progressive, depuis dO jusqu’à 50 centigrammes, en augmentant de 5 centigrammes par jour.
La pneumonie bilieuse, celle qui est accompagnée de symptômes bilieux gastriques, réclame, outre la médication antiphlogistique, l’usage des vomitifs et des purgatifs, le tartre stibié, comme il a été dit plus haut, ou l’ipécacuanha, et, comme purgatif, l’huile de ricin à 30 grammes, l’eau de Sedlitz, etc.
La pneumonie catarrhale épidémique a besoin d’être étudiée d’une manière spéciale sous le rapport thérapeutique. Il faut rechercher la nature du génie épidémique. Telle année, par exemple, ,1a saignée sera généralement utile, qui sera fâcheuse dans l’épidémie de l’année suivante. Quelques tâtonnements sont nécessaires. Généralement, cette sorte de pneumonie supporte mal les saignées abondantes et elle guérit bien plus facilement à l’aide de la médication vomitive et purgative. V. Grippe.
Les pneumonies consécutives qui résultent d’une altération du sang, telle que l’intoxication morveuse,' ou diphtéintiqué, et la résorption purulente, sont tellement graves qu’il n’y a point à compter sur les ressources de la thérapeutique à leur égard. Les malades meurent plutôt encore par le fait de leur maladie première que de la pneumonie consécutive. V. Morve, Infection purulente, Diphthérite.
Dans les pneumonies typhoïdes,, une saignée peut être nécessaire, mais il ne faut se décider qu’avec circonspection ; il faut employer ensuite les révulsifs cutanés, les toniques à l’intérieur, tels que le quinquina, le bouillon et l’eau rougie, et, parmi les antimoniaux, le kermès et l’oxyde blanc d’antimoine. V. Fièvre typhoïde.
Dans les pneumonies ébrieuses , qui se développent chez des sujets ayant toutes les apparences de la force, et qui sont souvent, très-souvent même, accompagnées de délire violent, véritable delirium tremens, la saignée nfe réussit pas très- bien, non plus que l’émétique. Il faut aller avec ménagement, car ces malades trop vigoureusement traités succombent quelquefois subitement. Il faut pratiquer une saignée et bien apprécier son résultat avant d’y revenir, et, au lieu de tartre stibié, il vaut mieux employer l’opium à haute dose et les vésicatoires volants répétés promenés sur le thorax.
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Les complications de bronchite et de pleurésie ne changent rien à ce traitement; il n’y a que les complications cardiaques qui obligent à un traitement spécial, ordinairement borne à des sangsues ou à des ventouses et des vésicatoires à la région du cœur. V. Péricardite J Endocardite, Coeur (Inflammation du).
Thérapeutique de la pneumonie des enfants. — La saignée convient généralement peu chez les trèsjeunes eufants. A cette époque, une sangsue au creux de l’estomac est suffisante et l’on arrête l’écoulement au bout d’une heure avec du perchlorure de fer. A un âge plus avancé, on peut en mettre deux et réitérer le lendemain, si c’est nécessaire. Généralement, chez les enfants, il vaut mieux y revenir que de dépasser le but, et chez eux les émissions sanguines peuvent être fort dangereuses. Elles doivent être repoussées si elles ne sont absolument indispensables. Leur usage jette rapidement dans la prostration, augmente la faiblesse native et favorise l’engorgement des petites bronches, auquel succède presque toujours la pneumonie hypostatique.
Il ne faut pas croire qu’elles soient absolument indiquées par la rougeur, la tuméfaction, l’altération de sécrétion d’une partie, c’est-à-dire les lésions attribuées à rinflaiumation. Ce serait une erreur. On ignore toutes les conditions favorables au développement de ces lésions, et il y a des cas où pour les faire disparaître, le quinquina vaut mieux qu’une soustraction de sang.
Les vomitifs administrés avec modération rendent ici de très-grands services, soit qu’on les fasse prendre pour débarrasser les bronches, soit au contraire qu’on les donne comme contre-stimulants. Dans la premier cas, on donne l’ipécacuanha, et dans l’autre le tartre stibié.
1° Pour les jeunes enfants :
Pondre d’ipécaeuanha . 30 eentlgramuies.
Sirop de sucre . 30 grammes.
A prendre en une fois.
On peut l’élever jusqu’à 75 centigrammes pour les enfants plus âgés.
2o Tartre stibié . 5 eeutigrammes.
Julep gommeux . 50 grammes.
Tous les quarts d’beure, une cuillerée à café, jusqu’à dose vomitive ; au deuxième ou au troisième vomissement, il faut suspendre et laisser de côté la potion.
On donne aussi avec avantage une potion gommeuse avec 1 ou 2 grammes d’alcoolature de bryone.
Il faut, eu outre, employer les vésicatoires volants répétés, promenés sur le côté malade de la poitrine. Cette médication suffit quelquefois à elle seule pour guérir la maladie.
Chez les enfants, on donne aussi le calomel avec avantage, à la dose de 5 à 10 centigrammes par jour. On le fait prendre en pastilles ou dans une cuillerée de bouillie ou de coufitures.
U est bon, en outre, de donner aux enfants des pâtes émollientes, à la guimauve et aux jujubes, des loochs blancs, des potions gommeuses, et, en cas de taiblesse considérable, de légères infusions aromatiques, de gaïae, de mélisse, etc., ou peut-être même la quinine à faible dose.
Thérapeutique de la pneumonie des vieillards. — Les vieillards atteints de pneumonie ne doivent pas être saignés comme les adultes. Une sa^née au début de la maladie peut leur être utile, mais il est dau- j
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gereux de la répéter. Encore chez les sujets trèsavancés eu âge vaut-il mieux ne pas y recourir.
Prus dit cependant s’être bien trouvé de l’usage des émissions sanguines à haute dose chez les vieillards. Je les ai vues bien rarement réussir. Dans ce cas, on les combine ordinairement à l’usage du tartre stibié de la manière indiquée pour l’adulte. Cette médication est convenable chez les vieillards trèsvigoureux, mais chez ceux qui sont un peu faibles, dont les forces ne sont pas développées, elle doit être mise de côté.
Il faut' ti’aiter ces pneumonies par les vésicatoires volants multipliés sur le thorax, donner à l’intérieur le kermès et l’oxyde blanc d’antimoine, d’après les formules indiquées précédemment. Il faut prescrire, en outre, des tisanes pectorales émollientes ou des infusions aromatiques, si l’état adynamique tend à se montrer. On donne alors de l’infusion de mélisse ou de menthe, une légère décoction de quinquina.
Si les vieillards ont de la constipation, il faut essayer de la vaincre et donner dans le cours de leur pneumonie un ou deux légers purgatifs, tels que. l’eau de Sedlitz, le citrate de magnésie ou l’huile de ricin. Enfin, une chose indispensable, c’est de ne pas laisser les vieillards à la diète; il faut leur donner du bouillon, et dès que l’état local le permet, une alimentation plus forte : de légers potages, au racahout, au tapioca, au salep, etc.
Thérapeutique de la pneumonie chronique. — Dans la pneumonie chronique, il faut prescrire les tisanes balsamiques et résineuses, l’huile de foie de morue, les expectorants, les diurétiques, quelquefois des purgatifs et des cautères, des vésicatoires ou do la teinture d’iode sur la pointrine.
Les eaux d’Ems, du mont Dore, de Cauterets, de Saint-Honoré, et les eaux sulfureuses artificielles ou naturelles sont très-utiles aux malades.
Faire des applications fréquentes de teinture d’iode sur la poitrine; — donner le sirop d’arséniate de soude à 5 centigr., sur 300 gr. de véhicule.
Styrax.^ de 10 à 30 centigrammes par jour, dans la pneumonie chronique.
Bains d'air comprimé., dans la pneumonie chronique (Pravaz).
Cure de petit-lait dans la congestion pulmonaire chronique simulant la phthisie.
Eau sulfurée artificielle.
Sulfate de sodium cristal- \ Usé . 1
Dans la pneumonie chronique, deux verres par jour □.
Tisane de Mascagni.
Par verrées, dans les vingt-quatre heures I |.