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si elle est encore réductible, et appliquez nu bandage sur une plaque de gutta-pereba rembourrée, se moulant sur l’espace intercostal.

Les hernies irréductibles ne doivent pas être touchées. La compression est inutile et inefficace.

Ponmon (PLAIES DU). Les plaies du poumon sont une des complications des plaies de poitrine. V. PLAIES DE POITRINE.

Les plaies du poumon sans lésion extérieure du thorax s’observent après certaines plaies du cou, à la suite des fractures de côte, après des plaies pénétrantes de l’abdomen qui ont traversé le diaphragme. Dans ces trois derniers cas, le signe caractéristique de la lésion est une hémoptysie et une dyspnée plus ou moins marquées.

Les complications primitives des plaies du poumon sont l’hémorrhagie et l’épanchement de sang dans les plèvres ou l’emphysème. Les complications consécutives sont la pleurésie et la pneumonie. V. Plaie de poitrine. Pleurésie, Pneumothorax.

Thérapeutique, — Si le poumon a été blessé par une côte, les accidents immédiats sont généralement peu graves. Un régime sévère, le repos; le bandage des fractures de côte, la réduction des fragments enfoncés (V. Fracture de côte), sont indiqués et suffisent.

Contre les plaies compliquées d’emphysème et d’épanchement, on appliquera le traitement des plaies de poitrine compliquées.

En principe, les saignées successives (Marjolin) ne sont pas bonnes. Une petite saignée ou deux, chez les sujets robustes, est à peine indiquée. Que fera-t-ôn en effet, plus tard, si une pneumonie se déclare ? V. Contusion du poumon.

POURPIER. Plante de la famille des portulacées, dont l’eau distillée sert de véhicule pour faire les potions S.

POURPRE HÉItEORRHAOIQUE. Y. PUR¬ PURA.

POURRITURE D’HOPITAL. La pourriture d’hôpital est une altération des plaies en suppuration, se présentant sous la forme d’ulcères ou de dépôts plastiques fibrineux et d’ecchymoses des bourgeons charnus.

*** La pourriture d’hôpital n’est pas évidemment contagieuse. A coup sûr elle n’est pas inoculable (Richerand, Dupuytren, Percy, Marmy, Pitha). Deux seuls exemples d’inoculation existent, ceux de Pouteau et d’Ollivier (d’Angers); mais ils sont contestables. Enfin l’inoculation de la pourriture d’hôpital chez un individu à peu près sain, et les tentatives d’inoculation sur les cancers et les tumeurs érectiles (Dussaussoy, Rigal, Clerc, de Strasbourg) ont été impuissantes et ont produit un résultat problématique.

La pourriture d’hôpital est si rare aujourd’hui dans nos hôpitaux qu’on pourrait dire qu’elle n’existe pas. Si l’on considère aussi que

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