PUST
On fera des incisions multiples et l’on cautérisera au fer rouge, et mieux avec la potasse caustique (Bourgeois, d’Etampes), et mieux encore avec le chlorure d’antimoine ou le sublimé corrosif (pratique de la Beauce).
Pour cautériser d’emblée avec la potasse, on se sert de potasse à l’alcool, ou en place sur le pourtour de l’eschare, et l’on en laisse dans le fond de la plaie gros comme une tête d’épingle, si l’on craint de n’avoir pas assez cautérisé. Pour cautériser avec le chlorure d’antimoine ou mieux le sublimé corrosif, on incise crucialement la pustule maligne, on excise les lambeaux triangulaires et l’on place 1 à 2 grammes de sel d’antimoine ou de sublimé concassé dans la plaie. Au bout de vingt-quatre heures, on examine.
S’il ,y a eu des douleurs vives, s’il s’est formé des vésicules remplies de pus, la maladie est arrêtée. Si la plaie est restée telle qu’elle était la veille, la cautérisation a été insuffisante ; il faut en faire une nouvelle.
Quand la pustule maligne a été arrêtée dans sa marche, on panse avec l’eau de sureau, l’eau de feuilles de noyer (Raphaël), l’eau et l’eau-de-vie camphrée placées sur la plaie au moyen de charpie ou de -compresses, et l’on recouvre le tout d’un cataplasme. Plus tard, on applique le pansement simple et le pansement avec l’onguent de la mère. I
Extirper la pustule maligne et cautériser ensuite au fer rouge (Maret, Mauvezin) est une bonne opération en principe, mais qui ne doit être appliquée qu’au début de la pustule, pour les régions où il n’y a pas à craindre de difformité, après une destruction assez étendue du tégument.
Le traitement général par les émissions sanguines (Régnier, 1836) n’est pas bon, à moins de phénomènes congestifs intenses. Les vomitifs les éméto-cathartiques, le traitement général des infections, sont cependant d’un meilleur emploi.
On prévient la pustule maligne en brûlant, avec leurs litières, leurs couvertures et leurs mangeoires, les animaux morts du charbon et en lavant à la chaux la peau des animaux et les étables où ils ont vécu. Les individus qui, malgré tout ce qui leur est recommandé, voudraient utiliser les animaux morts du charbon, devront enduire leurs mains d’un corps gras avant de dépouiller les animaux et les laver après leur travail dans une solution de chlorure de chaux.
II. Œdème malin et charbonneux. — La pustule maligne des paupières, l’œdème malin, sont des variétés spéciales de gangrène causées par le virus charbonneux (Bourgeois, d’Étampes), qui ont toute la gravité de la pustule maligne des autres régions.
*^*Les paupières sont le plus souvent atteintes de ce mal; les deux paupières ou une seule se tuméfient, il y a œdème dur et les malades ne 1 ressentent que dfô démangeaisons. En vingtquatre heures les paupières forment deux bourrelets durs; la conjonctive est boursouflée et ecchymosée, il y a des cuissons, la peau se couvre de boæelnres, d’ecchymoses, de plaques gangréneuses et de phlyctènes. Au troisième jour les phénomènes généraux graves qui existent dans les cas de pustule maligne apparaissent et entraînent souvent la mort.
PYEM
On observe des œdèmes malins sur leg parties latérales du cou.
On ne confondra pas cet œdème avec un érysipèle de la face, car celui-ci s’accompagne d’engorgements ganglionnaires, cause de la fièvre, et la peau est le siège de cuissons.
Les piqûres d’abeilles causent des œdèmes mais on peut retrouver la. trace des piqûres en badigeonnant les paupières avec de l’ammoniaque, la plaie de chaque piqûre devient noire (Girouard père, Raimbert). S’il y a du pus formé dès le troisième jour, on peut être sûr qu’il ne s’agit pas d’un œdème malin.
Quelque grave que soit l’œdème malin, il y a des guérisons spontanées par gangrène étendue. Un ectropion est la suite des œdèmes charbonneux des paupières.
Thérapeutique. — Même traitement que la pustule maligne.
PUTRIDE. V. Infection.
PUZZICHELLO (Corse). Eau sulfureuse froide.
PTÊLïTE. V. Reins (Maladies du).
PYÉLO-^ËPiiRiTE. V. Reins (Maladies