V. Grise et Critique
PROPTLAMINE. Alcaloïde artificiel analogue à l’ammoniaque , ou ammoniaque composée, obtenu par Wertheim. On l’extrait en distillant la narcotine avec la potasse. Il y en a beaucoup dans la saumure du hareng combinée avec un acide. C’est un liquide incolore, transparent, alcalin et doué d’une odeur ammoniacale. On l'emploie à la dose de 10 à 30 gouttes dans le rhumatisme aigu et chronique □.
PROPRI4C (Drôme). Eau calcique froide peu connue.
PROSTATE (LÉSIONS DE LA). Les vices de conformation de la prostate ne peuvent être l’objet d'aucun traitement ; les imperforations du col de la vessie seules doivent être combattues par le chirurgien. V. Atrésie de l’urèthre.
Calculs de la prostate. V. Calcul.
Cancer de la prostate. — Confondu avec l’hypertrophie de la prostate (Boyer), le cancer de cet organe est très-rare (Cruveilhier, Rokitansky), surtout comme maladie primitive ; au contraire , le cancer de la vessie et du rectum s’étendent assez souvent à la prostate.
Les cancers de la prostate sont en général des cancers fibro-plastiques ou colloïdes (Forster).
Les cancers de la prostate consécutifs à des cancers du rectum et de la vessie s'annoncent par les symptômes de ces maladies; ils causent des cavernes de la prostate et des communications entre la vessie et le rectum.
Thérapeutique. — Le cancer do la prostate ne doit occuper le chirurgien que pour la surveillance de rexcrétion urinaire. — Les malades seront sondés si cela est nécessité par la rétention d’urine. — Lorsqu'il y a des cavernes et des fistules^ il faut prescrire les soins de propreté, le traitement des c.mcers eu général.
Cavernes et fistules de la prostate (Velpeau). — Un abcès aigu ou chronique de la prostate, un kyste contenant un calcul, ouvert soit àl’exléj’ieur, soit dans l’urèthre ou la vessie et le rectum, peuvent se transformer en une caverne, leur ouverture peut rester fistuleuse, mais les cavernes de la prostate et les fistules prostatiques sont liées principalement aux tubercules de la prostate (V. ce mot).
Thérapeutique. — Les cavernes et fistules de la prostate, qui ne sont pas liées à la diathèse tuberculeuses, guérissent seules. Les cavernes qui communiquent avec la vessie et avec l’extérieur sont incurables, à moins que le trajet ne soit droit et ne puisse être cautérisé. Les injections iodées dans les fistules cutanées sont indiquées. Les soins de propreté, les lavages du rectum et de la vessie, sont indiqués pour les fistules et cavernes en communication avec le rectum et avec la vessie.
S’il y a une cavité qui soit accessible par le périnée ou par le rectum, et où l’on sente de la fluctuation et dont le contenu se vide par l’urèthre, on fera une contre-ouverture au périnée (Velpeau).
La sonde à demeure (J. L. Petit) ne peut être bonne que quand il n’y a pas de communication de la caverne avec la vessie et quand la caverne est petite.
Les injections iodées ne seront faites que pour les cavernes ne communiquant pas avec la vessie.
Il n’y a rien à faire contre les cavernes tuberculeuses. Les fistules urinaires péri-prostatiques sont incurables.
Hypertrophies de la prostate. — Les hypertrophies de la prostate sont générales ou partielles; celles-ci sont appelées tumeurs de la prostate et ce sont : ou des hypertrophies du lobe moyen (Home), ou le développement d’un pli et d’une valvule épaisse (Mercier), ou enfin des hypertrophies du tissu fibreux ou des corps fibreux (Jarjavay, Velpeau).
h hypertrophie totale (J. L. Petit, Hunter, Desault) de la prostate est une maladie de la vieillesse (on ne connaît qu’une exception. Archives de médecine, ISkU), les inflammations de l’urèthre, les excès vénériens, la vie sédentaire assise, les calculs urinaires quelquefois, en sont les causes habituelles.
L’hypertrophie totale de la prostate se produit et s’accroît lentement sans causer de désordres, et tout à coup, après un excès ou une fatigue, il y a rétention d’urine. Ou sent alors par le rectum une tumeur : globuleuse en général bien limitée, plus molle que l’hypertrophie partielle ; au delà de laquelle on ne peut sentir ni la vessie ni les vésicules séminales, comme à