V. ce mot
SPEÉiN^ALGiE. Névralgie de la rate, ütat très-difficile à constater, qui n’est qu’une spïénite chronique, s’il y a augmentation de volume de l’organe, et une névralgie intercostale si l’organe garde ses dimensions normales. V. Rate.
spEÉxiTE. V. Rate (Maladies de la).
SPORADIQEE. Nom donné aux maladies qui se développent accidentellement sur un ou plusieurs individus, par opposition aux maladies dites épidémiques, frappant un grand nombre de personnes à la fois, et endémiques lorsqu’elles sont inhérentes à une localité.
SFUME, SPCREIJX. Cracha ts blanchâtres, mousseux, aérés, qui sont rejetés dans la bronchite aiguë, dans la bronchite capillaire, dans l’asthme et dans la bronchorrhée.
136/1 STAP
SQL'AMEîi. Écailles épidermiques se produisant à la surface de la peau dans le pityriasis (V. ce mot), et dans le psoinasis (V. ce mot). V. Dartre, Peau (Maladies de la).
SQlJ ARREUX. Nom donné à une variété de favus ou teigne faveuse, dans laquelle les godets forment de larges plaques sur le cuir chevelu. V. Teigne.
SQUIAE. Racine d’un arbre du Japon , appartenant à la famille des asparaginées et ré¬
putée sudorifique. On l’administre en décoction à la dose de 30 à 60 grammes par litre d’eau FR.
SQUIRRHEUX. Qui tient du squirrhe.
STACHYS. Plante de la famille des labiées, employée comme vulnéraire, emménagogue et fébrifuge FR.
STACHELBERG (Suisse). Eau sulfureuse sodique froide, administrée en boisson et en bains contre les rhumatismes, les engorgements articulaires et les anciennes maladies de la peau Œl
STADE. Période constitutive d’un accès de fièvre intermittente, composé d’un stade de froid, de chaleur et de sueur.
STAPHISAIGBE f Berbe AUX POUx). Plante de la famille des renonculacées, dont les semences amères et âcres, réduites en poudre et mises en pommade (6 grammes sur 30 grammes d’axoï^e), détruisent rapidement les poux.
STAP
STAPHYLO.RES. Les staplivlômes, c’est-àdire les dilatations ou ectasies des membranes d’enveloppe de l’œil (la sclérotique ou la cornée), sont des lésions consécutives aux altérations inflammatoires ou aux plaies de ces membranes (V. SCLÉRO-CHOROÏDITES). Les membranes distendues par les humeurs de l’œil forment des tumeurs qui tendent sans cesse h s’accroître.
Stapliyiôme de la cornée, IStapliylônie
peilueJdc. Il y a deux espèces de staphylômes de la cornée, le kérato-connus ou cornée conique le staphylôrne consécutif.
1° Cornée conique. — La cornée conique est une disposition de la cornée dont l’origine n’a pu encore être précisée ; c’est une lésion de la cornée analogue au ramollissement des autres organes.
La conicilé de la cornée se reconnaît en regardant les malades par le côté pour voir le profd du globe oculaire.
Dans la cornée conique, les malades sont ordinairement myopes et ils distinguent mal même avec les lunettes de myopie. Il y a cependant des malades qui voient très-bien avec déformation.
La cornée conique est un mal incurable.
Thérapeutique. — Lorsque la conicité de la cornée commence il n’y a pas de remèdes externes, pas de collyre qui puisse arrêter le mal. Cependant on -a vanté les applications quotidiennes de fiel de bœuf. La paracentèse de la cornée est un moyen palliatif.
On retire quelques bons effets de l’iridectomie, Bowman, constatant que les malades voient bien àtravers la fente étroite de la lunette sténopéique, a proposé de substituer à l’iridectomie le déplacement de la pupille qui, devenue linéaire, reste plus propre à la vision. On a enlevé le cristallin pour faire cesser la myopie excessive, mais tous ces traitements sont impuissants et l’œil finit par se vider et s’atrophier, quand la conicité de la cornée augmente sans cesse.
Il n’y a rien à faire si les malades voient et peuvent lire sans lunettes.
2“ Staphylôrne consécutif de la cornée. — Le staphylôrne consécutif de la cornée est dû à des ulcérations delà cornée, à des kératites vasculaires superficielles qui ont ramolli la cornée, et, dans ces cas, presque toujours la sclérotique participe à l’ectasie.
Le staphylôrne consécutif peut être une conséquence d’une plaie de la cornée qui s’est transformée en tissu cicatriciel, et qui adhère plus ou moins à l’iris ; il est quelquefois aussi le résultat d’une augmentation de pression intra oculaire.
*** Les staphylômes consécutifs ont des formes variables, ils sont à un seul ou plusieurs lobes. Lorsqu’ils sont dus à une lésion de la cornée dont le tissu est peu altéré , ils sont transparents. Ils sont blanchâtres ou bleuâtres
STAP
lorsque la cornée est transformée eu tissu cicatriciel. Les staphylômes de la cornée renferment de l’humeur aqueuse, des exsudais plasti-
Fi|. 535. — Couche épithéliale d’un staphylôme de la cornée. — A, A. Parois cellulaires. — B, B. Noyaux.
ques, du pigment; l’iris et quelquefois le cristallin opaque ou transparent : lorsque toute la cornée n’est pas dilatée, c’est-à-dire lorsqu’il y a staphylôme partiel il y a une saillie conique, quelquefois étranglée à la hase, dans ces cas l’iris seul est dans le staphylôme.
Lorsque la cornée est encore un peu transparente on reconnaît avec l’ophthalmoscope qu’il existe à l’intérieur et au fond de l’œil une choroïdite, une excavation delà papille, de l’atrophie^de la rétine, ou enfin des opacités du cristallin.
Il est rare que les staphylômes de la cornée restent stationnaires. Souvent la tumeur se rompt, se vide, se flétrit, une fistule persiste pendant un certain temps, puis se referme, et le staphylôme reparaît.
Quelquefois la cornée se sphacèle en partie et l’iris distendu oblitère la perte de substance, mais un nouveau staphylôme se produit et c’est l’iris qui eu forme l’enveloppe. On appelle ce staphylôme staphylôme rameux.
Thérapeutique. — Au début des staphylômes consécutifs à des ulcérations de la cornée, alors qu’il n’y a qu’une hernie de l’iris prononcée, les ponctions de la cornée, la compression de l’œil (V; Kératite) sont quelquefois suffisantes.
Dans les staphylômes plus étendus l’iridectomie faite largement peut être utile ; si elle n’arrête pas les staphylômes, elle amène l’atrophie de l'œil. — Puis on fera usage du bandeau compressif continu et du collyre.
Eau distillée . 30 grammes.
Borax. . 10 centigrammes.
On a conseillé les lotions de la tumeur avec le fiel de bœuf (Hôp. allemands).
Le staphylôme de l’iris qui a un grand volume, alors que la vision est perdue, nécessite le débridement de Vceil, soit Vexcision d'une portion de la tumeur (Celse), soit V incision. — Pour cela jm traverse le staphylôme avec le couteau à cataracte, dont le dos est tourné du côté de l’œil, et l’on sectiomie, on extrait le cristallin avec une curette, on fait même sortir l’humeur vitrée. Pour prévenir l’inflammation on sectionne en même temps une portion de l’iris, on lave bien l’œil et l’on applique un bandage compressif.
STAP 1365
On peut passer cinq aiguilles courbes enfilées de fils de soie qui passent à travers la sclérotique saine, en arrière du staphylôme, puis on excise le staphylôme en empiétant sur la sclérotique saine ; lorsque la section est faite on réunit (Critchett). — Pour pratiquer cette opération les paupières doivent être écartées avec les élévateurs et le malade est chloroformisé couché.
Le pansement après la section ou l’ablation d’un staphylôme est le suivant : on recouvre l’œil d’un morceau de linge fin et de charpie et l’on comprime par dessus avec un ruban de fil passant eu sautoir au devant de l’œil.
Les complications de ces opérations sont un phlegmon de l’œil ou ophthalmite. On aura recours, si cette complication se présente, aux sangsues sur les tempes, au calomel, à dose fractionnée, 1 centigramme toutes les heures ; puis s’il y avait des douleurs lancinantes dans l’œil ou débriderait largement l’organe.
Dans le cas où le staphylôme s’étend très-loin, on pourra enlever l’œil par le procédé de BoUnet, on incise circulairement autour de la cornée. On coupe les expansions aponévrotiques des muscles de l’œil, 011 attire le globe avec une pince à griffes, et l’on va sectionner le nerf optique avec des ciseaux courbes.
Cette opération devrait être .faite, s’il y avait récidive, après l’incision et l’excision du staphylôme, et si une ophthalmie sympathique sedéclaraitsürl’autre œil; en général il ne faut pas enlever l’œil d’emblée, parce que le moignon fourni par un œil atrophié est plus commode que le moignon formé par les seuls muscles, pour l’application d’un oeil artificiel.
C’est quinze à vingt-cinq jours après les opérations du staphylôme qu’on placera un œil artificiel.
Staphylôme congénital de la sclérotique. Le staphylôme postérieur est une conséquence d’une scléro-choroïdite postérieure (V. ce mot), mais il peut aussi être dû à une disposition originelle.
La perte plus ou moins prononcée de la vision centrale chez un individu dont la myopie s’exagère progressivement doit faire soupçonner un staphylôme postérieur congénital (Ed. Jæger). La constatation des signes ophthalmoscopiques du staphylôme postérieur dans la scléro-choroïdite postérieure confirme le diagnostic. V. SCLÉRC-GHOROÏDITE.
Le staphylôme postérieur congénital pent suivre toute son évolution pendant de longues années sans se révéler par aucun signe inflammatoire.
Thérapeutique. — Le staphylôme postérieur congénital est incurable. Lorsqu’on a constaté une exagération de la myopie et les signes ophthalmoscopiques du staphylôme postérieur, on remplacera l’usage des verres convexes par celui des conserves de verres bleus. Chez les femmes ou évitera toutes les congestions aux époques menstruelles, et l’on am-a recours aux purgatifs doux avec 20 centigrammes d’aloès ou de rhubarbe pour prévenir la constipation.
Staphylômes de la sclérotique. V. SCLÉ- RO-CHOROÏDITES.