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ou globales de pus sont très-variables selon les tissus où elles ont été formées. — Mal développées, ce sont des globules de mucus, et quand elles ne renferment pas de noyaux, même après l’action de l’acide acétique , on les appelle comme des globules pyoïdes; — 2° de pyine et d’albumine; — 3° de la graisse ; — h° des sels; — 5° et quelquefois de la matière colorante bleue.
Le pus est un liquide blanchâtre ou verdâtre crémeux, plus ou moins homogène selon sa nature. Il y a le pus phlegmoneux ou louable, formé dans les inflammations franches, le pus sanieux gris brunâtre, le pus bleu, dû à la biliverdine (Robin) , le pus concret, s’il est épaissi, etc.
Le pus n’est qu’une émulsion formée de sérum tenant en suspension des cellules de même nature, mais ces éléments anatomiques n’en révèlent pas la nature qui est toute dans la spécificité. Il n’y a aucune différence anatomique entre le pus phlegmoneux et le pus syphilitique, morveux, charbonneux, diphthéritique, blennorrliagique, varioleux ou autre; cependant l’inoculation montre combien ces liquides, de constitution semblable en apparence, sont de nature opposée.
Le pus est du sang mort mêlé à des détritus organiques qui ont perdu leur vitalité par suite d’une inflammation. Les globules de pus sont des leucocytes à l’état cadavérique (Robin).
PL'iSTliliE MALieive. Affection charbonneuse transmissible des animaux à l'homme et se montrant sous forme de pustule maligne ou d’œdème charbonneux.
I. l*ustule maligne. — La pustule maligne est une petite tumeur gangréneuse spéciale, causée par l’application, soit sur la peau saine, soit sur la peau excoriée, du virus charbonneux contenu dans le sang ou les débris d’animaux morts du charbon. Cette lésion est encore causée par des piqûres de mouches qui se sont reposées sur des animaux morts de charbon ou de sang de rate, et peut-être d’une autre affection de nature voisine (Enaux et Chaussier, Manoury, Raimbert, Bourgeois (d’Étampes), Salmonj.
Une pustule maligne débute par un bouton qui cause une démangeaison; le bouton devient une vésicule remplie de sérosité; la vésicule croît; au-dessous d’elle existe un point noir, puis après vingt-quatre heures une éruption de pustules apparaît autour du point noir qui s’agrandit : il y a alors de la cuisson, de la chaleur; un cedème dur envahit toute la région et cet état dure trois à cinq jours. Après cette période les malades éprouvent de l’abattement, de la somnolence, de la lièvre, il y a des vertiges, la langue se sèche, r haleine est fétide, il y a des chaleure à l’épigastre, du hoquet, des
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vomissements, de la diarrhée ; puis une troisième période commence où le mal est irrémédiable, le ventre se météorise, il y a des syn-
Fig 485. — Pustule malignes datant de trente-six heures.
copes et le malade meurt dans le coma, l’agitation ou la somnolence avec conservation de la connaissance.
Toutes les pustules malignes ne causent pas les accidents généraux, la guérison spontanée peut avoir lieu par gangrène d’une portion étendue de la peau, comprenant la partie où a siégé la pustule maligne.
Les accidents généraux de la pustule maligne arrivent surtout chez les individus déjà mal disposés.
On ne confondra pas la pustule maligne avec certaines piqûres de mouches suivies d’inflammation. Dans celles-ci il y a une vésicule remplie de sérosité sanguine, qui reste stationnaire pendant deux ou trois jours.
Lorsque la pustule date de trois jours on peut la confondre avec un furoncle ou un anthrax ; mais en piquant avec une épingle le point central de la tumeur, on obtient des résultats différents dans les deux cas; s’il y a anthrax il sort du pus, s’il y a pustule maligne il ne sort que de la sérosité (Raimbert).
Les piqûres d’os chez les bouchers déterminent un œdème dur de tout un membre ; l’œdème de fa pustule maligne est limité et recouvert de vésicules.
L’acné, l’herpès, ne s’accompagnent pas d’induration du derme.
La gangrène delà face et de la vulve produite par inflammation ne saurait être confondue avec la pustule maligne, car elle suit les fièvres graves, elle ne se recouvrepas de petites vésicules. V. Rougeole.
Toutes les complications des plaies avec perte de substance et des plaies simples peuvent compliquer la pustule maligne.
. Une plaque gangréneuse avec vésicules multiples sur un point de la peau, habituellement à découvert chez des individus qui s’approchent des bestiaux et des chevaux, doit toujours faire soupçonner une pustule maligne.
Thérapeutique. — L’expérience a démontré que i les cautérisations étaient le meilleur traitement de la ! pustule maligne.