V. ces mots
Exsudais de la rét ine. — Il y a des exsudais blanchâtres sur la rétine qui sont dus à des congestions, apoplexies et inflammations antérieures de la choroïde et de la rétine. On les reconnaît à ce qu’ils couvrent les vaisseaux rétiniens, et c’est ce qui les distingue des exsudais de la choroïde.
Lorsque les exsudais de la rétine existent il y a quelquefois une conservation de la vue lorsque la papille n’est pas cachée comme dans la figure 503. Le plus souvent il y a un point aveugle sur le champ visuel ou une diminution du champ visuel.
L’abaissement du cristallin, les maladies du corps vitré, outre toutes les lésions anciennes de l’œil, causent des exsudais rétiniens (V. Rétine choniqüe). Les exsudais peuvent être le résultat de la syphilis constitutionnelle qui aurait alors été accompagnée d’une rétinite subaiguë, dite rétinite syphilitique (Métaxasj.
Thérapeutique. — Les exsudais qui ne se rattachent pas à une lésion inflammatoire et qui existent chez un sujet syphilitique réclament le traitement antisyphilitique. On traitera les altérations de la choroïde et les maladies générales, telles que l’albuminurie, si l’on peut supposer que les lésions en sont la conséquence.
Névralgie de la rétine. — La névralgie de la rétine, appelée aussi névralgie ciliaire, existe seule ou avec la névralgie trifaciale. La photophobie, la contraction de la pupille, une sensation de tension douloureuse dans l’œil, sont les signes de la névralgie de la rétine et des nerfs ciliaires ; il est rare que la vue soit abolie, et avant que ce phénomène n’existe on voit survenir chez le malade une difficulté de l’accommodation de l’œil, une difficulté de distinguer les couleurs, la vision de spectres lumineux.
Il n’y a aucun signe ophthalmoscopique.
Thérapeutique. — On emploiera le traitement de la névralgie trifaciale. Le sulfate de quinine agira comme antipériodique et comme hyposthénisant. On l’administrera, à la dose de 60 centigrammes, tous les deux jours, et de 30 centigrammes les jours intercalaires.
Œdème de la rétine. — L’œdème de la rétine est général ou partiel. Dans ce dernier cas il siège sur la papille. Ou le reconnaît à une coloration jaune sale de ia rétine ou de ia papille du nerf optique, les vaisseaux deviennent filiformes, quelquefois ils semblent coupés. Cet éut cmndde avec l anasarque et l’albuminiirie, et les compressions extra-oculaires par des tumeurs de l’orbite. L'cedème, avec
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coloration jaunâtre, correspond à la syplnlis constitutionnelle.
Thérapeutique. — Traiter le mal originel ; la syphilis ou l’anasarque ; prescrire le repos de l’œil et protéger cet organe contre la lumière vive.
Varicosités de la rétine. — Les vaisseaux variqueux de la rétine, les varices veineuses, sont le résultat d’un obstacle à la circulation de la rétine, soit par un caillot dans les veines principales de l’orbite, soit par des caillots dans les petites veines de la rétine et des sinus de la dure-mère (Bouchut).
Les varicosités de la rétine causent souvent des exsudais de la rétine.
On trouve les vaisseaux variqueux de la rétine à la suite des choroïdiles, et après des lésions cérébrales. V. Cérébroscopie.
Thérapeutique. — Les varicosités veineuses de la réfme ne causent pas toujours de troubles de la vue. 11 n’y a pas de traitement curatif; on traitera les phénomènes congestifs.
Rétine (LÉSIONS CÉRÉBROSCOPIQÜES DE LA).
Certaines altérations de la rétine indiquent la formation d’une maladie aiguë ou chronique du cerveau, des méninges ou de la moelle épinièue (V. Cérébrosgopie). Ce sont les infiltrations séreuses^ — les infiltrations granuleuses, — \e,s plaques congestives, — les hémorrhagies, — les taches pigmentaires, — les
Fisr. 503. — Encéphalite chronique. — Rétinite graisseuse. — P. Papille du nerf optique à demi voilée par l’infiltration. — 1, I. Infiltration granuleuse cachant la partie .supérieure de la papille. — V, V, V. Veines de Iz rétine. — V ,Y' , V' . Veines de la rétine interrompues par l’infiltration. — A, A, A. Artère du nerf optique et de la rétine. — R. Granulation graisseuse.
granulations graisseuses ou tuberculeuses; enfin la décoloration rétinienne.
Les l&ions de la rétine produites par les maladies du système nerveux dépendent : 1“ d’un
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obstacle à la circulation des sinus de la duremère par phlébite, pblegmasie cérébrale ou méningite ; 2° de l’hypérémie capillaire que produit Tirritation de la moelle et du grand sympathique; 3° d’une altération de nutrition consécutive à l’cedème, à l’hypérémie ou à une hémorrhagie antérieure.
Quelques-unes de ces lésions, surtout l’œdème, la congestion, la flexuosité veineuse, s’observent dans les maladies du cœur comme signe de gêne à la circulation veineuse (de Graefe, Liebreich).
La méningite aiguë et chronique ; l’hémorrhagie cérébrale : la compression du cerveau par un épanchement séreux ou sanguin ; la phlébite des sinus de la dure-mère : les tumeurs du cerveau et l’encéphalite chronique produisent souvent des lésions de la rétine dont la recherche est de la plus haute importance pour le diagnostic et pour le traitement.
L’infitration granuleuse de la rétine autour de la papille avec granulations rétiniennes, chez un sujet atteint d’hémiplégie avec atrophie des parties paralysées indique une encéphalite chronique (fig. 503).
RÉTii^iTES. Les inflammations delà rétine sont aiguës et chroniques ; les exsudais inflammatoires sont des restes d’une ancienne inflammation ou d’une lésion de la membrane hyaloïde, soit sous l’influence d’un traumatisme, soit sous l’influence d’un état général.
Rétinite aipië. L’inflammation aiguë de la rétine ou rétinite est caractérisée par une douleur vive au fond de l’orbite, douleur pulsative, quelquefois assez intense pour égarer la raison des malades, par une photophobie intense,, qu’exagère la vivacité de la lumière, par des spectres lumineux colorés en rouge, vert ou jaune, et que les malades comparent à des pièces d’artifice : ce sont là les signes physiologiques de la rétinite. Les signes anatomiques fournis par l’examen ophthalmoscopique sont nuis à cause de l’impossibilité d’examiner, à cause des douleurs et de la contraction de la pupille ; mais il y a deux bons signes pathologiques, la congestion de la sclérotique et la contraction excessive de la pupille.
La rétinite aiguë se termine presque toujours par la formation d’opacité du corps vitré et par une iritis ou une irido-choroïdite.
Quelquefois la rétinite aiguë passe à l’état chronique.
Thérapeutique — Saignée coup sur coup, frictions sur la tempe avec l’ongueni mercuriel belladonné. Si ce traitement échoue, on aui’a recours à l’émétique à dose rasorienne.
Dans les cas où les douleurs résistent à ces moyens, on fera la paracentèse du globe oculaire (V. Para- CESTÈSE DE LA coea’ée) OU la Saignée directe du globe oculaire (Manuel). Pour cela, on se sert d’un bis-
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touri scarificateur, on coupe les vaisseaux de la conjonctive ou les vaisseaux de la sclérotique.
Ces saignées doivent être faites en dehors et audessus de la cornée.
Rétinite chronique. Lcs rétiiiitcs chroniques sont des états subinflammatoires liés à une lésion de la choroïde, à une maladie cérébro-spinale, enfin à un état général où la circulation est troublée, où le sang est altéré, ce qu’on observe dans les congestions, dans la syphilis constitutionnelle et dans les maladies où il y a diminution de l’albumine du sang.
Il y a une hypérémie de la rétine et une rétinite chronique consécutive.
1. Hypérémie rétinienne. — Amblyopie congestive. — Les malades atteints d’nypérémie rétinienne conservent la faculté de voir ; mais aussitôt qu’ils soutiennent leur attention sur un objet, ils voient les objets confusément, puis il y a un strabisme passager et de la diplopie, les yeux deviennent rouges, les malades oui une sensation de plénitude dans l’œil.
L’hypérémie rétinienne cause quelquefois l’héméralopie.
A l’ophthalmoscope on reconnaît l’hypérémie rétinienne à une injection très-vive de la rétine, à une multiplication de vaisseaux sur la papille (fig. 504).
Fig. 504. — Hypérémie de la rétiae. C. Injection très-vive de la rétine au niveau de la papille. — P, P. Fond de i’«il, sain. (Desmarres.)
On rencontre l’hypérémie de la rétine chez des individus qui travaillent sur des objets fins et à la lumière artificielle ; chez les ivrognes, chez les individus qui abusent du café, chez les individus atteints d’hypertrophie du cœur et même chez des chloro-anémiques (Desmarres), chez les femmes atteintes d’affections chroniques de l’utérus.
Thérapeutique. — Il faut faire cesser tout travail ; fermer les yeux avec des bandelettes de taffetas d’Angleterre. Une saignée, des ventouses sm- les tempes, tout à fait au début, sont d’un bon usage. S’il y a une choroïdite (V. ce mot), on appliquera le traite-
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ment approprié. On soumettra les malades, qui ont commis des excès à un régime végétal. Les toniques seront administrés aux chloro-anéiniques^ et l’on provoquera des selles supplémentaires avec des pilules contenant 5 à 10 centigrammes d’aloès ou 20 centigrammes de rhubarbe^ ou de scammonée. On fera prendre des préparations de digitale aux individus atteints de maladies du cœur.
Dès que la maladie se sera amendée, on fera porter aux malades des lunettes colorées. Celles qui soiït colorées en noir sont préférables aux lunettes vertes et bleues. On ne laissera pas les malades travailler le
A la moindre menace de récidive, on fermera de nouveau l’œil.
S’il y a myopie ou byperlropbie consécutive, ou appliquera les lunettes 3 mais on devra apporter à cette application les plus grands soins. Des lunettes trop fortes peuvent augmenter l’bypérémie de la rétine.
On traitera les maladies générales auxquelles on peut rattacher la rétinite.
II. Rétinite chronique consécutive, ou rétinito-choroïdite (Desmarres). — Lorsqu’un malade éprouve des, maux de tête violents exagérés par l’attention pour fixer les regards, ne distingue plus nettement les objets qui sont vus comme derrière un brouillard; lorsque l’œil sain se prend consécutivement et qu’il y a de la diplopie, des visions subites de corps brillants et de traînées lumineuses, en même temps que des élanç,çpiep.t§.,passagêr§. qui, .traversent l’oedl, on peut- soupçonner une rétinite chronique liée à un état congestif général ou à une irritation de la rétine consécutive à une eboroïdite.
*/■ A l’examen de l’œil on trouve la pupille un peu resserrée, le corps vitré semble avoir perdu sa transparence (E. Jaeger), la papille du nerf optique est rouge, mal limitée, ses bords sont Ârréguliers, ses vaisseaux sont vides, et lorsque la maladie a duré un certain temps, on trouve des exsudais de matières blanches et de pigment, puis des épanchements de sang limités, et ces états ont été désignés sous Je nom de rétinite. pigmentaire et de rétinite exsudative.
Les principales causes de la rétinite chronique sont l’insolation, l’éclat d’une vive lumière comme celle de la déflagration de la poudre, les maladies chroniques du cerveau rarement (Bouchut), les hypertrophies du cœur, la présence d’un corps étranger dans l’œil, un cysticerque de la rétine, enfin certaines ulcérations de la cornée.
Thérapeutique. — Même traitement que pour la rétinite hypérémique ; les compresses imbibées de la solution :
Eau- . 200 grammes.
Fenilks de ju^uiame . . . ^
appliquées sur l'œil, sont d nn bon effet.
III. Rétinite syphilitique. — La rétinite s\|dülitiqn€ est une rétinite aigue ou chronique,
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promplemeiit suivie d’œdème de la rétine et d’exsudats blanchâtres, la rétinite syphilitique d’emblée est rare, le plus souvent elle suit l’iritis et la choroïdite syphilitique.
La rapidité des accidents ferait reconnaître s’il y a rétinite aiguë ou chroniepe, l’efficacité du traitement antisyphilitique indiquera que la lésion avait eu pour occasion la diathèse syphilitique.
Thérapeutique . — On traitera comme les accidents secondaires de la syphilis (V. ce mot). En même temps, on fermera l’œil et l’on fera autour de l’œil des lotions avec la teinture d’iode.
On donne les pilules :
Bicarbonate de potase . 1 gramme.
Poudre de réglisse . q. s
Pour quarante pilules. Une tous les jours ou tous les deux jours, avec des pilules de protoiodure de mercure de 25 milligrammes les jours intercalaires, sont de bons moyens à employer. V. Tritis.
IV. Rétinite pigmentaire ( Donders ). — L’obscurcissement de la vue avec héméralopie (Mooren), l’apparition de spectres lumineux, un tremblement intermittent de l’iris, le rétrécissement du champ visuel, sont les symptômes physiologiques assez habituels d’un état de la rétine, appelé rétinite pigmentaire.
*^*La rétinite pigmentaire se présente à l’examen ophthalmoscopique, sous l’aspect de taches noires développées autour de Vora serrata, distantes les unes des autres et tendant à s’étendre vers le fond de l’œil. A une période plus avancée, la rétine prend un aspect tigré.
L’hérédité, la diathèse syphilitique, les clîoroïdites antérieures (de Graefe) , l’habitation dans un lieu humide (Mooren), causent la pigmentation de la rétine.
On ne peut confondre la rétinite pigmentaire avec aucune autre lésion, si ce n’est avec les altérations de la rétine chez les diabétiques (V. Diabète), mais l’examen des urines ne laisse aucun doute sur la nature des exsudais rétiniens des glycosuriques.
Thérapeutique On traitera les lésions soupçonnées; la choro'idite surtout (V. ce mot). L’occlusion de l’œil est une bonne pratique. On emploiera aussi les sudorifiques, tels que la poudre de Dower, unie au calomel (V. Iritis et CuoROiniTEs). L’iridectomie ne serait indiquée que sTl y avait excès de pression dans l’œil.
RÉTRÉCISiSEinEniTS. V. LARYNX, ŒSO¬ PHAGE, Rectum, Urèthre, Atrésies.
RÉEKIO!\' PAR PREMUÈRE IIATENITIOM.
La réunion par première intention est le rapprochement des parties divisées, placées et maintenues au contact, de façon que les vaisseaux capillaires nouvellement coupés puissent s’aboucher et se souder au milieu de la lymphe plastique, déposée par les vaisseaux. La position, les sutures, les agglutinatifs, permettent