REGI
tropie, on paralysera l’accommodation en paralysant le muscle ciliaire avec le collyre au sulfate d’atropine, alors l’hypermétropie sera beaucoup plus apparente.
Lorsqu’il y a presbyopie consécutive à l’hypermétropie, c’est-à-dire lorsque le pouvoir accommodateur de l’œil est affaibli malgré l’usage des verres biconvexes, l’œil, avec les mêmes lunettes, verra encore à distance, mais ii verra à 12 ou 14 pouces ce qu’un œil sain voit à 8 pouces.
Parmi les lésions de l’œil, celle qui donne l’hypermétropie la plus forte est la privation du cristallin ou aphakie.
Thérapeutique. — Les hypermétropes doivent faire usage de lunettes à verre biconvexe, mais seulement pour travailler -, pour voir de loin les lunettes sont inutiles.
Pour les opérés de la cataracte, qui sont dans les conditions de l’aphakie ; il faut des verres n°® 3, 3 1/2, 4, 4 1/2 et 5. V. Lunettes (Appeication des). Lunettes pour les presbytes.
RÉFRieÉRJLiVT. La thél’apeutique emploie les réfrigérants pour combattre les inflammations des membres provoquées par un écrasement ou une fracture comminutive (V. Irrigation), les inflammations du cerveau ou des méninges (V. Méningite), sous forme d’irrigation sur la tête, pour calmer les douleurs de la goutte et les névralgies de la tête, pour airêter certaines hémorrhagies [V. ce mot et Rachis (Révulsion sur le)], enfin pour provoquer l’anesthésie locale. V. Anesthésie.
Les compresses d’eau sédative, mélange d’ammoniaque et d’eau camphrée ; — les compresses d’eau froide glacée; — l’insufflation d’éther avec le pulvérisateur; — l’aspersion d’éther, d’huile de naphte, d’amylène, de rliigolène, de chloroforme et de substances très-volatiles ; — les mélanges de neige ou de glace pilée avec du sel dans du linge, etc. , sont des réfrigérants que l’on emploie selon les besoins. La glace, l’eau glacée, le mélange de glace et de sel et l’insufflation d’éther sont les meilleurs réfrigérants auxquels il faille recourir.
RÉGIME. Le régime, mot synonyme de diete, doit être considéré comme le gouvernement des choses matérielles de la vie et particulièrement des boissons et des aliments.
%* Le régime est la chose la plus indispensable à l’entretien de la santé et à la guérison des maladies.
Il suffit souvent de bien régler le nombre et l’heure des repas, la nature et la quantité des aliments ou des boissons pour jouir d’une santé complète et d’une longévité exceptionnelle.
Dans les maladies aiguës le régime doit se composer, pendant les premiers jours, de boissons acides, aromatiques et féculentes, légères, qu’on épaissit peu, à peu en y joignant un peu d’eau vineuse dès que la fièvre semble
REGU
se modérer, puis on donne de l’eau et du lait, des fruits et de petits potages clairs à partir du huitième ou du dixième jour.
Dans les maladies chroniques le régime doit être approprié à la nature du mal, et diffère dans les maladies du cerveau, du cœur, de l’intestin, des poumons, de la peau de l’utérus, etc. ; mais comme principe général on doit savoir qu’il faut se nourrir sans exagération et soutenir les forces par tous les moyens possibles, sans provoquer d’excitation nuisible. Ainsi le vin pur, les liqueurs, le café et les viandes noires en abondance ne conviennent pas aux maladies chroniques, si ce n’est dans la glycosurie et la phthisie, tandis qu’au contraire le laitage en abondance, les féculents, les fruits, la viande en quantité modérée et le vin étendu d’eau réussissent à merveille, surtout si le régime alimentaire est aidé de l’influence du repos à la campagne.
RÈGLES, V. Menstruation, Aménorrhée, Dysménorrhée.
RÉGLISSE. Plante de la famille des légumineuses, dont la racine sucrée sert à la préparation de M extrait aqueux ou &uc de réglisse, très-employé en médecine contre la bron¬
chite El. Le bois de réglisse sert à faire de la tisane et le suc à préparer des pâtes ou des pastilles très - appréciées.
BÉGLRGiTATiox. Vomituritioii de glaires ou d’aliments qui se produit dans la gastralgie, dans la dyspepsie, dans le cancer gastricfue et chez les petits enfants à la mamelle qui viennent de teter, lorsque leur estomac est un peu trop rempli. V. Vomissement.
Beîn (Dégénérescence graisseuse dü) ou
]BaIadie de Bright, OU IVéplirite albniuinease OU Albuminurie, OU Cirrhose du
REE\ (ABCÈS du). V. NÉPHRITE.
Reiu (Cancer du). On trouve dans le rein de la matière encéphaloïde, du fongus hématode, rarement du squirrhe, et ce produit occupe la substance corticale sous forme de tumeur, du volume d’une noisette à celui d’une orange.
On observe quelquefois le cancer du rein chez les enfants, mais plus souvent chez l’adulte ou chez le vieillard et chez l’homme que chez la femme.
Une tumeur bosselée, dure, plus ou moins douloureuse, siège de douleurs lancinantes, placée à la région lombaire et accompagnée d’hématurie, d’amaigrissement, d’anémie avec teinte jaune-paille du visage, indique le cancer du rein.
Le cancer du reiu se termine toujours par la mort.
Thérapeutique. — Contre le cancer du rein, il n’y a que des moyens palliatifs à mettre en usage.
On combattra la douleur par l’opium; l’hématurie par l’eau de Rabel, 2 à 3 grammes; le percbloure de fer, 10 à 20 gouttes dans de l’eau sucrée, 100 grammes; la décoction de ratanhia, 4 grammes par litre d’eau ; l’eau de Brocchieri et de Pagliari, 100 grammes par jour; l’eau de goudron et de térébenthine. Quant à l’anémie, il faudra lui opposer les ferrugineux et les toniques.
Beîn (Calculs du). V. Calculs et Gravelle.
Beîn (Congestion du). Le rein à
peut être le siège d’une congestion m sanguine active au début de l’inflam- ^ malion de cet organe et d’une conges- ^ tion sanguine passive dans les maladies du cœur, dans le choléra, dans quelques maladies aiguës inflammatoires, dans l’angine couenneuse , dans le x croup, dans la diphihérite, dans lascar- ^
latine (V. ces mots) et dans quelques ^ fièvres continues graves.
Les symptômes de la congestion des reins se confondent toujours avec ceux de la maladie principale et l’on, ne la distingue que par l’examen des urines, lorsque l’analyse y fait découvrir une albuminurie passagère. V. Albu- Fig'-A94. - AIINURIE.
La congestion des reins peut disparaître au bout de quelques semaines, mais elle est bien souvent le point de départ de la dégénérescence graisseuse ^ ' rénale connue sous le nom de néphrite albumineuse.
Fig. 493. — Néphrite albumineuse. Coupe d’un rein présentant les lésions de la néphrite albumineuse simple dans le second degré, c’est-à-dire en dégénérescence graisseuse. Les glomé* rules h sont transparents et parfaitement sains, tandis que les tubuli sont opaques et laissent mal traverser la lumière, ce qui tient aux granulations graisseuses qu’ils renferment. Pour juger de l’altération, on peut comparer cette opacité des tubes avec ceux qui sont sains et transparents dans la figure 1 en aq en e on voit la coupe transversale, fCornil.)
rein. L’albumiiiurie liée à la dégénérescence graisseuse des reins constitue seule la néphrite albumineuse, qu’il ne faut pas confondre avec
I rein. Coupe parallèle à la surface du rein et pasition. La granulation comprend toute la partie eir- : le centre de la figure. En comparant les tubes a imposent la granulation avec les tubes c, c' et les rent dans le tissu rénal qui environne la granulaûers a et h sont deux ou trois fois plus volumineux De plus, les tubes V sont opaques et noirâtres à un qu’ils contiennent des granulations graisdans la granulation sont normaux. Les ?s vaisseaux dont la paroi est infiltrée de ière particularité ne peut être nettement
culaire et claire qui et les glomérules 6, glomérules i' qui si
que les tubes situés uses d représentent de:
;rais3enses. Cette derni îc un grossissement pk
granulations
Thérapeutique. — Contre la congestion passive certaines albuminuries momentanées , dues à des reins, il faut prescrire la saignée da bras et une congestion rénale passagère (Rayer). Y. REIN favoriser l’effet de cette médication, par une ali- (CONGESTION DU). mentation peu substantielle, composée de lait, de * * t ^ i • h
fruits, de poisson et de viandes blanches. népliiite albummeuse existe chez les
enfants et chez les adultes, chez l’homme plus | que chez la femme, et se développe sous l’influence du froid humide, de l’abus des spiritueux, de la scarlatine (Bright), du choléra (Bouchut), de l’angine couenueuse et du croup (Bouchut), de la fièvre typhoïde, des maladies du cœur, de la grossesse (Rayer) et quelquefois de la tuberculose pulmonaire.
Il y a une néphrite albumineuse aiguë et une néphrite albumineuse chronique.
L’altération anatomique de la néphrite albumineuse offre plusieurs degrés : 1° la congestion de la substance corticale un peu ramollie, adhérente à la capsule fibreuse du rein et au milieu de laquelle se trouvent les glandules de Malpighi, sous forme de pointillé rouge noirâtre ; 2“ la congestion de cette substance en partie décolorée, ce qui forme un mélange d’anémie et d’hypérémic; 3“ la dégénérescence jaunâtre, graisseuse du rein, dont toute la substance corticale, décolorée inégalement, bosselée, est pâle comme de la chair d’anguille et pénètre entre la substance tuberculeuse qu’elle comprime et atrophie; 4° la présence au milieu de la substance corticale, bosselée, hypertrophiée et décolorée, de granulations fines comme des grains de semoule, formées de graisse, occupant les glandules de — Malpighi; 5° enfin l’atrophie
‘ ‘naireratrophiérsitués lobulée du rciii entièrement àiabased’unegranu- rempli de granulations mi-
lation. Ils renferment ^ ^ /-n. • % -r.
eux-mêmes des cei- liairesjauiies (Bright, Rayer, Iules a très-petites Martill-Solon).
Le tube nrinifere d, 4, 4, rx 1 . i
tiès-minee, contient Dans les premiers de-
seulement dans son l’altération anatomi-
interieurquelquesgra- ° • i
nidations graisseuses, quc qui caractéi'ise la ne- (Corail.) phrite albumineuse, le rein
est hypertrophié, et au lieu de 125 grammes, son poids habituel, il pèse 250 et 300 grammes, tandis qu’à la dernière période du mal il est toujours notablement atrophié.
Dans la néphrite albumineuse, ce sont les tubuli des reins et les glandules de Malpighi qui sont malades (V. fig. Zi93, Zi9û et 695), car à l’aide du microscope ou les voit infiltrés de matière graisseuse (Valentin), et dans l’épithélium de ces canaux qui s’enlève avec une facilité étonnante, et qui tombe dans les urines, on voit les cellules d’épithélium cylindrique, claires et remplies de graisse.
De la fièvre, avec ou sans frissons et douleur rénale, accompagnée d’urines rares, troubles, sanguinolentes, acides, remplies d’albumine et d’épithélium des tubuli des reins , annonce l’invasion d’une néphrite albumineuse aiguë.
*** Si après avoir fait bouillir un peu d’urine elle précipite des grumeaux blanchâtres, de
Fig. 495. — Tubes u
matière amorphe, insolubles dans l’acide nitrique, ou si, ayant traité cette urine par l’acide nitrique elle donne un précipité qui ne se dissont pas dans un excès d’acide, on peut être sûr qu’il y a de l’albumine dans l’urine, mais il faut toujours contrôler l’une de ces expériences par l’autre.
En examinant au microscope le petit dépôt des urines, quand on y trouve des globules de sang, des cellules d’épithélium cylindrique isolées et des tubes formés d’épithélium cylindrique infiltré de graisse, on peut être sûr qu’il existe une néphrite albumineuse aiguë.
*,(,* Au début de la néphrite albumineuse aiguë il y a souvent un notable affaiblissement de la vision qui constitue Vamaurose albuminurique (Landouzy), et alors on trouve au fond de l’œil un peu d’infiltration séreuse autour de la papille, des petites hémorrhagies et des granulations blanchâtres graisseuses de la rétine (Desmarres). V. fig. 8 et 9.
Au bout de quelques jours de néphrite albumineuse aiguë on remarque souvent un peu d’œdème et de bouffissure des paupières, de l’œdème des pieds, puis de l’anasarque et enfin des suffusions séreuses du péritoine, de la plèvre, du péricarde ou du cerveau, mais ce dernier cas est le plus rare.
Dans la néphrite albumineuse aiguë ou chronique, le sang ne tarde pas à s’altérer, à perdre ses globules, à se remplir d’eau, et il eu résulte un état anémique très -prononcé qui contribue beaucoup à la formation de l’œdème et des hydropisies.
Les complications habituelles de la néphrite albumineuse aiguë sont la pleurésie, l’ascite, l’hydropéricarde, l’amaurose et l’œdème du cerveau auquel se rapporte l’éclampsie albuminurique.
Quand un albuminurique offre subitement de l’amaurose, du strabisme et un embarras de la parole, il faut craindre une attaque d’éclampsie, car bientôt après il perd connais sence et présente des convulsions toniques ou cloniques générales, qui durent un à trois jours et se terminent par la mort.
Quelques médecins (Ghristison, Bright, Frerichs) ont considéré [la diminution de l’urée des urines et sa concentration dans le sang constatée dans l’albuminurie comme la cause de l’éclampsie albuminurique, mais V influence de cette urémie n’est pas démontrée, et jusqu’à nouvel ordre on peut rattacher les convulsions de certains albuminuriques atteints d’anasarque à un œdème cérébral.
On peut guérir de l’éclampsie albuminurique, mais cela est très-rare.
%* Au premier ou au second degré la néphrite albumineuse aiguë peut guérir, mais plus tard elle se termine par le passage à l’état
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chronique ou par la mort au milieu d’une hydropisie générale.
Il faut distinguer avec soin la néphrite albumineuse avec dégénérescence rénale graisseuse de l’albuminurie qui résulte de la congestion active ou passive des reins produite par la grossesse, le choléra, les maladies du cœur, les fièvres ou certaines maladies aiguës, mais dans ce cas on ne peut se prononcer immédiatement sur la nature de l’albuminurie, et c’est en suivant les malades pour constater la durée des accidents qu’on arrive à faire ce diagnostic. Y. Albuminurie.
Thérapeutique, — Au début de la néphrite albumineuse aiguë, la saignée du bras et les sangsues ou des ventouses scarifiées à la région lombaire sont souvent très-utiles. Une fois la première période passée les émissions sanguines ne valent plus rien et il faut prescrire, avec une faible alimentation, des boissons adoucissantes, acidulés ou nitrées.
Les bouillons, les potages et la diète lactée sont ici très-avantageux aux malades.
On prescrira ensuite des vêtements de laine sur la peau, des bains de vapeur tous les jours, des fumigations de benjoin ou de bains de genièvre, pendant deux heures, sur le corps à nu, rais dans une couverture de laine.
A l’intérieur on peut donner la tisane à’ma ursi, de raifort, de chiendent et de pariétaire, h grammes par litre d’eau, avec du sel de nitre ou de V acétate de potasse, 2 à 3 grammes par litre, l’infusion de digitale, la teinture descille, 20 à 40 gouttes en potion, etc.
Les purgatifs, tels que l’huile de ricin à froid, 30 grammes, la résine de jalap, la gomme-gutte, etc., ont été conseillés par quelques médecins, mais, à cette période, ils sont plus nuisibles qu’utiles. Leur emploi n’est indiqué que dans les cas d’hydropisie, sans fièvre, qu’on veut traiter par les drastiques dans le but de provoquer un flux capable de faire disparaître la suffusion séreuse.
En cas d’éclampsie albuminurique, la saignée est le meilleur moyen à employer, et dans beaucoup de circonstances il suffit à lui seul pour combattre les accidents convulsifs et guérir les malades.
On a aussi donné :
h' acide nitrique en potion, 4 à 15 grammes en potion de 120 grammes [3 (Haussen).
Le perchlorure de fer, 10 à 15 grammes dans un demi-verre d’eau sucrée f+l.
Le tanriin, 4 .à 5 grammes en potion [3-
La teinture de cantharides, 20 à 40 gouttes en potion (3-
Les cautères, les vésicatoires, les sétons à la région lombaire enfin les toniques et les préparations ferrugineuses, surtout la limaille et le pyrophosphate de fer qui sont très-utiles.
Néphrite albumineuse chronique. — ^Lorsque l’albummurie dure plus de deux mois, et que la fièvre ayant cessé les malades recouvrent les forces et l’appétit tont en perdant de l’albumine par les urines, on peut en conclure quïl existe une néphrite albumineuse chronique.
%* La néphrite albumineuse clmonique dure
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de plusieurs mois à plusieurs années et se termine par la guérison ou par l’hydropisie secondaire et la mort.
Dans la néphrite albumineuse chronique comme dans la néphrite albumineuse aiguë l’anasarque et l’hydropisie peuvent être la cause de l’éclampsie albuminurique.
L’anémie est la complication la plus fâcheuse de la néphrite albumineuse chronique, car c’est elle qui est le point de départ des graves accidents d’œdème, d’anasarque et de suffusion séreuse du péritoine, de la plèvre et du péricarde par lesquelles succombent les malades.
Thérapeutique. — Dans la néphrite albumineuse chronique toute émission sanguine est dangereuse, à moins de complication d’éclampsie, et il ne faut pas mettre les malades à un régime trop débilitant.
La bonne nourriture, un peu de vin pur, la campagne, les toniques et les préparations ferrugineuses doivent faire la base du traitement. A part cette modification, il faut employer ici les mêmes moyens que dans la néphrite albumineuse aiguë, plus les balsamiques et les résineux, tels que le goudron, en pilules ou dissous dans l’eau, la térébenthine, en pilules et le baume de Tolu.
Poudre d'élatérine.
Élatérine . 20 centigrammes.
Crème de tartre . . 40 grammes.
Divisez en soixante paquets. Administrez un paquet toutes les deux ou trois heures, suivant l’effet. Cette poudre doit amener de très-abondantes selles liquides sans douleurs ni coliques.
Conseillée dans la maladie de Bright. (Bright)
Pilules hydragogues .
F. s. a. cent pilules. De deux à douze pilules pat jour, jusqu’à effet purgatif.
Tisane de raifort composée
Raifort sauvage récent et brisé . 50 grammes.
Faites infuser dans :
Eau . . 1000 grammes.
Passez, et ajoutez :
Sirop antiseorbutique . ..... 1000 grammes.
A prendre par petites tasses dans l’albuminurie chronique.
Décoction de genêt.
Les fleurs de genêt {Genista scoparia) out été employées avec succès dans quelques cas d’albuminurie.
Fleurs de genêt . 15 à 30 grammes.
Faites bouillir dans :
Eau . 1000 id.
Jusqu’à réduction à im demi-litre. Ou en donne une petite tasse ou deux cuillerées à bouche pour commencer, toutes les heures. Suivant Cullen, cette décoction purge et pousse aux urines.
Avant Cullen, on avait préconisé les semences du
Genista scoparia à la dose de U grammes tous les deux jours, infusées dans du vin blanc, comme un remède très-efficace contre les bydropisies.
Jalap . 150 eentiyrammes.
l'éeoction de chicorée . 130 grammes.
A prendre eu trois fois, à une dcmi-bcurc d’intervalle. (Valleix.)
Tisane de husserole.
Busserole . 2 0 4 grammes.
Eau . 500 id.
Faites bouillir pendant vingt minutes ; édulcorez. A prendre par tasses dans la journée. (Valleix.)
Vin de coloquinte.
Coloquinte . 5 grammes.
Vin de Malaga . 150 id.
Faites macérer pendant quatre jours, passez. Une cuillerée toutes les heures, jusqu’à effet purgatif suffisant.
Mixture diurétique.
Infusion de raifort . 125 grammes.
Teinture de cantharides .... 8 gouttes.
Laudanum liquide de Sydenham. 12 id.
A prendre en trois doses en vingt -quatre heures, dans l’hydropisie consécutive à la néphrite albumineuse chronique.
La dose de la teinture de cantharides peut être graduellement portée à trente-six gouttes, en augmentant la dose du laudanum jusqu’à dix-huit gouttes, (Rayer.)
Tisane diurétique.
Acide nitrique alcoolisé . 5 grammes.
Eau . 1000 id.
Sirop de sucre . 100 id.
Mêlez, A prendre dans les vingt-quatre heures.
Limonade nitrique.
Eau . 1000 grammes.
Sirop de sucre . . 60 id.
Ajoutez acide nitrique jusqu’à agréable acidité, environ douze gouttes.
A prendre par verres dans les vingt-quatre heures.
Eau de chicorée . 400 grammes.
Sulfate de magnésie . 15 id.
Sirop de nerprun . 30 id.
A prendre en deux fois. (Valleix.)
Eau distillée de cannelle, à prendre une cuillerée à café malin et soir. (Christison.)
Teinture de digitale, 10, 15, 20 gouttes dans une potion. (Valleix.)
Solution de crème de tartre.
Eau . 100 grammes.
Crème de tartre . G ou 8 " id.
A prendre en tme fois, trois fois par jour.
(Valleix.)
Émulsion d'amandes aux cantharides.
Emulsion commune au lait d'o^
mandes . 30 grammes.
Teinture de cantharides ... 4 à 1 2 gouttes.
Mêlez. A prendre par cnilierées. (V'alleix.)
Vilules drastiques.
Aloès . )
Gomme-gutte . > ûà 5 centigrammes.
Extrait d’elléhore. . . J
Uésiiie de jalap . 10 id.
F. S. a. des pilules semblables, dont ou donne deux ou trois par jour. (Valleix.)
■Urée, 2 et 3 grammes par jour.
Keîn (Hydatides du). Des hydatides, c’est-à-dire des tumeurs remplies de vésicules transparentes à échinocoques, peuvent se développer dans le rein comme dans tous les autres viscères.
Au début, les hydatides du rein ne produisent aucun symptôme appréciable, et ce n’est que lorsqu’elles ont acquis un certain volume qu’elles produisent des accidents variables, de tumeur et de douleur vague à la région lombaire. Si elles s’ouvrent dans le bassinet il y a une douleur vive augmentée par la pression, quelquefois semblable à celle de la colique néphrétique et accompagnée d’expulsion d’acéphalocystes dans l’urine.
Dans les hydatides du rein ouvertes dans le bassinet, en outre des fragments d’acéphalocystes contenus dans l’urine, il y a quelquefois du sang et du pus qui proviennent de l’altération de la substance rénale.
Les hydatides du rein s’ouvrent quelquefois à l’extérieur et alors il y a vers la région lombaire unelumeurplusoumoinsvolumineuse, élastique, fluctuante, offrant le frémissement hydatique à la percussion, devenant peu à peu douloureuse à la pression et s’ouvrant au dehors comme un abcès.
On voit quelquefois une tumeur hydatique, enflammée, donnant lien à des phlegmons semblables à ceux d’un abcès, cesser d’être douloureuse, reprendre les caractères d’une tumeur indolente et guérir par la destruction des échinocoques qui s’enveloppent d’un kyste, lequel se transforme peu à peu en matière calcaire. .
Les hydatides du rein, au lieu de s’ou vrir à la peau ou dans les bassinets, peuvent s’ouvrir dans l’intestin, dans l’estomac ou dans les voies respii-atoires, mais cela est rare.
Le travail d’élimination des hydatides du rein, de quelque coté qu’il tende à se faire, produit toujours de la fièvre, de l’inappétence, de l’amaigrissement et un état cachectique souvent suivi de mort.
Thérapeutique. — Le traitement des hydatides du rein est purement palliatif.
Rein (LNFL.4MM.4TION Dü) OU l\’éphrite.
L’inflammation du rein existe à l’état aigu et à l’état chronique.
La néphrite s’observe chez les enfants, chez les adultes et chez les vieillards, à la suite de coups, de chutes et de blessures, à la région
rénale, après l’ingestion de substances irritantes, telles que les alcooliques, les emménagogues et les cantharides, après l’action du froid humide sur le corps, sous l’influence de l’irritation produite par les calculs des bassinets et du rein [néphrite calculemé), à la suite des maladies de l’urèthre [blennorrhagie), ùe. la vessie {cgstite), de la prostate et de l’urèthre, après la lithotritie et enfin sous l’influence de la gravelie et de la goutte {néphrite goutteuse).
Dans la néphrite il y a d’abord congestion et augmentation de volume du rein ; adhérence de la substance corticale à la capsule fibreuse ; pointillé rouge de cette substance correspondant à l’inflammation des glandules de Malpigbi, puis, selon les cas, suppuration en foyer ou en infiltration dans la substance tuberculeuse ou corticale.
Les abcès du rein ont un volume qui varié entre celui d’une lentille et celui d’une noisette.
Dans quelques circonstances la néphrite aiguë produit le ramollissement gangréneux de la substance des reins avec odeur très-prononcée de gangrène.
Quand la suppuration du rein occupe l’intérieur des calices et s’étend jusque dans le bassinet, elle prend le nom de pyélite, maladie qui revêt la forme aiguë et chronique.
Si la suppuration consécutive à la néphrite se porte à l’extérieur des reins, au-dessous de la capsule fibreuse, elle a reçu le nom àe périnéphrite, etdans quelc[ues cas rares elle s’étend au tissu cellulaire des lombes et forme un abcès qui s’ouvre à l’extérieur.
Des frissons suivis de malaises, d’inappétence, de fièvre, quelquefois de nausées, de douleur rénale plus ou moins vive, C[uelquefois très étendue etpulsative augmentée par la pression et la percussion dirigée le long de l’ urèthre et des urines diminuées ou supprimées, neutres ou alcalines, mélangées de sang, quelquefois d’albumine, ordinairement de muco-pus, annoncent une néphrite aiguë.
Dans quelques circonstances la néphrite aiguë s’accompagne d’ischurie, de phénomènes typhoïdes extrêmement graves et de troubles cérébraux attribués par quelques médecins à l’urémie. V. ce mot.
La néphrite aiguë se termine par la résolution, par la gangrène, par la formation de pus qui s’écoule par l’urine ou qui forme abcès à la région lombaire, enfin par le passage à l’état chronique et par la mort.
C’est toujours une maladie très-grave que la néphrite aiguë, mais son pronostic est encore plus fâcheux lorsqu’elle est sous l’influence delà goutte et des calculs du rein.
Thérapeutique. Quelle que soit la cause de la néphrite aiguë, quand elle commence il faut l’atta-
quer par une saignée du bras ou une application de sangsues et de ventouses scarifiées à la région lombaire.
Les malades resteront à une diète en rapport avec l’intensité de la fièvre, garderont le lit et boiront eu abondance de la tisane froide de chiendent, de pariétaire, d’uva ursi, de limonade, de groseille, d’eau vineuse, avec ou sans addition de sel de nitre.
Dans les cas où l’on voudrait rendre la tisane plus diurétique, on y ajouterait pour chaque litre de la teinture de scillc, 5 grammes, ou du nitrate et de l’acétate de potasse, 4 grammes.
Des bains prolongés sont très-utiles dans la néphrite aiguë.
Si cette maladie est douloureuse il faut donner l’opium, 5 à 10 centigrammes en pilules ou dans une potion et faire usage des préparations narcotiques de morphine et narcotico-âcres telles que l’alcoolature d’aconit, de belladone, à la dose de 2 et 3 grammes.
Quand des frissons erratiques et une prolongation du mal font prévoir la formation d’un abcès du rein, il faut examiner avec soin la région lombaire au moyen de la main, qui permet de sentir la fluctuation profonde, et de la percussion qui fait découvrir une notable augmentation de volume de l’organe. Dès qu’il existe tumeur et fluctuation, il faut ouvrir un passage au pus (V. Néphrotomie) et aux calculs qui pourraient se trouver dans le rein.
S’il y a du pus dans l’urine et qu’il s’agisse d’une pyélite simple, il faut prescrire l’eau de goudron, l’eau térébenthinée, le baume de Tolu, le baume du Pérou, la résine de benjoin, etc. ; mais si la pyélite est calculeuse, c’est-à-dire occasionnée par des calculs du rein, il faut donner à boire par jour plusieurs litres d’eau gazeuse, ayant chacune 5 à 8 grammes de bicarbonate de soude, ou envoyer les malades aux eaux deVichyet deContrexéville.
Néphrite chronique. — Que la maladie succède à la néphrite aiguë ou qu’elle apparaisse d’emblée sous cette forme, fa néphrite chronique entraîne ordinairement l’atrophie et l’ulcération de la substance tuberculeuse des reins, avec hypersécrétion muqueuse des calices et du bassinet, d’où l’urioe neutre ou alcaline, quelquefois trouble, chargée de mucus, rarement d’albumine, et avec cela des malaises, de la faiblesse, de l’inappétence et un amaigrissement plus ou moins prononcé.
Dans la néphrite chronique occasionnée par des calculs du rein, il se fait souvent une désorganisation complète de l’organe, dont le tissu disparaît par la suppuration, et il ne reste plus qu’une coque fibreuse lobulée, plus ou moins vaste, remplie d’urine, de pus et de calculs en plus ou moins grand nombre. L’est ce qu’on appelle Y hydronéphrose.
Quand des accès intermittents de douleur aiguë, compliqués de vomissements* se montrent dans le cours de la néphrite chronique, on peut affirmer qu’il y a des calculs dans les reins.
Thérapeutique. — La néphrite chronique calculeuse doit être combattue par les boissons abondantes, par les solutions alcalines et par les eaux de Vichy. ^
Si la néphrite chronique est simple^ il faut la traiter par les boissons résineuses et balsamiques abondantes, Le régime est le même que pour la néphrite aiguë.
Rein (MOBILITÉ DU). Le rein peut se déplaeer et venir dans la fosse iliaque sous forme de tumeur mobile ovalaire donnant lieu à de la faiblesse, de la douleur, des coliques nerveuses et quelquefois à des symptômes de péritonite aiguë (Rayer).
Les reins mobiles s’observent plus souvent dans le rein droit que dans le rein gauche, et plus ordinairement chez la femme que chez l’homme (Rayer).
On a souvent pris la tumeur abdominale formée par un rein mobile pour un cancer de l’intestin, pour des glandes du mésentère ou de la fosse iliaque, mais la mobilité de la tumeur et sa forme ovalaire devront faire éviter l’erreur. Y. Luxation du rein.
Thérapeutique. — On ne peut faire revenir en place un rein déplacé, et il n’y a dans ces cas d’autre traitement à faire qu’à combattre les accidents qui peuvent se présenter.
Une ceinture hypogastrique soulage beaucoup les malades qui doivent garder le lit pendant quelque temps et se faire donner des douches d’eau froide sur le ventre.
On combattra ensuite les accidents de péritonite par des émissions sanguines locales, et la douleur par des fomentations narcotiques ou par l’opium et les bains.
Rein (PLAIES Du). Les plaies du rein produites par des instruments piquants et tranchants, et par des balles, sont suivies de douleurs de rein vives, de rétraction du testicule, quelquefois Turine est teintée de sang, la plaie donne quelquefois issue à de i’urine et du sang. S’il y a hémorrhagie intra-abdominale il y a les signes d’un épanchement de sang dans l’abdomen (V. ce mol. )
Les complications primitives des plaies du rein sont la présence de corps étrangers dans la plaie, l’infiltration d’urine et un phlegmon diffus, les complications consécutives sont une fistule urinaire rénale, quelquefois la rétention d’urine dans le rein, par suite du gonflement inflammatoire.
Lorsque par suite d’une blessure du rein l’urine coule dans le péritobie, une péritonite mortelle survient.
Les blessures du rein sont reconnues à l’écoulement par la verge de sang bien mêlé à l’urine, par l’écoulement d’urine par la plaie.
On ne doit jamais sonder une plaie du rein avec un stylet. Si l’on suppose qu’une bafie est restée dans la plaie on soudera avec une sonde de femme.
Thérapeutique. — Repos absolu, diète, un ou deux; verresd’eaude Sedlitz, quinze sangsues sur les lombes, cataplasmes s’il y a une plaie par instruments piquants.