ALGIDE
STERCORALE (ïumeur). Les tumeurs stercorales sont des accumulations de matières stercorales durcies dans les intestins et consécutives à la constipation ou produites par l’alimentation avec des substances non digestives, comme les noyaux de fruits, les amandes entières.
L’accumulation de matières stercorales dans un intestin hernié constitue l’engouement herniaire. V. Hernies.
H y a des tumeurs stercorales atoniques chez des individus dont l’intestin affaibli se contracte mal.
Les tumeurs stercorales occupent le gros intestin; elles siègent dans l’S iliaque, le cæcum et même le côlon transverse (Bonct, Morgagn»}-
Les tumeurs stercorales peuvent produire dœ douleurs abdominales, des convulsions même chez les enfants (Andral). On les a vues causer une névralgie sciatique (Piorry), une rétraction dn testicule (Ducos); l’œdème des membres inférieurs; par la comprt'ssion de la tumeur sur les veines iliaques (Sabatier) , enfin
un pbKgnion de la fosse iliaque du coté droit, lorsque la tumeur stercorale est dans le cæcum (Dupuytren).
%,* Des tumeurs dures, lobulées, fluctuantes ([uelquefois .lorsque des matières liquides sont accumulées au-dessus des matières stercorales, un peu mobiles dans l’abdomen, sous la pression, sont des tumeurs stercorales. Si la pression les déforme (Piorry), le diagnostic ne présente plus aucune incertitude.,
\* En règle générale, lorsqu’on sent une ti meur dans l’abdomen chez un malade qui n’a pas été à la selle depuis plusieurs jours, uii purgatif doit être administré. Cependant il est des cas où le diagnostic est pour ainsi dire impossible, c’est lorsque les malades sont très-gras et lorsqu’on ne peut pas sentir la tumeur abdominale. Dans ces cas la constipation habituelle des malades serait une présomption en faveur de la rétention stercorale. On se rappellera que dans les obstructions intestinales par une tumeur stercorale les accidents ont une marche plus lente que dans les autres cas d’obstacle au cours dos matières fécales.
Les tumeurs stercorales peuvent guérir par une évacuation alvine provoquée artificiellement, c’est à-dire par une débâcle.
Le seul accident qui puisse résulter de la durée de l’obstruction de l’intestin par des matières stercorales est son inflammation et ses rétrécissements.
Les conséquences tardives d’une tumeur stercorale sont une inflammation des anses intestinales, une péritonile circonscrite et un abcès enkysté du péritoine, qui tend parfois à s’ouvrir à l’extérieur, ce qui produit une fistule stercorale. V. Intestins, Corps étrangers.
Thérapeutique. — Il faut débarrasser l’intestin des matières qu’il renferme, et, dans ce but, on favorisera le rétablissement des selles par des purgatifs (V. ce mot), et l’on prescrira au besoin les douches ascendantes. V. Calculs, Intestins (Concrétion des).
On purgera avec :
Eau-de-vie allemande ...... 30 grammes.
Ou:,
Huile de ricin . 30 grammes.
Ou:
Smônée. 1 ! ! ! '. '. } centigrammes.
Si les selles n’ont pas lieu et s’il est bien démontré qu’il y a tumeur stercorale , on emploiera :
Huile de croton . 2 gouttes.
En pilules. V. Constipation.
Contre les tumeurs stercorales qui reconnaîtraient pour cause un rétrécissement du rectum (V. ce mot), on aurait recours au traitement du rétrécisse ment.J
STÉRIOTÉ. Quand l’homme ou la femme ne peuvent avoir d’enfants, on dit qu’ils sont stériles.
Si l’impuissaiice est forcémenl la stcriliié, la stérilité n’est pas rinipuissance (V. ce mot), car on voit des iudividas ayant toute virilité qui sont stériles.
La stérilité de l’homme résulte d’abord des causes qui engendrent l’impuissance, et de plus elle dépend de la cryptorchidie qui atrophie les testicules, de l’hypospadias qui détourne le jet spermatique, de l’absence des spermatozoaires qui rend la semence inféconde, et, enfin, de la force d’érection du pénis, qui par suite de la compression des orifices spermatiques empêche l’éjaculation.
La stérilité de la femme dépend de l’absence d’utérus, du défaut de cavité utérine, de l’oblitération des trompes, de l’oblitération du museau de tanche ou de l’orifice intérieur du col, du déplacement de l’utérus, de certaines atrophies de l’ovaire qui n’a plus de vésicules de Graaf ou dont les ovules sont imparfaits.
Une très-grande disproportion d’âge entre les époux peut produire la stérilité.
Les alliances entre consanguins ont souvent pour elîet l’extinction de la race par suite de stérilité.
On devient impuissant, mais on naît stérile.
Thérapeutique. — Il est infiniment plus facile de guérir la stérilité qui résulte de l’impuissance, que la stérilité produite par la malformation des organes.
Redresser l’utérus déplacé et faire que dans l’éjaculation l’extrémité du gland reste au niveau du museau de tanche; — tenir les femmes immobiles, le bassin relevé après le rapprochement sexuel, — donner aux organes génitaux le ton qui leur manque par un bon régime, par une hygiène fortifiante, par des demibains, par des douches locales, par des sachets aromatiques et par l’usage des eaux minérales de Vichy, de Saint-Nectaire, etc., faire le cathétérisme de l’utérus pour désobstruer son intérieur, voilà les moyens utiles à mettre en pratique contre la stérilité.
Quand la stérilité est due à l’atonie des organes génitaux, on peut prescrire le phosphore amorphe, 50 centigrammes à 1 gramme et demi par Jour. Ce phosphore n’a pas, dit-on, les inconvénients du phosphore ordinaire.
On a conseillé :
urtication des fesses et du périnée (Faventino).
La dilatation du museau de ' tanche et son nettoyage avec un pinceau peu avant le coït, pour enlever le mucus vaginal acide, (font l’action sur les spermatozoaires est funeste (Kuchenmeister) .
Lieau de Spa, trois à douze verres par jour avec du vin ou du lait.
La tisane d'infusion de feuilles de sauge et les bains de sauge.
Les eaux salines ferrugineuses, alcalines de Toeplilz, en Bohême.
Les graines d’artis vulgaire (Makkircl, Simon, Paulin).
hespréparatiûns ferrugineuses sous toutes les formes.