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V. Résections sous-périos tiques

I. Résections sous-périostiques. — Les résections sous-périostiques (Ollier) sont des résections pour lesquelles on incise le périoste et on le détache, soit en le disséquant, soit en incisant d’un seul coup jusqu’à l’os et en détachant le périoste avec les parties molles, ainsi, à la mâchoire, par exemple, quand on détache le périoste avec les gencives. On peut encore, pour les os propres du nez et pour les os de la mâchoire supérieure, couper les os à travers une incison intéressant à la fois le tégument et le périoste; on enlève l’os et on le laisse attaché aux parties molles (Ollier). V. Ostéoplastie et Naso-pharyngiens (Polypes), Nez (Restaur.vtion du).

il. Evidement des os. — On évide les os atteints de carie, de nécrose, ou envahis par une tumeur cancéreuse, de la façon suivante : après avoir mis l’os à nu, on creuse avec la gouge mise en mouvement par la main ou par le marteau, on énuclée les tumeurs s’il y a lieu, et l’on taille dans les parties saines de l'os, en conservant un pont osseux ou une gouttière osseuse. A la suite de cette opération, c’est non-seulement le périoste, mais encore l’os lui-même qui fournit les éléments de la réparation osseuse. Pour les os des pieds, ce traitement est bon et vaut les résections partielles.

RÉSÉD.4 Plante de la famille des résédacées, dont la fleur, très-odorante, a jadis été employée en infusion comme prépai-ation calmante El.

RÉS1XE5». Sucs végétaux, inflammables, qui

coucrètent sur l’écorce de quelque arbres ou que l’on extrait par incision et par d’antres moyens d’analyse. Les résines sont solides ou liquides et composées d’une essence et de matières végétales plus ou moins acid^ Les unes sont stinnUttntes^ ^xpecitdrtmies et très-utiles dans les écoulements mnqneui de la bronchite cluo&Hfu«r on de la UcnnGrrfaagie, telles

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sont : le copahu, le goudron, le baume de Tolu, le baume du Pérou, etc. ; les autres sont irritantes et purgatives, telles sont: la gomme-gutte, la scammonée, la résine de jalàp, etc. ; enfin les dernières sont stimulantes de la peau qu’elles rubéfient, et à ce titre on les emploie comme moyen révulsif dans les bronchites et dans les rhumatismes, en emplâtres sur la poitrine ou sur les parties douloureuses.

Parmi les résines il y a la gomme animé , la gomme caragne, la gomme copal, la résine gomart, la résine tacamaque, la résine élémi, etc. ; mais à l’exception de cette dernière qui est rarement employée en médecine, toutes les autres n’ont d’usage que pour la fabrication des vernis.

RÉSOLUTIFS. Médicaments destinés à favoriser la résolution des épanchements de sang, des épanchements de sérosèle et des exsudats inflammatoires aigus et chroniques.

'' Les résolutifs d’une inflammation aiguë, franche, externe ou interne sont les émollients, les sangsues, la saignée.

Les résolutifs des inflammations scrofuleuses sont les antiscrofuleux. V. Scrofule.

Les résolutifs des engorgements syphilitiques sont le mercure et l’iodure de potassium. Y. Syphilis.

Le froid, l’hydrothérapie, l’électrisation, les astringents employés en topiques, sont des résolutifs.

Tout ce qui guérit en sollicitant l’action spontanée de la nature peut être considéré comme moyen résolutif, ce qui fait que cette médication est très-difficile à déterminer.

RËiSOLUTiOiv. C’est un mode de terminaide l’inflammation (V. ce mot) dans lequels les exsudats inflammatoires plastiques se résorbent peu à peu en permettant aux organes de revenir à leur état naturel sans passer par la suppuration. Si l’inflammation est passée à l’état chronique, c’est l’absorption des matériaux qui forment l’engorgement.

Thérapeutique. — Les antiphlogistiques employés au début des phlegmasies aiguës sont le meilleur moyen d’obtenir la résolution.

Dans l’état inflammatome chronique, la résolution s’obtient par le mercure et l’iodure de potassium, si l’engorgement est sj-philitique (V. Syphilis) ; par les toniques, l’huile de foie de morue, le fer et l’arsenic, si la maladie est scrofuleuse (V. Scrofule) ; par l’électrisation quelquefois et par les frictions, s’il s’agit d’une simple inflammation chronique.

résorption;. En thérapeutique, la résorption exprime le fait de la disparition d’un épanchement de sang, du pus ou de la sérosité dans le tissa cellulaire ou dans une cavité séreuse. V. INFLAJIMATION, ECCHY.MOSE, PüS, HYDRÛ- PISIE.

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Eu pathologie, c’est l’introduction dans le sang de pus ou de matières putrides. V. Pyémie, Infection pütride et purulente.

DU PLACENÏTA. V. DÉLI¬ VRANCE (Accidents de la).

EtÉTEXTlOA' DX^RIXE. L’accumulation d’urine dans la vessie constitue la rétention d’urine. Elle s’observe dans les fièvres adynamiques et typhoïdes, dans la paralysie vésicale causée par une maladie du cerveau, et, dans certains cas, de myélite chronique : c’est alors le résultat d’un défaut de contractilité du réservoir urinaire.

La rétention d’urine est un symptôme qui domine toute la pathologie des organes génitaux urinaires. Elle existe dans les cas de spasmes du col de la vessie, avec ou sans inflammation, qui oblitèrent momentanément les voies urinaires; dansdes cas d’obstacles au cours de l’urine tenant à un corps étranger placé dans le col de la vessie ou dans l’urèthre. Les rétrécissements de l’urèthre, dus à des brides et valvùles, ou des tumeurs extérieures à l’urèthre, comme les épanchements de sang, les enchondromes du bassin (V. Aine), les hypertrophies prostatiques; les tumeurs du col de la vessie formant soupape et fermant le col; les imperforations de l’urèthre, causent la rétention d’urine. V. Vessie (Spasme, Paralysie, Valvule de la). Urèthre, Rétrécissement, Prostate (Maladies de la). Cystite, Calculs vésicaux, Corps étrangers de l’urèthre.

Hors le cas de paralysie vésicale, l’urine retenue dans la vessie s’y accumule et les parois de l’organe réagissent et se contractent énergiquement. Quelquefois l’obstacle est vaincu l’urine s’écoule goutte à goutte, et la vessie se vide peu à peu, par regorgement. Mais la rétention d’urine abandonnée à elle-même peut produire d’autres accidents, la gangrène et la rupture de la vessie avec ses conséquences : riiiûltration d’urine si la vessie s’est rompue cà la base, l’épanchement d’urine dans le ventre, si la vessie et le péritoine ont été rompus à la fois.

Les complications naturelles de la rétention d’urine sont la distension des uretères et des bassinets.

Le type de la rétention d’urine est la rétention par spasme du col de la vessie (V. Vessie).

La rétention comporte deux degrés, le premier la dysurie , c’est-à-dire la difficulté de vider la vessie malgré de grands efforts. Cet état existe surtout en même temps que les rétrécissements de l’urèthre (V. ce mot), le second est la rétention complète d’urine.

Les signes de la rétention d’urine sont une pesanteur au périnée, des envies d’uriner.

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des douleurs s’étendant sur le trajet des voies urinaires, depuis le gland Jusqu’au rein; des douleurs progressivement croissantes en intensité et occupant l’hypogastre ; des nausées, des vomissemeutsdematièresglaireuses ou bilieuses, de la fièvre avec injection des yeux et de la face , des sueurs ayant l’odeur urineuse, et la distension de l’hypogastre par une tumeur dure, globuleuse, s’étendant parfois jusqu’à l’ombilic, présentant quelquefois une fluctuation évidente. On sent dans le rectum, chez l’homme, ou dans le vagin chez la femme, une tumeur qui est fluctuante ; la vessie distendue par burine est douloureuse au toucher. A mesure que l’urine s’accumule dans la vessie les malades contractent avec énergie les muscles de l’abdomen et font des efforts inouïs pour uriner. Il est même des malades qui fout de tels efforts qu’il se produit chez eux une chute du rectum ou des hernies.

Lorsque la rétention complète d’urine existe dans les cas de fièvre grave, la tuméfaction de l’abdomen, la fluctuation hypogastricjue et la douleur à la pression sur l’hypogastre annoncent la rétention d’urine; les phénomènes généraux habituels manquent.

C’est seulement dans les cas où il y a une altération des reins ou de la vessie et résorption de matières putrides et d’urine, qu’il y a des symptômes d’urémie (CI. Bernard), tels que la diarrhée et le coma. La rétention d’urine simple ne peut produire au plus c{ue de l’absorption urineuse. Un calme apparent après une agitation et des douleurs vives annonce le. début d’une infection urémique. On ne confondra pas la suppression d’urine avec la rétention d’urine dans la vessie ; car, dans la première maladie, si l’on sonde le malade, ori trouve la vessie vide.

Les rétentions d’urine trop fréquentes déterminent souvent des modifications dans la structure de la vessie; en effet la cystite chronique, les vessies à loges sont quelquefois dues à des rétentions d’urine antérieures.

La rétention d’urine qui arrive à la suite d’un rétrécissement cause une inertie incomplète de la vessie, une sorte d’épuisement de la contractilité de l’organe, et alors la vessie ne se vide que cpand elle est très- remplie, et il y a un état désigné sous le nom de stagnation d'urine.

La rétention d’urine par paralysie de la vessie a un cachet à part. V. Vessie (Paralysie DE la).

Le diagnostic de la rétention d’uriue n’est un peu difficile que dans un seul cas, celui où il y a rétention dans uue vessie raccornie (Civiale), dans ces conditions, il n’y a pas de tumeur et le diagnostic ne peut reposer que suite fait de l’absence d’excrétion urinaire.

Les accidents primitifs des rétentions d’urine sont la rupture de la vessie, 'les infiltra-

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lions urineuses et rarement des accidents urénnques. Les accidents consécutifs sont une paralysie de la vessie, ou déformation de la vessie, des cystites et des néphrites.

Lorsque l’iirine est retenue dans le rein, il y a des symptômes liydronéphriques ou de colique néphrétique (V. ces mois), suivant que la rétention d’urine s’est établie lentement ou vite.

Thérapeutique. — On traitera les maladies qui causent la rétention d’urine dès que l’on sera pai-venu à vider la vessie par le cathétérisme [V. Calculs, Urèthhe (Rétrécissement de l’). Prostate, (Hypertrophie de la) , Vessie (Paralysie et Spasme de la)],

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Au point de vue de la thérapeutique de la rétention d’urine, il y a trois indications nettes.

Dans les rétrécissements inflammatoires et spasmodiques, il faut sonder les malades et ne tenter aucune autre manœuvre chirurgicale, parce que sonder est toujours possible. V. Cystite du col.

Dans les paralysies du corps de la vessie, il faut sonder les malades à des époques espacées correspondant à peu près aux moments où normalement on urine. Il ne faut pas recourir aux ponctions vésicales ; le cathétérisme dans ce cas est encore toujours possible.

Dans le cas de rétrécissements de l’urèthre, le cathétérisme est toujours possible pour une main hai bile et prudente. Il n’y a d’exception que quand un

Tis. 501 . — Ponction de la vessie par le rectiun et par ITij-pogastre. Les trocarts indiquent le mode de ponction. (Philippe.)

eu même temps que l’on aura donné de grands bains aux malades et des potions capables de faire cesser l’état de contracture spasmodique des sphincters, de la vessie et de l’urèthre.

L’eau-de-vie, le chlorure de sodium, sont des moyens empiriques qui ont quelquefob réussi contre la rétention d’urine spasmodique ; le repos, un bain de siège, des cataplasmes sur le ventre, le périnée et les cuisses, la glace sur le périnée, sont bons à employer dans les cas d'irritation du col de la vessie ou de l urèthre, m-iis seulement quand il n’y a pas d inflammation franche. On se rappellera que les obstacles qui existent sur le trajet des voies urinaires deviennent toujours de plus en plus insurmontables, après des excès et une fatigue qui se traduisent par une irritation locale (V. Rétrêcisseîievt de l’ueè- THRE, Vessie. Petstate) ; et de là ressort l’indication d employer les lopiques calmants, tels que les cataplasmes iaudanisés et les grands bains.

cathétérisme maladroit a été fait et a produit des fausses routes étendues, et quand il y a une plaie de l’urèthre datant de plusieurs jours. Dans les cas de rétrécissements les plus étroits, le chirurgien qui est consulté le premier peut toujours passer avec de la patience. Lorsqu’il y a des graviers engagés dans l’urèthre, lorsqu’il y a un rétrécissement ancien et sinueux, il y a de grandes difficultés; mais en appliquant des topiques émollients, tels que des cataplasmes, en appliquant quelques sangsues au périnée en donnant 10 centigrammes d’opium (Giviale), eu mettant le malade dans un bain, on peut encore passer.

En sondant les malades debout (Philipps) et en engageant le malade à faire des efforts pom* uriner, on arrive à passer.

Lorsque, malgré toutes les précautions qui ont été prises, le rétrécissement est infranchissable, on peut \ avoir recours à la ponction de la vessie.

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Dans le cas d’hypertvopbie prostatique avec fausse route de la prostate, lorsque le bec de la sonde n'est séparé de la vessie que par une petite épaisseur de tissu prostatique, on la perforera avec une sonde à dard (Lafaye), ou une sonde métallique conique (Lenoir), on passe après une sonde de gomme à demeure.

Pour remédier à une rétention d’urine, quand le cathétérisme est impossible, on a recours à la ponction de la vessie par le rectum (Fleurant, Pouteau), à la ponction périnéale (Avicenne, Riolan, Garengeot, Heister), à la ponction sous-pubienne (Woillemier).

Pour faire la ponction par le rectum, on introduit le doigt dans le rectum, ou l’on sent une tumeur fluctuante ; on cbercbe la partie supérieure de la pros-

sonde de gomme. L’opération se pratique le malade étant sur le bord de son lit, les jambes pendantes, on ponctionne en rasant le pubis. Pour éviter que la plaie ne soit plus large que la sonde molle introduite, on peut placer une sonde autour du trocart, et retirer le trocart avec la canule, en laissant la sonde molle (J. Cloquet) ; enfin, on peut inciser avec le bistouri jusque sur la vessie et ponctionner ensuite (Baudens), c’est-à-dire exécuter sans conducteur le premier temps de la taille hypogastrique de Franco.

La ponction hypogastrique a été modifiée. On ponctionne à travers la symphyse du pubis (Meyer) ou sous la symphyse du pubis, en rasant les os avec le trocart dirigé de bas en haut presque verticale-

tate et l’intervalle des vésicules séminales, on ponctionne avec un trocart courbe dont le poinçon est muni d’une rainure. Lorsque l’urine coule entre la canule et le poinçon, on est dans la vessie.

Pour faire facilement la ponction rectale, on fait mettre le malade à plat ventre sur le bord de son lit, les jambes pendantes, onpeutalors se passer d’aide; mais cette position est quelquefois très - pénible pour les malades (Velpeau).

On laisse la canule à demeure pendant trente-six heures au plus (E. Home). Plus tard, une sonde molle, maintenue par un bandage en T, remplace la canule.

La ponction périnéale, faite par Avicenne pour soulager les malades atteints de calculs qui ne pou-

ment (Voillemier). De ces deux procédés, le premier est passible du reproche de léser une articulation ; le second n’a pas encore été appliqué avec des avantages assez signalés pour qu’on l’adopte ^

La ponction hypogastrique, la ponction rectale et périnéale, ont toutes des avantages, les unes par rapport aux autres, et pour des cas spéciaux. Ainsi pour la rétention d’urine consécutive à l’existence d’un calcul, la ponction périnéale, la ponction rectale chez les sujets très-gras, sont meilleures que la ponction hypogastrique (Cook).

Lorsque la vessie est peu distendue et ne dépasse pas de beaucoup le pubis, la ponction rectale doit encore être préférée ; mais, dans la majorité des cas, lorsqu’on est rê¬

vaient être opérés (V. Calculs vésicaux) et adoptée par Tolet, Riolan, Garengeot et Dionis, est l’opération qui semble préférable. On fait l’incision comme pour la taille latéralisée de frère Corne (Dionis), ou bien on ponctionne le périnée avec un trocart (Juncker, Heister), ou bien on passe le trocart à travers une incision qui a conduit jusque sur la vessie distendue (Sabatier, école auglaise). Par la ponction périnéale, on arrive bien dans la vessie, les canules à demeure sont facilement maintenues ; mais cette ponction expose à des fistules urinaires (Chandler). La ponction périnéale, transformée en opération de la boutonnière, est aujomd’bui une opération à laquelle on a recours. V. Ueèthrê (Rétrécissemext DE l’).

Pom- faire la ponction hypogastrique : ponctionner avec un trocart courbe de frère Corne ou un trocart droit (Huguier), dans l’espace qui sépare les tendons des muscles droits, remplacer la canule par une

duit à l’extremité de ponctionner la vessie, c’est la ponction sus-pubienne àlaquelle on a généralement recours. Sœmmerring s’en était montré grand partisan.

Lorsqu’on fait la ponction sus-pubienne, il ne faut pas vider la vessie du premier coup ; on tiendra le malade immobile, les cuisses demi-fléchies sur un large coussin ; on veillera à ce que la sonde moUe soit toujours débouchée. Des cataplasmes seront tenus en permanence sur le ventre et les cuisses du malade. On prescrira une tisane délayante et des lavements émollients répétés.

S’il s’agit de lésions de la prostate ou de l’urèthre, tels que des valvules prostatiques et des rétrécissements irréguüers, on pourra tenter le cathétérisme rétrograde à travers la ponction de la vessie, audessus du pubis (^'■oiUemier).

Lorsqu’on a affaire à un rétrécissement de l’urèthre, dans la portion spongieuse, on peut, au lieu de faire la ponction de la vessie, ouvrir l’urèthre en ar-

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rière du rétrccissement (Ledran) ; c’est l’opératiou de la boutonnière (V. Urèthre, Rétrécissement). Cette ponction se fait comme l’opération de la taille latéralisée. Une fistule consécutive est assez souvent la suite de la ponction de l’urèthre.

RÉTEVE (LÉSIONS DE LA). La rétine est le siège d’an grand nombre de maladies locales, telles qu’anémie, inflammation, décollements, hémorrhagies ou exsudations granuleuses, cancer, névralgies, etc. , qui sont du domaine de l’oculistique, mais à côté de ces lésions dues à une maladie primitive de l’œil, il en est qui se développent sous l’influence des maladies aiguës et chroniques des méninges, du cerveau et de la moelle épinière (Bouchut), Ce sont celles que le médecin recherche au moyen de l’ophthalmoscope, pour aider au diagnostic des maladies du système nerveux. V. Amauroses, Cysticeeque de la rétine, Rétinite Géré-

BROSCOPIE, OPHTHALMOSCOPIE.

Absence de la rétine. — L’absence congénitale de la papille du nerf optique et de vaisseaux dans la rétine est une lésion incurable.

Anémie de la rétine. — L’anémie de la rétine peut être congénitale ou acquise ; elle est caractérisée par une diminution des vaisseaux de la rétine et se reconnaît par l’examen ophthalmoscopique. L’anémie congénitale est révélée par un affaiblissement de la vue. L’anémie acquise, due à des lésions du globe de l’œil et à des compressions du nerf optique, s’annonce par une diminution du champ visuel et par une cécité progressive. Cette affection est incurable, V. CÉRÉBROSGOPIE.

Apoplexie rétinienne. — L’apoplexie rétinienne ou épanchement de sang dans l’épaisseur de la rétine ou sous cette membrane est presque toujours une conséquence d’un état congestif général, de l’état variqueux des veines, d’une embolie veineuse de la veine ophthalmique, de la phlébite des sinus de la duremère, de la méningite aiguë (V^ ce mot), et chez quelques femmes de l’état congestif dû à la grossesse (V. Grossesse).

Chez un malade qui voit noir ou rouge tout d’un coup, quand le champ pupillaire présente une coloration blanchâtre, sans qu’il y ait de douleurs ni de photophobie ni de signes de congestion de la conjonctive et de la sclérotique, si l’on trouve par l’examen ophthalmoscopique des taches rouges, noirâtres, plus ou moins étendues au voisinage des vaisseaux : il y a un épanchement de sang dans la rétine ou une apo^exie rétinienne. V. Cérébroscopie.

Si le malade a perdu subitement la vue cela tient à ce que l’épanchement a eu lieu sur la papille même.

Le diaimostic se vériûe le lendemain de l’acculent, quand on voit avec rophihalmo^cope les

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taches ecchymotiqties réunies en une plaque unique.

Les conséquences des apoplexies rétiniennes sont la formation d’exsudats granuleux ou graisseux, la choroïdite ou une rétinite.

Les altérations de la rétine dans l’amaurose albuminurique (V. ce mot) sont quelquefois compliquées d’hémorrhagies interstitielles ou d’apoplexie limitées. La scléro-choroïdite postérieure ou choroïdite atrophique est une cause fréquente d’apoplexie rétinienne.

Il est rare qu’une apoplexie rétinienne étendue guérisse sans laisser de traces.

Dans l’apoplexie rétinienne la vue est quelquefois perdue en un .instant et pour toujours.

Thérapeutique. — On saignera les malades, on leur appliquera six à huit sangsues sur les tempes ; on donnera le calomel à doses fractionnées (V. Altérant). Des bains de pieds sinapisés seront administrés. On 'promènera des ventouses sèches sur tout le corps, et l’on prescrira une alimentation peu abondante. On donnera les toniques aux individus affaiblis.

Anesthésie partielle de la rétine. V. Strabisme.

Atrophie de la rétine. — L’atrophie âe la rétine est la suite d’une anémie très-prononcée. V. Anémie de la rétine.

Atrophie de la papille du nerf optique, congénitale ou acquise. — L’atrophie de la papille du nerf optique est le résultat d’une compression extra-oculaire d’une maladie du cerveau ou d’une ancienne lésion de l’œil. Cet état se reconnaît aux caractères de l’atrophie de la rétine, à l’anémie de la papille et à la déformation de ses bords ; la transformation de la rétine en un tissu de fibres à moelle est encore un état qui se complique de l’atrophie de la papille (V. Amaurose). Cette maladie est incurable.

Cancers de la rétine. — On a observé des cancers de la rétine, cancers encéphaloïdes et libro-plastiques, nés la plupart dans la couche cellulaire qui sépare la rétine de la choroïde [gliosarcojne des Allemands).

Au début le cancer est annoncé par une gène de la vision, et si l’on examine à l’ophtlialmoscope on voit une tumeur lisse , entourée de parties plissées, analogues à la rétine décollée.

Plus tard la tumeur se recouvre de vaisseaux multiples, devient irrégulière, la sclérotique s’injecte et la tumeur fait saillir le cristallin et l’iris ; les malades ne voient plus, l’œil augmente de volume et présente sur quelques points de la tendance à un staphylôme ; des douleurs vives sont éprouvées par les malades à ce moment et peuvent être attribuées à la distension du globe oculaire. Lorsque l’œil va se rompre il y a de

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l’œdème des paupières et de la conjonctive, c’est-à-dire du chémosis séreux.

L’œil atteint de cancer de la rétine se perfore par la sclérotique ou par la cornée, et cette phase de l’évolution du cancer est indiqué par une cessation brusque des douleurs.

Le cancer de la rétine sorti de l’œil se révèle par les caractères de tous les autres cancers.

Si l’on a pu confondre un cancer de l’œil avec un abcès, c’est faute d’avoir étudié les antécédents des malades, car il n’y a pas d’erreurs possibles.

le cancer de la rétine est un des rares cancers qu’on observe chez les enfants. Voyez pour le diagnostic différentiel Choroïde (Tumeurs DE la) et Choroïdites.

Thérapeutique. — Dès que le diagnostic cancer de l’œil a été fait, on fera l’ablation du globe oculaire par la méthode Bonnet, si la sclérotique est saine ; mais il vaut mieux enlever l’œil par le procédé de Dupuytren.

Après avoir fait relever la paupière par un aide et saisi l’œil avec une pince à griffes, on le détache de la paroi supérieure de l’orbite avec des ciseaux courbes ; ou coupe le pédicule de l’œil, on le renverse sur la joue et l’on achève l’ablation.

Si la tumeur est volumineuse, pour plus de commodité, on débride la commissure externe des paupières.

Si le cancer avait envahi l’orbite, on cautériserait la plaie avec le fer rouge et la pât,e au chlorure de zinc pour détruire s’il se peut ce qui a échappé à l’ablation.

Des boulqttes de charpie, enduites de colophane, et une compression bien faite, suffisent le plus souvent ppiir arrêter l’héraorrhagie de l’artère ophthal- ' inique, après l’ablation de l’œil.

Commotion de la rétine. — Sous l’influence d’un traumatisme léger de l’œil, on voit quelquefois des malades atteints de cécité passagère (Siebel, Métaxas), sans qu’il y ait de lésions révélées à l’ophthalmoscope. Cet état désigné sous le nom de commotion de la rétine entraîne la perte de la vision.

La commotion de la rétine peut quelquefois guérir seule.

L’état non défini de commotion, de la rétine n’est peut-être qu’une paralysie du muscle ciliaire, avec névralgie du nerf optique. V. Nerf^, Contusions.

Thérapeutique. — Le repos, les sangsues à la tempe, sont le seùl traitement rationnel à prescrire dans la commotion rétinienne. I.’occliision des deux yeux,, pendant huit à dix jours, est encore un excellent moyeu.

Décollement de la rétine. — Hydropisie sous -rétinienne. — La rétine décollée par un épanchement séreux et même sanguin (Desmarres), situé entre celte membrane et la choroïde, engendre une cécité incomplète, caractérisée par une diminution irréguUère du champ

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visuel, et susceptible de varier. Le décollement de la rétine est révélé à l’exploration ophthalmoscopique par une masse d’une coloration blanchâtre, occupant une partie du champ pupillaire. L’ophthalmoscope montre alors que cette masse est constituée par une membrane offrant des plis et sur laquelle se dessinent les vaisseaux de la rétine. Lorsqu’on fait mouvoir la tête des malades on voit cette masse se déplacer.

Le décollement de la rétine arrive quelquefois brusquement, les malades voient passer un nuage devant les yeux et les objets qu’il» regardent leur semblent tremblotants.

Le décollement de la rétine peut être congénital (Ammon), il est accidentel dans l’anasarque, il arrive spontanément quelquefois après un refroidissement et à la suite d’un coup reçu sur l’œil, et dans ce cas il existe en même temps que des ecchymoses de la rétine.

Le décollement de la rétine se complète dans certains cas au point de réduire la rétine à un cordon étendu de la papille du nerf optique au cristallin. Il se complique de synchisis étincelants, c’est-à-dire de la production de corps flottants (cristaux de cholestérine flottants, albumineux qui, se déplaçant dans l’œil, sont reconnaissables par la simple inspection). Enfln le décollement de la rétine cause quelquefois une irido-choroïdite à forme lente, et la vue est à tout jamais perdue et l’œil finit par s’atrophier.

Le strabisme d’une part, la cataracte de l’autre, sont des troubles qu’on observe quelquefois après les décollements de la rétine.

Thérapeutique. — Les ventouses scarifiées sur les tempes (Desmarres), les bains de vapeur, les frictions sèches sur la peau avec un linge de flanelle, sont jde bons moyens. L’iodure de potassium, à la dose de 1 gramme par jour dans un verre d’eau sucrée est quelquefois avantageux. Les collyres excitants, avec 1 centigramme de sublimé ou 5 centigrammes de nitrate d’argent pour 40 grammes d’eau, sont des excitants qui ont quelque utilité pour favoriser l’absorption du liquide.

La ponction de la sclérotique semble indiquée poulies cas où il advient que le liquide ne se résorbe pas (de Graefe). On fait cette ponction comme la paracentèse de la sclérotique ; mais, en pratiquant cette opération, on joue quitte ou double, et c’est le plus souvent ce dernier résultat qu’on obtient.

Les ponctions de la cornée ont été faites pour diminuer la pression intra-oculaire ; mais l’évacuation du liquide du décollement de la rétine est toujours chose dangereuse.

Dégénérescence graisseuse de la rétine. — La dégénérescence graisseuse de la rétine est nne substitution d’éléments graisseux, d’origine inflammatoire, aux éléments conjonctifs de la rétine ; ceux-ci prennent peu à peu la place des éléments normaux. Les exsudais de la rétine contiennent plus ou moins de graisse et la dégénérescence graisseuse de la rétine peut être

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considérée cliniquement comme les exsudais.

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