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graves du larynx qui intéressent tout l’organe, qu’avec de simples troubles d’innervation qui ne laissent pas de traces dans les tissus. Souvent la voix est entièrement supprimée, et le larynx ne paraît être nullement malade. C’est l’aphonie nerveuse, l’aphonie atoniquede Cullen.
Thérapeutique. — Dans les cas où l’aphonie est le résultat d'une interruption dans le courant nerveux laryngien, comme cela s’observe dans les cas d’apoplexie, de destruction, ou de compression par une tumeur des nerfs laryngés, il n’y a que peu de chose à faire, toute thérapeutique est à peu près inutile.
Mais dans l’aphonie qui résulte d’une intoxication passagère du cerveau par la jusquiame, de l'intoxication saturnine, d’un trouble circulatoire causé par une vive impression morale, par l’hystérie, par une excitation ou par une lésion des organes génitaux, la thérapeutique, quoique très-difficile et souvent trèsemharrassée, a cependant quelque chance de succès si elle est dirigée convenablement.
La saignée du bras ou les sangsues à l’anus et àla vulve, sont quelquefois très-utiles chez les sujets qui ont un peu de congestion sanguine céphalique, ou chez les femmes qui ont de l’aphonie dans le cours d’une menstruation irrégulière ou après un retard de l’époque menstruelle. Souvent, et j’en ai vu plusieurs exemples, la voix revient à l’instant ou dans les vingt-quatre heures qui suivent la saignée.
Les «wfepaswocfîÇMes sont journellement employés contre l’aphonie avec des succès très-divers. L’éther le musc, le succin, le castoréum, l’asa fœtida peuvent être administrés. V. Antispasmodiques.
L’éther se donne à la dose de 15 à 25 et 30 gouttes dans une potion de 125 grammes pour vingtquatre heures Q; le musc à 8 ou 10 gouttes; le succin en teinture éthérée de la manière suivante :
Teinture éthérée de succin. ... 1 gramme.
Sucre . 30 id.
Par cuillerées toutes les trois heures S- Hoffmann donnait le castoréum ainsi préparé : Teinture de castoréum. ... 60 gouttes.
Ammoniaque liquide . 30 centigrammes.
Éther sulfurique . 2 grammes.
30 gouttes toutes les quatre heures dans une cuillerée d’eau sucrée.
On peut également employer les révulsifs cutanés sur le cou, les vésicatoires volants, les frictions matin et soir à l’huile de croton jusqu’à vésication, les sinapismes au cou, ou enfin le séton à la nuque.
Les vomitifs et les purgatifs ont été prescrits, mais il ne me paraît pas qu’il y ait eu indication à leur emploi, leur effet contre l’aphonie est loin d’être démontré.
Les topiques ont été vantés à plus juste titre. Bennati, auquel nous devons de bonnes et utiles recherches sur la voix humaine, a obtenu de bons résultats avec Valun.
Voici sa formule :
Alun . 4 grammes.
Sirop diacode . 15 id.
Eau . 300 id.
Pour un gargarisme.
La dose d’alun doit être élevée successivement de A à 8 grammes, de 8 à 12, 16 et 20 grammes; quelques médecins emploient, au contraire, le nitrate
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i argent en solution pour cautériser légèrement le voüe du palaiSj le pharynx et Touverture supérieure du larynx. Cette solution doit être faite avec 20 centigr. de sel pour 30 ou 40 grammes d’eau distillée.
L’aphonie guérit quelquefois par la cautérisation du pharynx ou du voile du palais avec un pinceau légèrement imbibé d’ammoniaque pure. J’ai réussi de cette manière à guérir une aphonie presque complète datant de quinze jours et produite par un mouvement de colère très-prononcé.
Les aphonies intermittentes doivent être traitées par le sulfate de quinine comme toutes les fièvres larvées, et pour celles où l’infection syphilitique pourrait être considérée comme cause , il faut la combattre par les mercuriaux d’abord, et ultérieurement par l’iodure de potassium.
La galvanisation cutanée, l’électropuncture, sont fréquemment employées dans l’aphonie, mais il ne faut y recourir que lorsque les autres moyens ont échoué.
Dans l’aphonie nerveuse, l’électricité d’induction par un faible courant augmenté de jour en jour, un des conducteurs placé sxrr un côté du larynx, tandis que l’autre occupe le côté opposé, guérit quelquefois l’aphonie nerveuse et hystérique en quelques séances. ,
On peut encore employer les applications quotidiennes sur les cordes vocales avec la teinture de noix vomique (Gibb) □ ; les bains d’air comprimé (Tabarié) RH : l’infusion de pimpinelle, 8 grammes par litre d’eau □; la teinture Ae, Lohelia infiata,
20 à 40 gouttes par jourQ ; \o,teinture de gingembre,
40 à 50 gouttes en notion I I ; l’eau distillée d’Osmiles camphorina (Thumberg).
APIIEOD1ISIA.QIIES. Les substances qui excitent le sens génital et poussent au rapprochement sexuel sont des aphrodisiaques. Les aromates, les gommes odorantes, les baumes, les huiles essentielles, le musc, le safran, le poivre, la truffe et la vanille gratifiés du pouvoir d’exciter la sensualité, n’ont, à cet égard, qu’une influence très-contestable, mais il n’en est pas de même des substances que je vais indiquer.
Thérapeutique. — Les cantharides en poudre à la dose de 2 à 10 centigrammes; en teinture, 1 à 2 gr.; en extrait alcoolique, 1 à 5 centigrammes, et le phosphore à l’état d’éther phosphoré, 2 à 10 gouttes par jour; à l’état d’huile phosphorée, 20 à 30 gouttes par jour, ont des effets beaucoup plus certains, mais 1 souvent très-dangereux. Ces remèdes ne doivent être administrés qu’avec la plus grande précaution. On donne aussi les préparations :
Tablettes de ginseng.
Sucre eu poudre . 2500 grammes.
Vanille en poudre . 610 id.
Ginseng en poudre . 80 id.
Mêlez, et ajoutez :
Teinture de cantharides . 10 grammes.
Huile essentielle de cannelle . . 25 gouttes.
Teinture d’ambre concentrée . . 10 id.
Mêlez de nouveau, et avec :
Mucilage de gomme adragant, quantité suffisante, faites des tablettes de 1 gramme, cinq ou six par jour ^ans l’anaphrodisie.
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Tablettes mongoles.
Suer* en poudre . 400 grammes.
Gomme arabique en poudre. . . 30 id.
Extrait d’opium . 5 id.
Girofle en poudre . I
Macis en poudre . > âà 60 id.
Muscade en poudre . )
Musc en poudre . 25 centigrammes.
Mêlez, ajoutez ; Eau distillée, quantité suffisante. Faites des tablettes de 3 décigrammes. Deux ou trois en se couchant pour exciter les forces et faciliter la digestion.
Pastilles du sérail.
Vanille . 8 grammes.
Musc . 4 décigrammes.
Cannelle . 4 grammes.
Safran . 12 id.
Ambre gris . 4 id.
Girofle . 4 id.
Cubèbe . 30 id.
Gingembre . 42 id.
Macis . 23 id.
Mucilage à l’eau de roses . q. s.
F, s. a. des pastilles de 15 centigrammes qu’on peut dragéifier. (Dorvault.)
Diablotins.
Mastic en larmes . 12 grammes.
Poudre de safran oriental ... 8 id.
Poudre de musc . 4 id.
Poudre de gingembre . 2 id.
Poudre d’ambre gris . 2 décigrammes.
Poudre de girofle . 4 grammes.
Sucre en poudre . 500 id.
Faites des tablettes selon l’art. (Virey.)
APHTHES. Des vésicules suivies d’ulcérations arrondies, grisâtres, douloureuses, développées à la surface interne de la bouche, en dedans des joues, des lèvres, sur la langue et jusque dans le pharynx, sont des aphthes.
Les aphthes ordinairement très-douloureux durent de quatre à cinq jours, et disparaissent sans laisser de traces de leur passage.
Il n’y a souvent qu’un aphthe ; il peut s’en présenter cinq ou six, et quelquefois ils sont tellement nombreux que, dans leur confluence, ils forment une véritable stomatite.
Les aphthes sont parfois le départ d’une phlegraasie du tissu cellulaire pouvant donner lieu au sphacèle des parois de la bouche.
On trouve toujours le fond des aphthes couvert d’une couche pseudo-membraneuse grisâtre, mais cette fausse membrane n’a pas d’importance et ne ressemble pas à celles de l’angine couenneuse.
Les aphthes sont des ulcérations buccales qui n’ont rien de grave et dont la terminaison est presque toujours favorable.
Thérapeutique. — ^Des gargarismes de mielrosat ou de guimauve ; un attouchement quotidien avec de l’alun, de la pierre infernale ou de l’acide chlorhydrique suffisent pour guérir les aphthes.
Gargarisme avec le borate de soude, 10 grammes pour un litre d'eau miellée.
Gargarisme avec le chlorate de potasse ou le chlorate de soude, 4 0 grammes par litre d’eau miellée.
Gargarisme avec l’alun, 5 grammes par litre d’eau miellée.
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Collutoire avec miel blanc, 30 grammes, et borax, 10 grammes. Barbouiller les aphthes avec un pinceau, trois fois par jour.
APO\'É¥ROSES (LÉSIONS DES). LeS aponévTOses sont intéressées dans les plaies. Elles peuvent se rompre, la peau étant intacte.
I. Les piqûres des aponévroses ont été considérées comme une condition favorable à la production d’un phlegmon diffus ; c’est là une exagération, ce qu’il y a de vrai, c’est que l’inflammation de la plaie, permettant le développement d’un phlegmon sous-cutané, favorise aussi le développement d’un phlegmon profond.
Thérapeutique. — Toutes les fois que Ton suppose ime piqûre d’aponévrose, la plaie doit être pansée avec des cataplasmes.
II. Les ruptures des aponévroses sont trèsrares. On en parlera plus loin. V. Hernies et Muscles.
Apoplexie. On donnait jadis le nom d’apoplexie à toutes les maladies qui donnaient lieu à une perte subite de sentiment et de mouvement suivie d’un certain degré de paralysie, mais ce mot s’appliquant à des] maladies très-différentes devrait disparaître de la langue médicale.
Apoplexie cérébrale. V. HÉMORRHAGIE CÉRÉBRALE.
* Apoplexie méningée ( hémorrhagie méningée). L’hémorrhagie de l’arachnoïde constitue l’apoplexie méningée.
On rencontre l’apoplexie méningée plus souvent chez les enfants que chez les adultes et chez les vieillards.
Elle est assez fréquente chez les aliénés.
L’hémorrhagie méningée résulte de la parturition produisant la mort apparente, de la congestion cérébrale produite par la colère, de l’insolation et de la phlébite des sinus de la dure-mère.
On observe quelquefois l’hémorrhagie méningée à la suite d’une chute sur la tête produisant la fracture du crâne, mais alors l’hémorrhagie a lieu entre la dure-mère et le crâne, et non pas dans la cavité de l’arachnoïde.
Au début de l’apoplexie méningée, le sang épanché en (pantité plus ou moins considérable est noir, difîluent, à peine coagulé ; mais peu à peu il forme des caillots qui se couvrent d’une membrane mince de nouvelle formation, et, avec le temps, il en peut résulter des kystes séreux énormes formant une véritable hydrocéphahe chronique.
Des convulsions et un peu de fièvre, avec ou sans vomissements, laissant après elles de la somnolence, du strabisme, de l’inappétence, de la contracture entremêlée de mouvements convulsifs toniques et chroniques, indiquent une hémorrhagie méningée.
L’hémorrhagie méningée est ordinairement mortelle; mais par exception les malades
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peuvent guérir, et, si ce sont des enfants, ils peuvent avoir une hydrocéphalie externe.
Thérapeutique. — Deux ou quatre sangsues am oreiUes chez les enfants ; des ventouses scarifiées ou une saignée du bras chez l’adulte; des applications froides sur le crâne, et enfla des purgatifs répétés sont les moyens à employer pour combattre l’hémorrhagie méningée.
Apoplexie nerveuse. L’apoplexie nerveuse n’existe pas, car ce n’est autre chose que la syncope. V. ce mot.
Apoplexie (lesnouveau*nés. Y. ASPHYXII DES NOUVEAU-NÉS.
Apoplexie placentaire (Cruveilhier). L’apoplexie placentaire est une hémorrhagie interstitielle dans le placenta résultant d’une altération des vaisseaux placentaires, de congestion utérine ou d’une contusion des parois du ventre.
On ne peut soupçonner l’apoplexie placentaire que par des signes de congestion utérine ou par la mort du fœtus que la lésion du placenta provoque, excepté dans les cas où l’épanchement limité se résorbe en partie, et forme des masses fibrineuses que l’on retrouve sur le placenta.
L’apoplexie placentaire peut être due à une oblitération du cordon par sa torsion sur luimême (Trélat), par des adhérences.
Thérapeutique. — L’avortement est la conséquence de la mort du fœtus par apoplexie placentaire. Le rôle du chirurgien est d’attendre,
APOPLEXIE PLLMOXAIIIE. Le sang qui sort de ses vaisseaux pour former des foyers sanguins ou des noyaux à' infiltration sanguine dans les poumons, constitue l’apoplexie pulmonaire (Laennec).
L’apoplexie pulmonaire est une maladie de tous les âges occasionnée par les rétrécissements de l’orifice auriculo-ventriculaire gauche, par les tubercules du poumon, et par les obstacles mécaniques à la circulation pulmonaire; par l’impulsion exagérée des contractions du ventricule droit hypertrophié, par la phléthore et par les nosohémies septiques de la variole, de la rougeole, de la scarlatine, de la morve, de l’angine maligne et du croup, de l’infectiou purulente, etc.
L’apoplexie pulmonaire déchire souvent le poumon pour y former des foyers de 50 'a 150 grammes de sang noir entourés de tissu pulmonaire dilacéré et infiltré de sang, en provoquant plus loin des noyaux plus ou moins volumineux d’infiltration sanguine.
Le sang épanché dans l’apoplexie pulmonaire peut être immédiatement rejeté en hémoptysie par les bronches, ou bien se décolorer, se dissocier et disparaître graduellement
Un foyer sanguin des poumons qui se vide par l’hémoptysie donne lieu à une caverne
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tapissée d’une fausse membrane, qui s’organise et sécrète du pus sanguinolent et infect en plus ou moins grande abondance.
Autour des foyers sanguins de l’apoplexie pulmonaire il y a toujours une zone circonscrite de pneumonie au deuxième et au troisième degré.
On a vu quelquefois la gangrène des parois du foyer sanguin compliquer l’apoplexie pulmonaire.
L’apoplexie par infiltration produit des noyaux d’engorgement, durs, résistants, noirs, privés d’air, allant au fond de l’eau, du volume d’un pois à celui d’une orange et en nombre plus ou moins considérable.
Le tissu pulmonaire infiltré de sang est dur, noir, granuleux par suite du sang coagulé dans les vésicules aériennes, et autour du noyau d’infiltration il y a une zone plus pâle d’hépatisation pulmonaire rouge ou grise.
L’apoplexie pulmonaire par infiltration est ordinairement suivie de la résorption du sang extravasé ou par la formation de tubercules crus.
L’apoplexie pulmonaire qui siège à la superficie des poumons, sous la plèvre, peut amener la rupture de cette séreuse et donner lieu à une hémorrhagie de la plèvre, mais cela est rare.
Un ou deux jours de dyspnée, de douleurs thoraciques, de toux sèche, de palpitation avec force du pouls et coloration rouge du visage et crachement de sang, indiquent une apoplexie pulmonaire.
L’apoplexie pulmonaire s’annonce souvent d’emblée par une toux fatiguante, sèche, suivie de l’expectoration de filets de sang ou d’une masse de sang noir, coagulé, quelquefois spumeux ou mêlé de pus et de caillots putréfiés.
L’expectoration du sang craché rouge, suivie au bout de quelques jours de crachats noirâtres, annonce la fin de l’apoplexie pulmonaire.
** La fétidité des crachats dans l’apoplexie pulmonaire est un signe très-fâcheux.
Quand vous verrez le sang d’un foyer d’apoplexie pulmonaire rejeté par les bronches et produire une vaste caverne, vous pouvez être assuré cpie la phthisie se produira.
Celui qui crache du ‘sang en abondance et qui offre dans un côté de la poitrine de la matité du souffle, du râle muqueux et souscrépitant, a une apoplexie pulmonaire de la périphérie du poumon, car clans les cas d’hémorrhagie centrale, l’auscultation n’annonce rien de semblable et ne révèle point le siège de la lésion.
Quand l’apoplexie puhnonaire est suivie de fièvre, de douleur de côté et d’expectoration rougeâtre, visqueuse et purulente, on peut être
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certain qu’elle est compUquée de pneumonie. Les petites apoplexies pulmonaires par infiltration, produites dans les fièvres graves et dans la résorption purulente, ne donnent lieu à aucun phénomène significatif, et ne peuvent être reconnues pendant la vie, car leurs symptômes sont ceux de la bronchite ordinaire.
Une forte apoplexie pulmonaire, dont le foyer s’ouvre dans les bronches, produit une asphyxie rapidement mortelle.
Quand une forte apoplexie pulmonaire s’ouvre dans la plèvre elle produit en quelc^ues instants une hémorrhagie mortelle.
La fièvre et la suppuration consécutives à l’apoplexie pulmonaire entraînent ordinairement la consomption et la mort.
Thérapeutique. — La saignée du bras est la meilleur moyen de combattre l’apoplexie pulmonaire, mais il faut ouvrir largement et plusieurs fois la veine, de manière à détourner l’effort hémorrhagique qui tend à se manifester sur le poumon.
Des sangsues doivent être appliquées à l’anus, à moins que le malade ne soit trop affaibli par les premières déplétions sanguines.
Des ventouses sèches au nombre de 40 ou 50 sur le tronc, la ventouse Junod sur les membres inférieurs, sont aussi très-utiles pour arrêter l’hémorrhagie.
Les malades doivent garder le repos dans la situation horizontale, ne pas parler haut, boire froid, et être placés dans un appartement frais et aéré.
Gomme boisson, il faut leur faire prendre de l’eau de groseilles et de la limonade, du jus de grenade ou de citron. Des juleps, avec vingt ou trente gouttes d’eau de Rabel, avec de l’extrait de ratanhia, 30 centigrammes, du tannin, 10 à 15 centigrammes, etc., doivent être également conseillés à ces malades.
Une fois les premiers accidents passés, quand il s’agit de hâter la résorption du sang infiltré ou épanché, le tartre stibié à 20 ou 25 centigrammes dans un julep peut être ordonné (Laennec). Ce médecin donnait aussi très-souvent des purgatifs en cette circonstance et surtout des purgatifs drastiques, tels que l’aloès, la gomme-gutte ou la scammonée. Ainsi faisait Sydenham. On peut donner encore la teinture de colchique à vingt ou trente gouttes dans une potion.
D’autres moyens ont encore été préconisés, l’ergot de seigle, à 1 gramme par jour, et l’ipécacuanha à dose nauséeuse, 5 centigrammes toutes les heures. Ge sont des moyens dont l’emploi ne me paraît pas suffisamment indiqué.
La diète est ici de rigueur, et il ne faut commencer à nourrir les malades que lorsque la fièvre consécutive aux premiers accidents commence à se calmer.
On peut donner encore l’eau de Brocchieri, de Pagliari, de Tisserant à la dose de six à dix cuillerées par jour, le perchlorure de fer, 10 à 20 gouttes, pour 150 grammes d’eau. L’extrait de cachou et de monesia, 2 à 4 grammes par jour. Le nitrate de^otasse, 3 à 4 grammes par jour dans l’eau sucrée ou avec du sirop de groseilles et de framboises.
Apoplexie séreuse. L’apoplexie séreuse est très-rare, mais elle s’observe particulièrement
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chez les goutteux et chez les rhumatisants dans la métastase de la goutte et du rhumatisme sur le cerveau. C’est la suffusion séreuse des méninges et des ventricules de l’encéphale donnant lieu à du délire, du coma et une sorte de paralysie générale.
Thérapeutique. — Une saignée du bras, des sangsues ou des ventouses scarifiées derrière les oreilles, et mieux encore, une application de la ventouse Junod, sur les deux membres inférieurs, peuvent guérir l’apoplexie séreuse.
APOZÈüiE. Décoction ou infusion de substances végétales dans laquelle on ajoute un médicament simple ou composé. Il y a Vapoz'eme blanc qui est la décoction blanche de Sydenham; Vapozeme vermifuge de racine de grenadier ; les apozèmes antiscorbutiques, purgatifs, antiictériques, etc. Ce sont des préparations trèsemployées.
AQEO-CAPSUUTE. V. IRIÏIS.
ARAMAAOIVA, (Proviiice d’Alaya, Espagne). Eau sulfureuse, 14°. En boisson contre •les maladies de peau. Saison du 1°’^ juin au 30 septembre.
ARCACHON. Station de bains de mer près de Bordeaux. Elle est entourée de sapinières dont on conseille le séjour aux phthisiques à cause des vapeurs de térébenthine qu’on y respire.
ARCHEIKA (Province de Murcie, Espagne).
Eau sulfureuse, 48°. Syphilis invétérée. Saison d’avril à juin et de septembre à octobre.
ARECHEVAEETA (Proviiice de Guipuscoa.
Espagne). Eau sulfureuse , 20°. Contre les maladies cutanées et la syphilis. En boisson et en bains. Saison de juin à septembre.
ARGENT. Métal qui sert à la fabrication des instruments de chirurgie , des fils à suture et des obturateurs. Les sels d’argent sont trèsemployés à l’intérieur contre l’épilepsie ou la paralysie générale l-P'Tl, et à l’extérieur comme caustique |+|.'
ARISTOLOCHES. Pfantes de la famille des aristolochiées, ayant la propriété de favoriser l’écoulement des lochies et des règles □. Leurs racines se donnent en poudre à la dose de 1 à 2 grammes. On emploie Varistoloche longue, V aristoloche ronde, Varistoloche clématite, Varistoloche crénelée , Varistoloche serpentaire (V. ce mot) , Varistoloche fétide, etc.