‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 554 sur 731 · F.NEL · texte numérisé non relu

F.NEL

Uue convulsion passagère, suivie de fièvre avec de la toux sèche, doit faire craindre l’invasion d’une pneumonie lobaire.

Le frisson, le point de côté et l’expectoration ensanglantée, qui caractérisent les débuts de toute pneumonie franche, n’existent pas chez les enfants du premier âge et ne s’observent que dans la seconde enfance.

Si les pneumonies lobulaire et lobaire se terminent par résolution, il leur arrive quelquefois de passer à l’eïa^ chronique, et l’une comme l’autre engendrent facilement ces granulations grises de tissu fibro-plastique qui se convertit en tubercule et produit la phthisie pulmonaire.

2° Pncnmonie chez l’adulte. L’iuflammation du poumon de l’adulte qui constitue la pneumonie se présente sous une infinité de formes différentes entre lesquelles il faut distinguer la pneumonie franche, fibrineuse, primitive, qui est la plus commune (Virchow), et la pneumonie catarrhale, secondaire, qui complique une foule de maladies épidémiques.

Fig. 458. — Coupe de poumou hépatisé montrant au centre de la figure le moule d’une petite bronche et des alvéoles où elle se rendait. (Grossissement de 40 diamètres.) (Cornil.)

La pneumonie aiguë, franche, est ordinairement unilatéra'e et n’occupe qu’un pou-

Fig. 459. — Coupe du poumon, hépatisé montrant un alvéole remli par l’exsudât composé de fibrine enserrant dans son réseau es capsules de pus. (Grossissement de 200 diamètres.) (Cornil.)

mon, tandis qne la pneumonie catarrhale se développe toujours des deux côtés de la poitrine.

La pneumonie chronique est très-rare, et elle succède à la pneumonie franche ou à la pneumonie catarrhale.

Page 1