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POIX

conseillé de placer une lumière contre la plaie, si elle vacille, il y a un courant d’air au niveau de la plaie, et il est probable que la plaie est pénétrante; ce moyen est de peu de valeur. L’écoulement de bulles d’air mêlées à do sang est plus significatif ; un sifflement au niveau de la plaie pendant l’inspiration est un bon signe.

Thémpeutique. — Les plaies pénétrantes par piqûres seront tenues fermées avec plusieurs bandelettes de diaehylon superposées, et l’on appliquera un large cataplasme sur la poitrine. Les malades seront tenus au repos absolu, à la diète au bouillon. Pendant les vingt-quatre premières heures, on donnera une tisane délayante, et aux premiers accidents de dyspnée ou fera une saignée.

Une plaie pénétrante de poitrine, exempte de toute complication, sera refermée. On fera le rapprochement avec une suture ou avec des bandelettes de diaehylon superposées et faisant cuirasse, mais avant de réunir, on fera faire une forte expiration au malade, puis, lorsqu’il l’aura à peine terminée, on rapprochera les lèvres de la plaie et on les réunira parla suture entortillée. Les cataplasmes froids recouvriront la suture.

Les malades prendront des bouillons, de la tisane de gomme et de la glace ; ils seront tenus au repos absolu et éviteront tout mouvement. Si les malades avaient une bronchite, on leur composerait une potion avec le sirop diacode ou quelques-unes des préparations préconisées contre la toux (V. Beonghiti). L’opium, à la dose de 10 à 20 centigrammes, est un sédatif excellent contre les accidents nerveux.

Plaies pénétrantes de poitrine (COMPLI¬ CATIONS PRIMITIVES des).

Fractures. — Les plaies de poitrine avec fractures de côtes sont presque toutes des plaies par armes à feu ou des écrasements de la poitrine. Lorsqu’il y a une seule côte brisée, sans autres lésions, ce n’est pas un accident grave; si la fracture est coraminutive elle prête à des indications spéciales (V. Plaies par ARMES A FEU DU THORAX). Lorsque plusieuis côtes sont brisées, et quand le poumon est déchiré, la mort est presque inévitable et elle est due à des hémorrhagies abondantes ou à un emphysème généralisé.

Thérapeutique. — Tenir le thorax immobile avec une large bande de diaehylon, après avoir réuni la plaie de poitrine, s’il n’y a qu’une côte cassée.

Si plusieurs côtes sont brisées, s’il y a emphysème généralisé, appliquez le traitement palliatif de l’emphysème généralisé et de l’hémothorax. V. plus loin.

S’il y a blessure du poumon, traiter l’hémopneumothorax qui le suit et l’emphysème, en prescrivant le régime des blessés atteints de plaie de poitrine. V. plus haut.

Hémorrhagies. — a. Hémorrhagies des artères des parois. — Si les artères mammaires internes ou intercostales donnent du sang, on reconnaît le siège de l’hémorrhagie, quelquefois à l’écoulement du sang par jet, et surtout par

l’écoulement de sang artériel non mêlé à de

l’air et par le siège de la plaie.

*** Si l’hémorrhagie est fournie par un point situé à 1 centimètre en dehors du bord du sternum, c’est l’artère mammaire qui est blessée.

Si l’hémorrhagie a lieu sur la continuité d’un arc costal, c’est l’artère intercostale ; on reconnaît que le sang sort de ce vaisseau en appliquant une carte recourbée dans la plaie, de façon à avoir une gouttière qui embrasse le côté supérieur; si le sang sort au-dessus de la carte l’hémorrhagie vient de l’artère intercostale (Richter).

b. Hémorrhagie par blessure du poumon.

— Le sang qui provient d’une blessure du poumon est rutilant, spumeux; il y a en même temps hémoptysie. Le sang qui vient des artères, des parois est mélangé à de grosses bulles d’air, mais il n’est point ausssi spumeux que celui qui vient du poumon.

c. Hémorrhagie par blessure des gros vaisseaux des médiastins. — Le sang qui provient des gros vaisseaux du médiastin postérieur n’arrive à la plaie que quand le thorax est plus ou moins rempli. La matité du thorax, les défaillances, les sueurs froides doivent faire soupçonner cette source de l’hémorrhagie. V. plus loin ÉPANCHEMENTS.

Quelle que soit la source des hémorrhagies un épanchement de sang dans les plèvres en peut être la conséquence.

*,j.*Le sang qui provient des veines se coagule plus vite que le sang artériel.

Thérapeutique. — Refermer une plaie de poitrine qui donne du sang, quitte à faire une contre-ouverture pour remédier à l’épanchement (Larrey), est une mauvaise pratique.

Si l’hémorrhagie est due à l’artère mammaire, le vaisseau sera lié entre la plaie et le cœur si l’on ne peut le lier dans la plaie (Delpech, Marjolin, Velpeau).

Pour lier Tartère mammaire : incision allant de l’insertion du troisième cartilage au sternum jusqu’au miUeu du cartilage de la quatrième côte, couper la peau, le tissu cellulaire, inciser avec précaution les mnscles intercostaux.

On peut introduire dans la plaie une ampoule de baudruche, et mieux de caoutchouc, vide, que l’on remplit d’air et qui, attirée au dehors, comprime l’artère de dedans en dehors (Sabatier, Desault).

Si l’hémorrhagie vient de l’artère intercostale, agrandir la plaie, embrasser la côte et l’artère avec un fil passé au moyen d’une aiguille courbe (Gérard); introduire entre les côtes un bourdonnet ou un cône d’ivoire qui comprime de dedans en dehors (Lotteri, Quesnay) ; üer l’artère avec une aiguille recourbée ( Reybard ) ; employer l’ampoule de caoutchouc, comme pour les plaies de l'artère mammaire interne, sont des procédés que l’on peut mettre en usage suivant les cas et surtout suivant la situation où l’on se trouve. Pour les plaies étroites, la ligature avec ou sans la côte est moins avantageuse que les compres- ^urs.

Sectionner l’artère pour permettre sa rétraction (Theden, Assalini) est une pratique infidèle.

S’il y a hémorrhagie interne, sans lésions des artères des parois, d’autres indications se présentent.

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