‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 607 sur 731 · SAIN · texte numérisé non relu

SAIN

Eau minérale ferrugineuse et gazeuse froide, employée contre la chlorose, les gastralgies elles dyspepsies Q.

SAi\T'DElVTS-LES-BLOis (Loir-et-Cher).

Eau minérale ferrugineuse et gazeuse froide employée contre la chlorose B.

On y trouve aussi un établissement d’hydrothérapie très-utile pour les malades affectés de chlorose, de dyspepsie ou d’état nerveux chronique.

SAiXT-mziER (Haute-Marne). Eau ferrugineuse et gazeuse froide.

SAIXT-FÉLix (Gard). Eau minérale et ferrugineuse froide.

SAIXT-CALMIER (Loire). Eau bicarbonatée calcique, faiblement alcaline et gazeuse froide, em))ioyée en boisson contre la dyspepsie FT-

SAIXT-GÉRAED (Cantal). Eau minérale bicarbonatée, ferrugineuse et gazeuse froide.

SA IXT-GER A Aïs (Haute-Savoie). Eau sulfureuse chlorurée sodique, jaillissant de plusieurs sources ayant de 20 à 1x0°, employée en boisson, deux à huit verres par jour; en bains de baignoire et de piscine et en douches, contre lés maladies de la peau et les affections chroniques des voies digestives B. Il y a une source ferrugineuse qui est surtout employée dans la chlorose et dans la dyspepsie B-

SAIXT-HIPPOLÏTE D’ELVAL (Puy de- Dôme). Eau ferrugineuse froide employée dans la chlorose, la dyspepsie et la gastralgie B-

SAl\T-HO\ORÉ (Nièvre). Eau sulfureuse sodique, à 32“, employée en boisson, en bains, en douches et en inhalation contre les affections chroniques des voies respiratoires, et dans la phthisie au début B; dans la congestion chronique des poumons B et dans les maladies de la peau.

SAIXT-LAI'REXT (Ardèche). Eau minérale alcaline, bicarbonatée, sodique, à 53“, trèsemployée eu bains en douches contre les rhumatismes chroniques et contre la scrofule B.

SAIXT-LOI'BOEER (Landes). Eau minérale sulfureuse froide employée en boisson, en bains et en douches contre le rhumatisme, les affections chroniques de la poitrine et les anciennes maladies de la peau B-

SAlXTE-nADEEElXE DE FLOL'REXS (Haute-Garonne). Eau ferrugineuse et gazeuse froide.

SAIXTE-ÜARIE (Cantal). Eau ferrugineuse et gazeuse froide, employée contre la cldorose et la dyspepsie.

SAIXX- MAURICE (Puy-de-Dôme). Eau ferrugineuse, Mcarbooatée, gazeuse, de 16 à oi*5 employée en boisson et en bains contre la

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chlorose, les maladies chroniques des voies digestives et la scrofule B.

S.4IXT-MAOX (Puy-de-Dôme). Eau errugiueuse et gazeuse froide.

SAIXT-XECTAIRE (Puy-de-Dôme). Eau alcaline bicarbonatée calcique et gazeuse, de 18 à [i0°, employée dans la scrofule, la leucorrhée, les rhumatismes et les affections de l’utérus B.

SAIXT-PARDOUS (Allier). Eau légèrement alcaline, ferrugineuse et gazeuse froide, employée contre la dyspepsie en boisson B.

SAIXT-SAUAEUR (Hautes-Pyréiiées). Eau sulfureuse sodique de 19 à 35° contre les rhumatismes; les affections chroniques de l’appareil respiratoire, les anciennes maladies de la peau et le nervosisme chronique 1+1.

SAIXT-TORRE. (Allier). Eau alcaline bicarbonatée sodique, gazeuse et froide, semblable aux eaux de Vichy, dont elle est voisine. On l’emploie dans les affections chroniques des voies digestives, dans les engorgements du foie et dans la gravelle biliaire B.

SALEP. Tubercules exotiques de VOrchis mosculn, c[u’on réduit en poudre pour faire une farine avec laquelle on prépare des potages employés comme aliment et comme remède dans l’entérite aiguë et chronique B.

S4EIC4IRE. Plante indigène astringente de la famille des salicariées, dont la décoction s’administre pour guérir la diarrhée B*

SAElCgXE. Alcaloïde amer, extrait de l’écorce du saule, employé comme fébrifuge B.

SALIES (Haute-Garonne). Eau chlorurée sodique à une source et sulfureuse à une autre source.

Salies de BÉarx (Basses-Pyrénées).

Eau chlorurée sodiqueelbrorno-iodurée froide, employée contre la scrofule B-

SALixs (Jura). Eau bromo-chlorurêe sodique froide, employée dans la scrofule, ainsi que les bains d’eau mère provenant des salines du voisinage B.

SALIVAIRE. Relatif aux maladies de l’appareil d’excrétion de la salive. V. Calculs salivaires, Fistule salivaire, Grenouillette, KYSTES, Glande parotide et sous-maxillaire.

SALivATiox. V. Ptyalisme.

SALSEPAREILLE. Plante du Mexique et du Brésil, de la famille des asparaginées, dont les racines sont réputées sudorifiques. Ou l’emploie dans les rhumatismesB, dans les maladies de la peau B et dans la syq)hilis constitutionnelle B- Elle s’administre en poudre à la dose de 2 à 10 grammes ; en décoction, 6ü à 1 Oü gram. par litre d’eau; en sirop, 30 à 60 grammes ;

en vin, en teinture et en extrait, 50 centigram. à 1 gramme.

Fig. 515. — Salsepareille.

SALSIFIS. V. Scorsonère.

SALZ (^Aude). Eau saline chlorurée sodique, employée en boisson, en bains et en douches, contre la scrofule S.

SAiKDARAQFE. Résilie produite par le Thuya aphylla d’Afrique, qu’on emploie en poudre comme stimulant.

SANÎG (Maladies du sang. Altérations DU sang). V. Nosohémies.

SAKG (Thérapeutique). En thérapeutique, le sang est employé à l’état de cruor desséché et pulvérisé, sous forme de pilules de 1 0 centigrammes. On en donne sept à huit par jour dans la chlorose (Hannon). On prescrit aussi le sang de bœuf, à boire pur et chaud, sortant de l’animal qu’on vient d’égorger. Ou en fait boire un demi-verre par jour □. Quelques médecins remplacent le sang de bœuf par celui d’une volaille qu’on égorge et dont on reçoit le sang dans un verre chauffé au bain-marie.

- On en donne un demi-verre à la fois (Montargis, Mascarel).

SAKG DE RATE. La cougestioii apoplectique de la rate avec des suffusions sanguines nombreuses du tissu cellulaire dans tout le corps caractérise le sang de rate.

Le sang de rate, maladie contagieuse, s’observe principalement chez les moulons c l’état d’épizootie, mais elle peut atteindre le bœuf et le cheval, et l’on peut l’inoculer à des souris et à des cochons d’Inde.

Le sang des animaux atteints de sang de rate est rempli d’îin végétal infusoire désigné

sous le nom de bactéries, et c’est l’inoculation de ces bactéries qui, dit-on, reproduit le sang de rate (Davaine).

Le sang de rate, trèssemblable au charbon, est une maladie fébrile et foudroyante qui jette les animaux dans une prostration excessive, bientôt suivie de mort.

*„.* Le sang de rate des animaux peut donner à l’homme le charbon et la pustule maligne.

Thérapeutique. — Pour prévenir le sang de rate, il faut enterrer avec soin la dépouille de tous les animaux morts de cette maladie, et en les enterrant couvrir leur corps avec de la chaux vive.

L’émigration des troupeaux, la fumigation des étables vides avec l’acide sulfureux produit en allumant ^ des fleurs de soufre, et les boissons délayantes, sont les remèdes à opposer au sang de rate.

SANIG-DRAGONI. Résine rouge extraite par ébullition des fruits du Calamus draco, de la familles des palmiers, et qu’on emploie en poudre à l’intérieur, comme hé-

mostatique, à la dose de Fig. sie. - Sangsue offid- 1 à A grammes.

SAiXGSEES. Vers annélides de la famille des hirudinées , qui vivent dans l’eau, dont la bouche est garnie de trois mâcîioires dures, armées de deux rangées de denticules très-acérées, avec lesquelles elles percent

nale ouverte par la face ventrale, et dont la moitié longitudinale du tube digestif a été enlevée ; a, ventouse antérieure dans laquelle est la bouche ; b, ventouse postérieure ; e, anus ; d,d,d, poches des cæcums de l’ingluvies ; ce, œsophage ; î, intestin ; s, s, glandes produisant la mucosité. (Bocquillon.)

Fig. 517. — Mâchoires de la sangsue. 1, ventouse ouverte pour montrer les trois mâchoires , a. — 2. L’une des mâchoires trés-grossics. (Bocquillon.)

Fig. 518. — Différents temps de la piqûre de la sangsue.

la peau pour sucer le sang. On les emploie pour

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faire des saignées locales et pour dégorger le système capillaire des parties atteintes d’inflammation amimençante.

La sangsue grise médicinale, et mieux la sangsue verte' officinale sont utilisées à cet effet, et comme chacune tire environ 10 à 15 grammes de sang sans tenir compte de ce qui s’écoule par la piqûre faite par l’animal, il en faut à peu près huit ou neuf pour obtenir une palette de sang. On les applique au nombre de deux à six chez les enfants, et de quinze à vingt chez les adultes vigoureux, mais il faut prendre garde aux hémorrhagies consécutives, extrêmement dangereuses et quelquefois mortelles dans le premier âge.

Thérapeutique. — Pour appliquer les sangsues, on lave la peau avec de l’eau chaude, dans le but de ramollir l’épiderme, et l’on y place les annélides, en les maintenant dans le creux d’une pomme ou dans un petit verre dont les parois sont humectées de vinaigre. Dès qu’elles ont mordu, on les laisse en place, en attendant qu’elles tombent d’elles-mêmes. Cela fait, ou lave la peau avec de l’eau tiède; à l’aide d’un cataplasme, on favorise l’écoulement du sang pendant une heure, et enfin, pour arrêter l’hémorrhagie, on applique de l’amadou, de la poudre de chiffon, qu’on maintient en place avec des bandes. S’il y aune hémorrhagie persistante, il faut l’arrêter, soit avec de la poudre de colophane mise sur la piqûre, soit avec un morceau d’amadou sur lequel on promène une cuiller remplie de charbons ardents, soit en appliquant la pierre infernale, soit avec une serre-fine, soit enfin avec un brin de charpie imbibée de perchlorure de fer. Y. Hémostatiques.

cù d

Fig. &19. — Côté ganehe du corps de la saugsue, montrant les vaisseaux sanguins, les anses mueipares, les cœurs moniliformes, etc., d’après un dessin de M. Gratiolet ; a l’un des vaisseaux latéraux faisant office de cœur ; 6, vaisseau dorsal ; c, vaisseau ventral ; d, canal déférent ; e, cœurs mouiliformes situés an-dessus des testicules ; /, anses mueipares. A droite et au-dessous sont les vésicules mueipares. (Boeqnillon.)

S’il arrivait qu’une sangsue mise dans la bouche pénétrât dans le pharynx ou dans l’estomac, il faudrait faire boire de l’eau salée ou vinaigrée et donner un vomitif. Si l’accident se produisait dans le rectum, c'est par un lavement salé qu’il faudrait provoquer l’expulsion de l’annélide.

Les sangsues sont un moyen commode de produire

une évacuation sanguine locale dans les parties enflammées, mais elles ont le grave inconvénient de faire perdre plus de sang qu’on ne voudrait et de produire un affaiblissement considérable. Aujourd’hui, on essaye de les remplacer par une application de ventouses scarifiées (V. ce mot) , qui permet de mesurer la quantité de sang à soustraire et qui a l’avantage de n’exposer jamais aux hémorrhagies consécutives.

Sangsues artiCciciies. Les sangsues artiflcielles sont des appareils à ventouses (appareils à pompe) munis d’une tige traversant le verre et permettant de faire une ponction de la peau sans cesser de faire manœuvrer la pompe aspirante (Horteloup). Cet appareil ne donne pas un effet meilleur que les ventouses ordinaires.

SAi^GUlAlAiRii:. Plante d’Amérique, de la famille des papavéracées, dont la racine renferme un suc rouge très-purgatif, et dont les feuilles sont douées de propriétés narcotiques.

SAAiiCLE. Plante de la famille des ombellifères, dont les feuilles s’administrent, en décoction, à la dose de 4 grammes par litre d’eau, contre les hémorrhagies, dans la dysenterie et dans la leucorrhée fl.

SAKIE. Pus de mauvaise nature, grisâtre, séreux, sanguinolent, fétide, produit par les plaies scrofuleuses et atoniques.

SAMTAL. Bois provenant du santal citrin ou du santal blanc, de la famille des santalacées, et du santal rouge, de la famille des légumineuses. On les emploie souvent en décoction comme sudorifiques, à la dose de h grammes par litre d’eau Q.

SAA’TOLIXE. Plante amère et aromatique, de la famille des synanthérées, dont les feuilles en décoction, stimulantes, à la dose de h grammes par litre d’eau, sont réputées vermifuges B

SAATOA’iA-E. Alcaloïde extrait du semencontra, qu’on donne aux enfants contre les lombrics. On le prescrit en poudre dans de la confiture, ou en pastilles, à la dose de 1 0 à 60 centigrammes, d’après l’âge des sujets l-^ -ut. On en administre 10 centigrammes à deux ans, 15 centigrammes à trois ans, 20 centigrammes à quatre ans, et ainsi de suite en augmentant de 5 centigrammes par année. La santonine colore les urines en jaune et fait souvent voir les objets teints d’une couleur verdâtre.

SAPiAETTE. Bière antiscorbutique et antiscrofuleuse, prescrite à la dose de 500 grammes par jour.

Racine de raifort .

Feuilles de cochléaria . . .

Bourgeons de sapin concassés

. . 60 grammes, ââ 30 id.

Imbibez avec :

Alcool de cochléaria. ..... v 60 grammes.

Faites macérer le tout dans 2 litres de bière pendant quatre jours.

SAPEXS. Arbres de la famille des conifères,

SARC

dont les bourgeons résineux et balsamiques se prescrivent en décoction, 30 grammes par litre d’eau contre la bronchite chronique et la phthisie [±], dont la sève sert à faire un sirop balsamique, employée dans les affections catarrhales, et dont on tire la poix de Bourgogne et les térébenthines.

SAPO\AiKK. Plante indigène de la famille des dianthées, dont les feuilles et la racine se prescrivent en infusion, 20 grammes par litre d’eau, en extrait ou en sirop contre les maladies de la peau.

Fig. 520. — Saponaire.

SAPO!\iiiVE. Principe actif de la saponaire et de l’écorce américaine du Quillaya saponaria qui, étant uni à de l’alcool, fait une teinture pouvant dissoudre les goudrons et les résines, de manière à faire avec de l’eau une émulsion stable. Lebeuf a utilisé cette propriété pour préparer une teinture mère de coaltar saponiné, avec laquelle on fait dans l’eau des émulsions de coaltar à tous les degrés. Ce sont ces solutions de coaltar saponiné au 30% au aO® et plus, qu’on utilise pour la guérison des plaies scrofuleuses ou atoniques ŒI.

SARCIA'E. Végétal microscopique se développant quelquefois dans l’estomac, dans la matière des vomissements incoercibles de quelques gastralgies, et dans les matières de quelques diarrhées chroniques. Il a la forme de masses cubiques séparées en quatre saillies trèsapparentes. On a de grandes difficultés pour guérir un malade de la sarciue, et, dans ce but, on emploie le goudron, l’eau créosotée, la teinture d’iode, dix gouttes ; la liqueur de van Swieten.

SARCOCÈLE.y. TESTICÜLE (MALADIE DES).

SARCOCOLEE. Résine spontanément sécrétée par le Pœnea sarcocolla, arbuste d’éthiopie, de la famille des Pénéacées et à laquelle on attribue la propriété de faire reprendre les chairs

SAUG 1313

SARCOPTE. Insecte parasite dont la présence est l’origine de la gale. V. ce mot.

SARRACEATA PERPEREâ. Plante exotique de la famille des sarracéniées dont l’infusion a été vantée comme abortive de la variole Q.

SARRIETTE. Plante de la famille des labiées, employée comme stimulante.

SASSAFRAS. Arbre d’Amérique, dont la racine aromatique est réputée carminative et sudorifique. On l’administre dans la syphilis en infusion, à la dose de 15 à 30 grammes par litre d’eau Q.

SATERiviiv. Qui a rapport aux accidents produits par rintoxication saturnine.

SATTRIASIS. L’irrésistible besoin des rapprochements sexuels, avec érection continuelle de la verge, constitue le satyriasis.

Le satyriasis spontané est le résultat d’une maladie interne du système nerveux, de la monomanie érotique, et dit-on, d’une lésion organique du cervelet ; mais ce dernier point reste à démontrer.

Le satyriasis provoqué résulte de l’action des cantharides ou du phosphore.

Thérapeutique. — La diète, les boissons émollientes mucilagineuses acidulés et la saignée du bras doivent être conseillées contre le satyriasis.

On prescrira ensuite des pilules de camphre de 15 centigrammes, trois par jour; — de la poudre de valériane, 2 grammes ; — d’oxyde de zinc, 2 à 4 gr.; — de musc, 2 à 3 grammes, — des bains de siège froids, — des bains froids ëtdés ablutions d’eau froide.

Fig. 521. Sange.

SAEGES. Plantes de la famille des labiées, douées de propriétés stimulantes et toniques,

1314 SAVO

employées en infusion à la dose de 5 à 10 grain.

par litre, en bains et en fumigations. On se sert, soit de la petite sauge ou sauge officinale, soit de la grande ou sauge sçlarée, et des pommes de 'sauge, développées sur les feuilles du Salvia pomifera, piquées par un insecte,

SACLE, Arbre de la famille des amentacées, dont l’écorce astringente remplie de salicine (Y. ce niot), a été conseillée Fis-g522. — comme fébrifuge H. On la donne à la dose de 3 à 8 grammes par jour dans du miel.

SAEMERE. Liquide retiré des vases où l’on prépare les salaisons. Il est formé des liquides séparés des viandes soumises à l’action du sel, et il a un goût salé très-âcre. C’est un agent toxique pour les animaux auxquels on le fait boire. Par la dialyse, au moyen de vessies placées dans l’eau, le sel s’en va au dehors et il reste dans Fig. 523.- Saule la vessie du jus de viande qu’on femelle. Utiliser.

SAAOAS. Composés dus à l’action des corps gras sur les alcalis et pouvant être considérés comme des oléates, des stéarates et des margarates de l’oxyde qui leur sert de base. On les emploie en médecine à l’extérieur, comme cosmétiques dans la toilette ou comme résolutifs, et à l’intérieur comme stimulants. Parmi les savons employés en médecine il y a :

1° Le savon amygdalin ou savon médicinal, à base de potasse, qu’on donne en pilules de 15 centigrammes jusqu’à la dose de 1 à 4 grammes par jour comme résolutif dans les engorgements du foie et des viscères abdominaux.

2“ Le savon blanc de Marseille à base de soude, dont on fait Y emplâtre de savon, employé comme résolutif dans les tumeurs blanches et dans les adénites chroniques.

3° Le savon noir ou vert, à base de potasse, employé pour nettov er la tête des teigneux et pour frictionner la peau des galeux avant d’y appliquer la pommade d’Helmerich,

Saxon de Baréges.

Scîfnre de soditiai . • • • .

CSilorure de , I

Saroa sass . 12 îd.

En baâis et eu lotions contre les dartres.

" - . ' . (Hérean.'

SAVO

Savon camphré.

Amandes amères mondées ... 60 grammes.

Teinture de benjoin . 40 id. '

Camphre . 8 id.

Savon blanc . 500 id.

Réduisez les amandes eu pâte, ajoutez le camphre puis la teinture, et ensuite le savon ; faites fondre au bain-marie, passez et coulez dans des moules.

Savon de toilette pour les personnes sujettes aux névroses, à la goutte, aux rhumatismes, aux dartres.

(Dorvault, lady Derby.)

Savon de ciguë.

Savon de moelle de bœuf pulvérisée . 250 grammes.

Extrait mou de sue de ciguë . . ■125 id.

F. S. a. une masse ductile et homogène.

Cette préparation étendue sur un tissu adhère parfaitement sur la peau, et peut remplacer l’emplâtre de ciguë ordinaire dans les tumeurs du sein. Il peut aussi être employé sous forme pilulaire.

Savon de gdiac ,

Résine de gaïae . 1 gramme.

Savon médicinal . . 2 id.

Aleool à 80° . q. s.

Faites dissoudre, filtrez, distillez et évaporez en consistance pilulaire. (Soubeiran.)

Pour l’usage interne.

En remplaçant la résine de gaïae par celle de jalap, ou la scammonée, on obtient les savons dejalapj et de scammonée. On peut préparer ainsi une foule d’autres savons de résine et de gomme-résine, par exemple ceux de gomme-gutte et de gomme ammoniaque.

(Dorvault.)

Plenck a fait connaître ces savons de résines et a fait la remarque que leurs dissolutions alcooliques n’étaient pas précipitées par l’eau, comme cela arrive avec les teintures simplement résineuses.

Savon d’huile de croton tiglium.

Huile de croton . 2 grammes.

Soude caustique liquide .... 1 id.

Opérez comme pour le. savon amygdalin.

Ce savon doit être tenu enfermé dans des flacons à l’émeri. Il est destiné à être administré en pilules.

(Caventou.)

Savon d’huile de foie de morue.

Huile de foie de morue . 600 grammes.

Soude caustique . 80 id.

Eau . . . 20 id.

Ce savon peut servir à faire des pilules, des emplâtres, un alcoolé. Tl contient les cinq sixièmes de son poids d’huile. (Deschamps.)

Savon d'huile de foie de morue ioduré.

(Saponé d’iodure de potassium au savon d’huile de foie de morue.)

Savon d’huile de foie de morue. 12 grammes. Soluté d’aeîde potassique à parties égales . ..... 8 id.

(Deschamps.)

Savon mercuriel.

Onguent mercuriel . . . 7 grammes.

Soude caustique liquide . 6 id.

Triturez l’onguent en ajoutant peu à peu la soude.

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