‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 636 sur 731 · V. Anévrysmes de l’aorte, Tumeurs des · texte numérisé non relu

V. Anévrysmes de l’aorte, Tumeurs des

MÉDIASTINS.

Ostéite chronique. — Carie du sternum. — L’ostéite chronique du sternum débute comme les autres ostéites et se termine le plus souvent par un abcès froid.

Une tumeur pâteuse, dure, un peu douloureuse, ne tardant pas à présenter une consistance œdémateuse, puis finissant par rougir est une ostéite chronique du sternum. — A ce moment, la tumeur , ressemble à un cancer, car elle s’est développée relativement assez vite en deux ou trois mois, et l’on peut croire aussi à un anévrysme lorsque le sternum est perforé, à cause des battements que l’on sent dans la tumeur. Dans le premier cas, la douleur assez vive au toucher, et l’absence de cachexie, feront reconnaître la nature du mal ; dans le second cas, l’absence de fluctuation, de turgescence de la tumeur ou d’expansion au moment du battement du cœur, indiqueront le diagnostic. Lorsqu’il y a un abcès, le diagnostic entre cet abcès et un anévrysme est plus difficile ; on se rappellera pourtant que l’anévrysme est plus dur au centre qu’à la périphérie, et que le contraire existe dans l’abcès. Puis, s’il y a un anévrysme, le pouls radial doit être affaibli d’un seul côté ou des deux côtés, et il existe ou il a existé des troubles respiratoires. V. Anévrysme de la

CROSSE DE l’aorte.

L’ostéite chronique du sternum se termine par résolution et par suppuration, fistules et carie.

Thérapeutique. — Lorsque l’ostéite du sternum débute, on aura recours aux cautérisations avec le fer rouge, trois ou quatre boutons de feu seront placés à plusieurs reprises sur la tumeur.

Les abcès seront ouverts avec le bistouri ou la potasse caustique.

Si l’abcès s’est ouvert seul, et si un stylet introduit sent l’os brisé, ou bien on découvrira l’os malade au moyen d’une incision cruciale (Boyer) et l’on réséquera une portion d’os avec la scie crête de coq, ou la scie de Heine, ou la scie à mollette (V. Résectiôxs), ou bien on introduira dans la fistule un morceau de pâle au chlorure de zinc, et lorsque par des cautérisations successives on aura créé une voie, on ira à la recherche des portions malades et l’on fera au besoin des injections iodées dans le foyer en suppuration.

Cancer du sternum. — Il y a des cancers qui se développent primidvement sur l’extrémité supérieure du sternunu Ce sont des cancers encéphaloïdes ou des cancers fibro-plastiques contenant des myéloplaxes. — Au début, ils eau-

lS7ü STER

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sent peu de douleurs; ou les prend pour des périostites, puis l’os se détruit, des battements apparaissent dans la tumeur et elle devient en partie réductible.

La connaissance de cette évolution, l’amaigrissement subit du malade, permettront d’établir le diagnostic, et à défaut de renseignement on fondera son jugement sur l’absence d’expansion dans la tumeur, sur la force du pouls radial ayant une intensité au moins égale à celle du pouls des tibiales postérieures, ce qui n’a pas lieu quand il s’agit d’un anévrysme du tronc braçhio-cépbalique et de la crosse de raorte.

Les cancers secondaires du sternum, se développant après un cancer du poumon et de la plèvre, se reconnaissent parce qu’il y a eu des troubles respiratoires et une cachexie antérieurs à l’apparition de la tumeur du sternum.

Thérapeutique.-^ Le traiteincntdii cancer du sternum ne diffère pas de celui des cancers en général, seulement l’ablation ici est contre-indiquée parce que lorsqu’on est sûr qu’il y a un cancer, il est trop tard pour réséquer une portion du sternum.

OU EIieilIKS.. On donne le nom de sternutatoires à des médicaments qui sont employés pour provoquer Féternuraent et une sécrétion plus abondante de mucus nasal.

Le en poudre, préparé convenablement, est le meilleur des sternutatoires; — les autres sont la ne>«^rme,très-dangereuse à employer, la poudre de bétoine^ — de marjolaine., — de fleurs de muguet, -—d'euphorbe, — \'asa- Tum,’ — V ellébore, — V ammoniaque, — V acide acétique, — Vacide sulfureux, le chlore, etc. Voici quelques-unes des formules les plus employées.

Poudre sternutatoire.

Feuilles d’asarum .

Fleurs Je marjolaine ....

Fleurs de lavande .

Iris de Florence,

Huile de girofle .

I ââ lO grammes.

I àâ 5 id.

. 8 gouttes.

F. s. a. une très-petite prise, soit pure, soit raélaugée avec du tabac.

Poudre sternutatoire.

Poudre capitale de Saint- Ange.

Asarnm (poudre de feuilles). . . 500 grammes.

Bétoine . tO id.

Verveine . 5 id.

M. s. a. On ajoutait à cette poudre 5 grammes de poudre de crapaud.

STÉTHOSCOPE. Tube de bois, long de 15 centimètres, évasé à l’uiie de ses extrémités et garni d’un pavillon à l’autre, imaginé par Laennec pour écouter la respiration et les battements du cœur sur les parois de la poitrine. V. Auscultation, — Coeur (Maladies du), — Poumon (Maladies du), — Bronchophonie, — Pectoriloquie, — Souffle, — Râle crépitant, — Râle sibilant, etc.

STHÉKIE. Activité contractile des tissus etdes organes favorisant la circulation de la lymphe et du sang, de manière à imprimer plus de vigueur aux opérations de la vie. C’est le caractère de la vraie pléthore. Toutes les maladies inflammatoires offrent partiellement clans l’organe malade, ou dans tout l’organisme, un état de sthénie prononcé, qui exige l’emploi de la diète, du repos et des antjpiilogislic]ucs, — C’est l’état de sthénie qui a servi de base à Brown, pour édilier son système des maladies sthéniques et asthéniques, calqué sur la doctrine antique de Thémison.

A côté de l’état normal sihénicjue, il y a: V hypersthénie caractérisée, soit par l’hypérémie active et par la nutrition moléculaire augmentée, soit par l’état inflammatoire aigu, et Y hyposthénie que révèlent la pâleur, la langueur des tissus, le lymphatisme et l’état inflammatoire chronic|ue.

STHÉNflQEE. Qui dépend de l’état de sthénie. Ainsi les maladies sthéniques sont celles que l’on nomme aussi maladies inflammatoires, et où il y a un état de sthénie très-marqué.

STIGMATE. V. Stigmatisation.

STîGMATISATiom Hémorrhagies, douleurs ou plaies observées aux mains, aux pieds et sur le front des mystiques, qu’une contemplation assidue des souffrances cle la passion du Christ avaient rendus malades.

Poudre d’iris . \

Pondre de marjolaine. . . , t ââ 2 grammes.

Poudre de muguet . )

Poudre d’ellébore blanc . 13 décigrammes.

Mêlez. Cette poudre convient dans les affections soporeuses : elle provoque l’éternuinent et quelquefois un saignement de nez. (A. F. H. D.)

Poudre sternutatoire.

Fruilles de marjolaine FeT:illes de bétoine . .

Feuilles de cabaret . .

Flenrs de muguet. . .

Mèléx et pulvérisez.

STiMEEANîTS. Il y a des remèdes doués de la propriété d’activer la circulation générale ou locale, et de donner plus d’énergie à la contractilité organique, ce sont les stimulants. — On les divise en diffusibles et non diffusibles. — Les premiers agissent rapidement et leur effet est de courte durée, exemples : le vin, les liqueurs, Yalcool, le camphre, Y ammoniaque et les éthers. Ils excitent le cerveau et le système nerveux, au point d’amener un peu d’ivresse (V. Antispasmodiques). — Les stimulants non diffusiblesoxW. une action plus lente

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et plus pcrsistanle. Ce sont : les semences des ombellif'eres, — les sommités des labiées aromatiques, — la cannelle, — la muscade, — la vanille, — la girofle, — la myrrhe, — les térébenthines, — le baume de la Mecque et du Canada, — V huile de cade et les goudrons, — le benjoin, — le poivre, — la moutarde miré et la blanche, — le thé, — V aimant, — V électricité, etc. Ou en pourrait bien citer d’autres, mais leur indication se retrouvera un peu plus loin.

Le vin, 60 à 250 grammes ; — ■ les liqueurs, 60 grammes ; — V alcool, 60 grammes; — les éthers, 2 a 3 grammes; — le camphre, 50 centigrammes à 1 gramme ; — V ammoniaque ,

1 gramme, etc., qui sont des stimulants, agissentquelquefois aussi comme antispasmodiques. V. ce mot.

La mülefeuiUe s’administre en infusion de 3 à 6 grammes. Trois tasses par jour,

Le genièvre se donne en extrait, 2 à 15 grara. en potion, ou en fumigations 300 grammes.

V absinthe se donne en infusion, 5 à 1 0 gr. ; exiextrait, 2 à 5 grammes; en sirop, 60 gram. ; en vin, 60 à 100 grammes; en fumigations sur les parties génitales, 30 grammes dans l’eau bouillante.

Varmoise, moins active que l’absinthe, se donne de la même manière.

Conserve d’absinthe.

Sucre blanc en poudre . 500 grammeg.

Absinthe . 20 id.'

Eau distillée d’absinthe . q. s.

F. s, a. Une conserve simple à la dose de 10 à 20 grammes dans la journée.

Absinthe suisse.

Grande absinthe. . . 4000 grammes.

Petite absinthe . 400 id.

Racine d’angélique . l ûâ 60 id.

Racine de ca|amus . j

Badiane . 30 id.

nictame de Crète . 45 id.

Alcool à 20o . 9000 id.

Retirez par distillation :

Alcoolat . 4500 id.

Ajoutez :

Essence d’anis . 4 id.

Colorez avec un mélange d’indigo et de curcuma^ ou avec du sucre d’épinard.

Stomachique, antiventeux ou vermifuge, à la dose 10 à 20 grammes dans un demi- verre d’eau sucrée.

(Yirey.)

La camomille se donne en infusion, deux à dix têtes par tasse d’eau bouillante.

Le persil, en poudre, 2 grammes par jour ; en extrait, 1 à 2 grammes en pilules, ou son principe actif Vapiol, de Homolle et Joret, à la dose de 50 centigrammes. Il est employé contre les fièvres intermittentes.

Hhysope, le lierre terrestre et la véronique

STBI 1371

SC donnent on infusion, "10 grammes par litre d’eau.

Tisane hysope et lierre.

Lierre terrestre . \ . . c „

Hysope . | ^

Faites infuser dans : •

Eau . . . 4000 id.

Ajoutez :

Sirop de sucre. . . 100 id.

Sirop d’hysope.

Sommités sèches d’hysope. ... 32 grammes.

Eau distillée d’hysope . 1000 id.

Sucre blanc . 2000 id.

Faites digérer l’hysope dans l’eau distillée d’hy¬

sope, au bain-marie couvert, pendant deux heures ; laissez refroidir, passez et filtrez. Ajoutez à la liqueur le sucre blanc, dont le poids sera double de celui de l’infusion; faites-le dissoudre à la chaleur du bainmarie dans un vase fermé ; passez le sirop après qu’il sera refroidi. (Codex.)

La menthe se donne en infusion, en eau distillée, 30 à 100 grammes; en alcoolat, 10 à 30 grammes; en essence, cinq à dix gouttes.

Pastilles de menthe.

Huile essentielle de menthe poi¬

vrée.'. , . . . 4 grammes.

Sucre très-blanc . . 375 id.’

Eau de menthe poivrée, .... q. s.

F. s. a. Préparation aussi agréable qu’efficace. Tablettes de menthe poivrée.

Sucre blanc; . . , . . , 500 grammes.

Essence de menthe poivrée. . . 4 id.

Mucilage de gomme adragant à

l’eau de menthe poivrée ... q. s.

La sauge, la mélisse, le romarin, se donnent de la même façon et aux mêmes doses.

La cannelle se donne ;

En poudre, 5 décigrammes à 5 grammes ; — eau distillée, 60 à 125 gramiHes, dans une potion ; — tisane, 8 grammes pour 1000 grammes d’eau; — teinture, 10 grammes dans une potion ; — alcoolat, 4 à 16 grammes, dans une potion; — essence, une à douze gouttes, dans tme potion; — sirop, 32 à 64 grammes, dans une potion.

On en fait la liqueur suivante :

Liqueur de cannelle.

Cannelle de Ceylan . . . 400 grammes.'

Bonne eau-de-vie. ....... 4 Titre.

Laissez macérer huit jours; distillez au bainmarie. Ajoutez :

Sirop de sucre blanc . 4 litre.

Mêlez. On obtient ainsi une liqueur excellente qui était connue, sous le nom de liqueur de madame Amphoux, utile, à ta dose de 20 à 100 grammes, pour relever les forces abattues.

Vasmica se donne en infusion, 2 à 4 gram. par litre d’eau; en teinture, 1 à 10 grammes: et

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à l’exlérieur en teinture ccupee d’eau par tnoitié.

Les tér('bin!hincs et \Q^baumes qui sont d’un très-grand usage dans les maladies chroniques de la poitrine se donnent à des doses différentes.

La térébenthine cuite s’administre en pilules de 20 centigrammes, dix à vingt par jour, et elle entre dans les préparations suivantes :

Eau térébenthinée.

Térébenthine au citron . t kilogramme.

Eau.

Jetez l’e.'iu bouillante sur la térébenthine, agitez, laissez refroidir, filtrez.

Employez-la dans les maladies chroniques des voies urinaires, un ou deux verres par jour; dans la bronchite chronique, à la même dose, et à l’extérieur comme agent hémostatique.

Emulsion térébenthinée.

Térébenthine au citron . 50 grammes.

Jaune d’œuf . n* d.

Eau de menthe . 400 grammes.

Trois cuillerées le matin et-trois le soir, dans un verre d’eau sucrée. Contre les maladies chroniques de reins et de la vessie.

Alcoolat d’essence térébenthinée.

(Esprit anti-ictérique).

Essence de térébenthine .... 50 grammes.

Alcool rectifié . 250 id.

Distillez et séparez l’essence en en excès, à la dose de 1 gramme dans de l’eau sucrée, contre les mala- ] dies chroniques du foie.

Potion sciatique.

Essence de térébenthine . . 1 .. m „„„„„„„

Poudre de gomme arabique | =

Eau de menthe . 120 id.

Sucre blanc . 15 id.

Sirop de menthe poivrée .... 30 id.

Deux cuillerées à bouche trois fois par jour, comme stimulant dans la sciatique ancienne.

(Schneider.)

L’auteur fait pratiquer en même temps plusieurs fois par jour des frictions sur les parties endolories au moyen d’un Uniment composé de :

Essence de térébenthine . 1 partie.

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llemède de Durande,

(Ether térébenthiné.)

Essence de térébenthine . 10 grammes.

Faites dissoudre dans :

Éther . 15 grammes.

Contre les calculs biliaires et les coliques hépatiques, à la dose de 2 ou 4 grammes par jour dans du bouillon.

On le prescrit en lavement à la dose de 16 gram. dans 250 grammes de décoction de lin.

Pour l’extérieur la térébenthine est la base des préparations suivantes :

essence en frictions sur le rachis ou sur les parties affectées de névralgies, et la térébeiiihine, associée à d’autres substances pour préparer les onguents digestifs stimulants et diverses frictions stimulantes :

Digestif simple:

Térébenthine . CO grammes.

Jaunes d’œufs . nO 2.

Huile blanche . 15 grammes.

Triturez la térébenthine avec les jaunes d’œufs et délayez peu à peu aved huile. (F. H. P.)

Digestif animé.

Mêleï. (F. H. P.)

I Digestif opiacé.

Opium en poudre . 5 grammes.

Digestif simple . . . 100 id.

Mêlez-.

Digestif de Plenck.

Tréébenthine de Venise . 40 grammes.

Triturez dans :

Jaune d’œuf . 20 grammes.

Alcool . 100 id.

Miel commun . 40 id.

Liniment volatil camphré

Miel térébenthiné.

id.

id.

Eau.

Mêlez.

On augmente progressivement la dose d’essence.

(Martinet.)

Trois cuillerées par jour. Home le conseille dans le lumbago, et Récamier dans les névralgies et surtout dans la sciatique ancienne.

Looch térébenthiné.

Mêlez et ajoutez peu à peu :

Sirop de menthe . 6

Sirop de flenr d’oranger . . l . . „ Sirtç d’éther. ...1^... /

Trois cuillerées par jour, une le matin, une à midi et une le soir, dans la sciatique. (Martinet.)

Alcoolat de Fioraventi.

( Baume de Fioraventi. )

Térébenthiue . . 500 grammes.

Résine élémi . '

Résine tacamahaca.

Succin . .

Styrax liquide .

Gomme-résiue galbanum.

Myrrhe .

Aloès .

Baies de laurier . 123

Galanga .

Zédoaire .

®“Sembre . ^ 48

Canuelle . '

Girofle .

Muscade .

Feuilles de dietame de Crête . . 32 id.

Alcool à 310 . 3000 id.

F. S. a. {Codex).

En frictions stimulantes à la dose de 60 grammes. Eau de Lepremier.

Mêlez. 8 à 16 grammes et plus, en Iriclions et en

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appÜcatious avec des compresses. Contusioiis, rhumatismes.

Vhuile de cade s’emploie à l’extérieur en applications, au moyen d’un pinceau, dans l’eczéma, dans le pityriasis, dans les gerçures du sein et dans le psoriasis.

Le goudron se donne à l’intérieur sous forme de pilules, — en sirop, — en solution, dans l’eau avec un peu d’alcool, et à l’extérieur, en pommade ou en glycérolé. -•

Les bourgeons de sapin s’administrent en décoction, 10 à 30 grammes par litre d’eau.

Le coaltar s’emploie en solution dans la teinture de saponaire, que l’on mêle avec de l’eau, comme topique,sur les plaies de mauvaise nature . — Son principe, Y acide phénique, à 1 ou 2 millièmes, est un des meilleurs désinfectants à employer.

La créosote s’emploie à l’extérieur pour arrêter la carie des dents et l’odontalgie, une goutte sur du coton. — A l’intérieur on la donne en pilules, 1 gramme avec de la mie de pain pour quarante pilules ; une ou deux pilules après le repas.

La suie s’emploie à l’extérieur dans les maladies de la peau comme le goudron.

Pommade de Blaud.

Suie . 5 grammes.

Axonge . 20 id.

F. s. a. Dans les dartres et dans les ulcères, etc.

Pommade de suie.

Suie de bois en poudre. . . ) , . -a Axonge. . . | ââ 50 grammes.

Mêlez. En onctions sur les parties affectées de dartres ou de teigne. (Marinas.)

Le copahu se prescrit à l’intérieur, à la dose de 10 à 20 grammes par jour, contre la blennorrhagie, — de 3 à 1 0 grammes, contre la leucorrhée, et à la dose de 1 à 2 grammes, contre le catarrhe pulmonaire chronique, les bronchorrhées, le catarrhe chronique de la vessie.

On l’administre en capsules, à la dose indiquée, — en émulsion, — en opiat, avec parties égales de cubèbe, en pilules solidifiées, avec la magnésie, etc.

Le baume de Pérou et le baume de Tolu sc donnent à 1 gramme par jour, en pilules de 20 centigrammes; en sirop.

Pilules balsamiques de Motdon.

Poudre de cloportes .

Poudre de gomme ammoniaque

Fleurs de benjoin . |

Baume de soufre anisé. . . l

Poudre de safran . 1

Baume de Tolu sec . J

ââ 24 ââ 4

grammes.

id.

id.

id.

F. S. a. dés pilules de 20 centigrammes.

A prendre deux à six par jour dans les affections chroniques de poitrine. — Ces pilules agissent siu-tont comme stimulantes des bronches pouvant favoriser l’expectoration Q-

Loudi balsamique.

Baume noir du Pérou . i goutte.

Mêlez avec :

Huile d’amandes douces .... -15 grammes.

Mêlez dans un mortier avec :

Gomme arabique en poudre. . . 10 grammes.

Ajoutez peu à peu :

Sirop de sucre . SO grammes.

Emulsion . . . 200 id.

Mêlez. A prendre par cuillerées dans les bronchites opiniâtres f+1.

Sirop 'de baume de Tolu.

Baume de Tolu . 125 grammes.

Eau pure . . . 500 id.

Sucre très-blanc . 1000 id.

Faites digérer le baume de Tolu avec l’eau au bain-marie couvert, pendant douze heures, en ayant soin d’agiter de temps en temps. Filtrez la liqueur, ajoutez-y le double de son poids de sucre très-blanc, que vous ferez dissoudre à une douce chaleur en vase clos ; filtrez le sirop au papier : 32 à 64 grammes dans les tisanes ou les potions.

Le styrax se donne rarement à l’intérieur, c’est un succédané de copahu.

Pilules de styrax.

Styrax purifié . . 5 grammes.

Poudre de réglisse . q. s.

Mêlez et faites des pilules de 4 décigrammes, trois le malin et trois le soir. On augmente jusqu’à douze dans les vingt-quatre heures. (Lhéritier.)

Le cubèbe s’administre en électuaire ou en opiat contre la leucorrhée et contre la blennorrhagie. V. ces mots.

STCECHAS. Plante âcre et aromatique, de la famille des labiées, dont les fleurs servent à la préparation d’un sirop employé comme excitant et tonique, à la dose de 15 à 30 grammes.

STOMACHIQUES. Médicaments favorables aux fonctions de l’estomac qu’on emploie dans la gastralgie et dans les différentes dyspepsies.

Parmi les stomachiques il faut citer : les amers, tels que la gentiane, le Colombo, le houblon, le quassia amara, etc. ; — les aromatiques, tels que la sauge, la mélisse, la menthe, le thé, l’anis, le coriandre , l’absinthe, — les vins chauds de Malaga, de Madère doux, de Rivesaltes, d’Alicante, de Lune], de Bagnols, etc. ; — les élixirs de Garus, de pepsine et d’azerolles ; — les vins médicamenteux, de quinquina, et de lichen, de quinine et de cacao, d’aunée, d’absinthe, de gentiane; — les carminatifs (V. ce mot), s’il y a des éructations gazeuses ; — les eaux gazeuses acidulés et alcalines, — \es pastilles de Vichy, les pastilles de carbonate de magnésie, lorsqu’il y a des aigreurs, etc.

Tous les stomachiques sont bons dans la gastralgie chlorotique et dans la dyspepsie atonique, mais lorsque l’estomac ne fonctionne pas à nause §7

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de son état de phlegmasie chronique ou par suite d’une ancienne affection intestinale, les stomachiques sont plus nuisibles qu’utiles.

On emploie souvent, à titre de stomachiques, chez les sujets qui n’ont pas d’appétit ou qui digèrent mal sans avoir de gastro-entérite, les substances suivantes ;

Quassia amara, par copeaux, en macération pendant vingt-quatre heures dans de l’eau oi'dinaire, trois verres par jour 1+1.

Infusion d'anis, 4 grammes par litre d’eau, à prendre dans les vingt-quatre heures f+l.

Aloès, 5 à 10 centigrammes, au moment du repas, si les sujets sont constipés f+l.

Girofle en poudre ou en pilules, 20 à 30 centigrammes par jour, avec de la gomme ou du sucre [+].

Décoction Aefetite centaurée, 10 à 30 grammes dans un litre d’eau.

Cumin, 1 à 3 grammes en infusion dans un demi -litre d’eau El. '

Feuilles de laurier en poudre, 2 à 4 grammes par jour.

Fenouil, semences, 5 à 10 grammes en infusion dans un litre d’eau.

Huile essentielle de fenouil, quatre à douze gouttes dans une potion de 120 grammes.

Poudre de racine d’aulnée, 30 à 40 centigrammes □.

Cannelle en poudre, 60 à 75 centigrammes; huile essentielle,- quelques gouttes dans une potion EJ.

Maranta galanga, 75 centigrammes à 150 centigrammes en nature ; — le double en infusion vineuse I I.

Marrubium album, ^ kl grammes en poudre ; le double en infusion ; extrait, 15 à 25 centigrammes.

Mélisse, plante entière, 3 à 7 grammes en infusion; huile essentielle, quelques goutte» dans une potion El-

- Menthe poivrée en infusion, ou huile essentielle, six à douze gouttes dans une potion f+l.

Trèfle d’eau, feuilles en poudre, 60 centigrammes à 120 grammes; 3 à 7 grammes en infusion; 30 à 60 centigrammes en extrait I I.

Muscade en poudre , depuis 40 centigrammes ; huile essentielle, par gouttes dans une potion f+l.

STOMATITE SIMPLE. La Stomatite simple, ou inflammation de la bouche, résulte de l’irritation de la muqueuse buccale par le contact dé boissons brûlantes, de substances âcres, parmi lesquelles il faut citer le jus de tabac chez les fumeurs; de dents gâtées ou incrustées de tartre, et on la reconnaît à la rougeur, au gonflement et à la mauvaise odeur de la muqueuse buccale.

Thérapeutique. — La stomatite simple se guérit par Fusage de gargarisnies émollients, tels que/l’eau de guimauve et le lait, la décoction de dattes et de jujubes, l’eau d’orge miellée, la décoction de guimauve et de têtes de pavots, etc., parles garçarismes astringents, de noix de galle, de feuilles de noyer, de feuilles de sauge, de romarin, enfin par les gargarismes d’eau tiède, légèrement alcoolisée ou camphrée.

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Stomatite cxpuisîvc OU Cilngivile. Vers l’âge moyen de la vie on voit souvent les gencives se ramollir et quitter les dents qui tombent de leurs alvéoles avec grande facilité, sans maladie appréciable, c’est ce qu’on appelle la gingivite expulsive (Marchai).

Thérapeutique. — Des soins de propreté de la bouche et des gargarismes avec la décoction de Fotentilla erecta ou tormentille, avec la teinture d’iode,

50 centigrammes à 4 grammes pour 1 litre d’eau saturée d’iodure de potassium El? et la cautérisation des gencives avec un pinceau chargé de teinture d’iode, doivent suffire contre la gingivite expulsive 1+ +1.

Stomatite nlcéro-membranense. La Stomatite ulcéro-membraneuse, sporadique, parfois épidémique, rarement contagieuse, s’observe plus souvent dans l’enfance, au moment de la dentition, que chez les adultes.

Tuméfaction douloureuse des gencives, rougeur du bord libre de ces parties où se pro-duit une ulcération grisâtre, linéaire, transversale, plus ou moins large, salivation avec ou sans fétidité ; gonflement des ganglions lymphatiques du cou, ébranlement et chute des dents, parfois nécrose de petites portions d’os maxillaires, tels sont les désordres que produit la stomatite ulcéro-membraneuse.

Thérapeutique. — Dans la stomatite ulcéro-membraiieuse il faut continuer de nourrir les malades et leur prescrire des gargarismes émollients ou astringents, — des collutoires avec le miel rosat, — avec le borax, 20 grammes pour 30 grammes de miel, — avec le chlorure de chaux, 3 grammes pour 20 gr. de miel El-

Le meilleur moyen à mettre en usage est, d’après Herpin, les potions gommeuses avec 4 grammes de chlorate de potasse, — les collutoires avec 10 gram. de ce sel pour 30 de miel, ou les gargarismes de chlorate de potasse, 20 grammes pour 500 de véhicule.

La stomatite ulcéro-membraneuse qui résulte de la présence de dents gâtées, ou de l’accumulation de tartre sur les dents doit être avant toute chose traitée par le nettoyage et l’extraction des dents malsaines.

On a aussi donné l’asa fœtida en pilules, à la dose de 4 grammes par jour, en électuaire.

Extrait de pissenlit . | 6® grammes.

Oxymel simple . 30 id.

Quatre fois par jour, une cuillerée à café I I.

(Piwowarow.)

Stomatite mercurielle. SouS l’illfluence des frictions mercurielles, de la manutention du mercure chez les doreurs et les éta meurs de glaces, de l’administration du mercure à l’intérieur, il se fait souvent une grave inflammation de la muqueuse buccale.

Le gonflement des gencives, avec rougeur, ramollissement et saignement du bord libre, le déchaussement et la chute des dents, la salivation fétide et le gonflement des glandes salivaires, la tuméfaction de la langue et la diffi-

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culte de parler ou d’avaler , avec fièvre , cou stituent la stomatite provoquée par l’emploi du mercure.

Thérapeutique. — Appliquer dix ou quinze sangsues sous la mâchoire |3-

Toucher le bord des gencives avec un pinceau légèrement humecté d’acide chlorhydrique [+]•

Gargarismes avep l’alun^ 4 grammes par litre ; — le borax, 10 grammes; — le chlorure de chaux, 4 grammes par litre d’eau miellée.

lodure de potassium, 25 à 30 centigrammes par jour.

Chlorate de potasse, 4 grammes par jour dans une potion 1+ +1. C’est le meilleur remède à employer.

L’iode peut être donné de la façon suivante ;

Iode pur. . . 30 centigrammes.

Alcool . 10 grammes.

Eau de serpolet. . . 100 id.

Sirop de sucre . . 20 id.

Une à quatre cuillerées par jour FTI.

Le soufre est également employé contre la stomatite mercurielle :

Soufre . I

Poudre de calamus aromat. > ââ 2 grammes.

Poudre de sucre . )

Mêlez pour dix paquets.

Un paquet tous les jours dans du pain azyme I I.

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