V. Scrofule
STRYCHNIIVE. Alcaloïde extrait de la noix vomique ou de la fèvre de Saint-Ignace, et doué d’une action spécifique sur la moelle épinière et sur les nerfs moteurs qu’elle fournit aux muscles. C’est un poison de la plus grande énergie, qu’on n’administre jamais sans inquiétude, et qui ne doit se donner que par doses extrêmement faibles. On en fait prendre 1 à 5 milligrammes
Fig. 539. — Str.ychnose.
à la fois, en augmentant jusqu’à 10 milligram. par jour, et en cas d’empoisonnement il faut faire avaler un verre d’eau indurée qui la réduit à l’état de composé insoluble. On prescrit indifféremment la strychnine ou le sulfate de strychnine en granules, en pilules ou en sirop. Ce médicament peut s’employer dans les anciennes paralysies symptomatiques, quand les muscles ne sont pas encore atrophiés et que la lésion du cerveau est à peu près guérie [3; dans les paralysies essentielles H, dans l’amaurose B, dans la chorée H, dans l’épilepsie et dans le choléra El.
STEPÉFIAIVTS. Médicaments qui produisent la stupeur et l’insensibilité. V. Narcotiques.
STEPEER. Engourdissement passager de l’intelligence et du mouvement, qui se traduit par l’indifféreuce du regard et par l’hébétude de la physionomie.
La stupeur est le symptôme de certaines maladies du cerveau ou de la commotion cérébrale et des fièvres typhoïdes, adynamiques et ataxi-
sucs
ques. V. Cerveau (Maladies du), CêrébroscopiE, Fièvre typhoïde.
STCPlDiTÉ. Affaiblissement chronique de l’intelligence causé par une maladie du cerveau ou par l’épilepsie et la folie. V. ces mots. STTPTiQUES. V. Astringents.
STYRA^ü. Baume liquide extrait par ébullition de l’écorce du Liquidamhar stymciflua, de la famille des amenlacées, qui croît au Mexique, C’est un excitant. On l’emploie solidifié avec la magnésie, comme diurétique et comme astringent dans la blennorrhagies, à la dose de 5 à 1 0 grammes. Il est plus souvent employé à l’exlérienr, soit comme stimulant des plaies atoniques, sous forme à'onguent styrax, soit pour servir à la préparation de l’emplâtre de Vigo.
SLTB»ÉLiRili.n. Trouble des facultés intellectuelles caractérisé par des paroles incohérentes et des rêvasseries continuelles chez un sujet qui a en partie sa connaissance et qui répond juste lorsqu’on s’applique à fixer son attention. — C’est un très-commun
dans les fièvres typhoïdes adynamiques, dans les maladies graves, et chez les sujets qu’une affection organique menace d’une mort pro chaîne.' V. Délire, Fièvre typhoïde.
SüBiXTRANîT. Fièvre intermittente dont les accès, au lieu d’ètre éloignés, entrent les uns dans les autres, et recommencent avant que le stade du dernier accès soit fini. V. Fièvre intermittente.
SVBLIIflÉ CORROSIF. V. MERCURE (DEÜ- TOCHLORURE DE).
suBLiix:4Tio.\. V. Luxations et Dias-
TASIS.
SUBSTITUTIF. Médicament irritant ayant pour but de produire sur un organe malade une phlegmasie différente de celle qui s’y trouve, pouvant se substituer à elle, et se guérissant ensuite avec plus de facilité que l’autre n’aurait pu faire. — C’est une révulsion sur place (V. Révulsion). C’est dans le but de substituer une inflammation aiguë à une phlegmasie rhumatismale ou scrofuleuse qu’on met un collyre au nitrate d’argent dans l’œil. C’est pour substituer à une phlegmasie intestinale chronique une inflammation plus aiguë qu’on pur^e quelquefois avec le sulfate de soude dans la diarrhée. — Dans un but analogue enfin, on cautérise les plaies lentes à guérir, ou l’on excite, par des pommades excitantes, les dartres anciennes qui ont besoin de cette irritation pour disparaître.
sucs AQUEUai VÉGÉTAUTL Préparations formées avec des végétaux frais, pilés, et dont on retire par expression et le filtrage, un suc aqueux, souvent utilisé par la thérapeutique.
suce im
Snc d’herbes déparatif OU Jos d’herbes.
Feuilles de chicorée, de fumeterre, de bourrache, de cerfeuil, parties égales pilées et filtrées, î 00 à 120 grammes le matin à jeun, dans, les dartres, EJ.
Suc d'herbes aatiscorbntiqae. CresSOn, pissenlit, cochléaria, pensée sauvage et fumeterre, parties égales pour un suc de 100 à 125 grammes dans la scrofule O.
Suc de chicorée. Feuilles de chicorée pilées et filtrées pour faire une potion de 100 gram. , à prendre à jeun dans la scrofule et dans les maladies de la peau E].
On prépare de la môme façon des sucs de bourrache, de belladone, de ciguë, d’écorce de racine de sureau, etc. , mais ces médicaments sont peu emplovés.
Suc de ciirons, de groseilles OU de framboises. Ces fruits pilés et passés -donnent un suc que l’on fait prendre avec de l’eau sucrée dans les fièvres, lorsque la soif est trèsintense S.
Sues »ic coings. On le prépare avec dés coings pilés et filtrés, de manière à donner 100 grammes environ dans la diarrhée.
succÉDAXÉs. Médicaments qu’on peut employer h la place d’une autre substance, en raison de leurs propriétés curatives analogues'. — L’apiül, la salicine, le houx et les amers; sont considérés, par quelques médecins,' comme les succédanés du quinquina et du sulfaté dé quinine, mais cela n’est pas encore démontré.
' succix^ ou a:»]bre jaune ou karabé:
Résine fossile jaune, transparente, composée de bitume et d’acide succinique,- douée de propriétés excitantes, antispasmodiques et susceptible de s’électriser par le frottement ou par la chaleur. C’est à cause de cette propriété qu’on emploie le succin chez les enfants sous forme de perles eu collier pour prévenir les convulsions.
Le succin distillé produit de l’acide succinique ou huile volatile de succin, employée comme antispasmodique dans les convulsions esseiiiielles de l’enfance El, et servant avec l'opium à préparer le sirop de karabé, qu’on administre comme succédané du sirop diacode ou du sirop de pavots.
SUCCION Procédé chirurgical employé pour la guérison de la cataracte. V. Cataracte.
SUCCUBE. Rêve pénible dans letpel la personne endormie se croit écrasée par des êtres imaginaires qui la meurtrissent ou qui se livrent sur elle à des actes impudiques.
SUCCUSSION. Méthode d’exploration indiquée par Hippocrate pour reconnaître l’existence de l’eau et de l’air dans la plèvre, obli-
1382 SÜDÂ
géant le médecin à pratiquer l’empyème. Y. H y-
DBOPNEÜMOTHOR AX .
La succussion a également servi à des indications curatives plus étranges et justement délaissées dans les cas de luxation des vertèbres (Hippocrate), dans l’accouchement difficile ou dans le prolapsus de matrice, alors qu’on suspendait le malade par la tête ou par les pieds en le secouant d’une certaine hauteur à une petite distance du sol.
SL'CRE. Le sucre est une substance neutre extraite de la came et de la betterave, et de la plupart des végétaux, qui est à la fois un condiment et un médicament. Sans sucre il n’y aurait pas de pharmacie possible, car il est la base de tous les sirops, de toutes les potions, de toutes les pâtes pectorales et de la plupart des poudres médicamenteuses.
Il y a plusieurs sortes de sucres, mais celui qu’on retire de la canne ou de la betterave, et qui est cristallisable, mérite le plus d’être employé. Le sucre de. raisin et le sucre de glucose, incristallisables, extraits le premier des fruits et l’autre de l’amidon, sont très-inférieurs et peu usités. Il y a enfin le sucre de diabètes, retiré | du foie et de la chair musculaire qui n’a encore ! reçu aucun usage.
Le sucre a été conseillé dans la dyspepsie □, et chose plus extraordinaire dans le diabète, par M. Piorry, alors que tous les médecins suppriment de l’alimentation cette substance et les farineux qui l’engendrent.
On se sert du sucre dans presque toutes les préparations pharmaceutiques; mais il en est quelques-unes qu’il constitue en entier. Ce sont le sucre candi, le sucre d’orge, le sucre de ■pomme, les boules de gomme, les sucres de fruits aromatisés à la grenade, à l'oranger, à la framboise, à l'acide citrique, à la menthe, etc. , qu’on emploie dans les bronchites ou pour rafraîchir la bouche et pour aromatiser l’haleine.
SL'DAMIIVA. Vésicules miliaires extrêmement petites, développées à la surface de la peau et formées par l’épiderme soulevée par de la sérosité transparente ou opaline.
Les sudaminas transparents pellucides existent dans toutes les maladies aiguës, accompagnées de sueurs abondantes, et surtout dans la fièvre typhoïde.
Les sudaminas opaques existent dans la scarlatine à la surface de l’exanthème (Y. Scaelatine), et dans la suette (V. ce mot) sous forme de vésicules miliaires entourées d’une petite auréole inflammatoire. Y. Millaiee.
, Thérapeutique. — Il n’y a aucune thérapeutique active à faire contre les sudaminas. Il faut se borner à lotionnér la peau avec de l’eau alcoolisée ou vintigrée et à saupoudrer la peau avec de la poudre d’amidon.
SEDATiox. V. Sueur. ■
SUDO
SIJDORIFIQIIEIS OU DIAPHORÉTIQEES
Certains remèdes activent la transpiration cutanée. On les nomme sudorifiques. Leur action est fort contestable, et si on ne les administrait dans l’eau chaude qui est peut-être le seul agent sudorifique réel, on ne verrait que bien rarement produire la transpiration.
Les sudorifiques se donnent en général sous forme d’infusion ou de décoction chaude, le malade étant au lit chargé de plusieurs couvertures, mais il y en a qu’on donne à froid et leur effet reste très-douteux.
L’eau chaude, sucrée, rendue excitante par de l’alcool et des plantes aromatiques chez un sujet bien enveloppé de couvertures, est le meilleur des sudorifiques.
Il y a des sudorifiques externes dont l’action est directement stimulante de la peau, ce sont: Les bains di étuve sèche.
Les bains de vapeur d’eau chaude ou aromatique.
V enveloppement au maillot sec et humide et l'hydrothérapie. V. ces mots.
Les sudorifiques internes sont :
h' ammoniaque liquide, à la dose de vingt à trente gouttes dans une potion gommeuse ;
Le carbonate . d’ammoniaque à la dose de \ gramme dans une potion gommeuse ;
L'acétate d'ammoniaque, à la dose de 10 à lüO grammes dans une potion ou en tisane;
L' hydrochlorate d'ammoniaque, de 1 à 4 gr., en tisane ou en potion ;
Le phosphate d’ammoniaqué (Buckler), de 5 à 20 grammes, très-bon dans la goutte et le rhumatisme ;
L'eau de Luce, vingt à quarante gouttes; L'esprit de Sylvius, trente à quarante gouttes, et toutes les autres préparations à base d’ammoniaque ;
Le soufre, faible excitant cutané, se donne en poudre ou en tablettes à la dose de 2 à 4 gr. par jour;
Le sirop de foie de soufre, ou sulfure de potasse, deux cuillerées à café par jour;
L'hyposulfite de soude, de 2 à 5 grammes dans du sirop;
Le sulfure d’antimoine, en tablettes, d’après la formule de Kunckel, à la dose de quatre à douze par jour ;
La poudre de Dower, à la dose de 1 à 2 grammes par jour.
Le sirop de perchlorure de fer, trois cuillerées à café par jour ;
La décoction de gaïac, édulcorée, 60 gram. par litre d’eau ; l’extrait de gaïac en pilules, 2 à 10 grammes par jour ;
La décoction de salsepareille, ou de squine, ou de sassafras, pour tisane, 60 grammes par litre d’eau. Le sirop de salsepareille ou de squine, 60 à 120 grammes par jour ;
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Les bois sudorifiques, qui sout : le gaïac, la salsepareille, la squine et le sassafras, mélangés à parties égales et soumis à la décoction.
Les espèces sudorifiques, pour infusion, qui sont : du bois de sassafras râpé, des fleurs de sureau, de bourrache et de coquelicot.
La douce-amère, en poudre, à la dose de 1 à 8 grammes; en extrait, sous forme de pilules, 60 centigrammes à 1 gramme ; en sirop, 60 grammes dans une tisane amère; enfin en infusion, 20 grammes par litre;
La lobélie enflée, en teinture, trenteà soixante gouttes par vingt-quatre heures en potion ;
Les fleurs de sureau, en infusion, 4 à 8 gr. par litre; les baies de sureau, en extrait, 2 à 10 grammes par jour;
La pensée sauvage, en infusion, 10 grammes par litre d’eau ; la chicorée, le jpissenlit, la fumeterre, se donnent à la même dose et de la même manière;
La racine de patience, de bardane et de saponaire, en décoction, 20 à 30 grammes par litre d’eau ;
Sommités fleuries du chardon bénit, 15 à 30 grammes en infusion ;
Esprit volatil de corne de cerf, dix à trente gouttes;
Canelle eu poudre, 0“,60 à 0”,75 ; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion ;
Feuilles de laurier, en poudre, 2 à 4 grammes par jour.
Infusion de sauge, de mélisse, de chamœdrys, de coriandre avec fenouil, de camomille, de matricaire, de bourrache.
SUETTE. Un flux abondant de sueur, accompagné de symptômes généraux plus ou moins graves d’adynamie, d’oppression et d’anxiété péricordiale, avec éruption vésiculo-pustuleuse confluente, souvent suivie de mort, caractérise la suette ou le mal cardiaque des anciens.
On voit la suette à l’état épidémique, sporadique et endémique, mais c’est dans le cas d’épidémie qu’elle est le plus dangereuse.
La suette n’attaque que très-rarement les jeunes enfants et les vieillards.
Les altérations anatomiques de la suette observées à la peau, telles que la miliaire rouge, vésiculeuse, pustuleuseetlessudaminas incolores sont tontes des effets de la maladie et n’en saurait être la cause.
Toute sécrétion exagérée des follicules de la sueur, quelle qu’en soit la cause, entraîne la production d’une plus ou moins grande quantité de miliaire.
Ou produit à volonté la miliaire par des bains de vapeur, des sudorifiques et en se couvrant beaucoup, de manière à provoquer une abondante transpiration.
La suette foudroyante débute d’emblée sans prodromes, par des sueurs très-abondantes.
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suivies d’agitation excessive et d’une angoisse précordiale horriblement douloureuse qui entraînent rapidement la mort.
La suette s’annonce souvent par des pror dromes de céphalalgie, de malaises, de douleurs articulaires , d’oppression cardiaque , suivis d’un écoulement continu abondant de sueur fétide, qui ruisselle sous le lit des malades, qui détermine l’apparition d’une miliaire abondante, accompagnée de desquamation et qui amène souvent la mort au milieu d’une angoisse sternale très-douloureuse.
Dans sa période de sueur la suette n’est pas accompagnée de fièvre, et ce phénomène n’apparaît que si la maladie se prolonge et s’accompagne d’éruption de miliaire.
Deux ou trois jours de suette produisent sur le corps des picotements suivis d’une éruption miliaire rouge très-abondante, se terminant par desquamation furfuracée.
Bénigne, la suette suit une marche régulière et très-favorable, mais dans certains cas elle est maligne, accompagnée d’une forte prostration, de délire, de soubresauts dans les tendons, de convulsion et d’une épigastralgie trèsintense.
La suette maligne s’accompagne de sueurs très-abondantes, et la face offre alors une altération très-considérable qui est l’indice d’une situation très-dangereuse.
Dans quelques cas la suette est si grave que les malades succombent sans laisser le temps à l’éruption cutanée de se produire.
La mort a souvent lieu dans les deux ou trois premiersjours de la suette, quand la maladie est foudroyante, mais ailleurs elle a lieu d’une façon plus tardive par suite de l’épuisement occasionné par la transpiration.
Les cadavres de ceux qui meurent de la suette miliaire ne renferment aucune altération organique, mais ils offrent cela de particulier, que la putréfaction s’y accomplit très-rapidement.
La peau d’un malade affecté de suette, donne à la main une sensation d’humidité chaude, savonneuse, caractéristique de la maladie.
Dans la suette, la sueur abondante qui ruisselle de la peau et qui mouille le linge, les draps et les matelas, a une odeur fétide spéciale caractéristique.
C’est du deuxième au sixième jour de la suette qu’on voit apparaître le point et l’agitation qui précèdent de peu la miliaire rouge, vésiculeuse ou bulbeuse de la suette.
%* L’anxiété, l’oppression, la constriction précordiale de la suette dans les cas graves, ont quelque chose de spécial qui n’appartient qu’à cette maladie.
Dans sa forme épidémique la suette est
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excessivement grave et fait périr la plupart de ceux qu’elle atteint.
La convalescence de la suette grave, excessivement pénible et Irès-prolongée, s’accompagne d’un état d’anémie, de faiblesse musculaire et d’épuisement nerveux fort graves, qui ne guérit qu’au bout de plusieurs mois de traitement.
La suelle sporadique ne donne généralement lieu qu’à une diaphorèse et à une éruption miliaire peu abondantes et sans gravité.
%* La suette se manifeste souvent sous forme rémittente, avec des sueurs qui augmentent d’une façon régulière à certaines heures du jour.
Thérapeutique. — C’est un tort de surcharger de couvertures les malades affectés de suette, et de leur donner des boissons chaudes ou stimulantes.
La suette doit être combattue par une demi-diète, des boissons acidulés fraîches, le renouvellement de l'air et le changement de linge fait avec les précautions désirables.
Vipécacuanha est par excellence le remède de la suette, et il doit être donné dans toutes les formes et à toutes périodes de la maladie.
Les évacuants ne sont utiles dans la suette que pour eombaltre la constipation et nullement pour arrêter les progrès du mal.
Les saignées générales et locales sont en général d’un assez mauvais usage contre la suette.
L’oppressiou et l’épigastralgie de la suette sont fort amoindries par les frictions avec un mélange de parties égales de térébenthine et d’ammoniaque (Gaillard).
L'émétique a été donné à litre d’altérant dès le début de la suette, avant l’éruption, mais son efficacité est fort contestable.
Les antispasmodiques et les narcotiques sont utiles à employer contre les étouffements dont se plaignent les malades, contre leur agitation nerveuse, leur angoisse cardiaque et enfin contre tous les phénomènes nerveux de la suette.
Le nitrate de potasse a été donné à la dose de 2 à
Les lotions d’eau froide sont quelquefois suivies de résultats avantageux.
Ou a donné les sudorifiques en même temps qu’on couvrait démesurément les malades sous prétexte que la suette était une fièvre éruptive. C’est une erreur. Trop couvrir les malades entraîne une diaphorèse plus abondante et hâte le moment de la mort.
Les toniques, \e vin et le quinquina sont ce qu’il y a de mieux à employer dans la suette, surtout si l’on a soin de ne pas trop couvrir les malades.
Quand il y a de la rémittence dans le pouls et dans les sueurs, la suette doit être traitée par le sulfate de quinine, 1 à 2 grammes en potion, et 2 à 3 gram. en lavement.
SCllCB. Sécrétion de liquide acide, salé, plus ou moins odorant, ayant lieu par les glandes cutanées sudoripares.
La chaleur, l’exercice, l’excès de vêtements et l’ingestion des boissons excitantes et
stimulantes, aromatiques, produisent normalement la sueur.
\* La sueur est un des symptômes de la période de réaction de la fièvre.
\* Des sueurs abondantes nocturnes, dites colliqmtives, se montrent toujours dans les maladies chroniques, et particulièrement dans la phthisie pulmonaire.
H y a des éphidroses partielles qui occupent la tête, les aisselles, les pieds et quelquefois une seule moitié du corps.
La miliaire rouge et la miliaire transparente ou sudamina accompagnent presque toujours la sueur des maladies aiguës.
La suppression des sueurs générales et de la transpiration cutanée produit souvent l’albuminurie et l’hydropisie du tissu cellulaire.
Quand la sueur habituelle des pieds est subitement supprimée, il on résulte souvent des maladies graves des membranes muqueuses, et surtout des organes pulmonaires.
La sueur excessive, précédée de frisson ( t de chaleur apparaissant d’une façon régulière à vingt -quatre ou quarante-huit heures de distanc'e indique une fièvre intermittente simple ou pernicieuse.
Thérapeutique, — Contre les sueurs profuses; il n’y a d’abord rien autre chose à faire qu’à changer le linge pour éviter les refroidissements, et, de temps à autre, donner des bains alcoolisés pour nettoyer la peau des matières qui la recouvrent.
La sueur, intermittente doit être traitée par le sulfate de quinine, à 1 ou 2 grammes par jour. V. FièVre ixtermittexte.
L'agaric blanc {Boletus laricis) qui n’est plus guère employé aujourd'hui comme drastique se prescrit encore quelquefois pour combattre les sueurs nocturnes des phthisiques; c’est la poudre que l’on emploie à la dose de 2 à 3 décigrammes, en une prise, le soir en se couchant, ou bien les pilules suivantes :
Pilules contre la sueur.
Agaric blanc .
Mucilage de gomme arabiq.
Extrait de gentiane ..’...
1 gramme, q. s.
Faites dix-huit pilules. Quatre le soir contre les sueurs nocturnes et colliquatives des phthisiques I 1- (Burdach.)
Pilules d’agaric blanc opiacé.
Agaric blanc . 1 gramme.
Extrait gommeux d’opium. ... d5 centigrammes.
Mêlez. Pour six pilules. Une, puis deux le soir, dans la phthisie pulmonaire accompagnée de sueurs abondantes □. (Rayer.)
Oxyde de zinc. 30 à 50 centigrammes tous les soirs et au besoin dans la nuit (Jackson.)
Lotions avec une solution aigre d'acide hydrochlorique dans la glycérine ; laver avec de l’eau et ensuite avec du savon mouillé. Dans les sueurs profiises des phthisiques □.
La sueur de l’aisselle ou des pieds est quelquefois
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si gênante par son odeur que par son abondance, qu’on cherche quelquefois à en amoindrir la quantité par les moyens suiyants :
Vin de so.ng~dragon, ou la poudre, 2 à 8 grammes par jour.
Infusion vineuse de sauge, 60 à 100 grammes par jour.
Lotions avec le permanganate de potasse (5 ceutigrammes pour 250 grammes d’eau), est un désinfectant rapide et sans inconvénient chez ceux qui ont une sueur nauséabonde des pieds f+l.
Saupoudrer les pieds avec la poudre de lycopode [g.
Pédiluves frais et acidulés d’acide chlorhydrique (+].
Lotions avec la teinture de coaltar (1 gramme pour 250 grammes d’eau) i-t- -t-i.
Toucher les orteils avec un pinceau trempé dans le mélangé suivant :
Oxyde rouge de plomb ..... 1 gramme.
Sous-aeétate de plomb liquide. . 30 id.
Mêlez par trituration dans un mortier et agitez chaque fois (remède dangereux.) (A. Goffard.)
Applications fréquentes d'argile ramollie dans l’eau et passée au tamis pour la débarrasser des pierres qu’elle renferme, étendue par couches minces sur les parties sécrétantes. Dans les sueurs fétides des pieds et de l’aisselle. (Schreber.)
Lotions avec une solution aigre d’acide hydrochlorique dans la glycérine et ensuite laver et savonner. Dans les sueurs des pieds et des mains.
On attribue souvent à la disparition des sueurs aux pieds les accidents d’asthme ou de nécroses et autres que présentent les malades. Dans ces cas, on peut recourir au moyen suivant qui est V acétate de plomb,
1 à O centigrammes en pilules, ou bien à l’application de chaussettes de caoutchouc très-mince.
Ce moyen suffit très-souvent pour rappeler aux pieds la transpiration disparue.
SUFFOC41VT. Ou dit calarrhe suffocant pour exprimer l’angoisse, l’orthopnée, la cyanose et l’anesthésie cutanée incomplète qui accompagnent la (V. ce mot),
l’asthme (V. ce mot], et la bronchite des maladies du cœur à leur dernière période.
svFFOCATioiw. La gêne respiratoire excessive, avec anhélation, sifflement laryngé, cyanose et anesthésie caractérise la suffocation.
*** La suffocation dépend dfune affection nerveuse des organes respiratoires dans le spasme de la glotte, de la paralysie diaphragmatique ou phréno-glottisme, l’asthme, l’angine de poitrine, l’hystérie, le faux croup (V. ces mots), ou d’tzne compression des nerfs ceiuicaux phréniques et intercostaux, par une carie vertébrale, pressant la moelle, parla tuberculose et les tumeurs du médiastin, par le goitre (V. ces mots), enfin d’une maladie du cœur, du poumon ou de l'abdomen, telle que l’anévrysme aortique ou cardiaque, les rétrécissements et les insuffisances valvulaires, les corps étrangers du larynx, le croup, les épanchements considérables de la plèvre, la bronchite capil-
SÜFF 1385
laire, la coqueluche, l’emphysème, l’ascite excessive, la pnenmatose gastro-intestinale de certaines fièvres typhoïdes, etc.
Thérapeutique. — Dans la suffocation nerveuse le.s antispasmodiques (V. ce mot), les aspersions il eau froide sur la figure, l'insufflation d'air froid, les sinapismes, les ventouses sèches, la flagellation et l'urtication des membres inférieurs, V application du révulseur Baunstedt, les piqûres multipliées de la peau avec une aiguille suivies d’une friction avec un Uniment ammoniacal, quelquefois un vomitif s’il y a des mucosités bronchiques, et une saignée ou des sangsues s’il y a de la cyanose, sont des choses trèsutiles^
Dans la suffocation par corps étranger du larynx ou rétrécissement de cet organe, ou le croup, il faut donner des vomitifs coup sur coup toutes les heures, et s’il y a un commencemént d’anesthésie, ouvrir la trachée pour y mettre une canule. V. Group, Larynx.
Lorsque la suffocation résulte d’une compression de la moelle et des nerfs de la respiration, il faut recourir aux antispasmodiques.
S’il y a paralysie -essentielle des muscles intercostaux et du diaphragme à la suite de la convalescence d'une maladie aiguë ou de là diphthérite (V. ce mot et Paralysie), il faut employer les ferrugineux, les toniques, l’hydrothérapie et T électricité.
La suffocation des maladies du cœur et des gros vaisseaux exige le traitement de ces maladies. V. Coeur, Aorte, Péricardite.
Dans les maladies du poumon la suffocation réclame l’emploi de moyens particuliers. V. Emphysème, Bronchite capillaire. Asthme, Pleurésie, Coqueluche.
Dans la suffocation par ascite, il faut faire' Ik paracentèse du péritoine ,* mais si la suffocation dépend d’une pnenmatose, suite de volvulus et de péritonite ou de hèvre typhoïde, il faut prescrire l'ammoniaque,
1 à 2 grammes dans de l’eau sucrée, et, si cela ne réussit pas, faire la ponction de l'intestin avec un trocart capillaire (Piedagnel), ou enfin le cathétérisme du côlon avec une sonde œsophagienne de caoutchouc (Piorry).