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sucre et d’un médicament quelconque. On forme avec le mucilage le sucre et le remède une pâte que l’on étend sur une table de marbre, en lui donnant une épaisseur4e 4 millimètres, et on la découpe au moyen d’un emportepièce rond, ovale, carré, losangique, etc. , en petits fragments que l’on fait sécher lentement à l’étuve. C’est à peu près la même chose qu’une pastille. V. ce mot.
La thérapeutique se sert beaucoup des pastilles, et parmi celles qui sont le plus connues, il faut citer : les tablettes ou pastilles alcalines au bicarbonate de soude ou de Vichy, ou de Darcet, une ou deux après le repas, contre la dyspepsie et les aigreurs [±]; — les pastilles de charbon, que l’on emploie contre les flatuosités gastro-intestinales et dans la dyspepsie, huit à dix par jour Q ; — les tablettes à! éponge, huit ou dix par jour, contre le goitre et la scrofule H; — les tablettes ou pastilles ^'ipécacuanha, une ou. deux à jeun, chez les enfants atteints de bronchite chronique ŒI; — les tablettes ou pastilles de magnésie, une ou deux après le repas, contre les aigreurs; — les tablettes de kermès, cinq à dix par jour dans l’asthme et la bronchite chronique chez l’adulte E; — les pastilles de manne, contre la constipation des enfants, six à dix par jour E ;
— les pastilles martiales, contre la chlorose E ;
— les pastilles oxaliques, contre la soif E; — les pastilles de quinquina, comme toniques E ;
— les pastilles de sous-nitrate de bismuth, huit à douze par jour contre la diarrhée ES;
— les pastilles de soufre, deux à six par jour contre l’herpétisme E, etc.
TAC ou H«BI©]V. Épidémie de 1812 caractérisée par l’inappétence, la courbature, la fièvre, le mauvais goût de la bouche, la toux violente et presque continue, et quelquefois des crachements de sang. C’était une espèce de grippe ou bronchite catarrhale. V. ceS mots.
TACAMAHACA. Résine jaune, friable, odorante, extraite d’un arbre de la famille des térébinthacées. Elle est peu employée en médecine.
TACME. Altération plus ou moins étendue de la couleur de la peau. V. Peau, Macules.
TACBES DE ROUSSEUR. Taches pigmentaires, jaunâtres, développées sur le visage et formant un pointillé plus ou moins désagréable à voir. V. Ephélides.
Lotion astringente.
Alcool camphré . 30 rrammeî.
Alua . 2 sa.
Eau distillée . 120 id.
Appliquez des compresses imbibées de ce liquide
toutes les fois que le malade ressent de la chaleur à la peau. Il faut réitérer cette opération au moins trois fois par jour.
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Solution heratée.
Solution contenant 30 grammes de borax, sur 375 grammes d’eau de roses ou de plantain. En lotions contre les taches de rousseur et les dartres ftirforacées, (Hufeland.)
Eau de Guerlain.
picHorare de mercure ..... 10 ceatigrammes.
fjau distillée de leurier-.eerise
et de pêcher . 10000 grammes.
Extrait de Saturne . 125 id.
Teinture de benjoin . . 15 id.
Alcool. 60 id.
On ajoute Ift teinture à l’alcool, et dn mêle le jo^t. ÇoRtre les taches de rousseur.
IMion astringente.
Eau . . . . , . 250 grammes.
Sulfate de aine . l M 9 i,l
Acétate de plomb . | ââ 4 lü,
Bublimé, 50 centigrammes.
Dissous dans :
Alcool . . . . . . q. s.
Contre les éphélides du xisage. (Hardy.)
TJESllL OU TÉ^Xt, OU VER SOEÎTAÎRE.
Fig. 540. — Tœnia solium ou teenia armé. a. La tête suivie d’un eou très-étroit filiforme. — b. Anneaux dn tænia avec les organes génitaux. — 6. Orifice sexuel.
H y a dans l’intestin de l’homme deux helminthes ruhanés qu’on appelle généralement des
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tiers solitaires, et qui sont, l’un le tœnia non armé ou bothriocephale (V. ce mot), et le tœnia armé ou tœnia solium. C’est le tænia proprement dit.
Fig.. 541. — Tête du teenia solium ou anné. N“ 1 ; a. Renflement central entouré d’une couronne de crochets. — b. Couronne de crochets. — e, c. Ventouses ou suçoirs qui entourent la tête. — N" 2 ; a. ün crochet de tænia très-grossi.
Le tænia s’observe en Italie, en FranUe, en Allemagne, en Angleterre et en Abyssinie, sous l’influence de la mauvaise alimentation, lorsqu’on se nourrit des aliments remplis de larves d’échinocoques, de cysticerques et de ténias, et c’est ce qui arrive souvent quand on mange de la viande crue de porc ladre.
Tous ceux qui mangent du jambon et du saucisson cru fait avec de la viande de porc ladre s’exposent à avoir le ver solitaire, car les cysticerques de la ladrerie une fois introduits dans les voies digestives se transforment, et en s’allongeant par leur extrémité inférieure deviennent des lænias.
Le tænia n’est Jamais le résultat de la génération spontanée comme on l’a cru si longtemps ; il résulte toujours de l’introduction dalis les voies digestives, au moyen des alimepts, dé germes qui se développent lorsque le milieu leur est favorable.
*,5-* Le tænia est un animal aplati, étroit, aniielé, formant une sorte de ruban blanchâtre, long de 3 à 15 mètres, large de 60 millièmes de millimètre , vers l’extrémité céphalique qui est très-étroite, et de 8 à 12 millimètres au milieu du corps. Sa tête est un peu renflée, garnie de quatre mamelons arrondis, servant de ventouses ou de suçoirs, et au milieu d’eux, sur le renflement, se trouve une couronne de quinze à vingt-six crochets. Le cou est trèsétroit et allongé ; le corps est formé d’articles qui, étant séparés, ressemblent plus ou moins à des graines de courge, ce qui fait qu’on les a appelés des cucurbitins, et ce sont ces fragments qui, étant rejetés avec les excréments, servent à faire reconnaître la présence du ver solitaire. Chaque anneau est un animal complet ou zoonite, hermaphrodite et ovipare, ayant
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ses organes génitaux avec l’orifice sexuel sur un des bords.
%* De la gastralgie avec pyrosis et boulimie, des nausées, des coliques, des vomissements, des spasmes, des convulsions épileptiformes, du prurit à l’anus et quelquefois des hémorrhagies intestinales doivent faire présumer la présence d’un tænia, et il faut alors examiner les matières à l’œil nu pour y découvir des cucurbitins, et au microscope pour y trouver les œufs de cet eutozoaire.
Thérapeutique. — Quand un malade rend avec les matières stercorales des fragments de tænia, il faut lui donner un tænifuge ; mais s’il ne rend aucun ! fragment de ver il faut différer l’emploi du remède.
Quand on a donné un’^tænifuge on doit administrer un purgatif et il faut que le malade rende sou ver tout entier, car si la tête n'est pas expulsée, quelle que soit la longueur rendue, la tentative est manquée et le tænia se reproduira de nouveau.
Pour combattre le tænia on donne des remèdes connus sous le nom de à! anthelminthiques , de vermicides ou de tænifuges, avec un purgatif au bout de deux heures. V. Parasitisme.
Une personne épileptique qui a des œufs de tænia dans les excréments ou qui rend des fragments de tænia, a probablement une épilepsie sympathique que l’on pourra guérir par les tænicides.
(Legendre.)
\Jémulsion de 30 à 60 grammes de semences de citrouille, à jeun, ou Vélectuaire de 60 grammes de semences décortiquées et unies à 60 grammes de poüdre de sucre. — La décoction d‘ écorce de racine de grenadier, 60 grammes pour 750 grammes d’eau qu’on fait réduire à 500 grammes. — Vinfusion pendant un quart d’heure de 20 grammes c?e fleurs de kousso pulvérisées, prise à jeun. — V extrait éthéré de fougère mâle, 2 à 8 grammes dans du pain azyme. — La poudre de racine desséchée mais récente de fougère mâle, 40 à 60 grammes, sont les Tneüléurs remèdes à employer contre le tænia. Ensuite, comme il vient d’être dit, on donnera, deux heures après, 20 à 30 grammes d’huile de ricin faite à froid, dans une tasse de bouillon gras chaud contenant une cuillerée de purée d’oseille cuite.
On peut aussi donner les préparations d’étain FH. Vessence de térébenthine, 100 à 120 grammes par jour, et Vhuile empyreUmatique de Chabert [3? semen contra lés préparations mercurielles |3 et les substances suivantes :
Huile d’olive fine. Boire une livre et demie par 120 grammes de qiiart d’heure en quart d’heure 1+1.
Bulbes dabbatsjogo, crus ou grillés sm- une plaque de fer et pris à jeun, 60 grammes I 1.
(Aùbért Roche.)
Poudre de cévadille, 25 centigrammes par jour, puis 50 centigrammes et jusqu’à 1 gramme pendant huit à dix jours {Inusité.) (Bremser.)
Poudre de gomme-gutte, 2 grammes. (Verlhof.) 'Soix d Arec ou Bétel, à 4, 9 et 10 grammes de poudre dans du lait, la veille. Pm-gatif le matin et pas d’aliments le soir (Barcley.)
Picronitrate de potasse. 25 centigrammes par jour en cinq pilules guérissent en cinq ou six jours.
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sans régime spécial, ni purgation. La peau prend une teinte ictérique I I.
(Friedrich d’Heidelberg, Walter.) Douches ascendantes deau ordinaire ou d’eau avec un millième de créosote. (Bouchut.)
On trouvera plus de détails pour le mode d’administration de ces substances aux articles : Parasitisme, — Anthelmiî5thiques, — Grenadier, — Foügère , — Kousso, etc.
TÆixwüGES. Y. Tænia.
TÆNIOIDES. Excrétions muqueuses ét fibrineuses de l’intestin que l’inexpérience pourrait prendre pour des tæiiias.
TAFFîEtAS D’AMGEETERBE. Préparation pharmaceutique formée d’un morceau de taffetas ou de baudruche, sur lequel du étend une couche mince de colle de poisson ou ichthyocolle, dissoute dans l’eau et l’alcool, et qui sert d’agglutinatif dans les plaies.
Il y a un taffetas d’Angleterre rose et un noir. Celui-ci ne doit être employé qu’avec précaution sur les plaies du visage, 'car le noir de fumée qui le colore pouvant entrer dans la peau pendant que se fait la cicatrisation il arrive quelquefois qu’on guérit une plaie en laissant un tatouage fort désagréable.
Taffetas anglais.
Colle de poisson . 5 grammes.
Eau commune . . I .. «ca -i
Alcool à 210 . id.
F. s. a. Etendez sur du taffetas.
Taffetas français.
(Remplaçant àvantagêüseihent le taffetas dit d’An gleterre.)
Colle de poisson . 60 grammes.
Grenâtine . 15 id,
Eau. . 4 . . . 1125 id.
Alcool . 60 id.
Faites dissoudre les colles, passez, ajoutez l’alcool, étendez deux couches sur baudruche. (Boggio.)
TAFFETAS WÉSICAKT. Préparation pharmaceutique formée de taffetas enduit d’une couche mince de cir.e, sur laquelle on ajoute avec un pinceau une décoction épaisse d’écorce de garou et de cantharides, qu’on laisse sécher V. Cantharides et Vésig.vtoire.
TAFIA. Eau-de-vie préparée avec la distillation des cannes à sucre.
TAIE. V. Kératite.
TAiELE. V. Calculs.
TALC BE VEATSE (CllAlE DE BrIANÇON, Savon des bottiers) . Le talc est un silicate de magnésie blanc, onctueux, qui sert à la préparation de quelques dentifrices et d’un blanc de fard, iuoffensif, employé comme base de quelques autres cosmétiques.
TALES. V. Pied bot.
TAMP
TAMABix. Pulpe rougeâtre, acidulé, du ' fruit des tamariniers, appartenant â la famille des légumineuses (fig. 5fi2').
Cette pulpe se donne comme laxatif, en décoclion, à la dose de 50 grammes par litre j
TAMP
Pour faire le tamponnement avec la pelote à air, l’ampoule a vide est introduite avec un stylet dans la narine et poussée jusqu’au pharynx. On dilate l’ampoule avec l’air contenu dans le soufflet, on empêche
d’eau Œ!, et l’on fait une conserve qui se prend dans le même but, â la dose de 20 ou 60 grammes S-
TAMARISQIJE. Figue du tamarinier, arbrisseau de la famille des portulacées, dont l’écorce amère et astringente est douée de propriétés toniques. On dit que ses feuilles piquées par un insecte, le Coccus manniparus, sécrètent une matière mucoso-sucrée, analogue à la manne.
TAMBAAAXA. Fruit mucüagineux amylacé d’un arbre inconnu des Indes, que Dorvaull croît être de la famille des rosacées, et auquel on attribue la propriété de guérir les entérites chroniques les plus rebelles □. On l’administre en poudi'e, à la dose de 2- à 10 grammes.
TAMixiER (Sceau de Notre-Dame).
Plante de la famille des asparaginées, dont la racine tubéreuse, âcre, est employée à l’intérieur comme purgative, dans les hydropisies □, et à l’extérieur, râpée, en cataplasme, comme résolutif dans les contusions □.
TAJIPOXXEMEXT DES FOSSES XA SALES. Le tamponnement des fosses nasales est une opération qui a pour but d’arrêter les épistaxis en retenant le sang dans les fosses nasales et en le faisant servir pour ainsi dire à la compression des vaisseaux qui donnent du sang.
Ou ne se sert plus aujourd’hui de la sonde de Belloc que quand ou n’a point à sa disposition la pelote à tamponnement de Gariel.
Fig. 543. — Pelote à tamponnemenf (le Gariel.
fait
Fig. 544. — Sonde de Belloc.
— A, B. Sonde dont saillir le ressort. — B. Ti{ servant ù manœuvrer ressort.
la sortie de l’air introduit dans l’ampoule placée dans le nez au moyen d’un petit robinet. On tire sur la tige et on la fixe à un bourdonne! de charpie placé à l’entrée de la fosse nasale.
Pour faire le tamponnement avec la sonde de Belloc, on passe une anse de fil dans l’œil de la partie terminale du ressort, on introduit la sonde fermée, le bec tourné en bas dans la narine, on pousse la tige B (fig. 543) 3 le ressort vient s’engager derrière le voile du palais ; on saisit un des chefs du fil avec une pince à pansement, on ramène l’autre chef par la narine avec la sonde de Belloc refermée pour mieux ressortir par la narine. Un bourdonne! de charpie est attaché sur le fil qui passe par la bouche, de manière qu’il reste un bout de fil libre passant par la bouche; on tire sur le fil qui passe par le nez ; le bourdonnet de charpie est arrêté à l’orifice postérieure de la fosse nasale. On place sur le fil qui passe par le nez un second bourdonnet de charpie qui bouche la narine. Quand l’hémorrhagie est arrêtée, c'est-à-dire vingt-quatre heures après l’application du tamponnement, le fil qui reste dans la bouche sert à retirer le bourdonnet de charpie postérieure, après que l’on a enlevé le bourdonnet de charpie antérieur.
Les pelotes de caoutchouc, à compression, les bourdonnets de charpie, ne doivent pas être trop gros, parce qu’ils exercent une compression douloureuse sur le larynx et les nerfs pneumogastriques (Diday). Si un bourdonnet de charpie était avalé on donnerait