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ARHES A FEL.V. PLAIES PAR ARMES A FEU

ARROISE. Plante de la famille des synanthérées, très-aromatique et amère, dont on em-

loie les fleurs comme emménagogues et anti-

ystériques, et les racines contre la chorée ou l’épilepsie Les fleurs se donnent en poudre, à la dose de 2 à 4 grammes ; en extrait, de 1 à 2 grammes; en infusion, 10 grammes par litre d’eau bouillante; en sirop, 20 à 60 grammes;

A RTE

en vin, 30 à 60 grammes. On emploie l’amoûç vulgaire, V armoise absinthe, V armoise estrrt, gon , V armoise contra, qui constitue le semenconty^a employé comme vermifuge chez les enfants rm.

ARATCA, ou Tabac des montagnes, parce que son odeur provoque l’éternument.

C’est une plante de la famille des synanthérées. Elle est stimulante et fébrifuge, ’a ce point que Stoll l’appelait le quinquina des -pauvres l+j. On l’emploie en infusion, 4 grammes par litre d’eau, contre les coups à la tête, contre la goutte, contre le rhumatisme et les paralysies essentielles.

Sa racine a été conseillée contre la résorption purulente □. Elle s’administre en poudre, 25 à 50 cent. ; en infusion, 5 grammes par litre; en teinture, 1 à 2 grammes.

ARROW-ROOT. Fécule retirée du rhizome du maranta, appartenant à la famille des amomées.

On l’emploie comme aliment très-léger chez les enfants à la mamelle qui commencent à manger, et elle est très-utile chez les individus atteints d’entérite aiguë ou chronique. On en fait des potages à l’eau, au bouillon et au lait, une cuillerée à café par tasse de véhicule

ARSÉKIATES. Sels résultant de la combinaison de l’acide arsénique avec une base..

On emploie : Varséniate d’ammoniaque, 2 à 5 milligrammes en potion contre les dartres □ ; Varséniate de fer insoluble, 2 à 10 milligr. contre le cancer et les dartres □ ; Varsénwie de potasse, 10 à 15 milligr. contre les dartres FR; Varséniate de gramme contre les fièvres □; Varséniate de sow6?e en potion ou dans du sirop, à 10 et 20 milligr. par jour contre les fièvres rebelles [+], contre le psoriasis, l’impétigo et l’eczéma [+3, contre les flux chroniques! contre la chlorose et l’atonie générale [+], contre les scrofulides superficielles et les humeurs froides |-h •<-! ; enfin, dans la phthisie □, Varséniate d’ammoniaque aux mêmes doses, de la même façon et dans les mêmes maladies.

ARSEATC. Métal peu employé à l’état naturel. Il ne sert que pour détruire les mouches; lorsque, mis en poudre, il est mis dans l’eau et placé sur des assiettes, c’est la poudre aux mouches f+l.

ARSÉAITES. Sels résultant de la combinaison de l’acide arsénieux avec une base. L’arsénite de potasse est seul employé en médecine, et fait la base de la liqueur de Fowler employée contre les fièvres rebelles, 5 à 10 gouttes par jour dans un verre d’eau sucrée [+l.

ARTElJO (Province de la Corogne, Espagne). Eau saline, 30°. Affections cutanées. Saison de juillet à septembre.

ÀRTE

ARTÈRES (Incrustation calcaire des, improprement appelée ossification). Les incmstatioDs calcaires des vaisseaux sont des lésions de nutrition, débutant par des taches sons l’épithélium ou dans l’épaisseur de l’épithélium ; elles sont constituées par des granulations graisseuses, au milieu desquelles on observe souvent des cristaux de cholestérine ou d’acide margarique, et, plus tard, il s’y dépose des sels de phosphate et de carbonate de chaux (Virchow et Robin).

Lorsqu’on trouve des ostéoplastes dans les plaques incrustées des artères, elles sont dans la membrane celluleuse.

Les petites artères résistent plus que les grosses à la transformation calcaire, car il n’y a dans les capillaires que des infiltrations graisseuses.

Les artères incrustées s’ulcèrent aisément, perdent leur élasticité et entraînent un trouble de circulation caractérisé par des pulsations cardiaques plus énergiques , et consécutivement des ruptures suivies de la production d’hémorrhagies, d’apoplexie, d’embolies et d’anévrysmes.

Bien que les incrustations des artères se développent ordinairement sous l’influence de la vieillesse, elles tiennent quelquefois chez les adultes aux diathèses goutteuses et rhumatismales, et peut-être à l’inflammation.

Un cordon dur, battant faiblement à la place où l’on sait qu’est une artère, indicpie l’ossification du vaisseau (Danner).

Quand on examine les pulsations de l’artère ossifiée avec le sphygmographe on voit que le tracé sphygmographique du pouls reproduit le tracé de la contraction ventriculaire, ce qui constitue une différence absolue avec le tracé sphygmographique d’une artère saine. Ce changement montre que les artères ont perdu leur élasticité.

Fig. 30. — Modification du pouls par l’altération sénile des artères.

Thérapeutique. — Aucun traitement n’agit contre rincrustation calcaire des vaisseaux, seulement pour éviter les accidents qu’occasionne cette dégénérescence, il faut combattre la diathèse qu’on peut soupçonner comme pouvant en être la cause. Les vieillards devront se soumettre à la sobriété qui est la principale condition de leur santé.

Artères (PLAIES DES).

Plaies non pénétrantes, üue artère dénudée dans une plaie récente, ou à la suite d’un phlegmon n’exige aucun traitement spécial, mais si l’artère est volumineuse, une ligature

d’attente non serrée pourra être placée dans la prévision d’une hémorrhagie secondaire.

Les lésions de la tunique externe des artères guérissent seules.

Les tuniques moyennes et externes divisées peuvent se cicatriser sans qu’il y ait hémorrhagie consécutive ni anévrysme, mais il arrive aussi que la section du vaisseau se complète, et l’on a dès lors à appüquer les modifications du traitement exigées par les plaies pénétrantes.

Plaies pénétrantes. 1® Par instrument piquant.

Une plaie produite par une piqûre n’occasionne souvent aucun accident, car un caillot sanguin et un épanchement de lymphe plastique bouchent l’ouverture du vaisseau. Parfois une altération inflammatoire se développe autour de la piqûre et il y a hémorrhagie consécutive ou anévrysme diffus. Le même traitement que pour les coupures devra être appliqué si l’on redoutait cette éventualité.

2“ Par instrument coupant.

En raison de leur élasticité les artères se rétractent après une section complète ou incomplète, Dans la section incomplète l’écartement transforme une plaie linéaire en une ouverture ovale. Le sang s’épanche alors dans le tissu cellulaire, s’y amasse et s’y coagule jusqu’à ce que la pression des tissus et du caillot ou la compression chirurgicale fassent équilibre à la tension du sang dans les artères.

Lorsque la section est complète, il y a immédiatement un épanchement de sang abondant, un peu lent à se coaguler, puis les deux bouts du vaisseau se rétractent; lorsque ce retrait a lieu il apporte un obstacle à une hémorrhagie nouvelle, un caillot conique se forme dans le bout supérieur de l’artère (J. L. Petit) ; au niveau de la plaie du vaisseau il est plus large. Un caillot beaucoup plus petit existe dans le bout inférieur.

Un vaisseau ouvert ou divisé largement donne une double hémorrhagie primitive, une par le bout supérieur, une par le bout inférieur; la première en forme de jet, la seconde en nappe ; celle-ci n’a lieu par jet que consécutivement quand les collatérales ont rétabli la circulation entre les deux portions du vaisseau.

Un travail réparateur se forme au niveau des plaies artérielles ; le caillot environné dans de la lymphe oblitère la plaie et finit par se résorber, mais comme c’est la tunique celluleuse seule qui se répare, et que la tunique élastique manque au niveau de la cicatrice, un anévrysme devient inévitable.

Lorsque le vaisseau a été divisé en entier, c’est autour de l’épanchement de sang que le travail plastique s’exécute, et alors c’est le foyer hémorrhagique qui devient l’anévrysme.

Les plaies des artères donnent donc lieu à la

ilO ARTE

formation d’épanchements sanguins désignés sous le nom d’anévrysme traumatique. V. ce moL

L’écoulement de sang rouge, par saccades isochrones aux battements du cœur, la formation d’une tumeur présentant des pulsations et une fausse fluctuation, ou même une fluctuation franche, indiquent une plaie d’artère.

On diagnostiquera une plaie artérielle souscutanée par l’anévrysme faux primitif. Dans une plaie, l’écoulement du sang, l’inspection de la plaie font reconnaître la lésion artérielle.

Thérapeutique. — S’il n’y a pas de plaie extérieure largement ouverte qui permette de voir le vaisseau divisé, on aura recours à la compression, au niveau de l’artère malade, des plaques d’amadou recouvertes d’une compresse de linge seront appliquées et maintenues par une bande serrée sur le membre, la bande enveloppera toute la pai’tie depids l’extrémité jusqu’à la racine. La compression peut être faite dans la plaie ou sur la plaie avec des bourdonnets de charpie ou avec les doigts, que l’on laissera en place plus ou moins longtemps, suivant le volume de l’artère blessée. La compression avec les bandes, la charpie et l’amadou seront placés dès que l’écoulement du sang sera arrêté par la compression digitale. Pour les petites artères du cuir chevelu cette pratique est excellente.

La compression, sur un plan osseux, à l’aide des doigts, du vaisseau principal qui donne naissance à l’artère blessée, a pour résultat de faciliter la formation du caillot obturateur ; vingt-quatre heures de compression digitale suffisent pour permettre l’oblitération de l’artère.

Les compresseurs mécaniques, avec les compresseurs de J. L. Petit et autres, sont moins avantageux que la compression digitale, ils sont susceptibles de se déranger. Ils constituent néanmoins une trèsgrande ressource pour ceux qui n’ont pas un nombre suffisant d'aides pour faire exécuter la compression digitale.

Toutes les fois qu’une artère est ouverte ou divisée dans une plaie, il convient de fermer le vaisseau par une ligature, pour permettre l’oblitération par un caillot sanguin, et plus tard par une véritable cicatrice.

Les artères seront liées dans la plaie avec un fil de lin ou de soie rond, d’un volume variable suivant le vaisseau, mais ne dépassant pas 1 millimètre de diamètre.

Le chirurgien saisit le vaisseau avec une pince à artère, à pression, incline la pince de manière que celle-ci soit presque parallèle à la plaie, l’aide passe le fil au-dessous de la pince et lie avec facilité; si cette manœuvre est impossible, le chirurgien saisira l’artère avec une pince à mors coniques, sur lesquels ce fil ghssera et ira embrasser sûfement l’artère.

Le fil sera serré avec force sur l’artère sans aucun intermédiaire, les artères ossifiées seules pourraient réclamer l’interposition d’une plaque à ligature temporaire en bois ou en acier.

S’il est nécessaire de débrider, il ne faut pas hésiter : d’vme part, la ligature est singulièrement facilitée, de l’autre, la plaie régularisée retiendra moins aisément le pus.

Dans une plaie anfractueuse où l’on ne peut pas débrider largement, on liera l’artère avec un tenaculum ;

cet instrument sera engagé sous l’artère, et un fil sera serré par un aide à mesure que l’on retirera le tenaculum.

Un presse-artère (petite pince à pression continue), une aiguille engagée dans le vaisseau, et autour de laquelle un fil est passé (ligature temporaire de Velpeau, acupressure de Simpson), fermeront le vabseau, et seront retirés au bout d’un jour ou de deux. Ces moyens ne sont pas plus avantageux que la compression de l’artère dans la plaie. Voici les procédés : on engage une aiguille enfilée d’un fil assez long qui traverse le vaisseau, une anse de fil est passée autour de l’aiguille comme dans la suture entortillée. On fait un ou plusieurs 8 de chifire, et on laisse pendre au dehors de la plaie le fil qui a servi à former le 8 de chiffre, et le fil de l’aiguille engagée sous l’artère. Ce dernier sert à retirer l’aiguille au bout de vingt-quatre ou trente-six heures, après que l’on suppose le caillot formé (Simpson).

Lorsque les vaisseaux blessés ne seront pas d’un très-gros calibre, on tordra les bouts divisés, ou l’artère entière, au point où siégera la solution de continuité.

S’il s’agit d’une artère un peu grosse, et qui est facilement accessible, on la saisit avec une pince à pression continue à coulisse, puis elle est un peu attirée de façon à pouvoir la saisir plus haut avec une autre pince. Gela fait, la première pince est tournée, sur son axe, de huit à dix fois, puis le vaisseau est abandonné à lui-même. La tunique celluleuse restée intacte est enroulée en spirale, les tuniques interne et moyenne rompues se sont rétractées et ont resserré l’orifice de section, et le vaisseau est définitivement bouché.

Lorsque les artères sont très-petites, trois ou quatre tours suffisent à produii’e l’oblitération; mais ce n’est pas l’enroulement seul qui est le moyen préservatif de l’hémorrhagie, le broiement des parois du vaisseau, et une sorte d’arrachement eu rendant la plaie du vaisseau complète, favorisent le retrait des tuniques élastiques, leur rapprochement, et enfin, l’oblitération de l’artère.

Pour arrêter une hémorrhagie suite d’une plaie d’artère d’un petit volume dans le périoste, et dans la substance osseuse, on emploiera : la cautérisation avec un fer rougi à blanc, on appliquera aussi, avec avantage, une petite plaque de pâte au chlorure de zinc, qui sera laissée une heure en place, ou bien encore, un tampon de charpie humecté de perchlorure de fer au 30®; lorsque l’on use de cet hémostatique, il faut avoir soin d’exprimer le liquide du tampon afin de ne point intéresser les parties voisines dù vaisseau par la cautérisation qui résulte de l’action du perchlorure de fer (Nélaton). Enfin, ou pourra appliquer simplement des bourdonnets de charpie enduits de colophane, ou même des bourdonnets de charpie pressés les uns contre les autres, par-dessus lesquels un bandage compressif sera placé.

La glace et le fer rouge pourront être employés dans les régions comme la bouche, où l’action chirurgicale est difficile et où les caustiques ne sauraient être sans danger.

Les styptiques qui sont peut-être utiles dans les hémorrhagies capillaires ne sont pas sérieusement utiles dans les plaies des artères.

Dans le cours de la cicatrisation d’une plaie artérielle pour laquelle la ligature des bouts divisés, oa

ia compression avec la cautérisation ou les causti- ’ ques ont été tentées, s’il survient une hémorrhagie en nappe, on aura recours à la compression sur la plaie ou dans le voisinage. La ligature du vaisseau dans la plaie après déhridement ou non, suivant que l'artère sera plus ou moins cachée au chirurgien, convient, que le sang sorte par jet, qu’il y ait épanchement sanguin, ou anévTysme traumatique faux con-: sécutif; même dans une plaie en suppuration, ce moyen hémostatique réussit très-hien (Gourtin et Xélaton).

La ligature du vaisseau générateur de l’artère ouverte ne doit pas être faite à moins qu’il soit impossible d’arrêter autrement l’hémorrhagie ; le rétablissement d’une circulation collatérale reproduit souvent l’hémorrhagie.

La compression digitale, sur l’artère principale des membres, n’offre pas un avantage évident contre les hémorrhagies secondaires des plaies artérielles.

En règle générale, toutes les fois qu’une hémorrhagie consécutive a lieu après une plaie artérielle,

Ü faut d’abord comprimer. Si ce moyen échoue, n’hésitèz pas à désunir les plaies et à débrider même, pour aller lier l’artère.

ârlères (PLAIES PAR ARRACHEMENT). Dans l’arrachement complet d’un membre avec plaie, ou dans les efforts exagérés pour réduire des luxations où il y a déchirure sans plaie extérieure, les artères sont extrêmement tiraillées, les tuniques moyenne et interne se rompent irrégulièrement, puis la cicatrisation se fait aux dépens de la tunique celluleuse conservée, qui sert de point d’appui solide pour le caillot obturateur.

Thérapeutique. — Ces plaies ne sont pas graves, et n’exigent même pas une ligature. Cependant, s’il se manifestait une hémori’hagie consécutive ou un anévrysme traumatique consécutif, U faudrait lier l’artère dans la plaie ou lier par la méthode dite ancienne, c’est-à-dire l’ouverture du sac et la ligature des deux bouts de l’artère divisée.

Artères (CONTUSION DES). La COntUSion des artères diminue la force d’impulsion du sang en produisant la paralysie de ces vaisseaux.

Les artères qui sont réellement susceptibles d’être contusionnées sont celles qui reposent sur un plan solide. Un corps contondant qui agit sur elles, coupe les tuniques moyenne et interne, sans produire d’ hémorrhagie quand la force a été plus puissante, le vaisseau peut être divisé entièrement et s’il s’agit d’un gros vaisseau, une hémorrhagie mortelle en est la conséquence.

Après une contusion d’un vaisseau par une balle, une hémorrhagie consécutive est la règle, et elle se produit au moment où tombe l’eschare formée au point de l’artère contusionné par la balle.

La contusion d’une artère entraîne un épanchement dans ses parois, quelquefois l’oblitération (Erichsen). Il en peut résulter des embolies artérielles^

Thérapeutique. — Quand une région est le siège d’une plaie d’arme à feu, si les artères sont à déconvert, une ligatm’e d’attente sera placée, le membre sera tenu au repos, des cataplasmes recouvriront la plaie.

Lorsqu’une hémorrhagie consécutive a lieu, il faut avoir recours à la compression, pnis à la ligature de l’aidère après déhridement de la plaie s’il est nécessaire. Les hémostatiques ■ ont moins d’avantages que ces manœuvres chirurgicales.

Artères (CONTUSION SOUS-CUTANÉE DES) (Dupuytren, Erichsen). Asphyxie des membres.

Les artères contusionnées peuvent s’oblitérer par un caillot, sans artérite ; elles peuvent être compliquées d’artérite, devenir le siège d’un rétrécissement artériel, d’une dilatation ou d’un anévrysme.

On reconnaît la contusion des artères et la coagulation du sang qui en résulte, à la disparition des battements artériels et à un refroidissement du membre; la sensibilité est plus ou moins obtuse, il n’y a pas de fièvre, pas de douleurs comme dans l’artérite, mais il reste quelquefois après ces lésions des engourdissements et de la faiblesse musculaire.

Thérapeutique. — On appliquera sur les points contusionnés un pansement à l’eau froide , l’irrigation continue est d’un bon usage. Cependant, si les malades ne la supportaient pas, on appliquerait des cataplasmes ; les membres seront tenus dans l’élévation; si les mouvements restaient lents, on pourrait plus tard électriser les muscles avec un courant d’induction faible.

Artères (RÉTRÉCISSEMENT DES) . Après UUC inflammation, après l’arrêt d’une embolie dans un vaisseau, ou après la guérison d’un anévrysme, un rétrécissement artériel peut se produire, soit par suite d’adhérences à l’aide des fausses membranes organisées, soit par suite de la formation d’un caillot. On ne peut diagnostiquer le rétrécissement artériel que par la diminution des battements de l’aitère au-dessous du rétrécissement; mais bientôt le retour de la circulation collatérale les fait reparaître. V. Gangrène.

Thérapeutique. — Il n’y a rien à tenter contre le rétrécissement d’une artère, des membres ou de l’aorte. Il y a des exemples d’obhtération de ce vaisseau où la lésion ne s’est révélée par aucun trouble autre que des palpitations et des douleurs dans les extrémités supérieures.

ARTÉRIOTOMIE. Daiis- certains cas d’hémorrhagie cérébrale, pour obtenir une émission sanguine alors qu’on ne peut plus compter sur la force de la circulation veineuse, l’artériotomie peut être faite avec avantage (les anciens et Antyllus, en particulier, y avaient recours). L’artère temporale superficielle est I dans de bonnes conditions pom* la pratique de I cette saignée, car elle donne du sang en assez

grande abondance, et la plaie artérielle est facile

à guérir.

Thérapeutique. — Pour faire l’aiiériotomie de la temporale on sectionnera complètement le vaisseau d'un coup de lancette, et lorsque l’on voudra arrêter le sang, ime petite compresse triangulaire sera appliquée sur chaque bout de l’artère. A l’aide d’un bandage en fronde on exercera une forte compression qui sera rigoureusement surveillée pendant trois jours.

S’il survenait un petit anévrysme faux consécutif, le traitement des anévrysmes des petites artères serait appliqué; la compression, l’acupimcture, et mieux, les injections de percblorure de fer (Pravaz), suffiraient à la guérison.

ARTÉRITE. Les artères contenant des vaisseaux dans leurs parois peuvent être le siège d’inflammation aiguë ou chronique, caractérisée par le ramollissement de la tunique moyenne, l’injection de la tunique externe et à l’intérieur par l’altération de l’épithélium avec coagulation du sang au niveau de la partie enflammée.

L’inflammation des artères ou artérite donne rarement lieu à la formation de pus dans la tunique moyenne, plus souvent elle engendre des produits pseudo-membraneux ou l’épaississement des parois de l’artère.

L’artérite amène souvent la gangrène des parties auxquelles l’artère malade se distribue.

Que l’inflammation siège dans la tunique celluleuse et la tunique moyenne, ou qu’il y ait une coagulation dans le vaisseau, les mouvements de la région sont pénibles, on sent au niveau de l’artère malade un cordon dur, douloureux, battant avec violence, et il y a de la fièvre plus ou moins vive.

Dans l’artérite une inflammation survient quelquefois autour de l’artère et il s’y forme des abcès.

Lorsqu’un gros vaisseau est oblitéré par un caillot, la température des parties où se rendent les branches de r.artère s’abaisse, et la gangrène est imminente.

L’infection purulente se montre quelquefois dans le cours de l’artérite.

*,i,* L’embolie d’une artère ne sera pas confondue avec une artérite parce que dans les embolies il y a auparavant une affection du cœur et que la douleur et la tuméfaction du vaisseau viennent subitement. Y, Aortite.

Thérapeutique. — Si, à la suite d’une amputation, de la bgature d’un vaisseau, d’ime contusion, ou de l’existence d’un caillot migrateur amené par le sang dans une artère, il y a une artérite, on aura recours à un traitement antiphlogistique, une ou plusieurs saignées de 400 grammes seront faites jusqu’à ce que les battements aient perdu de leur force ; quinze sangsues seront appbquées sur le trajet de l’artère ; des cataplasmes de farine de lin arrosés de laudanun recouvriront les parties malades. Le malade sera tenu à la diète, et boii’a de la tisane de limonade ou toute autre tisane délayante.

S’il sc forme un abcès on l’ouvrira de bonne

ARTH

heure, si les accidents inflammatoires s'amendent, et s’il y a du refroidissemet, le membre sera tenn chaudement. Pour les artérites des petites artères, le bain d’oxygène (M. Raynaud et Laugier) sera appliqué.

Un flacon producteur d’oxygène (matras chaulé contenant du chlorate de potasse et du peroxyde de manganèse) versera le gaz dans une ampoule de caoutchouc, dans laquelle le membre est enfermé pendant deux heures. Ce traitement sera fait chaque jour. V. Gangrène spontanée des extrémités.

ARTHRITES. Les arthrites sont des maladies dues à la phlegmasie des articulations. U y en a un grand nondire. Elles diffèrent par leur intensité autant que par leur origine. Ainsi, il ^ âV arthrite subaiguë , V arthrite traumatique, V arthrite aiguë , l'arthrite chronique,

\ arthrite hlennorrhagique, l'arthrite rhuma- .tismale, etc.

La douleur et le gonflement d’une articulation sont, en général, les symptômes de l’arthrite.

La rougeur de la synoviale, l’hydropisie, la sécheresse ou la suppuration de cette séreuse, l’usure des cartilages, l’altération des os, l’hypertrophie des ligaments et l’ankylose sont les lésions qu’on observe à différents degrés dans toutes les arthrites.

I. Arthrite snhaiguë. Une contusiou articulaire, une entorse et une fracture voisine d’une articulation donnent souvent lieu à un épanchement de sang plus ou moins abondant dans les articulations, d’où résulte une sorte d’inflammation incomplète qui reste à l’état subaigu.

Dans les arthrites subaiguës la synoviale sécrète une quantité anormale de sérosité constituant la pseudo-hydarlhrose, et ce peut être le point de départ d’une arthrite aiguë ou chronique franche.

Les articulations atteintes de phlegmasie subaiguë sont gonflées, douloureuses, les mouvements sont pénibles, la peau est quelquefois légèrement rouge, et les douleurs à la pression sont, dans certains cas, très-marquées.

Thérapeutique. — Contre cette arthrite ébauchée ou emploiera les compresses résolutives d’eau blanche et d’eau-de-vie camphée, parties égales. Si le mal résiste, on comprimera. Enfin, si l’épanchement reste stationnaire,un vésicatoire d’abord, puis après une compression méthodique avec une bande roulée, seront employés.

Si les douleurs étaient très-vives et s’il y avait des symptômes plus accusés de l’arthrite aiguë, on appliquerait le traitement qui convient à celle-ci. V. Ak-

THRITE AIGUE.

On pourra, dès les premiers jours, ponctionner avec la lancette aux points les plus saillants de h tuméfaction articulaire, c’est-à-dire là où il y a le moins de parties molles à traverser. On évacuera le liquide et l’on fermera la plaie avec du taffetas d’Angleterre. On appliquera des compresses résolutives sur l’articulation et l’on comprimera; dans trois

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