‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 658 sur 731 · THER · texte numérisé non relu

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Les remèdes agissent rarement sur les organes dans la forme sous laquelle ou les emploie, et ordinairement ils se décomposent sous l’influence du suc gastrique et muqueux, de la lymphe, du sang et des 36 degrés de la chaleur du corps, de façon à produire des principes différents susceptibles d’exercer leur action curative.

Les substances les plus insolubles aux agents chimiques des laboratoires se dissolvent aisémentdans l’estomac, et produisent des effets très-énergiques ; ainsi l’or, si difficile à attaquer par les acides, peut se transformer dans l’intérieur en sel soluble sous l’influence du suc gastrique, et donner lieu à des accidents assez graves.

En thérapeutique, il ne faut agir énergiquement que si l’on sait bien sûrement ce que l’on fait, si l’on obéit h des indications précises, car, dans le cas contraire, il vaut mieux s’abstenir et n’employer que des remèdes palliatifs pour soulager les malades.

Il vaut mille fois mieux ne pas employer de remèdes que d’en prescrire de dangereux. Melius nullum remedium quam anceps.

Si l’art croit devoir toujours conduire la nature, sa présomption le rend visiblement dangereux ; s’il ne croit devoir la conduire jamais, son inutilité le rend méprisable. (Voulomie. )

Là où la nature agit, les présomptions sont en sa faveur. (Hippocrate. )

*** Les deux tiers des maladies, guérissent d’elles-mêmes et rentrent parleurs progrès naturels dans la classe des incommodités qui se dissipent par les mouvements de la vie. (Bordeu. ) \* Si l’on devait juger les différentes sectes médicales eu écoutant leurs accusations réciproques, la théurgie aurait peut -être à se reprocher le plus de sottises, mais le moins de crimes, et si les malades étaient appelés comme témoins ils s’élèveraient moins contre eux que contre les autres. (Bérard.)

La nature est le meilleur des médecins, car il guérit bien des malades et il ne dit jamais de mal de ses confrères.

Quand on examine les ressources dont la thérapeutique dispose, on voit qu’elle repose à la fois sur ['indication et sur V empirisme ; sur l’indication qui, rationnellement, guide le médecin dans l’emploi des mesures hygiéniques et curatives relatives à la maladie ou au malade, et sur l’empirisme qui autorise l’emploi de -remèdes dont l’action ne s’explique par aucun autre motif que celui du succès.

Il y a quatre variétés de moyens thérapeutiques, ce sont : les moyens morau c, hygiéniques, chirurgicaux c\.pharmaceutiques.

Par la pharmaceutique le médecin cherche à connaître la nature des substances dont il fait un remède, leur dose et leur mode d’emploi, leurs propriétés générales, et enfin les

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vertus curatives par lesquelles il en recom- i

mande l’usage dans telle ou telle maladie.

Tous les médicaments sont solides, liquides ou gazeux, et s’administrent : par la bouche, en poudre, en pilules, en solution dans l’eau, le vin ou l’alcool, ou l’éther; — par le rectum, en lavement ou en suppositoires ; — par les bronches, à l’état de vapeur ou de poussière ;

— par les veines, en injections aqueuses ; — par la peau, au moyen de l’absorption épidermique ou d’inoculation ; — enfin par le tissu cellulaire, au moyen d’injections sous-cutanées.

En vertu de leurs propriétés générales les médicaments sont antiphlogistiques, débilitants, toniques, astringents, stimulants, calmants, évacuants et spécifiques. ’V. ces mots.

Agir à propos et s’abstenir quand on ignore ce qu’on va faire, telles sont les bases de la bonne thérapeutique.

THÉRIAQVE. Électuaire du temps de Galien, composé d’un très-grand nombre dé substances. 11 est complètement délaissé aujourd’hui.

TilÉURGlE. Doctrine médicale primitive, encore en honneur chez les peuples sauvages ou peu civilisés, dans laquelle les médecins attribuent à Dieu ou au démon le principal rôle dans le développement et dans la guérison des maladies.

Le mysticisme est la base de la théurgie, et c’est sous l’influence morale de la foi surexcitée par le prêtre ou le médecin que se produisent une foule de guérisons dans certains cas de maladies chroniques et dans les névroses.

C’est dans les temples païens, dans les églises catholiques, dans les pèlerinages sacrés ou profanes, et presque toujours sous la direction des prêtres exerçant la médecine, que s’exerce la théurgie. V. Imitation, Contagion NERVEUSE, Mysticisme,

THLASPi. Plante de la famille des crucifères, vantée contre toutes les hémorrhagies internes. On l’administre sous forme de suc, à la dose de l.ô grammes, — d’infusion, 10 grammes par litre d’eau, — de sirop, 60 à 100 grammes,

— et d’extrait, 1 à 2 grammes □.

THO!V. Poisson de mer dont la chair épaisse, conservée dans l’huile, sert d’aliment et peut être employée contre la scrofule comme succédané de l’huile de morue.

THOR.4COCEXTÈSE. La thoracocentèse est la paracentèse ou ponction de la cavité pleurale. On la fait pour les pleurésies avec épanchement spontané ou consécutif aux plaies de poitrine.

On pratique la thoracocentèse de différentes manières : arec un fer rouge introduit entre deux côtes (Hippocrate), — avec le bistouri, eu incisant couchepar couche et en rasant le bord supérieur de la côte | au moment où Ton ouvre le thorax (Hippocrate), mais j

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