‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 605 sur 731 · SA IG · texte numérisé non relu

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heures, en même temps que le bandage compressif est appliqué. Plus tard, on traitera l’aneyrysme faux consécutif ou traumatique consécutif et les anévrysmes artérioso-veineux par les moyens appropriés.

La plaie de la veine peut être le point de départ d’une phlébite (V. ce mot). La plaie cutanée peut être l’origine d’un phlegmon et d’un érysipèle.

Saignée de la main. La saignée de la main se pratique sur la veine salvatelle ou la veine céphalique du pouce. La piqûre de la veine se fait par le même procédé que la saignée du bras ; seulement, comme la veine donne peu de sang, on doit donner un bain de mains chaud pour faire couler le sang. On panse avec un linge mouillé recouvert du bandage de la main. V. ce mot.

Saignée du pied. La saignée du pied se fait sur la veine saphène interne, principalement au-devant et au-dessous de la malléole interne où elle est trèssaillante. Ou donne d’abord aux malades un bain de pieds chaud; le pied est lié à quatre travers de doigt au-dessus de la malléole, et l’on saigne la veine par les mêmes procédés que pour la saignée du bras; puis on place le pied dans un bain chaud, on panse la plaie avec un petit triangle de linge trempé dans l’eau fraîche, et l’on maintient le pansement avec l’étrier du pied. V. Spica.

Saignée de la veine céphalique. On saigne la veine céphalique au bras, soit au-dessus de l’épicondyle (Velpeau), soit dans l’interstice musculaire qui sépare le deltoïde du biceps.

Cette saignée se fait en appliquant un lien circulaire au-dessus du point où l’on veut saigner.

A l’épaule, on fait sur la peau une incision de 3 centimètres au niveau de l’interstice musculaire connu, puis on ponctionne la veine que l’on reconnaît à sa coloration bleuâtre. On doit aller avec précaution pour cette saignée, car il y a près de la veine une petite artériole.

Au-dessus du coude, on fait une incision de 3 centimètres sur les points où l’on sent la veine, qui est reconnaissable à une fluctuation et une tension particulière. Après l’incision de la peau, on voit la veine avec sa coloration particulière et l’on pique.

On panse à l’eau froide et avec un bandage circulaire.

Ce n’est que dans des conditions tout à fait exceptionnelles, et quand on ne peut saigner ailleurs, qu’il faut avoir recours à ces saignées.

Saignée de la veine jugulaire externe. On comprime la veine entre le cou et le cœur, en plaçant un tampon formé par des compresses graduées longues de 3 centimètres, appliqué sur la veine au-dessus de la clavicule, et serré par une bande qui est nouée sous l’aisselle du côté opposé.

On fait incliner aux malades la tête du côté opposé à celui où l’on saigne ; on fixe la veine entre les deux doigts indicateur et pouce, et l’on pique la veine perpendiculairement aux fibres du muscle peaucier. Couper entièrement la veine n’est pas indispensable.

On panse avec une moucbe de taffetas d'Angleterre ou des bandes de diachylon entrecroisées, ou avec un linge mouillé maintenu par un bandage semblable à celui qui a été employé pour comprimer la veine.

La saignée de la jugulaire est, avec juste raison, aujourd’hui proscrite de la pratique.

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