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RUE

d’eau blanche très-chaude, d’eau vinaigrée trèschaude, sont très-utiles contre la rougeur du nez.

ROUSSEUR. V. ÉPHÉL1DES.

ROUZAT (Puy-de-Dôme). Eaux ferrugineuses bicarbonatées, employées contre la scrofule □.

ROTAT (Puy-de-Dôme). Eaux minérales salines bicarbonatées, arsenicales, employées contre les rhumatismes, les maladies de la peau, les affections chroniques des voies respiratoires, la chlorose, les maladies de l’utérus, en boisson, en bains, eu douches et en inhalations Œl.

RURÉFiAüVTis. Agents thérapeutiques révulsifs employés localement pour produire la rubéfaction de la peau. On les emploie sur les membres et sur la poitrine, comme moyens de révulsion, soit pour remédier à la congestion cérébrale et pulmonaire, soit pour rappeler un exanthème qui sort mal ou qui a très-promptement disparu.

Les rubéfiants sont les bains de pied dans l’eau très-chaude, additionnée de sel, de cendre ou de farine de moutarde, — les demi-bains d’eau chaude jusqu’à la ceinture, — les appli cations locales d’une éponge remplie d’eau bouillante, — les cataplasmes de farine de lin, saupoudrés de farine de moutarde, — - les applications de vinaigre concentré ou d’acide acétique affaibli, — les lotions d’ammoniaque, — les emplâtres de poix de Bourgogne et de thapsia, — le vésicatoire laissé pendant quatre heures sur la peau, — l’urtication avec des orties piquantes fraîches, — les frictions sèches avec une brosse ou un gant de crin, etc.

RUE. Plante âcre et infecte de la famille

SABÜ

ihique H, emniégagogue Q et abortive □. On j l’administre eh infusion, A à 10 grammes par litre d’eau; en conserve, 1 à 2 gi'ammes; en poudre, 1 à 2 grammes dans du miel.

RtPiA. Des bulles de la peau entourées d’une petite auréole inflammatoire et se couvrant d’une croûte noirâtre, inégale, plus ou moins épaisse, masquant une ulcération atonique du derme, caractérisent le rupia.

La scrofu'e, la syphilis et l’état cachectique, sont les causes du rupia.

C’est principalement aux membres que s’observe le rupia.

La chronicité est le caractère du rupia, car il se prolonge habituellement pendant plusieurs mois.

Il y a un rupia simplex formant une érosion du derme couvert d’écaille noirâtres, cruslacées, un rupia escharotica , compliqué d’ulcération atonique, profonde de la peau, et un rupia syphilitique, dont l’auréole livide et le phagédénisme indiquent généralement la nature.

Thérapeutique. — Les soins de propreté, réunis à une bonne alimentation à l’usage de quelques toniques, guérissent le rupia. Comme topique, il faut saupoudrer avec du sous-nitrate de bismuth [3 , ou mettre des compresses imbibées d’une solution de coaltar saponiné au 40® ou d’acide phénique au 100®.

Contre le rupia syphilitique (V. Syphilis), il est indispensable d’employer le traitement mercuriel pendant un mois.

RL’PTURE DES MESCLES ET DES VIS¬ CÈRES. V. Muscles et Contusions.

SARIVEOU JCNIIPERES SARI VA. Arbrisseau de la famille des conifères, dont les feuilles amères, odorantes, âcres et irritantes, sont réputées vermifuges ŒI, emméuagogues S et abortives B. Elles out aussi été vantées comme très-utiles dans le traitement de la goutte et du rhumatisme □ à l’intérieur. On administre la Sabine en poudre, 25 à 75 centigrammes; en infusion, 5 à 6 grammes par litre d’eau; et en essence, deux à dix gouttes dans une potion. A l’extérieur on s’en sert en décoction pour laver les ulcères atoniques ei pour faciliter leur cicatrisation.

SABLIER. Arbre des Antilles, de la famille des euphorbiacées, dont les semences pulvérisées sont très-purgatives à la dose de 10 centigr. et dont on retire une huile pouvant également servir de purgatif. C’est un remède à peu près inconnu en Europe.

SACC 1305

SABERRAL. État morbide dû à la présence de saburres gastriques, caractérisé par l’inappétence, le dégoût des aliments, les nausées et l’empâtement de la bouche, qui est fade ou amère.

*** L^état saburral se produit spontanément pendant l’été, sous l’influence d s grandes chaleurs, à la suite d’une indigestion et à l’origine de toutes les maladies aiguës.

L’état saburral masque souvent le début de la fièvre typhoïde. V. Embarras gastrique.

Thérapeutique. — Contre l’état saburral qui persiste et qui engendre de véritables malaises, il faut administrer comme vomitif 5 centigrammes de tartre stibié dans un demi-verre d’eau, et faire boire pour tisane de la limonade ou de l’eau de groseilles.

SABERRE.^. Sécrétion muqueuse et glaireuse exagérée de la muqueuse gastrique dont la présence produit sympathiquement les enduits blanchâtres de la langue avec un état de malaise, d’inappétence et de dégoût fort désagréable. V. Saburral.

ISACCH AROLÉs. Préparations formées d’un mélange exact de sucre, de poudre et de substances médicamenteuses pulvérisées (Béral).

Les saccharolés sont simples ou composés, selon que le sucre est associé à une ou à plusieurs autres poudres, etc.

Saccharolé ou sucre d'alun,

slicM.’. ■ '. '. ■.!'.!! 1 ®Salcs.

Dans la tisane de Zittmann, il entre im mélange dit sucre d’alun composé d’alun, quatre parties, et de kino, une partie.

Saccharolé de carragoheen.

On épuise le fucus de son mucilage par des décoctions successives, on évapore les décodés au bainmarie bouillant, jusqu'à consistance de sirop trèscuit. On ajoute à une partie de ce liquide quatre de sucre, on dessèche au bain-marie, en ayant soin d’agiter jusqu’à dessiccation complète.

Saccharolé de citrate de fer.

citrate de peroxyde de fer liquide . i grammes.

Sucre . 44 id.

Oléosuere de citrou. ...... q. s.

Pom* aromatiser ; faites sécher à l’étuve.

4 à 8 grammes trois fois par jour, comme tonique.

(Béral.)

Saccharolé de corne de cerf.

Gélatine de corne de cerf, obtenue par l’acide chlorhydrique de 4000 grammes de corne de cerf râpée et :

sirop de sucre . 3000 grammes.

Faites sécher au hain-marie, pilez et tamisez.

(Mouchon.)

1306 SÂCC

SA{m

Saccharolé d’essence de téfébenthine.

(Oléosucre de térébenthine.)

Essence de térébenthine . 12 grammes.

Acide pjTotartrique. . 5 décigrammes.

Sucre . q. s.

Pour absorber le tout; faites une poudre. (Âug.) Préconisé par Gœse contre le tænia. Trois prises dans les vingt-quatre heures.

Saccharolé de jalap composé.

(Sucre orangé purgatif^ poudre de jalap orangée composée.)

Sucre . 440 grammes.

Jalap . 1 id.

Crème, de tartre solide . 45 id.

Huile volatile d ecorce d’orange 8 id.

Triturez l’essence avec le sucre et ajoutez le reste. 1 gramme contient environ i décigrammc de jalap. Purgatif agréable, S à 12 grammes dans 500 grammes d’oçangeade cuite. (Dorvault.)

Saccharolé de lichen.

(Saccbarure de lichen, sucre de lichen, gelée sèche de lichen, poudre de lichen sucrée.)

Lichen d’Islande . \ ... «no

Faites macérer le lichen pendant deux jours dans l’eau froide eu renouvelant celle-ci toutes les six heures , afin d’enlever l’amertume de la plante ; exprimez le lichen, et faites-le bouillir dans une quantité d’eau suffisante, passez avec expression; ajoutez le sucre au décocté, et évaporez au bainmarie, en agitant sans cesse jusqu’à siccité ; passez au tamis. {Procédé Robinet, adopté par le Codex.)

Saccharolé de limaçons.

(Saccbarure d’escargots, sucre hélicié.)

chair de limaçons . 3 grammes.

Eau . 8 id.

Battez vivement pendant un quart d’heure, exprimez et ajoutez la liqueur :

Sucre . 8 grammes.

Faites sécher au bain-marie. (Soubeiran.)

Saccharolé de magnésie.

(Poudre de magnésie sucrée.)

Magnésie.

Sucre. . .

ââ parties égales.

Saccharolé de mousse de Corse.

(Gelée sèche de mousse de Corse.)

Mousse de Corse . 500 grammes.

Sucre . 1000 id.

Eau . q. s.

Faites une décoction de la mousse de Corse dans l'eau, passez, laissez reposer; décantez et opérez du reste comme pour le saccbarure de lichen.

(Procédé Deleschamps.)

Saeckai'OÎé vermifuge merettriel.

(Sucre vermifuge.)

Eihôips mînëraL . . î gramaaes.

Mercure coulant. . 3* i«L

Triturez pour éteindre le métal et ajontez :

'Soubeiran.)

Saccharolé avec la digitale fraîche.

Feuilles fraîches de digitale mondées de leur pétiole et de leurs plus grosses nervures, 1, sucre blanc concassé, 3.

Exposez la digitale pendant douze heures à l’air libre, mais à l’ombre, entre deux feuilles de papier gris, afin de laisser échapper une certaine proportion de son eau de végétation; triturez-la alors avec le sùcre jusqu’à mélange parfait, faites sécher doucement, à l’étuve, pulvérisez et conservez en flacons noirs (Foy).

Préparez ainsi les Saccharures avec les plantes fraîches de :

Belladone, ciguë, aconit, jusquiame, sabine, rue, slramoine, ainsi que ceut de seigle ergoté, de bulbes de colchique et de scille frais ; en un mot, de toutes les substances actives qui perdent de leur activité par la dessiccation. (Doi-vault.)

Ces saccharures peuvent être administrés en poudre ou transformés en pilules à l’aide de quelques gouttes d’eau ou de sirop.

SACCHARURES. Préparations formées d’mi mélange de leinlure alcoolique ou éthérée, d’une substance médicamenteuse avec du sucre qu’on laisse à l’air ou qu’on chauffe légèrement pour faciliter l’évaporation de l’éther ou de l’alcool, de façon à obtenir du sucre pénétré de la substance active de la teinture (Béral), et qu’il ne reste plus qu’à pulvériser.

On prépare ainsi avec 60 grammes de teinture et 50ü grammes de suçre des saccharures de jalap, d’ipécacuanha, de rhubarbe, de jusquiame, d’aconit, de belladone, de safran, etc. , ayant 1 centigramme de substance par h gram. de saccbarure.

SA«:HE'rs. Petits sacs de toile remplis de substances médicamenteuses pulvérisées, qu’on applique au devant du cou dans le goitre Œl; sur la tête dans les maladies du cerveau S; dans le vagin contre les maladies de l’utérus, etc. H- V. Utérus, Thyro'i'de, Vaginite.

SACRO-COXAUGIE (Bover). La sacro^ coxalgie est une lésion de l’articulation sacro-iliaque, consécutive à la grossesse ou à une chute. Tantôt la lésion de l’articulation est primitive,, et elle consiste dans une inflammation des surfaces articulaires et de la séreuse articulaire, tantôt elle est consécutive à une lésion de l’os iliaque ou du sacrum.

On reconnaît la sacro- coxalgie à une douleur fixe au niveau de l’articulation sacro iliaque, à la claudication et à tous les signes locaux ou généraux des ostéites périarticulaires. V. ce mot.

Il T a dans la sacro-coxalgie une douleur de genou comme dans la coxalgie (Laugier), mais comme dans la coxalgie elle disparaît quand les malades sont couchés, et c’est dire encore que la douleur de genou est une douleur de fatigue due à de fausses positions. V. Coxalgie.

On peut confondre une sacro-coxalgie avec

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