SAYO
SCAB 1315
Dans les raaladies vénériennes, psoriques et herpétiques.
4 à 8 grammes en frictions. (Chaussier.)
Savon de moelle de bœuf.
(Savon animal.)
Moelle de bœuf purifiée . 500 grammes.
Lessive des savonniers . 250 id.
Eau . 1000 id.
Sel marin . lOO .id.
Mettez la moelle et l’eau sur le feu; lorsque la graisse sera fondue, ajoutez-y la lessive par portions en agitant continuellement, entretenez la chaleur et l’agitation jusqu’à ce que la saponification soit complète. Ajoutez alors le sel marin, enlevez le savon qui se rassemble à la surface, faites-le égoutter, fondez-le à une douce chaleur et coulez-le dans des moules. (Codex.)
On peut préparer ainsi les savons de graisse de porc ou de veau.
Le savon animal sert en pharmacie à préparer le baume opodeldoch.
Savon prophylactique de la syphilis.
Sublimé corrosif . . 6 grammes.
Sel ammoniac . 15 id.
Triturez avec quantité suffisante de Thuya occidena lis; ajoutez :
Tannin dissous dans l’eau ch. . 4 grammes.
Mêlez et ajoutez au mélange :
chlorure de chaux . 45 grammes.
Savon sûdique . 500 id.
Teinture de thuya, . 60 id.
Eau chaude . 30 à 60 id. .
Essence de girofle . 2 id.
On lotionne les parties génitales avec ce savon, immédiatement après nn rapport suspect.
Préconisé contre l’infection syphilitique par le docteur Pfeifer.
Savon résolutif contre les engelures.
Camphre . 4 grammes,
Teintm-e de benjoin . 21 id.
Ajoutez à la solution en triturant :
lodure de potassium . 8 grammes.
Extrait de Saturne . 15 id.
Versez sur le mélange :
Huile d’amandes . 130 grammes.
Lessive des savoimiers . 60 id.
Essence de lavande . 2 id.
Dans les engelures non ulcérées. (Cad.)
Savon stibié ou ammoniacal. .
Soufre doré d’antimoine . 30 grammes.
Potasse caustique liquide. ... q. s.
Dissolvez par digestion. D’autre part :
Savon médicinal . 80 grammes.
Dissolvez. Mêlez ce soluté au premier et faites évaporer à feu doux eu consistance pilulaire et y ajoutant, si la masse devient rouge, de la potasse caustique liquide en quantité suffisante pour lui faire acquérir une couleur blanchâtre. (Dorvault.)
Savon sidfureux.
ioufre““! : : ; ; } ^^1^5 grammes. .
Essence de bergamote . 2 id.
Faites une masse homogène à l’aide d’un peu d’eau et de la chaleur.
18 à 50 grammes en frictions contre la gale.
Le savon soufré de Lugol se prépare en dissolvant trois parties de savon blanc dans six parties d’eau et y ajoutant trois parties de soufre sublimé.
(Franck.)
Savon de térébenthine du Codex.
(Savon de térébenthine, savon de Starkey.)
Carbonate de potasse. ... J
Essence de térébenthine . . t ââ 100 grammes.
Térébenthine fine . J
Triturez le carbonate de potasse dans un mortier ; ajoutez-y l’essence, puis la térébenthine, et triturez le mélange par parties jusqu’à ce qu’il ait acquis une consistance de miel. (Codex.)
Fondant employé jadis sous forme de pilules à la dose de 1 à 3 décigrammes comme résolutif.
SAXïFKAGE. Plante indigène de la famille des saxifragées, dont les tubercules placés au collet de la racine se donnent eu décoction (30 grammes par litre d’eau) comme diurétique et lithontriptique.
Fig, 524, — Saxifrage.
SAXOX-LES-BAIXS. Canton du Valais (Suisse). Eaux minérales iodô-bromo-phosphâtées et arsenicales. Elles sont très-vantées dans la goutte chronique □, dans les plaies scrofuleuses E et dans les ostéites chroniques E; dans la syphilis E, dans la métrite chronique, le rhumatisme, etc.
SCABiEEfSE DES PBÉS. Plante de la famille des dipsacées, dont Yinfusion, 30 gram.
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par litre d’eau ; le sirop et V extrait ont été vantés contre la gale Q. On peut l’employer comme dépuratif dans l’herpétisme H.
Fig. 525. — Seabieuse.
SCAMMOIKÉE. Gomme-résine extraite par incision du col de la racine, soit par évaporation du suc de la racine pilée de trois plantes :
1® le Convolvolus scammonia de la famille des convolvulacées ; 2“ le Periploca scamrnone et 3® le Cynanckum monspeliacum, de la famille des apocynées. — Il y a trois espèces de scammonée : la scammonée d’Alep, la scammonée de Smyme ou en coquilles, seules bonnes, et la scammonée de Montpellier, impure et trèsjustement délaissée.
La scammonée est une résine âcre, drastique, qui entre dans la composition de tons les élixirs, de toutes les pilules et de toutes les poudres employées à titre de purgatif. On Tadministre seule ou associée à l’aloès en pilules
SGAR
Iou en poudre, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme, avec du sucre ; en teinture préparée avec 125 grammes de résine pour 500 grammes d’alcool, 5 à 10 grammes; en sirop, et enfin en émulsion, avec de la gomme et du sucre. Le meilleur mode d’emploie est la poudre ou la solution suivante de Dublanc :
Bicarbonate de soude. . . . ] ^ ‘
Lait. . . 100 id.
SCAPIJL4LG1E. La scapulalgie est une expression symptomatique désignant les lésions de l’articulation de Lépaule. Comme la coxalgie, elle est caractérisée par une synovite fongueuse ou une ostéite périarticulaire, développée l’une après l’autre ou simultanément, par une arthrite sèche, par une hydarthrose, mais on a plus spécialement désigné sous le nom de scapulalgie les deux premières lésions.
Tous les signes qui indiquent la synovite fongueuse et l’ostéite périarticulaire tuberculeuse ou non, existent dans la scapulalgie. — Au début on peut affirmer qu’il y a lésion de l’articulation quand on trouve, outre la roideur du bras, une douleur sur un point qui correspond au bord externe et antérieur du deltoïde, et à la saillie de la tête de l’humérus (Nélaton).
Thérapeutique. — Traiter comme les synovites péri-articulaires et les ostéites (V. ces mots), réséquer l’articulation scapulo-humérale (V. Résection), lorsque le sujet est jeune, lorsqu’il n’y a pas de fistules sur le trajet de l’humérus, audessous du col chirurgical, à travers lesquelles on sente l’os à nu.
SCARIFICATEUR. Instrument destiné à faire d’un seul coup douze ou vingt scarifications de la peau à l’aide de douze ou vingt lancettes mises en mouvement par un ressort latéral et employé pour appliquer les ventouses scarifiées (V. ce mot).
Après avoir placé une ventouse sèche pour congestionner la peau, on applique le scarificateur pour faire les incisions, et l’on replace la ventouse destinée à pomper le sang.
SCARIFICATIOIV. Variété de saignée locale faite pour exercer une déplétion sanguine autour d’un point enflammé.
Ainsi, on scarifie les conjonctives enflammées. V. Conjonctive-.
On scarifie les conjonctives à la suite d’un phlegmon de l’orbite, — on scarifie les granulations des conjonctives. V .' ces rificateur. mots.
On scarifie le gland étranglé. V. Phimosis.
On scarifie le col utérin atteint d’inflammation chronique.
On scarifie les bourgeons charnus lents à se cicatriser.
SGAR
Les scarifications, sauf celles qui ont pour but d’abrascr les conjonctives, sont généralement peu utiles.
Sur le tégument, les ventouses scarifiées et .les sangsues valent beaucoup mieux.
Les scarifications sont pratiquées avec Un bistouri convexe ou un bistouri scarificateur (Qg. 527).
SCARLATINE ( FlÈVRE ROUGE, FJÈVRE POURPRÉE ). Une éruption générale fébrile, de teinte écarlate, pointillée de rouge sur le corps et dans le pharynx, où elle provoque l’angine, caractérise la scarlatine.
La scarlatine est une fièvre éruptive, c’està-dire une maladie générale virulente, infectocontagieuse et souvent épidémique.
Dans la scarlatine, l’éruption n’est qu’un effet de l’intoxication de l’organisme par le ferment ou virus scarlatineux.
Il y une scarlatine externe, cutanée, et une scarlatine interne des muqueuses, du pharynx, des amygdales, des bronches, de l’intestin et surtout de la muqueuse rénale.
' Tantôt bénigne et se terminant vite et
bien, la scarlatine est quelquefois maligne, sortant mal, compliquée d’étouffements, de délire, d’angine tonsillaire,- et les malades meurent sans que l’éruption ait eu le temps de se produire entièrement.
La scarlatine est une des plus fréquentes parmi les fièvres éruptives de l’enfance.
L'évolution de la scarlatine se fait en quatre temps : Vincubation ou la germination, qui dure de trois jours à six semaines; l’invasion, qui se prolonge de vingt-quatre à quarantehuit heures ; l’éruption, qui dure trois à quatre jours, èt enfin la desquamation épidermique sous forme d’écailles furfuracées ou de larges morceaux d’épiderme.
La fièvre, l’inappétence, un vomissement, parfois une convulsion et l’angine inflammatoire ou pseudo-membraneuse pendant vingt- quatre ou quarante-huit heures, annoncent une prochaine éruption de la scarlatine.
Un pointillé rouge couvrant toute la surface du corps, donnant lieu à une teinte écarlate framboisée, tantôt avec, tantôt sans vésicules miliaires et sur laquelle la rayure du doigt laisse une trace blanche de longue durée, caractérise l’éruption scarlatineuse.
La langue dépouillée d’épithélium, avec les papilles hérissées, coïncidant avec un exanthème fébrile, caractérise la scarlatine.
Tout exanthème général fébrile sur lequel le frottement superficiel de l’ongle laisse une trace blanche est une scarlatine, et c’est à ce point qu’en traçant légèrement un nom quelconque sur la cuisse ou sur le ventre, avec la pointe d’un corps dur, on voit, sous l’influence de la contractilité capillaire, le nom apparaître en trace blanche durant cinq minutes.
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Au bout de quatre ou cinq jours d’éruption commence la desquamation furfuracée, ou en écailles, de l’épiderme sur le cou, et elle s’étend ensuite sur le corps et sur les membres.
La scarlatine interne du pharynx produit souvent l’ulcération, la gangrène, les pseudomembranes des tonsilles et quelquefois le croup.
Dans les bronches la scarlatine produit une hypérémie accompagnée de dyspnée et de suffocation mortelle.
Quand la scarlatine occupe les voies urinaires et la muqueuse rénale, elle produit une hématurie légère, de l’albuminurie, avec anasarque et toutes les conséquences de la néphrite albumineuse aiguë ou chronique. V. Albuminurie.
La scarlatine produit souvent à son déclin de l’anasarque sans albuminurie, de l’hydropéricarde ou de l’ascite, enfin un rhumatisme articulaire généralisé que pour cette raison ou appelle rhumatisme scarlatineux.
La scarlatine compliquée d’angine tonsillaire est quelquefois suivie de bubons scarlatineux du cou qui aggravent singulièrement la situation des malades et peuvent occasionner la mort.
Dans la scarlatine l’agitation, le délire, la dyspnée et l’éruption qui a peine à sortir, sont des indices presque certains de la mort.
Dans la scarlatine régulièrement sortie l’apparition d’une traînée blanchâtre ou livide sur le front, à la racine du nez et sur le menton, doit faire craindre la mort.
Thérapeutique. — On a essayé de prévenir la scarlatine par Vinoculation (Lehman, Miquel d’Amboise) et par ^administration de Vextrait de belladone.
Extrait de belladone . 5 centigrammes.
Eau de cannelle . . : 15 grammes.
Dix à vingt gouttes, matin et soir (Hufeland) ; mais, bien que cette dernière méthode ait obtenu plus d’un illustre assentiment, son efficacité est loin d’être démontrée ; ou bien :
Solution prophylactique.
Extrait de suc dépuré de belladone . 1 déeigramme.
Eau distillée . 30 grammes.
Faites dissoudre. Deux gouttes quatre fois par jour aux enfants de dix ans pour prévenir la scarlatine I I.
(Hahnemann.)
Dans la scarlatine régulière bénigne, la demidiète, les boissons émollientes, diaphorétiques ou acidulés, le repos au lit sans trop de couvertures, sont ce qu’il convient de prescrire aux malades.
L’angine scarlatineuse doit être combattue par l’eau et le sirop de mûres, — par le gargarisme aluminé, — le gargarisme avec la teinture de coaltar au centième, — le gargarisme boraté, et des cataplasmes de farine de lin sous l’angle de la mâchoire.
Dans les scarlatines irrégulières avec délire, une ou deux sangsues derrière chaque oreille et la saignée du bras peuvent rendre de réels services.