RHIXOLITHES. V. CALCULS DES FOSSES NASALES
RRIXORRHÉE. Uiiécoulement nasal et irèsaboudant de mucus incolore, sans éternumeut ni fièvre constitue la rhinorrhée. V. Coryza.
Thérapeutique. — Lotions d’eau froide ou vinai-
Fi". 50G. — Image rüiuoseoptque. — F. R. Fossette de Rosenmüller, où est engagé nn stylet et qui montre nne des erreurs que l’on peut commettre pendant le cathétérisme de la trompe d’Enstache (Semeleder). — S. Stylet introduit dans la trompe d’Elustaehe. — Les autres lettres indiquent les initiales des noms des méats et des cornets de la trompe d’Eustache et du voile du palais. (Moura.)
BHt'BABBES. Plantes du genre Rheum, appartenant à la iamille des polygonées.
Les rhubarbes fournissaut à la tbérapeulique une racine jauae amère, répotée tonique à pe- fig. SOS. — Rhubarbe de France ou rbapontie (R/iet tite dose B, et fxurgative à dosc<»nsidérable B ticum).
On eeopioie la rhut^be de F rame ou 4 grammes comme purgatif, et c’est >
mais la racine de la rhuharhe de Chine donne au sirop de chicorée des enfants s et de i/oscorf? est préférable. Elle s’administre priétés laxatives.
lotions d’eau alcoolisée, d’eau légèrement cam- en poudre à la dose de 10 à 15 centigrammes , d’eau blanche très-faible. avant le repas, comme stomachique ; à 3 ou
^ BHüVOSCOPiE. La rhinoscopie,
^ ainsi que l’indique son nom, est
^ avec uii petit miroir placé dans la
[ bouche. Czermak s’est servi du '
miroir laryugoscopique pour exami- ®
lier l’arrière-cavité des fosses nasales.
Depuis longtemps on se sert du spé-
culum de l’oreille pour examiner les i
narines. Une pince à pansement
dont les mors sont arrêtés dans la ^
narine sert encore à examiner la par- v f
tie antérieure des fosses nasales.
Pour examiner les parties postérieures des fosses nasales, on commence d’abord 1 par habituer les malades an contact 1 '
d’instruments sur le voile du palais.
Lorsque l’habitude est prise, après avoir
fait des injections d’eau tiède dans les ^ v
narines pour évacuer les mucosités, et
comme pour la laryngoscopie (V. ce
moi), on saisit le voile du palais avec Fig. 507. — Vérit^lerhubMbe, f ’ “
me pmce-érig.e meosse (%.î^505) et on « <'»
l’attire en avant. On confie cette érigne
au malade lui-même, et le chirurgien 1®
place nn miroir laryngoscopique ordinaire, la face réfléchissante tournée en & haut. On aperçoit ce qui est représenté 505. - fig- 506. -
;e-éri- Les différences d’aspect observées MÈ
indiqueront les tumeurs et les lésions di- Â
’ verses du pharynx et du voile du palais. Wj
RHUM
Rnui)iATis9iE. Le rhumaiisme est cette diathèse héréditaire ou acquise, produisant la fluxion aiguë ou chronique de la peau, du tissu musculaire et fibro-séreux articulaire ou viscéral ; on l’appelle quelquefois arthritis en raison de son siège habituel sur les articulations.
Rhumatisme articulaire. Le rhumatisme qui occupe les articulations, et que pour ce motif on appelle rhumatisme articulaire, se présente à Vétnt aigu et chronique ; il se montre chez les enfants et chez l’adulte, chez l’homme plus que chez la femme, et de préférence dans les saisons humides et froides.
Les affections articulaires semblables au rhumatisme que l’on observe dans le cours de a blennorrhagie, dans l’état puerpéral, à la ] suite des contusions des jointures et qu’on appelle rhumatisme puerpéral , blennorrhagiquc, hydarthroses, sont des arthrites indépendantes du rhumatisme et n’occupent en général qu’une seule articulation. V. Arthrites.
1“ Jthumatisme articulaire aigu. Le rhumat’isme articulaire aigu occupe toujours plusieurs articulations et y produit une fluxion du tissu fibro-séreux, une abondante sécrétion de synovie et le gonflement avec une faible rougeur de la peau, sans production de pus.
*./' Il est très -rare que le vrai rhumatisme articulaire aigu détermine la formation de pus dans les articulations, et ceux qui en ont trouvé ne l’ont reconnu qu’au microscope, car il n’y a jamais de suppuration crémeuse semblable à celle de l’arthrite bleunorrhagique ou puerpérale.
En sa qualité de diathèse, le rhumaiisme affecte non-seulement le tissu fibro-séreux des articulations, mais il dissémine ses produits fluxionnaires sur le péricarde qui peut se couvrir de fausses membranes irrégulières et suppurer, sur l’endocarde et les valvules du cœur que l’on voit souvent s’épaissir et s’incruster de lymphe plastique, sur la plèvre qui se tapisse de fausses membranes, sur l’arachnoïde qui peut suppurer, enfin sur tout le tissu fibreux et séreux de l’organisme qui obéit à la loi des maladies diathésiques.
Dans l’état aigu le rhumatisme articu- . laire est toujours accompagné d’une augmentation de la fibrine du sang qui peut aller jusqu’à neuf et dix millièmes, en même temps qu’elle acquiert une grande plasticité (Andral et Gavarret).
Dans le rhumatisme articulaire chronique il n’y a jamais augmentation du chiffre de la fibrine, mais il y a un gonflement des articulations causé par l’infiltration de leur tissu fibro-séreux et cellulaire extérieur, par une grande quantité de tissu fibro-plastique ; il y a une déformation des surfaces articulaires, avec luxation incomplète des doigts et quelquefois des fausses ankylosés.
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On reconnaît le rhumatisme articulaire aigu à l’état dyspeptique et fébrile, accompagné de douleur, de gonflement, de rougeur, courant d’une articulation à l’autre et revenant sur celles qui ont déjà été occupées pendant tout le temps que dure la maladie.
Il y a dans la mobilité des douleurs du rhumatisme articulaire aigu, c’est à-dire de l’arthrite rhumatismale, quelque chose de caractéristique qui sépare cette diathèse des arthrites traumatiques, puerpérales et blennorrhagiques avec lesquelles on pourrait la confondre.
H est rare que le rhumaiisme articulaire aigu ne soit pas accompagné de péricardite ou d’une endocardite qui est le point de départ de lésions organiques valvulaires cardiaques (Bouillaud).
On voit quelquefois la diathèse occasionnant le rhumaiisme articulaire aigu produire également la pleurésie et la méningite.
Le déplacement de la fluxion rhumatismale d’une articulation sur une auti’e, sur le cœur, sur la plèvre, sur les méninges, est pour quelque médecins le résultat de la diathèse qui multiplie son produit en différents points de l’organisme, tandis que pour d’autres, au contraire, cette migration est la conséquence d’une métastase. Il n’y a métastase que lorsque la fluxion rhumatismale passe de l’extérieur à l’intérieur sur les séreuses des principaux viscères.
A l’état aigu , l’attaque de rhumatisme articulaire dure de un à quatre ou cinq septaines, mais de nouvelles attaques sont à craindre, et dans un grand nombre de cas les manifestations de la diathèse passent à l’état chronique, laissent les articulations gonflées, entourées de tissu fibro-plastique, à demi ankylosées et douloureuses au moindre changement de température lorsque l’air sec et chaud devient froid et humide.
La diathèse rhumatismale se manifeste non- seulement par des fluxions qui occupent le tissu fibreux et séreux des articulations et des viscères, mais aussi par des fluxions musculaires, qui donnent lieu à des douleurs vives dans les membres où se trouve le muscle affecté, et il en résulte souvent, avecj’atrophie et la dégénérescence graisseuse de ces muscles, une paralysie plus ou moins prononcée.
On voit de temps à autre chez les sujets ayant la diathèse rhumatismale des érythèmes, des eczémas, des lichens et autres maladies de la peau qui dépendent de l’influence rhumatismale et que I on appelle des arthritides (Bazin).
2° Rhumatisme — Quand le rhu-
j maiisme articulaire aigu passe à l’état chro- [ nique, il produit le gonflement du tissu fibro-