SPER
défécation, ou à la fin de l’émission des urines, caractérisent la spermatorrhée.
*.j,* L’émission involontaire et fréquente de la semence sans aucun attouchement est le caractère de la spermatorrhée, et il ne faut pas appeler de ce nom les rares pollutions nocturnes observées chez les hommes qui vivent loin du commerce des femmes, ou l’évacuation de quelques gouttes de sperme après la défécation chez des hommes constipés.
* La spermatorrhée débute par des pollutions nocturnes et diurnes, sans plaisir, souvent sans érections, et elle arrive à être un écoulement de sperme avec l’urine ou seulement à la fin de la miction .
Dans la spermatorrhée, si les urines renferment quelquefois du sperme, lui donnant l’odeur fade caractéristique et la propriété de mousser comme du savon quand on la frotte sous les doigts, ordinairement elle n’a qu’un dépôt peu apparent où l’on découvre quelques spermatozoaires au moyen du microscope.
Il ne faut pas confondre les urines rendues blanchâtres, lactescentes, par l’urate de soude et le phosphate ammoniaco-magnésieii dans leur état amorphe, avec la spermatorrhée, car, si rapparencè est la même, le microscope montre dans le premier cas un dépôt granuleux soluble dans l’acide acétique, tandis que dans le second il permet d’y découvrir des sper^ matozoaires.
La spermatorrhée entraîne l’infécondité et l’impuissance.
Dans la spermatorrhée il y a souvent de la dyspepsie, de ramaigrissenient, de f anémie, de la faiblesse, et plus tard des étourdissements, de la céphalalgie, des vertiges, de l’insomnie, la perte de là mémoire, dès idées tristes, de l’hypochondrie jusqu’au moment où la folie et le suicide viennent terminer le mal.
La folie et la dyspepsie sont les causes ordinaires de la mort dans la spermatorrhée.
C’est une erreur de croire la spermatorrhée incurable, et, si elle peut se prolonger plusieurs années, elle guérit lorsqu’elle dépend de causes locales qu’il appartient au médecin de découvrir et de faire disparaître.
Ou voit souvent la spermatorrhée produite par la longueur et l’étroitesse du prépuce. En effet, cette malformation donne lieu à l’accumulation de la matière sébacée autour du gland et amène l’excitation réflexe des organes génitaux, d’où l’ésulte l’écoulement involontaire du sperme.
%* Lès affections dartreuses du prépuce ou de l’anus, les hémorrhoïdes, les vers intestinaux, la constipation, l’hypertrophie de la prostate, qui amènent la congestion du rectum et des organes génitaux, sont souvent la cause de pertes séminales involontaires.