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une coxalgie, mais dans celle-ci les mouvements de la hanche sont nuis ou à peu près; il y a du gonflement de la hanche. Dans la sacro- coxalgie, ce signe manque et il y a des mouvements dans rarliculation coxo -fémorale.
La névralgie sciatique, même au début, s’annonce par une douleur sur le trajet des nerfs et il y a des points douloureux partout ou le nerf devient superficiel.
Un abcès par congestion de la fesse, chez une femme qui a eu des douleurs fixes au niveau de la région sacrée depuis sa couche, doit faire soupçonner l’existence d’une sacro-coxalgie.
La mobilité anormale de l’articulation sacro-iliaque est un bon signe pour diagnostiquer une sacro-coxalgie , mais la nature de l’articulation ne permet guère de la constater.
Thérapeutique. — Le traitement de la sacrocoxalgie consiste à appliquer des vésicatoires successifs sur la région, à immobiliser le bassin dans une gouttière de Bonnet (V. Coxalgie). Lorsque des abcès se sont formés, on les ouvre et l’on fait des injections iodées répétées tous les jours au plus tard. On soutiendra le bassin avec une ceinture faite avec une bande roulée dextrinée.
SAFRARi (Crocus sativus). Plante de la famille des iridées, dont on utilise les fleurs en arrachant les stigmates qu’on fait sécher sur des toiles métalliques légèrement échauffées. On l’emploie comme stimulant et comme emménagogueS; en poudre, 30 centigr. à 1 gramme; en infusion, 8 à 10 filaments par tasse d’eau chaude; en teinture, 1 à 2 grammes; m sirop, 30 à 60 grammes. Le safran est avec l’alcool la partie active de \ élixir de G'<rus.
Fig. 519. — Safran.
SAG.iPÉAiiJM. Gomme-résine très-âcre produite par une ombellifère de la Perse, le Ferula persiœ. Elle eulre dans la composition du diachylon et de la thériaque.
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SAGOU. Fécule alimentaire extraite par le lavage de la moelle de certains palmiers, particulièrement du Sagus farinifera. On passe sur un tamis fin et le résidu séché forme une pâte
qui sert d’aliment et de remède dans l’entérite aiguë et chronique de l’enfance Œ].
SAIGA’ÉE. L’ouverture des veines et de quelques petites artères superficielles au moyen de la lancette (V. ce mot) constitue la saignée.
La saignée est un moyen antiphlogistique et anticongestif employé dans un grand nombre de maladies et mis en usage depuis les premiers temps de la médecine.
On saigne les veines du bras ; les veines du pied; la jugulaire; les veines ranines ; la veine salvatelle, la veine céphalique du pouce à la main et quelquefois l’artère temporale. V. Artériotomie.
On obtient des saignées locales sur les muqueuses des fosses nasales, sur la conjonctive (V. Rétinite) ; mais ce sont là des mouchetures et non des saignées. Les ventouses sont les variétés de saignées locales les plus usitées.
Saignée do bras. Cinq veines peuvent être saignées au bras (fig. 514) ; la veine radiale 2 ; les veines cubitales 1,1 ; la veine médiane 3 ; la veine médiane basilique h ; la veine médiane céphalique 5.
On saigne quelquefois la veine basilique 6 et la veine céphalique 7.
On doit généralement choisir la veine médiane céphalique, et les veines qui ne sont pas voisines d’une artère anormalement située ; ce dont on doit toujours s’assurer avant de serrer le hras.
Pour saigner une de ces veines, le malade étant I assis ou couché, la tête un peu élevée, on place un
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lien constricteur sur la partie inférieure du bras. L’opérateur l’applique en plaçant la main du malade sous son bras gauche, ce qui permet de maintenir le membre pendant qu ou roule la bande: celle-ci doit
Ficf. 514. — Veines du pli du bras. — 1. Veines cubitales. — 2. Veines radiales. — 3. Veine médiane. — 4, 4. Veine médiane basilique. — 5. Veine médiane céphalique. — G. Veine basilique. — 7. Veine céphalique. — A. Ligature du bras.
être placée 2 ou 3 centimètres au-dessous du point où l’on veut saigner.
Lorsque les veines sont bien gonflées, l’opérateur saisit l’avant-bras à sa racine à pleine main, de façon à pouvoir placer le pouce sur la veine qu’il veut saigner, au-dessous du point où il veut piquer. La lame de la lancette, faisant un angle droit avec sa châsse, est tenue entre les doigts comme une plume à écrire. Les doigts placés très-près de la pointe ne laissent passer qu’un centimètre au plus de la lame; alors l’opérateur presse sur la veine avec le pouce gauche au-dessous du point où il veut piquer, puis il place la lancette sur la veine, ponctionne brusquement. Lorsqu’une goutte de sang apparaît sur le côté de la lancette, il bascule la lame de façon à relever la pointe et à inciser la veine et la peau de dedans en dehors perpendiculairement à l’ase du vaisseau. Faire une incision parallèle à la veine f Antyllus' est une pratique abandonnée.
Lorsqu’on a affaire à un sujet gras, on fera d'abord une incision de la peau seule avec le tranchant de la lancette, puis on ponctionnera la veine dans la plaie où on la reconnaît à sa coloration bleue.
Si Fou saigne une veine proche d’une artère, on se ser\ira d'une lancette à im seul tranchant (Malgaigne) et l'on piquera horizontalement en tournant le côté non tranchant de rinstmment vers l’artère.
Immédiatement après la ponction de la veine, l’opéraienr cesse de presser sur celle-â avec le pouce gauche, le sang sort en jet par la plaie de la veine.
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et il importe à ce moment que rarliculalion du coude reste immobile.
Si l’écoulement du sang est arrêté par un peloton graisseux, on excisera la graisse. Si le parallélisme de la plaie cutanée et de la plaie de la veine est détruit, on le rétablira en replaçant le membre dans la position où il était au moment où la veine a été piquée.
Si un caillot oblitère la plaie de la veine, on pressera sur la veine de bas en haut, en poussant le sang contenu dans la veine. Celui-ci chassera le caillot.
Si le bandage compressif, trop serré, comprimait l’artère, ce dont on s’assure par la diminution du pouls radial, on desserrerait le lien circulaire.
Lorsqu’on a tiré la quantité de sang indiquée, on fait plier le bras du malade et on le laisse environ deux minutes dans cette position, puis, après ce temps, on panse la plaie avec un petit linge mouillé, plié eu triangle, qu’on maintient appliqué avec le bandage du coude en huit de chiffre. Le bras est maintenu dans la demi-flexion sur un coussin, si le malade reste couché ; on place le membre en écharpe si le malade se lève.
Les accidents de la saignée sont l’ecchymose et le thrombus, qui sont dus à ce que le sang s’épanche entre la veine et la peau, parce que le parallélisme des plaies est détruit. Si l’on peut rétablir le parallélisme, le sang coule bien; celui qui est épanché dans le lissu cellulaire peut même sortir.
Le thrombus n’a qu’un inconvénient un peu sérieux : celui de mettre un terme à l’écoulement du sang. Plutôt que de malaxer la plaie, il vaut mieux saigner à l’autre bras, s’il est nécessaire de tirer beaucoup de sang et si un thrombus a arrêté tout à fait l’écoulement d’une saignée.
La syncope sera traitée par la position horizontale et par les aspersions froides sur le corps ('V. Sy.vcope). Si le sujet est faible, pusillanime, et si c’est l’écoulement du sang qui cause la syncope, ou fer • mera momentanément l’ouverture de la saignée.
Les vomissements nerveux (V. ces mots) seront traités par les moyens appropriés. On se bornera à donner une potion avec le sirop d’éther et le sirop de menthe, si les vomissements sont dus à ce que les malades ont mangé avant d'être opérés.
La douleur est due à une section des nerfs, elle réclame les cataplasmes aiTOsés de laudanum.
Les piqûres du tendon du biceps et de l’aponévrose antibrachiale sont une cause de rétraction de l’avantbras eWharton, Ch. Bell, S. Cooper) ; c’est un accident tardif, pour lequel on a dû recourir à la section des fibres tendineuses du biceps inséré sur l’aponévrose antibrachiale (Wharton).
La rétraction des doigts est dans le même cas Xebfs, Plaies des) ; c’e^ un accident tardif d’une plaie des nerfs.
La piqûre des artères est annoncée par la projection d’un jet de sang rouge, sortant par saccades isochrones au pouls artériel et par les autres caractères des plaies des artères (V. ce mot). On comprimera avec des rondelles d’amadou, puis des compresses graduées. On serrera avec un bandage roulé, enveloppant le bras depuis le poignet jusqu’à l’aisselle. La plaie peut ainsi se cicatriser, mais cela est rare ; il vaudrait mieux faire la compression digitale sur l’artère humérale du bras, vingt-quatre heures de suite et la renouveler le lendemain pendant douze