‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 595 sur 731 · RHIN · texte numérisé non relu

RHIN

nature. Les vêtements de laine, l’exercice et la gymnastique qui excitent la vitalité générale, les influences morales, le mariage, la grossesse, l’allaitement, etc.

Les moyens chirurgicaux de révulsion sont : la saignée du bras ou du pied, les sangsues en petit nombre loin de l’organe malade, les ventouses sèches et scarifiées, les ventouses Junod, le séton, les moxas, les cautères, etc.

Les agents pharmaceutiques de la révulsion sont : les cataplasmes, les acides, la moutarde, l’huile de croton, le tartre stibié, l’ammoniaque, les vésicants, la potasse, la poudre de Vienne agissant sur la peau ; ceux qui agissent sur les muqueuses et sur les organes sécréteurs sont les sudorifiques, les diurétiques les sialagogues, les vomitifs, les purgatifs salins, les drastiques (V. ces mots), etc.

En général, il faut attendre que l’intensité de l’état aip d’une maladie soit affaibhe et qu’il y ait décroissance ou apparence de chronicité pour mettre les révulsifs en usage ; mais, dans certains cas, on fait la révision dès le début du mal, comme méthode abortive, pour substituer à une phlegmasie redoutable une phlegmasie de nature différente et plus bénigne.

S’il, faut que l’action des révulsifs soit assez forte pour détruire le mal primitif, il faut prendre garde qu’elle soit assez violente pour provoquer une action sympathique nuisible ou dangereuse.

La persistance d’action des révulsifs est nécessaire h îeur efficacité.

Les révulsifs doivent être étendus en surface quand ils sont superficiels, et profonds, au contraire, quand ils sont étroits.

La révulsion sécrétoire n’est efficace que si le flux est très-abondant.

Les révulsifs ne doivent être appliqués que sur des parties saines, exemptes de maladies antérieures.

Plus la vitalité d’une partie est grande, plus la révulsion produite sur elle est puissante.

Quand on veut rappeler une maladie extérieure dont la suppression donne lieu à des accidents graves, c’est sur le siège primitif du mal qu’il faut appliquer le révulsif.

Si la maladie pour laquelle on emploie la révulsion est aiguë et récente, il faut agir loin du lieu affecté.

Quand une maladie résiste aux révulsifs placés loin du lieu malade, c’est auprès de l’organe affecté qu’il convient d’agir.

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